Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

87 résultats 

jonction pyélo-urétérale (résection de la) l.f

résection de jonction pyélo-urétérale

ligature-résection des trompes l.f.

tubal sterilisation by partial salpingectomy

Procédé chirurgical de stérilisation féminine fondé sur une salpingectomie partielle, par laparotomie ou laparoscopie.

lobectomie avec résection-anastomose bronchique l.f.

sleeve lobectomy, bronchoplastic lobectomy

Intervention qui permet d'enlever un lobe avec la portion de la bronche principale attenante à sa bronche.
Elle est le plus souvent réalisée au niveau du lobe supérieur droit, la "bronche intermédiaire droite" étant suturée à l'origine de la bronche principale. C'est pour des tumeurs bénignes mais aussi pour des tumeurs malignes de petites tailles, sans envahissement lymphatique apparent, qu'elle est réalisée. Un insuffisant respiratoire, pour lequel une pneumonectomie serait trop dangereuse peut bénéficier, quel que soit l'état des ganglions, d'une telle intervention quand elle est possible. Au niveau du lobe supérieur gauche, il est plus rare qu'elle soit réalisable. Au niveau des lobes inférieurs, elle est exceptionnelle.

Syn. lobectomie en manchette, lobectomie bronchoplastique

résection n.f.

resection

Ablation chirurgicale d’une partie plus ou moins volumineuse d’un tissu ou d’un organe.

résection cornéenne cunéiforme l.f.

corneal wedge resection

Méthode de correction chirurgicale de l'astigmatisme après kératoplastie transfixiante consistant à pratiquer une résection cunéiforme du greffon au niveau de l'anneau limitant de manière à cambrer le méridien le plus plat.

anneau limitant

résection cunéiforme de l'ovaire 1.f.

wedge resection of the ovary

Intervention chirurgicale ôtant un coin de parenchyme ovarien.
Elle était utilisée autrefois dans le traitement du syndrome de Stein-Leventhal.

I. F. Stein et M. L. Leventhal, gynécologues obstétriciens américains (1935)

ovaires polykystiques (syndrome des), Stein-Leventhal (syndrome de)

résection de la jonction pyélo-urétérale l.f.

resection of the pelvi-ureteral junction (with uretero pelvic anastomosis)

Intervention chirurgicale employée principalement dans la cure de l'hydronéphrose congénitale, qui réalise l'ablation de la jonction pyélo-urétérale pathologique, puis sa reconstitution par anastomose pyélo-urétérale.
L'opération sectionne l'uretère en zone saine sous la jonction pyélo-urétérale et enlève une partie plus ou moins grande du bassinet dilaté ; la reconstitution est obtenue par suture linéaire du bassinet et anastomose pyélo-urétérale au point déclive "en raquette" ; elle permet le décroisement d'un éventuel pédicule vasculaire polaire inférieur. Proposée par R. Küss en 1951, elle est devenue l'opération de référence dans la cure de l'hydronéphrose congénitale.

R. Küss, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1975)

résection de la bifurcation trachéobronchique l.f.

carinal reconstruction

Résection de la carène et de l'origine des deux bronches principales, suivie de sa reconstruction.
Elle se fait de préférence par thoracotomie postérolatérale droite plutôt que par sternotomie médiane. Elle est pratiquée parfois pour traiter des tumeurs malignes atteignant la carène, plus souvent pour des sténoses inflammatoires trachéales basses dont les lésions débordent sur l'une ou les 2 bronches principales.
Durant le temps d'exérèse, chacune des 2 bronches est intubée stérilement à travers le champ opératoire afin d'oxygéner le malade. Une fois les 2 bronches suturées l'une à l'autre par leur face interne et leur face postérieure membraneuse à celle correspondante de la trachée, les 2 sondes sont retirées, la sonde trachéale est poussée dans la bronche gauche, le temps de terminer la suture bronchotrachéale.

Syn. reconstruction carénaire

résection de la cloison l.f.

septum resection

Résection d’une partie de la cloison nasale cartilagineuse ou osseuse afin d’améliorer la perméabilité nasale.

résection d'un diaphragme vaginal l.f.

resection of a vaginal diaphragm

Intervention de chirurgie plastique propre à la mise à plat d'un diaphragme transversal du vagin.
Les procédés les plus courants sont la plastie en Z et surtout la méthode des crevés, suivie de mise en place d'un mandrin amovible.

diaphragme vaginal

résection endo-utérine l.f.

endo-uterine resection

Résection chirurgicale, menée par voie endoscopique, d'un myome sousmuqueux, d'une synéchie ou d'une cloison de la cavité utérine.

résection musculaire l.f.

muscle resection

En chirurgie ophtalmologique, amputation d'un segment de l'extrémité antérieure d’un muscle oculomoteur suivie de la réinsertion de la partie restante à l'insertion primitive.

myectomie

résection pulmonaire atypique l.f.

résection pulmonaire en coin

résection pulmonaire cunéiforme l.f.

résection pulmonaire en coin

résection pulmonaire en coin l.f.

wedge resection

Exérèse réservée à des lésions périphériques de taille limitée (<3 cm) de nature infectieuse ou tumorale bénigne.
Pour des raisons de terrain et d'évolutivité on peut utiliser cette technique pour des lésions malignes primitives ou secondaires. On passe à une distance de 10 mm (sur poumon ventilé) des limites de la lésion à enlever, si la tumeur est maligne ou suspecte de malignité.

Syn. résection pulmonaire cunéiforme, résection pulmonaire atypique

résection trachéale l.f.

tracheal resection

Ablation d'une portion limitée de la trachée, elle est faite beaucoup plus souvent pour une sténose bénigne que maligne.
Les sténoses bénignes surviennent après intubation trachéale ou trachéotomie, rarement après une rupture traumatique transversale de la trachée méconnue. Seules les sténoses fibreuses, irréductibles aux traitements médicaux et endoscopiques, relèvent de la résection. Une résection de moins de 4 cm chez l'adulte permet une suture bout à bout sans traction excessive en utilisant au besoin des artifices pour mobiliser et faciliter la descente du larynx. Ces artifices sont nécessaires dès que la résection atteint ou dépasse 4 cm, ce qui s'observe surtout pour les tumeurs malignes du type carcinome adénoïde kystique.
La résection trachéolaryngée est faite par voie cervicale. Les sténoses de la trachée thoracique haute sont abordées par cervicomanubriotomie. La résection de la bifurcation trachéobronchique est mieux faite par thoracotomie postérolatérale droite que par sternotomie verticale.
Une petite résection trachéale est habituellement nécessaire au cours du traitement des fistules trachéo-œsophagiennes ou des ulcérations du tronc artériel brachiocéphalique.

résection de la bifurcation trachéobronchique

résection trachéolaryngée l.f.

laryngotracheal resection

Ablation de la partie basse du larynx et de l'origine de la trachée.
Elle est nécessaire dans les sténoses fibro-inflammatoires trachéales hautes avec atteinte de la partie basse du cartilage cricoïde. La sténose est abordée par cervicotomie. Il faut ménager la moitié supérieure de la face postérieure du chaton cricoïdien, la moitié inférieure étant autant que possible reséquée en sous-muqueux. L'arc antérieur peut être reséqué en sa presque totalité.

résection trachéale

résection transvésicale de l'uretère terminal l.f.

Puigvert's operation, "pull through" operation

Technique opératoire permettant l'ablation de la terminaison d'un uretère et la réimplantation de celui-ci en passant à travers la vessie.
Elle comporte l'abord transvésical du trigone, la découpe de l'orifice urétéral, l'attraction progressive de l'uretère dans la vessie lors de sa dissection, la résection de celui-ci, et enfin l'anastomose urétérovésicale directe. Cette technique utilisée pour le traitement des lésions de l'uretère terminal constitue plus souvent le premier temps d'une opération antireflux.

A. Puigvert, chirurgien urologue espagnol (1956)

Syn. opération de Puigvert

résection tubaire l.f.

tubal resection

Ablation de tout ou partie d'une trompe de Fallope, soit en vue d’une stérilisation, soit pour traiter une affection tubaire, un pyosalpinx ou une grossesse extra-utérine.

résection vaginale l.f.

resection of tunica vaginalis

Ablation chirurgicale du feuillet externe de la vaginale testiculaire, dans la cure d'une hydrocèle chronique.

antigène spécifique de prostate l.m.

prostatic specific antigen (PSA)

Protéase sécrétée par les cellules épithéliales bordant les acinus prostatiques et les glandes péri-uréthrales, dont le rôle physiologique est la liquéfaction du liquide séminal, et dont le taux sérique est utilisé comme marqueur de l'activité du tissu prostatique normal et pathologique.
Le PSA, protéine d'un poids moléculaire de 33Dd, circule dans le sérum sous plusieurs formes : deux sont complexées, l'une principale liée à l'alpha1-antichymotrypsine, dosable, l'autre liée à l'alpha2 macroglobuline, non détectable et sans pouvoir enzymatique, une troisième forme est libre et dosable. Le PSA est très faiblement exprimé dans d'autres tissus que la prostate : endomètre, sein, sérum féminin, tumeurs du sein et du rein.
Les dosages de PSA s’effectuent par techniques immuno-néphélémètriques. Le dosage du PSA total mesure le PSA complexé avec l’alpha1-antichymotrypsine et le PSA libre. La concentration sérique normale est classiquement de 2,5 à 4 ng/mlL. Le seuil d’alerte augmente toutefois avec l’âge.
D’une manière générale, il existe une corrélation entre la concentration de PSA et le volume du tissu prostatique présent. Tout processus pathologique, tumoral, inflammatoire, infectieux, augmente cette teneur dans des proportions très variables. Par ex. le tissu carcinomateux secrète dix fois plus de PSA à poids égal que l'HBP. Des variétés individuelles sont néanmoins fréquentes. Son taux peut également être altéré par divers agents pharmacologiques et manœuvres urologiques locales.
Le PSA est un marqueur du tissu prostatique mais non de l'adénocarcinome pour lequel sa sensibilité est bonne, mais sa spécificité médiocre. L'on essaie d'affiner la signification des variations de taux de PSA par l'étude de son rapport avec le poids prostatique, sa courbe d'évolution, le rapport de ses différentes fractions. Ainsi, lorsque le PSA total est élevé, une diminution du rapport PSA libre /PSA total est en faveur de l’existence d’un cancer de la prostate.
Le PSA est un marqueur très précieux dans la surveillance de l'évolution des cancers traités. Il est utilisé en immunohistochimie pour la reconnaissance des cellules prostatiques.

PSA (densité du), PSA libre, PSA (vélocité du), cancer de la prostate

apex de la prostate l.m.

apex prostatae (TA)

apex of prostate

Extrémité inférieure de la prostate.

Syn. anc. bec de la prostate ; sommet de la prostate

base de la prostate l.f.

basis prostatae (TA)

Partie supérieure de la postate

Elle répond à la vessie et aux vésicules séminales.

Édit. 2017

bec de la prostate l.m.

beak of the prostate

apex de la prostate

Édit. 2017

cancer de la prostate l.m.

prostate cancer

Terme général désignant l'ensemble des tumeurs malignes de la glande prostatique dont l'adénocarcinome, développé aux dépens des acinus, est de loin la plus fréquente, à côté de rares cas de carcinomes neuroendocrines (purs ou associés à des lésions d'adénocarcinome) et de très rares sarcomes prostatiques (principalement rhabdomyosarcome chez l’enfant, leïomyosarcome chez l’adulte).
L’adénocarcinome prostatique est en fréquence le deuxième cancer de l’homme, après celui du poumon. En France son incidence annuelle a considérablement augmenté ces dernières années, augmentation due en grande partie à la pratique du dépistage par le dosage du PSA (Prostatic Specific Antigen, Antigène spécifique prostatique) avec 71 000 nouveaux cas annuels, (projection InVS 2011). En revanche, la mortalité qui lui est due a tendance à diminuer responsables de 8700 décès (projection InVS 2011=. Variable selon les pays, l’incidence la plus élevée se trouve chez les noirs des États-Unis. Aucun facteur étiologique ou environnemental n’a été formellement mis en évidence. Par contre des facteurs familiaux et génétiques sont prouvés, et certains gènes identifiés. Son développement est androgénodépendant, du moins au début de l’évolution.
L’intérêt du dépistage organisé (diminution de la mortalité), basé sur le dosage du PSA n’a pas été prouvé. Le diagnostic, souvent suspecté sur une élévation du taux de PSA, ne peut reposer que sur l’histologie. Il est parfois fait sur les copeaux d’une résection endoscopique pour adénome. La coexistence des deux affections est fréquente. Le pronostic dépend en partie du grade histologique de Gleason établi sur des critères architecturaux et de l’importance de l’extension. Celle-ci peut être locale, franchissement capsulaire, envahissement du plan séminal, des espaces cellulaires périprostatiques, du plancher vésical (avec retentissement sur le haut appareil), du rétro-péritoine, régionale (extension aux chaînes lymphatiques ilio-obturatrices), ou métastatique (squelette principalement, poumon, névraxe). Elle est codifiée par la classification TNM. Le taux de PSA est un témoin de l’importance de la masse tumorale. Le traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et l’hormonothérapie anti-androgénique. Cette hormonothérapie repose sur divers moyens : pulpectomie testiculaire, agonistes de la LH-RH, anti-androgènes. Le traitement des cancers localisés est curatif et repose soit sur la chirurgie (prostatectomie totale associée à la lymphadénectomie pelvienne, associée éventuellement à une radiothérapie externe, soit sur la radiothérapie (brachythérapie ou radiothérapie externe); selon les données du bilan initial une hormonothérapie adjuvante peut être entreprise. Le traitement des formes évoluées localement et/ou métastatiques devient palliatif, associant de façon diverse chirurgie, radiothérapie et l’hormonothérapie, En cas d’échappement à celle-ci, une chimiothérapie peut être proposée. Le pronostic dépend du stade initial de la tumeur et de sa forme histologique.

D. F. Gleason, anatomopathologiste américain (1966)

Syn. carcinome de la prostate

adénocarcinome, rhabdomyosarcome, leïomyosarcome, antigène spécifique de la prostate, PSA, Gleason (score de), TNM (classification), hormonothérapie, agoniste de la LHRH, antiandrogène, pulpectomie testiculaire, brachythérapie

[F2,M2]

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