pneumonie des immunodéprimés l.f.
pneumonia in the immunocompromised host
Infection pulmonaire survenant chez des sujets ayant un déficit congénital ou acquis des défenses phagocytaires immunes, humorales (immunoglobulines, complément) ou cellulaires (polynucléaires, lymphocytes).
Ces déficits peuvent être sélectifs et isolés telle une agamma globulinémie, ou associés (SIDA) ou être l'expression complexe d'une maladie ou d'un traitement déprimant l'immunité : cancer, lymphome, leucémie, collagénose, traitement cytostatique, corticothérapie de longue durée et/ou à haute dose, transplantation d'organes, splénectomie. Les agents infectieux responsables peuvent être opportunistes, naturellement peu virulents chez le sujet sain, ou d'expression opportuniste, pathogènes chez le sujet sain, mais responsables d'infections anormalement fré
→ infections respiratoires de l'immunodéprimé (éléments du diagnostic)
pneumonie d'hypersensibilité l.f.
→ pneumopathie d'hypersensibilité
pneumonie franche lobaire aiguë l.f.
acute lobar pneumonia
Pneumonie d’étiologie bactérienne, dominée par le pneumocoque.
La pneumonie à pneumocoques, de transmission interhumaine, s’observe surtout chez les nourrissons et les sujets âgés, les éthyliques ou au décours de la grippe. Son début est brutal par une fièvre à 39°-40°C et des frissons. Les signes de la période d’état associent une fièvre élevée, une expectoration purulente ou rouillée, souvent une polypnée. L’examen met en évidence des signes pulmonaires localisés, uni- ou bilatéraux (vibrations vocales augmentées, matité franche, souffle tubaire et râles crépitants), confirmés par la radiographie thoracique (opacité homogène d’un lobe ou d’un segment pulmonaire). L’amoxicilline (1gx3 par jour) est l’antibiotique de référence. Sous traitement, institué précocement, l’évolution est favorable. Mais des complications s’observent néanmoins, liées au terrain ou à la souche de pneumocoque en cause (pleurésie, syndrome de détresse respiratoire aigüe, sensibilité diminuée à la pénicilline).
D’autres bactéries peuvent être plus rarement responsables de pneumonies lobaires : Legionella pneumophila, Haemophilus influenzae, Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus aureus.
Syn. pneumonie alvéolaire
pneumonie huileuse l.f.
pneumonie iatrogénique l.f.
pneumonie immunoallergique l.f.
→ pneumopathie immunoallergique
pneumonie infiltrative diffuse pulmonaire l.f.
→ pneumopathie infiltrative diffuse pulmonaire
pneumonie interstitielle l.f.
→ pneumonies atypiques primitives
pneumonie interstitielle desquamative l.f.
→ pneumopathie interstitielle desquamative
pneumonie interstitielle diffuse l.f.
→ fibrose pulmonaire interstitielle diffuse
pneumonie interstitielle non spécifique l.f.
→ pneumopathie interstitielle non spécifique
pneumonie lipidique endogène l.f.
→ pneumopathie lipidique endogène
pneumonie lipidique exogène l.f.
pneumonie lobaire aigüe l.f.
acute lobar pneumonia
Archétype de la pneumonie surtout observée dans les pays anglosaxons, elle évoluait en quatre phases : congestion (premier et deuxième jour) ; hépatisation rouge (deuxième et troisième jour) ; hépatisation grise (quatrième au sixième jour) ; résolution (du septième au neuvième jour) ou complications.
Due habituellement à Streptococcus pneumoniae, son début est brutal par un point de côté, des frissons intenses et une température à 39°-40°. Au 2e, 3e jour, la fièvre est en plateau, la toux entraîne une expectoration rouillée. L'herpès nasolabial est fréquent. L'examen radioclinique pulmonaire révèle une condensation lobaire. Le traitement antibiotique repose sur les pénicillines et macrolides, mais les souches résistantes de pneumocoques sont de plus en plus fréquentes.
R. Laennec, médecin français, membre de l’Académie royale de médecine (1781-1826)
→ pneumonie franche lobaire aiguë
pneumonie nécrosante l.f.
necrotizing pneumonia
Multiples excavations égales ou inférieures à un centimètre au sein d'une alvéolite infectieuse ; au-delà d'un centimètre, on parle d'abcès.
Le type en est la pneumonie à Klebsiella pneumoniae.
→ infection pulmonaire à Klebsiella pneumo niae
pneumonie nosocomiale l.f.
nosocomial pneumonia
Pneumonie contractée à l'occasion d'un séjour dans un établissement de soins, développée au-delà de 72 heures après l'admission.
On distingue les pneumonies nosocomiales précoces (apparues dans un délai égal ou inférieur à 5 jours) dont les agents responsables sont comparables aux agents des pneumonies communautaires, et les pneumonies noso
Les pneumonies nosocomiales se situent au deuxième rang de fréquence après les infections urinaires nosocomiales. Elles représentent environ 15 à 20% des infections nosocomiales et ont une mortalité entre 20 et 50%. La gravité est liée aux facteurs de moindre résistance de l'hôte et aux agents en cause, variables d'une structure de soins à une autre, souvent multirésistants aux antibiotiques. Il s'agit surtout de bacilles à Gram négatif (entérobactéries, Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter sp) et de Staphylococcus aureus méticilline-aminoside-résistant.
pneumonie opportuniste l.f.
Pneumonie infectieuse, due à des micro-organismes naturellement peu
virulents chez l'hôte sain, survenant chez des sujets dont les défenses antiinfectieuses, principalement immunitaires, sont en partie ou globalement défaillantes.
Parmi les parasitoses pulmonaires opportunistes, les plus fréquentes sont la pneumocystose et la toxoplasmose ; parmi les mycoses : l'aspergillose ; parmi les viroses : l'infection à cytomégalovirus et à virus herpès ; parmi les infections bactériennes : les nocardioses et les infections à Mycobacterium avium.
→ pneumonie des immunodéprimés
pneumonie purulente l.f.
purulent pneumonia
Pneumonie lobaire aigüe évoluant vers la suppuration du foyer pneumonique.
Syn. pneumonie septique, pneumonie suppurée
pneumonie suppurée l.f.
pneumonie virale l.f.
viral pneumonia