Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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prions (maladies à) l.f.p.

Maladies transmissibles qui occupent une place à part au sein des maladies rares.
Leur prévalence ne dépasse pas 1/2000 en Europe, 105 cas probables ou décédés ont été recensés en France, en 2011 comme en 2012.
Ce sont aussi des maladies diversement transmissibles (selon leur variété) qui ont la propriété de pouvoir être:
- sporadiques (certaines maladies de Creutzfeldt-Jakob), kuru, ou
- génétiques, en fonction de diverses mutations du gène de la Prion-related-Protein (PrP) situé sur le chromosome 20 : certaines maladies de Creutzfeldt-Jakob, syndrome de Gerstman-Straüslser-Jakob et insomnie fatale familiale.
Rares chez l’Homme, elles sont bien plus fréquentes chez certaines espèces animales (tremblante, ou « scrapie » du mouton, encéphalopathie spongiforme des bovins…), où elles existent soit sous forme endémique soit sous forme épidémique. La «barrière d’espèce» est parfois franchie, sans, parfois, que l’on en puisse trouver la raison.
Les crises sanitaires qu’ont entraînés ces maladies («vache folle», sang contaminé, hormone de croissance) ont conduit les autorités publique à confier au ministère de la Santé et à l’Institut de veille sanitaire l’organisation d’un système de surveillance exceptionnel qui comporte:
- une Cellule nationale de référence recensant toutes les déclarations obligatoires des cas suspects, possibles, probables ou certains, c’est-à-dire authentifiés par examen du cerveau (prélevé par biopsie ou préférentiellement, pour des raisons éthiques, par autopsie).
- un Centre national de référence regroupant un «Réseau national de neuropathologie de la maladie de Creutzfeldt-Jakob», les Centres agréés pour le dosage de la protéine 14-3-3 du LCR et pour les recherches génétiques de la PrP et des centres de recherche.
Une dernière particularité des agents infectieux responsables tient à la grande stabilité (ils résistent à 3 ans d’enterrement) et à la résistance exceptionnelle des prions (due notamment à leur absence d’ARN ou d’ADN et à la stabilité de la PrPres infectieuse, liée à une transconformation transmissible par simple contact de la PrPc habituelle) aux techniques de décontamination habituelle (seule l’incinération à plus de 800° garantit leur destruction définitive). Elle impose des mesures de précaution très sévères (notamment manipulation en confinement de type L3).

Syn. maladie à agents transmissibles non conventionnels (ATNC)

prion, prions (maladies familiales à), Creutzfeldt-Jakob (maladie de), Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), insomnie fatale familiale, encéphalopathie spongiforme bovine, PRNP gene

[D1,E1,H1 ]

Édit. 2017

prions (maladies familiales à) l.f.p.

human familial prion diseases

Affections rares mais d'un grand intérêt du fait de leur double transmissibilité.
Réunissant la maladie de Creutzfeldt-Jakob familiale (CJ familiale), la maladie de Gerstmann-Straüssler-Scheinker (GSS) et l'insomnie familiale fatale (IFF), elles partagent avec les formes sporadiques, maladie de CJ et kuru, les mêmes caractéristiques cliniques, histologiques et évolutives.
Il s'agit de maladies héréditaires de l'adulte à transmission autosomique dominante, à pénétrance presque complète. Le plus souvent, une mutation ponctuelle du gène de la protéine prion (PrP), avec effet pathogène sur les neurones, est responsable d'une modification de la séquence primaire de la PrP, donc de sa conformation. L'acquisition d'une nouvelle fonction ou bien la perte d'une fonction encore inconnue sont discutées.
Seules, certaines de ces mutations pathogènes sont transmissibles, dans des conditions qui restent à préciser.

H. G. Creutzfeld, neurologue et psychiatre allemand (1885-1964) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1884-1931) ; J. Gerstmann, E. Straüssler, I. M. Scheinker, neurologues autrichiens (1936)

prion, prions (maladies à), Creutzfeldt-Jakob (maladie de), insomnie familiale fatale, Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), PRNP gene, kuru, PrP

[D1,H1]

Édit. 2018 

thermalisme et maladies métaboliques l.m.

Les indications sont les suivantes :  diabète de type 1 et 2 (avec ou sans hospitalisation selon  l’équilibre), dyslipoprotéinémies, obésité, syndrome métabolique. L’obésité morbide n’est pas une indication. Stations qualifiées pour les maladies métaboliques : Alet-les-Bains, Aulus-les-Bains, Barbazan, Boulou (le), Brides-les-Bains, Capvern-les-Bains, Castera-Verduzan, Chaldette (la),  Châtel-Guyon, Cilaos (ile de la Réunion), Contrexéville, Eugénie-les-Bains, Évian-les-Bains, Montrond-les-Bains, Plombières, Preste (la), Saint-Nectaire, Thonon-les-Bains,  Vals-les-Bains, Vichy, Vittel.

tumeurs malignes et maladies héréditaires (incidence) l. f. p.

1) L’incidence des lymphomes malins est accrue dans :

l’ataxie–télangiectasie, le syndrome de Bloom, l’anémie pancytopénique de Fanconi, le syndrome de Shwachman, le syndrome de Chediak-Higashi.
2) L’incidence des tumeurs malignes est accrue dans :
le syndrome de Beckwith-Wiedemann, le xeroderma pigmentosum, la polypose de Peutz-Jeghers et la polypose de Gardner, le syndrome de Werner et la dyskératose congénitale. 
3) La transformation maligne s’observe avec une incidence augmentée dans :
la maladie exostosante, la maladie de Von Hippel-Lindau, les neurofibromatoses, la Multiple Endocrine Neoplasia (M.E.N.), la sclérose tubéreuse de Bourneville, les mélanoses neuro-cutanées.

D. Bloom dermatologiste américain (1954) ; G. Fanconi, pédiatre suisse (1927) ; H. Shwachman et L. K. Diamond, pédiatres américains (1964), A. M. Chédiak, sérologiste cubain (1952) ; O. Higashi, pédiatre japonais (1954) ; J. B. Beckwith, anatomopathologiste américain (1963) ; H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1964) ; L. Peutz, médecin interniste néerlandais (1921) ; H. J. Jeghers, médecin interniste américain (1949) ; C. W. O. Werner,  médecin allemand (1904) ; E. J. Gardner, généticien américain (1951) ; E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1894) ; A. Lindau, anatomopathologiste suédois ( 1926) ; D-M Bourneville, neurologue français (1880)

maladies neurodégénératives (marqueurs biologiques) l.m.p.

Marqueurs permettant de différencier la maladie d'Alzheimer de la démence à corps de Lewy : protéine Tau totale, protéine Tau phosphorylée, phospho-Tau 181 et peptides Aβ42 et Aβ40 présents dans le liquide cérébrospinal.
La valeur prédictive d'une maladie d'Alzheimer augmente en fonction du nombre de marqueur positifs (0 marqueur : valeur prédictive (VP) de 9,6 % ; 1 marqueur : VP de 24,7 % ; 2 marqueurs : VP de 77,2 % ; 3 marqueurs : VP de 94,2 %).
Le profil biochimique de la maladie d'Alzheimer correspond à
1/ des peptides Aβ42 < 500-700 ng/L et à un rapport Aβ42 / Aβ40 diminué,
2/ une protéine Tau totale > 400 ng/L et
3/ une protéine phospho-Tau 181 > 60 ng/L.
La valeur prédictive (VP) d'une maladie d'Alzheimer augmente en fonction du nombre de marqueur positifs (0 marqueur : VP 9,6 % ; 1 marqueur : VP 24,7 % ; 2 marqueurs : VP 77,2 % ; 3 marqueurs : VP 94,2 %).

Alzheimer (maladie d'), Alzheimer (biomarqueurs de la maladie d'), démence à corps de Lewy,  protéine Tau, peptide amyloïde A-bêta

[H3]

Édit. 2019

corps du corps calleux l.m.

tronc du corps calleux

[H5]

Édit. 2015

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

albuginée des corps érectiles l.f.

tunica albuginea corporum cavernosorum (TA)

tunica albuginea of corpora cavernosa

Enveloppe fibreuse résistante et très élastique entourant le tissu érectile des corps érectiles de la verge. Elle est plus épaisse sur les corps caverneux que sur la corps spongieux.

[A1]

Édit. 2016 

aspect en cadre des corps vertébraux l.m.

aspect in frame of intervertebral bodies

vertèbre en cadre

demi-vie des corps radioactifs l.f.

radioactive half-live

Temps au bout duquel l'émission d'un corps radioactif est réduite de moitié.
La connaissance de cette demi-vie permet d'évaluer la grandeur du risque en cas de contamination par des radioéléments.
Ci-dessous la demi-vie de quelques nucléides dont l'activité est d'une curie (activité équivalente à celle d'un gramme de radium naturel) :
- carbone 14C : 5 640 ans,
- sodium 24Na : 15 heures,
- phosphore 32P : 14,3 jours,
- potassium 40K : 1,29 . 109ans,
- iode 125I : 60 jours, iode 131I : 8,07 jours,
-césium 137Cs : 30 ans,
-radon 222Rn : 3,83 jours, le radon naturel est un mélange d'isotopes 219, 220, 222.

constante de temps, exponentielle (fonction)

induration plastique des corps caverneux l.f.

Maladie d'étiologie non élucidée créant une fibrose dense et évolutive de l'albuginée des corps caverneux, aboutissant à une déformation parfois très accentuée de la verge en érection.
La gêne fonctionnelle peut être considérable et l'évolution, très fantasque, peut se faire par poussées successives, aboutir à l'impossibilité de l'intromission ou au contraire à la résolution spontanée. Les traitements les plus divers ont été proposés : vitaminothérapie E, antimitotiques, antiinflammatoires, injections d'hyaluronidase ou de glucocorticoïdes sous la plaque de sclérose, diathermie.
Lorsque la déformation est considérable la chirurgie peut être proposée : excision - greffes veineuses, interventions de redressement type Nesbit, et même prothèses péniennes.
La sclérose de l'albuginée des corps caverneux a quelque parenté avec celle de la gaine des fléchisseurs de la main (maladie de Dupuytren) ou du pied (maladie de Ledderhose) avec lesquelles elle entre dans le cadre plus général de fibromatose.

F. Gigot de La Peyronie, chirurgien français (1678-1747) ; G. Dupuytren, baron, chirurgien français, mmebre de l'Académie de médecine (1831) ; G. Ledderhose, chirurgien allemand (1894) ; R. M. Nesbit, chirurgien urologue américain (1965), W.H. van Buren, chirurgien américain (1874)

Syn. induration plastique des corps caverneux

Lapeyronie (maladie de), Dupuytren (maladie de), Ledderhose (maladie de)

lame fixatrice des corps érectiles l.f.

middle fascia of pelvic diaphragm

Syn. aponévrose moyenne du périnée

ponction des corps caverneux l.f.

corpus cavernosum puncture
Ponction du sang retenu dans le corps caverneux au cours d'une érection prolongée afin d'éviter la constitution d'un priapisme.

rupture traumatique des corps caverneux l.f.

traumatic rupture of corpora cavernosa

Rupture de l'albuginée des corps caverneux due à un traumatisme direct sur une verge en érection.
C'est habituellement un "accident du coït". Elle se traduit par un hématome extensif, est parfois associée à une rupture uréthrale, et requiert une réparation chirurgicale d'urgence.

septum des corps caverneux l.m.

septum corporum cavernosorum (TA)

septum of corpora cavernosa

Septum sagittal incomplet séparant les corps caverneux droit et gauche du pénis et du clitoris.
Il est formé par l’adossement de l’albuginée de leurs faces médiales. Il est perforé de nombreux orifices qui font communiquer le tissu caverneux des deux corps.

Syn. anc. cloison pectiniforme

trabécules des corps caverneux l.f.p.

trabeculae corporum cavernosorum (TA)

trabeculae of corpora cavernosa

Cloisons délimitant les cavernes des corps caverneux.

Étym. lat. trabecula : petite travée

uncus du corps des vertèbres cervicales l.m.

uncus corporis vertebrae cervicales, processus uncinatus vertebrae cervicales (TA)

uncus of body of cervical vertebra, uncinate process of cervical vertebra

Crête antéro-postérieure qui relève chacun des bords latéraux de la face supérieure du corps des vertèbres cervicales.
Elle s’articule avec une surface latérale biseautée du plateau inférieur du corps de la vertèbre sus-jacente. La face supérieure de la première vertèbre thoracique porte les mêmes reliefs articulés avec la face inférieure de la huitième vertèbre cervicale.

Syn. anc.  apophyse semi-lunaire des vertèbres cervicales, crochet des vertèbres cervicales, apophyse unciforme des vertèbres cervicales

veine des corps opto-striés l.f.

Syn. veine thalamostriée supérieure

veine thalamostriée supérieure

[A1, H5]

Édit. 2020

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