Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

29 résultats 

profil uréthral l.m.

Lauenstein's projection

Incidence radiographique de la hanche, voisine du profil, donnant une bonne vue de l'interligne et de la tête fémorale, mais la projection du massif trochantérien se superpose à celle du col.
Cette position est la même que celle destinée à dérouler l'urèthre au cours d'une uréthrographie, d'où son nom. Elle est indiquée surtout dans la recherche chez l'adulte d'une coxarthrose et chez l'adolescent d'une épiphysiolyse,

prolapsus uréthral l.m.

ectropion urethral

rétrécissement uréthral l.m.

urethral stenosis

Diminution de calibre de la lumière uréthrale due à une sclérose de la paroi du conduit et cause de dysurie et de rétention chronique incomplète.
L'étiologie peut être infectieuse, congénitale, traumatique, parasitaire ou iatrogène.
Les rétrécissements post-infectieux, souvent multiples, notamment blennorragiques, ont vu leur fréquence diminuer avec l'amélioration du traitement de l'infection initiale, cédant le pas aux rétrécissements post-traumatiques et iatrogènes. Leur traitement peut être long et difficile du fait de leur caractère récidivant, allant du simple calibrage uréthral par dilatation à la bougie ou au béniqué, à des uréthrotomies et à la chirurgie réparatrice par résection-suture ou l'une des multiples modalités d'uréthroplastie.

uréthroplastie, uréthrotomie

sphincter uréthral l.m.

urinary sphincter, urethral sphincter

Structure anatomique musculaire circulaire ou annulaire de l'urèthre capable de se fermer pour assurer la continence et de s'ouvrir pour permettre une exonération.
Le sphincter uréthral, disposé autour du col et de l'urèthre, comprend des fibres musculaires lisses et des fibres striées.
Le sphincter lisse est fait de fibres obliques ou circulaires disposées autour du col et de l'urèthre initial. Il assure la continence passive en participant pour 50% à la pression uréthrale par une activité tonique de type α-adrénergique, maintenue par le système sympathique. Le point de départ du réflexe sympathique est une stimulation des récepteurs de tension du détrusor ; les afférents gagnent la moelle dorsolombaire par les nerfs pelviens tandis que les efférents rejoignent, par les nerfs hypogastriques, les fibres musculaires lisses de la vessie et de l'urèthre (récepteurs α). Ce réflexe est placé sous contrôle inhibiteur supra-médullaire.
Le sphincter strié double extérieurement le sphincter lisse. Chez l'homme il entoure complètement l'urèthre membraneux d'un manchon épais en avant, qui s'amincit vers le veru montanum ; le développement de la prostate refoule ses fibres qui s'étalent sur les faces antérieure et latérales de la glande. Chez la femme, il s'étend sur toute la longueur de l'urèthre, mais ne l'entoure complètement que dans son tiers moyen. Il est fait de deux composantes : l'une para-uréthrale au contact de l'urèthre, faite de fibres à contractions lentes (type 1) qui maintiennent une activité tonique permanente ; l'autre péri-uréthrale, appartenant aux muscles du plancher périnéal, faite de fibres à contractions rapides (type 2) qui assurent la continence volontaire. Il reçoit une innervation somatique par le nerf pudendal. Le tonus du sphincter strié, et plus précisément de sa portion péri-uréthrale, dépend d'un réflexe médullaire sous contrôle supra-médullaire. Il est organisé dans le centre somatique et emprunte les nerfs honteux internes pour afférence et efférence. Le point de départ est une stimulation des récepteurs de tension des muscles périnéaux.

Syn. sphincter urinaire

détrusor, veru montanum

| page précédente | /2