agence française de sécurité du médicament et des produits de santé l.f.
Elle a été remplacée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
→ Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
agence française de sécurité sanitaire des produits de santé l.f.
french health product safety agency
→ AFSSAPS
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
agence française de sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé l.f.
french agency of sanitary safety of drug and healthcare products
Sigle AFSSAPS
→ agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé l.f.
national agency of security of drug and healthcare products
→ ANSM
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
distorsion (produits de) l.m.
products of distorsion
hexaiodés hydrosolubles (produits de contraste) l.m.p.
→ produits de contraste hexaiodés hydrosolubles
[B2]
produits de contraste hexa-iodés hydrosolubles l.m.p.
water soluble hexaiodenated contrast media
Groupe de produits de contraste dont la molécule se compose de deux noyaux aromatiques comportant chacun trois atomes d'iode.
Le groupe comprend deux produits très différents : 1- le plus ancien est un dimère monoacide dont la solution comprend 1/3 de sel de sodium et 2/3 de sel de méglumine de l'acide ioxaglique. En solution, chaque molécule se dissocie en un ion ioxaglate d'une part, un ion sodium ou méglumine d'autre part, soit deux ions pour six atomes d'iode. Ce produit a une osmolalité faible, qui le rapproche de celle des produits non ionique de même concentration. La solution à 350 mg d'iode/mL est surtout indiquée en angiocardiographie. 2- plus récent, l'iodixanol, comporte une molécule qui ne se dissocie pas en solution et possède six atomes d'iode. Iso-osmolaire et non ionique, très bien toléré, ses indications sont celles des triiodés hydrosolubles. Il ne doit pas être utilisé en injection intrathécale.
produits de contraste iodés hydrosolubles l.m.p.
water soluble iodinated contrast media
→ produits de contraste hexa-iodés hydrosolubles, produits de contraste tri-iodés hydrosolubles
produits de contraste non ioniques l.m.p.
nonionic contrast media
→ produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques
produits de contraste tri-iodés hydrosolubles l.m.p.
water soluble triiodinated contrast media
Sels d'un acide organique triiodé, les acides utilisés ayant en commun un noyau aromatique portant trois atomes d'iode.
On distingue deux groupes : les tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité, les plus anciens, les moins coûteux et les moins bien tolérés; les tri-iodés hydrosolubles non ioniques, plus récents, plus couteux mais beaucoup mieux tolérés. Ces produits sont éliminés par voie rénale. Tous ne peuvent pas être injectés par voie intrathécale.
→ barrière hématoencéphalique, osmolalité, réactions secondaires, toxicité aigüe (d'un produit de contraste)
produits de contraste tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité l.m.p.
high osmolality water soluble triiodinated contrast media
Premiers contrastes tri-iodés hydrosolubles apparus sur le marché. Les seuls encore utilisés sont les sels de méglumine ou de sodium et de méglumine de l'acide amidotrizoïque ou de l'acide ioxitalamique.
En solution, ces sels se divisent en deux ions : amidotrizoate ou ioxitalamate d'une part ; méglumine ou sodium d'autre part : d'où deux ions pour trois atomes d'iode. Leur osmolalité est élevée et augmente avec la concentration en iode. Fortement hypertoniques, ces produits, toxiques pour le système nerveux, ne doivent en aucun cas être injectés par voie intrathécale et seules leurs solutions les moins concentrées peuvent être utilisées en angiographie cérébrale. Les concentrations plus importantes s'emploient en angiographie, phlébographie, scanographie et, du fait de leur élimination par voie rénale, en urographie intraveineuse.
produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques l.m.p.
nonionic water soluble triiodinated contrast media
Produits de contraste différant des tri-iodés hydrosolubles à haute osmolalité par une liaison amide stable en solution, qui rend la base salifiante solidaire de l'acide (la molécule ne se dissocie pas en solution).
Les solutions de ces produits comprennent seulement une particule pour trois atomes d'iode. Leur faible osmolalité diminue les réactions secondaires et surtout réduit de façon importante la toxicité pour le système nerveux, à tel point que certains d'entre eux (iopamiron®, omnipaque®) peuvent être injectés par voie intrathécale. Leur osmolalité, légèrement supérieure à celle du plasma aux faibles concentrations, augmente avec la concentration en iode. Ces produits sont indiqués, en fonction de leur concentration, dans tous les types d'angiographies et de phlébographies, en angiocardiographie, scanographie et, du fait de leur élimination rénale, en urographie intraveineuse.
produits de dégradation de la fibrine l.m.p.
fibrin degradation products
Peptides dérivant de l'action de la plasmine sur la fibrine, contenant entre autres des liaisons entre fragments de la molécule de fibrine qui n'existent pas dans la molécule de fibrinogène.
Les D-dimères sont de tels produits. Leur mise en circulation signifie qu'il y a eu fibrinoformation et fibrinolyse secondaire. En cas de fibrinogénolyse primaire, la plasmine détruit avant tout le fibrinogène circulant et ne fait donc pas apparaître en quantité les produits spécifiques de la destruction de la fibrine. La distinction entre produits de la dégradation du fibrinogène et de la fibrine permet donc le diagnostic différentiel entre fibrinolyse primaire et secondaire.
Sigle : PDF
produits dérivés du sang l.m.
réactions secondaires aux produits de contraste l.f.p.
secondary reactions (to contrast media)
Effets secondaires plus ou moins importants, souvent désagréables, parfois graves, provoqués par l'injection intraveineuse, plus rarement intra-articulaire ou intra-artérielle d'un produit de contraste iodé.
Les manifestations cliniques peuvent en être très variées : sensation de chaleur plus ou moins importante ; douleur parfois suffisamment intense pour justifier une anesthésie générale (en particulier lors d'une injection dans l'artère humérale ou dans l'artère carotide externe) ; nausées ou vomissements ; surtout phénomènes allergoïdes pouvant aller de la simple réaction cutanée à l'œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
Certains effets secondaires seraient dus au franchissement de la barrière hématoencéphalique, en rapport avec l'hypertonicité de la solution. Ces réactions secondaires sont moins importantes pour les produits de contrastes triiodés non ioniques que pour les produis de contraste triiodés classiques à haute osmolalité.
[B2,F3]
Édit. 2018
sang (produits dérivés du) l.m.p.
blood derivatives
Produits ayant valeur de médicaments, réalisés de façon systématique par fractionnements à partir d’échantillons appropriés de sang : concentrés érythrocytaires, concentrés unitaires de plaquettes, concentrés unitaires de granulocytes, plasma et divers dérivés.
Les indications de ces fractions sont multiples : 1) épuration d’une population anormale en cas de syndromes myéloprolifératifs, de leucémie aigüe myéloblastique, de thrombocytémie ; 2) hémopathies lymphoïdes, syndrome de Sézary ; 3) recueil d’une population cellulaire normale, de cellules souches hématopoiétiques ; 4) échanges érythrocytaires ; 5) traitement de la drépanocytose.
→ sang
bismuth (intoxication au) l.f.
bismuthism, bismuthosis
Troubles pathologiques liés à des absorptions orales excessives de sels de bismuth.
De tels troubles ont été décrits en 1973, dominés par une encéphalopathie myoclonique.
Relevés chez des colectomisés ou des colopathes chroniques jusqu'en 1978, date de la suppression de l'usage thérapeutique des sels de bismuth, ils ont constitué une véritable épidémie dont les mécanismes physiopathologiques ont été mal élucidés. La micronisation des sels de bismuth permettant leur résorption intestinale a été mise en cause.
D'installation insidieuse, en quelques jours ou mois, l'encéphalopathie associait un état confusionnel, des myoclonies, des troubles de l'équilibre et une dysarthrie. Des crises épileptiques étaient observées, et parfois des manifestations psychiatriques.
Le diagnostic reposait sur l'anamnèse (prise de bismuth) et les dosages dans le sang et le LCR. L'évolution était régressive avec l'arrêt de l'intoxication, mais de nombreux décès ont été relatés.
Édit. 2017
intoxication n.f.
intoxication, poisoning
Action exercée sur l’organisme par une substance toxique, un poison.
Désigne également l’ensemble des troubles provoqués par cette substance.
Étym. gr. toxicon : poison pour flèches, de toxon arc, flèche ; lat. toxicum : toxique ; lat. médiéval intoxicatio intoxication
Syn. empoisonnement
intoxication alimentaire l.f.
food poisoning
Ensemble des accidents provoqués par des substances toxiques ou des agents infectieux apportés par l'alimentation.
Les intoxications d'origine microbienne, de loin les plus fréquentes, sont provoquées par la contamination des aliments par des Salmonelles, le Staphylocoque doré, le Clostridium perfringens ; d'autres germes comme Escherichia coli, le vibrion cholérique, Yersinia enterocolitica, diverses espèces de Shigella, Clostridium botulinum ont été mis en cause. Certains champignons sont également responsables d’intoxications alimentaires. Les symptômes sont les conséquences de la production d'une toxine par le germe ou directement en rapport avec l'action du microorganisme sur la muqueuse digestive. La durée de la période d'incubation de quelques heures dépend du microorganisme en cause. Les manifestations des intoxications alimentaires doivent être distinguées de celles des intolérances alimentaires liées à une réaction anormale de l'organisme à des substances normalement contenues dans les aliments : intolérance au glutamate, allergie digestive, intolérance au lactose etc.
Syn .toxi-infection alimentaire
→ champignons, champignons (accidents précoces par ingestion de), champignons (accidents tardifs par ingestion de)
intoxication médicamenteuse l.f.
drug intoxication
Intoxication résultant de la prise en une seule fois d'une dose excessive d'un médicament, soit accidentelle (surdosage thérapeutique, ingestion involontaire par des enfants d'une dose destinée aux adultes), soit volontaire (tentative de suicide).
→ suicide
intoxication oxycarbonée l.f.
carboxyhemoglobic poisoning
Intoxication due à l’inhalation d’un air contenant du monoxyde de carbone (improprement appelé oxyde de carbone).
1) Le monoxyde de carbone provient d’une mauvaise combustion de certains appareils de chauffage ou de production d’eau chaude, alimentés par des combustibles fossiles.Toute source de combustion incomplète y compris liée à des moteurs thermiques (véhicules à moteur en particulier) est une source d’ontoxication qui peut prendre des formes trompeuses reconnues en maladie professionnelle (tableau 64 du régime général de sécurité sociale) associant céphalées, asthénie, vertiges et nausées confirmées par la présence dans le sang d’un taux d’oxyde de carbone supérieur à 1,5 millilitre pour 100 millilitres de sang.
2) Le monoxyde de carbone dans l’air inhalé se fixe sur l’hémoglobine qui devient impropre au transport de l’oxygène vers les tissus. Il en résulte une anoxie généralisée qui peut entrainer le coma, des séquelles graves et la mort. Elle représente encore la première cause de mortalité par toxique.
Le traitement de l’intoxication oxycarbonée doit être entrepris d’urgence. L’apport d’air riche en oxygène permet de décomposer la carboxyhémoglobine formée et restaurer le stock d’hémoglobine propre à la respiration.
→ monoxyde de carbone, habitat, pollution atmosphérique intérieure aux locaux
intoxication oxycarbonée (manifestations neuropsychiques de l') l.f.
psychiatric symptoms of carbon monoxide poisoning
Manifestations psychiatriques de l'oxycarbonisme aigu ou lent, accidentel ou volontaire, rares par rapport à la fréquence d’une telle intoxication.
Avec leur amnésie lacunaire au réveil, le coma et les autres formes aigües ou subaigües peuvent être suivis de ou traduits par : ivresse pseudo-alcoolique, agitation transitoire, torpeur et obtusion, état confusionnel peu onirique, souvent prolongé, parfois postintervallaire (après une à trois semaines). Les formes lentes comportent une obnubilation avec asthénie, céphalées, tendances vertigineuses poussées délirantes intermittentes, volontiers déroutantes.
Les suites au long cours, voire définitives, concernent souvent des atteintes de la mémoire et de l'attention à des degrés divers, des troubles caractériels, une instabilité de l'humeur, des anomalies phasiques, praxiques ou gnosiques, des états d'affaiblissement intellectuel global et de démence. Ces derniers peuvent être soit stables, soit évolutifs, après intervalle libre, avec confusion progressive, hypertonie croissante et évolution mortelle (encéphalopathie de Grinker, 1925). Un arrêt du développement psychomoteur est possible chez l'enfant. Des complications neurologiques, surtout extrapyramidales et vasculaires, doivent être recherchées.
Notamment lors d'états mélancoliques, une tentative de suicide peut aggraver l'état psychique, surtout à partir de l'âge moyen.
R. R. Grinker Sr, neuropsychiatre américain (1925),
→ intoxication oxycarbonée (séquelles neurologiques)
intoxication oxycarbonée (séquelles neurologiques de l') l.f.p.
carbon monoxide poisoning neurological sequelae
Complications variables de l'anoxie cérébrale, de type extrapyramidales (surtout hyperkinétique et hypertonique), dystoniques et vasculaires prévalent.
Il s'agit surtout de lésions laminaires corticales prédominant dans la corne d'Ammon et d'une nécrose anoxique du pallidum.
Elles surviennent d'une seule tenue, sinon après un intervalle libre de quelques jours ou quelques semaines, en fait plus apparent que réel. Dans ces encéphalopathies qui peuvent évoluer soit vers la régression soit vers la mort, sont décrits des foyers de démyélinisation de la substance blanche hémisphérique (myélinopathie de Grinker).
Les signes neurologiques cités, de même que d'éventuelles anomalies phasiques, praxiques ou gnosiques accompagnent souvent des altérations plus ou moins profondes de la mémoire ou de l'attention, voire une évolution démentielle et/ou des perturbations caractérielles, ainsi qu'une instabilité thymique parfois majeure (épisodes mélancoliques avec risque suicidaire).
R. R. Grinker, neuropsychiatre américain (1925)
intoxication scombéroïde l.f.
scomberoid poisoning
Toxi-infection alimentaire après ingestion de thon, maquereau ou bonite quand la rupture de la chaîne du froid a permis une croissance bactérienne amenant la transformation de l'histidine en histamine.
Affection bruyante mais bénigne, d'allure ana
Étym. gr. scomberos : maquereau
triorthocrésyl phosphate (intoxication) l.f.