organes lymphoïdes secondaires l.m.p.
organa lymphoidea secundaria (TA)
secondary lymphoid organs
Sont regroupés sous ce terme générique la rate, l’anneau lymphoïde du pharynx et les nœuds lymphatiques.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Édit. 2017
organes sensoriels l.m.p.
organa sensuum (TA)
sense organs
Organes qui reçoivent les impressions du monde extérieur.
Ils appartiennent aux appareils de la vie de relation. Ils sont au nombre de cinq : organe du toucher, organe du goût, organe de l’olfaction, organe de la vue et organe de l’ouïe. Chaque organe sensoriel comporte schématiquement deux parties : des éléments nerveux cellulaires récepteur des impressions périphériques, et des organes chargés de protéger ces cellules et de les mettre dans les meilleures conditions de réceptivité.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. organes des sens
Édit. 2017
pectinés (organes) l.m.p.
Filaments mycéliens dont la partie terminale est recourbée, très épaisse et irrégulière.
transplantations d'organes (complications neurologiques des) l.f.p.
neurologic complications of organ transplantations
Ensemble de complications neurologiques liées surtout à l'immunosuppression induite par la thérapeutique antirejets.
Sont décrites : des infections du système nerveux central dans 5 à 10% des transplantations (principalement en cause : Listeria monocytogenes, Aspergillus fumigatus et Cryptococcus neoformans) ; des lymphomes primitifs du système nerveux central dans 2% des cas (une relation avec le virus Epstein-Barr est évoquée) ; des crises convulsives, manifestations d'une encéphalopathie aigüe ou survenant isolément ; également fréquentes, des complications neurologiques propres aux effets neurotoxiques des immunosuppresseurs.
Les complications les plus nombreuses lors des transplantations rénales sont les infections et les accidents thromboemboliques. Le risque majeur lors de 25 à 40% des transplantations hépatiques est celui d'une encéphalopathie métabolique ou anoxique. Des lésions vasculaires cérébrales ischémiques sont rapportées dans un tiers des cas, de même que les infections du système nerveux central et les crises épileptiques. Chez plus de 10% de ces patients, sont observés des tableaux clinicoradiologiques de myélinolyse centrale du pont. Les transplantations cardiaques exposent précocement aux accidents ischémiques et anoxiques, et à distance à des complications des traitements immunosuppresseurs, ou encore à des accidents vasculaires, de mécanismes divers. Les transplantations pancréatiques sont grevées d'accidents focaux ou globaux anoxiques. Les transplantations de moelle osseuse se compliquent d'accidents neurologiques dans 50% des cas, dominés par l'encéphalopathie métabolique, les infections fongiques et virales, les accidents vasculaires liés ou non à une endocardite.
Sont également relevées des manifestations neurologiques au cours du syndrome dysimmunitaire dit "graft-versus-host-reaction".
→ greffon contre l'hôte (réaction du)
transplantation d'organes (conservation) l.f.
organ storage
Ensemble des procédés visant à conserver les organes entre le prélèvement et la transplantation.
Ils visent à ralentir au maximum les métabolismes intracellulaires par la réfrigération en utilisant de manière simultanée la perfusion par des solutions de conservation et le refroidissement de surface. La durée de conservation des organes prélevés en vue de transplantation est variable selon l'organe considéré. Elle est au maximum de 48 heures pour le rein, de 24 heures pour le foie, de 18 heures pour le pancréas et de quelques heures pour le poumon ou le cœur.
transplantations d'organes et psychisme l.f.
organ transplantations and psychism
Problème encore assez mal connu, appelé à évoluer avec la banalisation prévisible, bien qu'actuellement ralentie, des greffes.
Il s'agit en général de patients chroniques déjà en veilleuse sociale, familiale et sexuelle, souvent dépressifs et anxieux, parfois surconsommateurs d'alcool. L'attente de la transplantation est dominée par des alternances d'espoir et de désappointement avec crainte de l'intervention.
Le vécu de retour à la vie peut s'accompagner d'euphorie, voire d'épisodes maniaques. Les sentiments dépressifs sont liés surtout à l'absence d'amélioration, à des déceptions dans la reprise d'emploi, à la non-adaptation du conjoint à cette nouvelle situation. Une "dette après la greffe" avec culpabilité est aussi possible à l'égard du donneur ou de l'équipe soignante. Une action dépressogène des immunodépresseurs peut être observée.
La transplantation rénale est parfois effectuée grâce à un parent vivant, qui peut abuser du fait d'avoir donné deux fois la vie. Mais il y a une alternative : la dialyse. Parmi les greffés hépatiques, un quart environ présente une morbidité psychiatrique, à type prévalent d'anxiété et de dépression, le plus souvent légères. Car les cirrhotiques greffés restent vulnérables à un abus d'alcool. La représentation symbolique du cœur comporte un aspect plus vital, plus affectif, et un épisode confuso-anxieux rapproché de l'intervention est fréquent. Des aspects psychodynamiques ont été dégagés.
C'est dire les difficultés et incertitudes qui touchent aux contrindications psychiques d'une transplantation d'organe. En fait, il s'agit surtout de prévoir le type d'aide souhaitable au patient, à l'équipe de soins et, autant sinon davantage, à l'entourage dont le rôle est majeur.