hématome sous-rétinien l.m.
subretinal hemorrhage
Collection hématique située entre l'épithélium pigmentaire de la rétine et la choroïde.
La néovascularisation sous-rétinienne au cours de la dégénérescence maculaire liée à l'âge est la principale cause d'hématome sousrétinien. Le drainage chirurgical au travers d'une rétinotomie améliore un pronostic spontané très défavorable sur le plan fonctionnel.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
Syn. décollement hémorragique de l'épithélium pigmentaire
→ dégénérescence maculaire liée à l'âge
[P2]
hypertrophie congénitale de l'épithélium pigmentaire rétinien l.f.
congenital hypertrophy of the retinal pigment epithelium
"L’hyperplasie congénitale de l’épithélium pigmentaire rétinien est une lésion bénigne du fond d’œil et qui apparaît comme une tache pigmentée arrondie, plate, sous-rétinienne, dont la dimension peut aller de 1 à 10 diamètres papillaires avec parfois en surface quelques zones dépigmentées."
Les vaisseaux rétiniens qui la surplombent sont normaux. En angiographie masquage de la fluorescence sauf sur le halo dépigmenté. En histologie, hypertrophie de l'épithélium pigmentaire de même au niveau du halo dépigmenté où ces mêmes cellules sont hypertrophiques mais hypopigmentées. Les cellules visuelles en regard sont altérées et donnent un déficit au champ visuel qui correspond à la zone d'hypertrophie. Elle peut être isolée (idiopathique) ou accompagner la polypose adénomateuse familiale (PAF), le syndrome de Gardner et le syndrome de Turcot. Plus de quatre lésions pour les deux yeux est significatif d'un lien avec le gène codant l'oncogène APC. Dans la PAF les lésions sont bilatérales, rondes ovalaires ou linéaires, les bords sont irréguliers et entourés de la dépigmentation, la pigmentation peut être forte pour les lésions petites et absente pour les plus grandes.
Ira S. Jones et A. B. Reese, ophtalmologistes américains (1956) ; E. J. Gardner, médecin généticien américain (1951) ; J. Turcot, chirurgien canadien (1959)
Sigle HCEPR)
→ polypose adénomateuse familiale, Gardner (syndrome de), Turcot (syndrome de)
[P2,L1]
interruption de l'arc aortique, paralysie faciale et colobome rétinien l.m.
aortic arch interruption, facial palsy and retinal coloboma
Syndrome malformatif chez deux vraies jumelles avec hypoplasie ou interruption de l'arc transverse aortique, parésie faciale et colobome rétinien bilatéral.
Une autre famille a été décrite avec un colobome rétinien maculaire une coarctation de l'aorte et un nævus linéaire sébacé. L’affection est autosomique dominante (MIM 107550).
I. M. Levine, neurologue américain (1964 et 1968) ; E. M. Critchley, neurologue britannique, membre de l'Acadmie de médecine (1967)
kyste rétinien l.m.
retinal cyst
Formation isolée intrarétinienne d'une cavité centrale qui n'est pas un kyste vrai.
Elle est bordée par la limitante interne en profondeur et la couche nucléaire externe en superficie. Son origine congénitale reste discutée, sa taille est variable.
liquide sous-rétinien l.m.
subretinal fluid
Liquide occupant l’espace sous-rétinien dans un décollement de rétine.
Sa composition est proche de celle de l’humeur aqueuse dans les soulèvements récents ; elle est plus épaisse et riche en cellules dans les décollements anciens.
macroanévrisme rétinien l.m.
retinal macroaneurysm
Dilatation pariétale d’une artère rétinienne temporale.
Les principales complications de ces anévrismes artériels sont les hémorragies sous-rétiniennes ou rétrohyaloïdiennes et les maculopathies exsudatives.
Étym. gr. makros : grand ; aneurysmein : dilater
nodule rétinien cotonneux l.m.
cotton wool spot
Nodule visible en ophtalmoscopie qui représente des micro-infarctus de la rétine par occlusion artériolaire.
Ils atteignent les couches internes de la rétine (couche des fibres nerveuses), et se traduisent en histologie par un épaississement de la couche des fibres nerveuses et la présence de corps cytoïdes.
opercule rétinien l.m.
Petit lambeau rétinien arrondi flottant en avant de la surface rétinienne, secondaire à une traction vitréorétinienne.
Édit. 2017
phacome rétinien l.m.
retinal phakoma
Tumeur blanche, bien délimitée, développée à partir de la rétine interne, souvent richement vascularisée (aspect framboisé) et le plus souvent située près de la papille.
Les phacomes rétiniens peuvent être isolés chez l'adulte jeune mais sont plus souvent observés au cours du bilan d'une sclérose tubéreuse de Bourneville ou d'une neurofibromatose.
Syn. hamartome astrocytaire de la rétine
→ sclérose tubéreuse de Bourneville, neurofibromatose
[P2]
Édit. 2018
phototraumatisme rétinien l.m.
solar retinitis, light-induced maculopathy, photic retinopathy
Ensemble des lésions induites sur les cellules rétiniennes par un faisceau lumineux, par traumatisme photochimique, par effet thermique ou par l'effet mécanique (formation de microbulles gazeuses).
Les phototraumatismes peuvent être dus à l'observation du soleil, le plus souvent au cours de l'observation d'une éclipse (rétinite solaire, rétinite fovéomaculaire), ou chez les soudeurs à l'arc, en l'absence de verres protecteurs. Il existe aussi des phototraumatismes iatrogènes (par ex. par exposition prolongée à la lumière d'un microscope opératoire ou celle d'un éclairage endoculaire pendant une intervention chirurgicale). La photocoagulation laser est une forme de phototraumatisme.
pli rétinien avec microphtalmie et microcéphalie l.m.
retinal fold with microcephaly and microphthalmos
Microcéphalie sévère avec plis rétiniens et déficit visuel.
La microcéphalie est le signe le plus constant, il peut s'y associer un retard mental léger, une petite taille, une peau marbrée, une clinodactylie et un strabisme. L’affection est autosomique dominante (MIM 180060).
Audre L. Jarmas, généticienne américaine (1981)
pli rétinien congénital l.m.
congenital retinal fold, falciform retinal fold
Pli inférieur et temporal de la rétine tendu de la papille au plan postérieur du cristallin, d'origine congénitale possible et pouvant représenter une forme limitée de persistance hyperplasique du vitré primitif.
Syn. pli rétinien falciforme
point rétinien correspondant l.m.
corresponding retinal point
Point rétinien d'un œil dont la stimulation simultanée avec celle de l'autre œil induit la perception de deux objets visuels localisés dans la même direction de l'espace.
Si les stimulus des deux yeux sont différents, la perception sera dite en confusion ; s'ils sont suffisamment semblables, la perception sera dite en confusion ; s'ils sont suffisamment semblables, la perception sera en fusion binoculaire.
→ confusion binoculaire, correspondance rétinienne, fusion binoculaire
point rétinien disparate l.m.
disparate retinal point
Point rétinien non correspondant.
→ point rétinien correspondant
point rétinien non correspondant l.m.
non corresponding retinal point
Par rapport à un point rétinien de l'autre œil, point rétinien d'un œil tel que leur stimulation simultanée entraîne la perception de deux images localisées dans une direction visuelle différente, ce qui prouve qu'ils ont une localisation spatiale différente.
Il y a diplopie s'il n'y a pas mise en jeu de la neutralisation qui est d'autant plus aisée que les images sont plus dissemblables.
La déviation strabique entraîne automatiquement, lors de la fixation d'une cible, la stimulation de deux points rétiniens non correspondants. Au cours de l'évolution d'un strabisme, des points rétiniens non correspondants peuvent devenir pathologiquement correspondants : un point extra-fovéolaire d'un œil acquiert alors la même localisation spatiale que la fovéola de l'autre œil. L'angle entre le point extra-fovéolaire et la fovéola est dénommé angle d'anomalie.
→ correspondance rétinienne anormale
pourpre rétinien l.m.
visual purple
Coloration de la membrane rétinienne due à la teinte rosée de la rhodopsine des cellules en bâtonnets.
Elle se produit dans l’obscurité quand le 11-cis rétinal est uni à l’opsine pour former la rhodopsine. A la lumière il se produit une décoloration par dissociation de la rhodopsine en opsine et tout-trans-rétinal ; cette réaction est réversible avec reconstitution de la rhodopsine..
Syn. erythropsine
rénal-rétinien (syndrome) l.m.
renal-retinal syndrome
B. Senior, pédiatre américain d’origine sud-africaine (1961), A.C. Løken, neuropathologiste norvégien (1961),
→ Senior et Løken (syndrome de)
rétinite pigmentaire avec préservation para-artérielle de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.
PPREP type retinitis pigmentosa
Rétinite pigmentaire avec préservation para-artériolaire de l'épithélium pigmenté rétinien et hypermétropie.
La maladie débute à la première décennie de la vie et évolue rapidement. On trouve une pigmentation ostéoblastique en mi-périphérie similaire à celle d’une rétinite pigmentaire classique et la PPREP est mieux vue sur les artérioles périphériques. On peut également trouver une pâleur papillaire précoce et des druses de la papille. L’ERG est très altéré ou éteint et l’EOG altéré. Le gène est sur le bras long du chromosome 1. L’affection est autosomique récessive (MIM 268030).
J. R. Heckenlively, ophtalmologiste américain (1982)
→ drusen de la membrane de Bruch, drusen de la tête du nerf optique, drusen radiaires maculaires, electrooculogramme, EOG, électrorétinogramme, ERG, pigments de type ostéoblastiques
territoire rétinien de non perfusion l.m.
→ occlusion capillaire rétinienne, hypoxémie, hypoxie (causes de l')
trou rétinien à opercule l.m.
trou rétinien atrophique l.m.
atrophic hole
Trou rétinien dégénératif, qui n’est pas secondaire à une traction vitréenne.