Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

523 résultats 

sillon fimbriodental l.m.

sulcus fimbriodentaatus (TA)

fimbriodentate sulcus

Sillon qui sépare le gyrus dentatus de la fimbria située au-dessus de lui.
Ce sillon antéro-postérieur prolonge en arrière le sillon de l’uncus et se termine en s’élargissant au-dessous du splénium du corps calleux où il forme le triangle sous-calleux.

J. Dejerine, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1849-1917)

Syn. anc. sillon fimbrio-godronné de Dejerine

sillon gingivo-labio-génien inférieur l.m.

Sillon situé entre l’arcade alvéolo-dentaire inférieure et les parties molles péribuccales.
Il porte le nom de sillon gingivo-labial inférieur entre l’arcade et la lèvre inférieure et de sillon gingivo-jugal inférieur entre l’arcade et la joue. Il représente une voie d’accès vers la mandibule.

sillon gingivo-labio-génien supérieur l.m.

Sillon situé entre l’arcade alvéolo-dentaire supérieure et les parties molles péribuccales.
Il porte le nom de sillon gingivo-labial supérieur entre l’arcade et la lèvre supérieure et de sillon gingivo-jugal supérieur entre l’arcade et la joue. Il représente une voie d’accès vers le sinus maxillaire

sillon occipital transverse l.m.

sulcus occipitalis transversus (TA)

transverse occipital sulcus

Sillon de la face latérale du lobe occipital, bien développé chez le singe, beaucoup plus effacé chez l’homme où il est masqué par les plis de passage pariéto-occipitaux.
Il se détache à angle droit de la partie postérieure du bord supérieur de l’hémisphère qu’il encoche en se continuant avec le sillon pariéto-occipital. il se dirige en bas et en avant et se termine un peu au-dessus du bord latéral de l’hémisphère. Il n’est visible chez l’homme qu’à ses deux extrémités. Il est parallèle au sillon pariéto-occipital et délimite en avant la face latérale du lobe occipital.

P.Broca , anthropologiste, anatomiste et chirurgien français (1824-1880)

Syn. anc. scissure perpendiculaire externe, sillon occipital transverse de Broca, fente simienne

sillon palpébral l.m.

Sillon qui sur chacune des paupières supérieure et inférieure sépare la portion tarsale de la portion orbitaire.
Le sillon palpébral inférieur est peu accusé et proche de la fente palpébrale. Le sillon palpébral supérieur devient profond quand la paupière s’élève et se transforme en un pli constitué par l’adossement des portions tarsale et orbitaire de la paupière supérieure.

sillon palpébral l.m.

Sillon qui sur chacune des paupières supérieure et inférieure sépare la portion tarsale de la portion orbitaire.
Le sillon palpébral inférieur est peu accusé et proche de la fente palpébrale. Le sillon palpébral supérieur devient profond quand la paupière s’élève et se transforme en un pli constitué par l’adossement des portions tarsale et orbitaire de la paupière supérieure.

sillon postcentral l.m.

sulcus postcentralis (TA)

postcentral sulcus

Partie antérieure ascendante du sillon intrapariétal.
Ce sillon se prolonge souvent au-dessus du segment horizontal de ce sillon jusqu’au bord supérieur de l’hémisphère cérébral. Il limite en arrière le gyrus postcentral.

Syn. anc. sillon post-rolandique, sillon rétro-rolandique

sillon tympanique l.m.

sulcus tympanicus (TA)

tympanic sulcus

Sillon circulaire creusé sur le bord concave de l’os tympanal, au fond du méat acoustique externe.
Dans ce sillon s’insère la membrane tympanique qui est fixée par l’anneau fibro-cartilagineux de la membrane du tympan. Le sillon tympanique ne décrit pas un cercle complet : il s’arrête en arrière au sommet du versant supérieur de la gouttière formée par l’os tympanal, et en avant au point où l’os tympanal croise le rebord médial de l’écaille.

sustentaculum tali l.m.

sustentaculum tali (TA)

sustentaculum tali, talar shelf

Volumineuse apophyse en console de la face médiale du calcanéum, située en avant et au-dessus du sillon calcanéen.
Elle supporte la facette articulaire talaire moyenne de la face supérieure du calcanéum. Sa face inférieure est creusée d’un sillon pour le tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux. Son sommet est creusé d’un sillon pour le tendon du muscle fléchisseur des orteils.

Syn. anc. console astragalienne, petite apophyse du calcanéum, sustentaculum talare (PNA, 1955)

veine cardiaque majeure l.f.

vena cardiaca magna, vena cordis magna (TA)

great cardiac vein

Veine principale du cœur.
Elle commence à l’extrémité distale du sillon interventriculaire antérieur où elle chemine d’avant en arrière, parvient au sillon coronaire et s’infléchit à gauche en croisant le bord gauche du cœur. Elle se termine dans le sillon interauriculaire au voisinage de la face inférieure de l’atrium droit en se continuant à plein canal avec le sinus coronaire. La jonction de ces deux vaisseaux est inconstamment valvulée (valvule de Vieussens).
La veine cardiaque majeure draine une part importante du sang veineux du cœur par ses collatérales venues des cloisons du cœur, de la face antérieure des ventricules, de l’atrium gauche et de la face gauche du cœur (veine marginale gauche).

Syn. anc. veine grande coronaire

[A1, K4, K2]

Édit. 2020

artère angulaire l.f.

arteria angularis (TA)

angular artery

Branche terminale de l’artère faciale se dirigeant verticalement dans le sillon naso-génien et le sillon naso-palpébral jusqu’à l’angle supéro-médial de l’orbite.
Elle s’y anastomose avec l’artère nasale, segment terminal de l’artère ophtalmique. Se réalise ainsi une anastomose entre les artères carotides externe et interne.

artère cérébrale postérieure l.f.

arteria cerebri posterior (TA)

posterior cerebral artery

Artère paire formée par la bifurcation de l’artère basilaire au niveau du sillon pédonculo-pontique.
Elle contourne la face latérale du pédoncule cérébral où elle reçoit l’artère communiquante postérieure puis, à hauteur des colliculus, se porte latéralement, sur la face inférieure de l’hémisphère cérébral. Elle vascularise une grande partie des lobes temporaux et occipitaux. Elle se dirige transversalement au-dessus des nerfs oculomoteurs et trochléaire qui la séparent de l’artère cérébelleuse supérieure. Elle se termine en artère du sillon calcarin. Elle donne comme collatérales des rameaux corticaux. Son trajet se divise en quatre segments : P1 ou segment précommunicant entre son origine et la rencontre de l’artère communicante postérieure (trajet circumpédonculaire) ; P2 depuis cette rencontre et la face inféro-médiale de l’hémisphère ; P3 correspond à l’artère occipitale latérale ; le segment P4 correspond à l’artère occipitale médiale. Elle fournit des branches collatérales issues des différents segments de l’artère. Du segment précommunicant naissent les artères centrales postéro-médiales, les artères circonférentielles courtes, l’artère thalamo-perforante, l’artère colliculaire. Du segment post-communicant naissent les artères centrales postéro-latérales, l’artère thalamo-géniculée, les rameaux choroïdiens postérieurs et médiaux, les rameaux choroïdiens postérieurs et latéraux, des rameaux pédonculaires. De l’artère occipitale latérale naissent des rameaux temporaux antérieurs, moyens et postérieurs destinés à vasculariser les faces médiale et inférieure du lobe temporal. De l’artère occipitale médiale naissent le rameau dorsal du corps calleux destiné au splénium et à la partie dorsale de l’isthme du corps calleux, le rameau pariétal, le rameau pariéto-occipital, le rameau occipito-temporal et le rameau calcarin qui est considéré comme la terminaison de l’artère cérébrale postérieure.

artère coronaire droite l.f.

arteria coronaria dextra (TA)

right coronary artery

Collatérale initiale de la crosse de l’aorte qui nait du versant droit de la portion ascendante immédiatement au-dessus de la valvule semi-lunaire droite et participe à la vascularisation du cœur.
Elle se dirige en avant, recouverte d’abord par l’auricule droite puis, après un coude, elle longe la moitié droite du sillon atrio-ventriculaire, s’engage dans le sillon interventriculaire postérieur qu’elle parcourt d’arrière en avant et se termine sans atteindre la pointe du cœur. Elle s’y anastomose fréquemment avec l’artère coronaire gauche. Près de son origine elle donne des rameaux collatéraux : les rameaux atrio-ventriculaires, un rameau pour le cône artériel, un rameau pour le nœud sinuatrial, des rameaux atriaux, un rameau marginal droit, un rameau atrial intermédiaire, un rameau interventriculaire postérieur qui donne des rameaux interventriculaires septaux, un rameau pour le nœud atrio-ventriculaire et un rameau postéro-latéral droit.

Syn. anc.  artère coronaire postérieure

artère spinale postérieure de l'artère inféro-postérieure du cervelet l.f.

arteria spinalis posterior arteriae inferioris posterioris cerebelli (TA)

posterior spinal artery of posterior inferior cerebellar artery

Artère née de l’artère vertébrale au point où elle croise la face latérale de la moelle allongée.
Elle se dirige en bas et en dedans jusqu’à la face postérieure de la moelle allongée et de la moelle spinale, de chaque côté du sillon médian dorsal. Elle se divise en deux branches : une branche médiale en dedans des racines postérieurs des nerfs spinaux et une branche latérale en dehors de celles-ci. Ces branches descendent parallèlement au sillon dorso-latéral de la moelle spinale en s’anastomosant largement et en se terminant à la partie inférieure de la moelle cervicale où elles s’anastomosent avec des branches venues des artères spinales latérales.

bord ciliaire de l'iris l.m.

margo ciliaris iridis (TA)

cialiary margin of iris

Bord périphérique de l’iris qui se continue avec la partie antérieure du corps ciliaire.
Il dessine, avec le limbe de la cornée, un sillon circulaire appelé angle irido-cornéen ou sillon péri-irien.

angle irido-cornéen

Édit. 2017

bord latéral de l'humérus l.m.

margo lateralis humeri (TA)

lateral margin of humerus

Situé à l’aplomb de la face latérale du grand tubercule de l’humérus, le bord latéral de l’humérus, effacé à sa partie haute, interrompu à sa partie moyenne par le sillon du nerf radial, devient saillant au-dessous de ce sillon.
Il donne insertion à ce niveau à la membrane intermusculaire latérale, au muscle brachio-radial et au muscle long extenseur radial du carpe.

Syn. anc. bord externe de l’humérus

Édit. 2017

bord postérieur de la partie pétreuse de l'os temporal l.m.

margo posterior partis petrosae ossis temporalis (TA)

posterior border of petrous part of temporal bone

Ce bord s’articule avec la partie latérale correspondante de l’os occipital.
Cette suture est complexe et donne à décrire, d’arrière en avant, les reliefs suivants :
- la facette jugulaire qui s’articule avec le processus jugulaire de l’os occipital ;
- une large échancrure qui limite, avec la partie latérale de l’occipital, le foramen jugulaire lui-même subdivisé par le processus intra jugulaire du temporal en un segment postérieur veineux qui correspond au bulbe supérieur de la veine jugulaire interne,  et un  segment antérieur nerveux en rapport avec le nerf spinal, le nerf vague et le nerf glosso-pharyngien. Sur ce dernier segment se situe la fossette pétreuse où se loge le ganglion inférieur du nerf glosso-pharyngien. Au fond de cette fossette s’ouvre l’orifice inférieur de l’aqueduc de la cochlée ;
- en avant du foramen jugulaire ce bord, juxtaposé à la partie latérale de l’os occipital lui est uni par un fibro-cartilage. Il est longé à ce niveau par le sillon du sinus pétreux inférieur. Cette même suture, sur sa face exocrânienne, est longée par le sillon du sinus pétro-occipital.

Édit. 2017

bord supérieur de la partie pétreuse de l'os temporal  l.m.

margo superior partis petrosae ossis temporalis  (TA)

superior border of petrous part of temporal bone

Bord qui sépare les faces antérieure et postérieure de la partie pétreuse.
Il est parcouru sur la plus grande partie de sa longueur par le sillon du sinus pétreux supérieur. Il est creusé en avant et en regard de l’empreinte trigéminale, à un centimètre environ de l’apex de la partie pétreuse, d’une large échancrure en rapport avec le nerf trijumeau. En avant de cette échancrure se trouve une petite encoche qui répond au nerf abducens. L’extrémité postérieure de ce bord se continue en arrière avec la lèvre supérieure du sillon du sinus sigmoïde de l’os temporal.

Édit. 2017

bourgeons des membres l.m.

gemmae membrorum (TE)
limb buds
Les bourgeons des membres apparaissent à la fin de la 4ème semaine du développement de l’embryon.
Ils sont constitués d’un axe mésenchymateux qui dérive de la somatopleure et formera l’os et les parties molles du membre. Cet axe est recouvert d’un feuillet ectoblastique de cellules cuboïdes. L’extrémité du bourgeon s’épaissit pour former la crête ectoblastique apicale qui exerce une action inductive sur le mésenchyme sous-jacent. Le mésenchyme au contact de la crête reste indifférencié et prolifère tandis que les cellules proximales se différencient en cartilage et en muscle. Le développement du membre se poursuit de l’extrémité proximale à l’extrémité distale. A la 6ème semaine l’extrémité du bourgeon s’aplatit pour former les palettes des mains et des pieds séparées du segment proximal par un sillon. Un 2ème sillon va ensuite diviser cette palette proximale en deux segments.
Les malformations des membres sont extrêmement variées : amélie, méromélie, phocomélie, micromélie, polydactylie, ectrodactylie, syndactylie, pince de homard, pied bot varus équin, agénésie radiale, luxation congénitale de hanche.

amélie, méromélie, phocomélie, micromélie, polydactylie, ectrodactylie, syndactylie, pince de homard, pied bot varus équin, agénésie radiale, luxation congénitale de hanche

[A4,O6]

Édit. 2017

canal grand palatin l.m.

canalis palatinus major (TA)

greater palatine canal

Canal vertical, légèrement oblique en avant, délimité par la face latérale de la lame perpendiculaire de l’os palatin et la face médiale du maxillaire.
Chacune de ces deux surfaces présente en vis-à-vis un grand sillon palatin qui forme avec le sillon correspondant opposé le canal lui-même. Il fait communiquer la fosse ptérygopalatine avec la voûte palatine. Il livre passage aux vaisseaux palatins descendants, au nerf grand palatin et au nerf palatin moyen.

Syn. anc. canal palatin postérieur, canal palatin descendant, canal palato-maxillaire

[A1]

Édit. 2015

canalicule carotico-tympanique l.m.

canaliculus caroticotympanicus (TA)

caroticotympanic canaliculus

Petit conduit osseux qui s’ouvre dans le canal carotidien au niveau de son coude puis, par un trajet très court, traverse la paroi antérieure de la caisse du tympan et débouche près du promontoire sur lequel il se continue par un sillon qui s’anastomose avec le sillon du promontoire.
Il livre passage au nerf et à l’artère carotico-tympaniques

[A1,P1]

Édit. 2015

canal infra-orbitaire l.m.

canalis infraorbitalis (TA)

infra-orbital canal

Canal osseux creusé dans la partie antérieure de la face orbitaire du maxillaire.
Il fait suite au sillon infra-orbitaire. Sa paroi supérieure est formée par la soudure des deux berges de ce sillon. De sa paroi inférieure part le canal dentaire antérieur et supérieur. Le canal sous-orbitaire s’ouvre sur la face génienne du maxillaire par le foramen infra-orbitaire. Il livre passage au nerf et aux vaisseaux infra-orbitaires.

Syn. anc. canal sous-orbitaire

[A1,H5]

Édit. 2015

crête du corps de la côte l.f.

crista corporis costae (TA)

crest of body of rib, crest of shaft of rib

Bord inférieur du corps de la côte.
Mince, rugueux, il forme la lèvre inféro-latérale du sillon costal. Les muscles intercostaux s’insèrent sur les deux lèvres de ce sillon.

Syn. crête costale

[A1]

Édit. 2015

dos de la langue l.m.

dorsum linguae (TA)

dorsum of tongue

Face supérieure de la langue.
Il est divisé par le sillon terminal de la langue en deux parties : antérieure ou buccale en avant du sillon et postérieure ou pharyngienne en arrière.

écaille de l'os occipital l.f.

squama occipitalis  (TA)

squamus part of occipital bone

Partie de l’os occipital située en arrière et au-dessus du foramen magnum de chaque côté duquel elle s’unit aux parties latérales de l’os.
Elle a la forme d’un segment losangique de sphère, à concavité antérieure. On lui reconnaît deux faces, exocrânienne et endocrânienne ; quatre bords, symétriques deux à deux, soit de chaque côté un bord supérieur, le bord lambdoïde, uni au bord postérieur de l’os pariétal, et un bord inférieur, le bord mastoïdien, uni au bord postérieur de la partie pétreuse de l’os temporal. La face exocrânienne présente différents reliefs : la protubérance occipitale externe dont la base marque l’inion et d’où descend la crête occipitale externe ; les lignes nuchales supérieures qui se détachent de chaque côté de la protubérance occipitale externe ; les lignes nuchales inférieures qui se détachent de chaque côté de la partie moyenne de la crête occipitale externe ; les lignes nuchales suprêmes, peu marquées, situées au-dessus des lignes nuchales supérieures (ce sont des reliefs d’insertion musculaire). La face endocrânienne est divisée en quatre fosses, deux supérieures, les fosses cérébrales, et deux inférieures les fosses cérébelleuses, par quatre reliefs  qui partent de la protubérance occipitale interne : latéralement chacun des deux sillons du sinus transverse, en avant et en haut le sillon du sinus sagittal supérieur, en avant et en bas la crête occipitale interne parcourue par le sillon du sinus occipital.

[A1]

Édit. 20189

| page précédente | /21 | page suivante