Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

33 résultats 

rapport sexuel l.m.

coitus

coït

rapport signal/bruit (S/B) l.m.

signal to noise ratio

Quotient de la partie déterministe et utile du signal à sa partie aléatoire (ou bruit), cette dernière nuisant à l'interprétation de l’image.
Le signal S, sur une partie homogène de l'image numérique, présente une certaine incertitude. Sa fluctuation d'un pixel à l'autre autour de la valeur S est appelée déviation standard (Ds) ou écart-type. Si l'on désigne par Sm la valeur moyenne de S, le rapport signal / bruit peut être défini comme le rapport de Sm sur la déviation standard : S/B=Sm/Ds. La diminution du rapport signal/bruit est la principale cause de limitation de la résolution en imagerie numérisée. On ne peut en général augmenter ce rapport qu'en allongeant les durées d'acquisition, ce qui pose des problèmes pour les examens de scintigraphie et d'IRM, déjà longs par eux-mêmes.

[B2,B3]

Édit. 2018

rapport tissu air l.m.

tissue air ratio

Rapport de la dose en un point du milieu sur l'axe d’un faisceau électronique et de la dose délivrée au même point de l’espace au centre d'un petit volume équivalent-air assurant l'équilibre électronique.

Sigle RTA

rapport tissu maximum l.m.

tissue maximum ratio

Rapport des doses, sur l'axe d’un faisceau de photons de haute énergie, à une profondeur donnée dans le milieu et à la profondeur du maximum.
Pour éviter de mettre en jeu la différence des distances à la source les 2 doses sont mesurées au même point de l'espace en modifiant le fantôme pour réaliser les 2 profondeurs.

Sigle RTM

dose à l'entrée

rotation d'axe incliné par rapport à la pesanteur l.f.

off-vertical axis rotation (OVAR)

Epreuve de stimulation vestibulaire qui soumet un sujet assis à une rotation à vitesse constante selon un axe incliné sur la verticale d’un angle de 10 à 15°.
La réponse nystagmique provoquée est modulée par les variations de la position de la tête par rapport à la pesanteur au cours de la rotation. Cette épreuve teste les récepteurs otolithiques.

Sigle RAIG

Tiffeneau (coefficient de, rapport de) l.m.

forced vital capacity test, forced vital capacity one second

Épreuve d'expiration forcée pour déterminer le VEMS (volume expiré au maximum en une seconde) et calculer son rapport avec la capacité vitale VEMS/CV.
Ce test proposé par R.Tiffeneau avait déjà été utilisé par A. Strohl dans un but de contrôle de la qualité des spiromètres. Il a été codifié par Cara et Sadoul. Les auteurs américains l'ont largement diffusée à la fin des années 50 sous le sigle FVC1.
Sa diminution reflète une gêne à l'écoulement gazeux et correspond à un trouble ventilatoire obstructif. Son augmentation est le reflet d'un trouble ventilatoire restrictif.

R. Tiffeneau, pneumologue et physiologiste français (1948), A Strohl médecin français, membre de l’Académie de médecine (1919) ; M. Cara et P. Sadoul médecins français, membres de l’Académie de médecine (1952)

Sigle VEMS/CV

spirogramme, VEMS

rapport ventilation-perfusion l.m.

ventilation perfusion ratio

Rapport entre la ventilation alvéolaire d'un lobule pulmonaire et le débit sanguin qui le perfuse exprimé en litres/minute.
Mais les poumons sont très inhomogènes et les différentes régions ont des rapports différents, variables avec la position
Le rapport global ventilation/perfusion chez le sujet normal en position debout est égal à 0,8 (4/5) Ce rapport es un bon moyen d’étude de la fonction respiratoire : il est perturbé dans un certain nombre d’affections pulmonaires ou vasculo-pulmonaires.
Un lobule pulmonaire, ventilé par une ventilation V', perfusé par un débit sanguin Q', est traversé par un débit d'oxygène et par un débit de gaz carbonique dont le rapport est égal au quotient respiratoire local, R. Cet O2 est véhiculé par le débit sanguin. En appliquant le principe de Fick appliqué à l'O2 on peut écrire avec les symboles usuels de la physiologie respiratoire :
= = k
Le coefficient k dépend des unités et des conditions de mesure : si la pression partielle est mesurée en mm de Hg et les volumes gazeux sont pris aux conditions alvéolaires normales au niveau de la mer k = 0,863. Cette formule montre que le rapport est nul si le lobule n'est pas ventilé ou si le débit sanguin est très grand, qu'il est très grand si le débit sanguin est très faible ou si la ventilation est très grande. Chez un sujet normal debout, les sommets sont très ventilés et peu irrigués, le rapport est de l'ordre de 3,3 avec R = 2, au contraire les bases sont peu ventilées et très irriguées, le rapport est de l'ordre de 0,63 avec R = 0,65 (J. West, 1962).
Ces données montrent que, chez le sujet debout ou assis, l'élimination du CO2 se fait surtout par les sommets tandis que l'absorption d'O2 se fait surtout par les bases. Dans les conditions citées ci-dessus on a la PO2 = 132 mm de Hg aux sommets et 89 mm de Hg aux bases. Mais ces valeurs varient considérablement quand le sujet change de position, notamment s'il est couché sur un lit ou sur une table d'opération ce qui peut avoir des conséquences immédiates. De même la position a des conséquences à long terme : par. ex. le bacille tuberculeux, très sensible à la PO2, a besoin d'O2 pour se développer, c'est pourquoi les lésions tuberculeuses se voient surtout au sommet chez l'Homme, dans les gouttières paravertébrales chez la Vache (dont le thorax est horizontal) et près du diaphragme chez la Chauve-souris (qui est souvent pendue par les pieds la tête en bas). Cela justifie aussi l'intérêt des sanatoriums d'altitude (au niveau de la mer la PaO2 = 95 mm de Hg et elle vaut 73 mm de Hg à 1 500 m).
Ainsi la position d'un patient et sa mise au lit ou sur la table d'opération modifient l'hématose : il faut y prendre garde pour éviter des accidents d'hypoxie, particulièrement lors de changements de position au cours du transport ou lors de la mise sur la table d'opération, surtout chez les pulmonaires ou les cardiaques.

A. Fick, physiologiste allemand (1870)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Fick (principe de)

Valsalva (rapport de) l.m.

Valsalva ratio

Rapport entre les fréquences cardiaques pendant l'épreuve de Valsalva (bradycardie) et juste après pendant la tachycardie compensatoire.
Ce rapport permet d'évaluer la réactivité du système nerveux autonome.moyens pour le faire. On ne peut mesurer la fréquence sur de si courte durée que sur l'électrocardiogramme. La période (inverse de la fréquence) se mesure avec précision sur l'intervalle RR.
Le rapport de Valsalva devient ainsi :Rv = RR le plus court / RR le plus long.

période, système nerveux autonome, Valsalva (épreuve de)

[K2]

Édit. 2019

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