ataxie cérébelleuse cataracte, surdité et démence ou psychose l.f.
cerebellar ataxia, cataract, deafness, and dementia or psychosis
Syndrome associant un tremblement intentionnel, une psychose paranoïaque ou une démence en fin de vie.
Au niveau ophtalmologique apparaît entre 20 et 30 ans une cataracte polaire postérieure qui est associée à une surdité. L’affection est autosomique dominante (MIM 117300).
E. Strömgren, psychiatre danois (1970)
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
délire de revendication l.m.
litigious paranoia
Organisation psychotique le plus souvent incluse dans les délires paranoïaques chroniques, plus particulièrement passionnels, car, de même que ces derniers, enfoncée comme un coin dans la réalité, "en secteur", sans tendance à l'extension.
Délirant dans le sens d'un moi idéal imaginaire, ces patients se présentent comme : des quérulents ; des idéalistes passionnés, en fait plus souvent psychopathes ou névrotiques ; des inventeurs méconnus, soucieux de protéger et promouvoir leur découverte, qu'ils considèrent comme capitale ; des "interprétateurs filiaux", en réalité surtout imaginatifs et paranoïdes ; des hypocondriaques, incriminant des soins médicaux ou chirurgicaux ; des sinistrosiques délirants, réclamant eux aussi réparation.
E. Kraepelin, psychiatre allemand (1899)
Étym. lat. delirium : délire
Syn. délire de préjudice, psychose quérulente
hallucinatoire chronique (psychose) l.f.
hallucinatory chronicle psychosis
Variété de délire chronique, caractérisée notamment par l'activité hallucinatoire1.
Survenant en règle après 30 ans, elle est classiquement dominée au début par un "petit automatisme mental", puis par de très riches phénomènes psychosensoriels, surtout acousticoverbaux, le plus souvent à thèmes de persécution, en fait assez bien systématisés. Des poussées jalonnent l'évolution. Habituellement, le suivi médical et paramédical, avec les neuroleptiques, réduit ces troubles, mais sans véritable disparition. On respecte au besoin des franges délirantes, afin de prévenir des états dépressifs, pseudodéficitaires ou régressifs éventuels.
Une tentative de démembrement selon trois structures délirantes2 n'a pas supprimé cette entité propre à l'école française, souvent considérée à l'étranger comme une forme de schizophrénie à début tardif. La CIM 10 l'inclut dans les "autres troubles psychotiques non organiques" ne répondant pas, en particulier, aux critères schizophréniques, ni à ceux d'une pathologie thymique de type psychotique.
1G. Ballet, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1911-1913) ; 2 C-H. Nodet, psychiatre français (1937)
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3]
Édit. 2015
infantile (psychose) l.f.
psychosis in childhood
Étym. lat. infans, in fari : enfant, qui ne parle pas
folie intermittente l.f.
intermittent madness
Terme souvent utilisé avant E. Kraepelin pour désigner une forme de psychose maniacodépressive dans laquelle les accès sont séparés par des intervalles irréguliers de santé apparente.
Syn. folie périodique, psychose intermittente
[H3]
Édit. 2018
maladie bipolaire l.f.
bipolar (psychosis, disorder)
Affection psychiatrique caractérisée par l’alternance, chez le même individu, d'accès aigus de manie euphorique et de dépression mélancolique.
Le trouble bipolaire est ainsi distingué du trouble unipolaire (dépressions récurrentes).
Alors que spontanément, l'épisode maniaque ou dépressif dure quelques mois, les intervalles entre les accès sont variables : quelques mois à quelques années, voire dizaines d'années. Libres de toute pathologie thymique franche, ils peuvent s'accompagner de troubles de la personnalité, manifestations anxieuses, hypomanie ou subdépression. Selon qu'au moins un épisode d'excitation a été d'intensité maniaque franche, hypomaniaque, ou secondaire à l'action d'antidépresseurs, on utilise les termes de bipolaire I, II ou III. Celui d'évolution à cycles rapides désigne quatre accès d'excitation ou de dépression au moins dans la même année. Lorsque des symptômes schizophréniques sont associés aux manifestations thymiques, le trouble est qualifié de schizodysthymique ou schizo-affectif bipolaire. Le spectre bipolaire inclut des situations pathologiques diverses : cyclothymie, alcoolisme intermittent, etc. Les travaux récents indiquent que les manifestations de ce spectre sont aussi fréquentes que les troubles unipolaires, pouvant concerner plus de 1% de la population générale.
Généralement admis, le rôle des facteurs génétiques sur l'ensemble des troubles du spectre bipolaire semble confirmé par la fréquence élevée des antécédents familiaux thymiques uni- ou bipolaires.
Les psychoses bipolaires sont particulièrement sensibles à l'action prophylactique des sels de lithium et autres thymorégulateurs.
K. Leonhardt, neuropsychiatre allemand (1957)
Syn. maniacodépression, psychose maniacodépressive (obsolète), cyclophrénie
maniacodépressive (psychose) l.f.
manic-depressive psychosis
→ bipolaire (psychose, maladie, trouble), circulaire (folie)
monopsychose n.f.
monopsychosis
pharmacopsychose n.f.
pharmacopsychosis
Psychose aigüe consécutive à l'administration d'une substance, le plus souvent stimulante ou hallucinogène.
L'existence de pharmacopsychoses aigües n'est pas contestée. En revanche, la pharmacopsychose chronique pose le problème de l'éventualité d'un terrain prédisposé.
prépsychose chez l'enfant l.f.
prepsychosis in children
Notion floue, qui inclut tout ce qui est plus grave qu'une névrose et moins grave qu'une psychose, avec l'incertitude évolutive qui s'y rattache.
Un relatif consensus permet d'utiliser cette expression, bien que selon les auteurs, le même type d'enfant soit baptisé de : "atypic child", état pseudonévrotique ou prénévrotique, structure préschizophrénique, parapsychose, "borderline child", "faux self", personnalité "comme si" ("as if"), etc.