Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

66 résultats 

muscle premier radial externe l.m.

muscle long extenseur radial du carpe.

ovocyte de premier ordre l.m.

oocyte I, ovocyte I

Gamète femelle qui, dans l’ovaire fœtal, succède à la cellule sexuelle primitive, l’ovogonie.
Il reste bloqué à la prophase de la première division méiotique par l’influence d’une cybernine contenue dans le follicule ovarien, le facteur inhibiteur de maturation (migrating inhibiting factor, MIF). C’est seulement après la puberté et dans le follicule dominant, avant l’ovulation, qu’il évoluera vers l’ovocyte de second ordre.

cybernine, méiose, ovogonie

Édit. 2017

premier arc branchial (syndrome du) l.m.

first arch syndrome

Terme générique incluant les malformations dérivant d'une anomalie de développement du premier arc branchial ou arc mandibulaire qui assure la formation de l'étage moyen et inférieur de la face.

A. Franceschetti, ophtalmologue suisse (1896-1968) ; E. Treacher-Collins, ophtalmologue britannique (1862-1919) ; M. Goldenhar, médecin américain  (1952)

syndrome de Franceschetti-Treacher-Collins, syndrome de Goldenhar et syndrome otomandibulaire ou microsomie hémifaciale

premier cri l.m.

first cry

Cri du nouveau-né survenant normalement dans la minute qui suit la naissance : l'inspiration profonde entraîne brutalement un afflux d'air dans les bronches et les alvéoles, mais également un afflux sanguin dans le lit vasculaire des poumons.
Ainsi est modifiée l'hémodynamique fœtale qui se transforme brutalement en hémodynamique néonatale, suscitant la fermeture des communications auriculaires et aortiques.

[O1]

premier nerf lombaire de Haller l.m.

A. von Haller, anatomiste et physiologiste suisse (1708-1777)

nerf sous-costal

sillon orbitaire (premier) de Broca l.m.

P. Broca, anthropologiste, anatomiste et chirurgien français (1824-1880)

sillon olfactif (1)

sillon temporo-occipital (premier) l.m.

sillon occipito-temporal

soins de premier recours l.m.p.

Soins donnés par une personne qualifiée à laquelle s’adresse d’emblée un malade qui estime avoir besoin de soins médicaux.
1) En France, les soins de premier recours sont le plus souvent donnés par les médecins généralistes ou, selon les circonstances, par les services d’aide médicale urgente (SAMU), les pharmaciens, les pompiers, etc. : tel est le cas de nombreux pays d’Europe qui disposent de systèmes de soins bien structurés.
2) Dans les pays en développement, les soins de premier recours revêtent une importance particulière du fait de la sous-médicalisation, de la pauvreté des systèmes de soins et de la protection sociale.

Syn. soins de santé primaire

spermatocyte de premier ordre l.m.

spermatocyte I

Cellule sexuelle masculine diploïde issue de la cellule germinale souche, la spermatogonie, dont la division s’accompagne d’une réduction de moitié du nombre des chromosomes, pour former un spermatozoïde de deuxième ordre, puis les spermatogonies aptes à la fécondation.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence

syndrome du premier arc l.m.

first (and second) arch syndrome, craniofacial microsomia, auriculobranchiogenic dysplasia, oral mandibular auricular syndrome, hemifacial microsomia, otocraniocephalic syndrome

Malformation embryonnaire appartenant au groupe des neurocristopathies ou anomalies liées au développement des tissus provenant de la crête neurale.
Il s’agit d’une hypoplasie intéressant le bourgeon mandibulaire et touchant les os, les dents, les cartilages du pavillon et du conduit auditif externe, les muscles et les nerfs. Elle est beaucoup plus souvent uni- que bilatérale. Il existe 10% de malformations associées, de type Mondini, ainsi que parfois des anomalies oculaires ou cérébrales.
Pris au sens plus large, il regroupe les malformations embryologiques concernant le premier arc branchial. En font partie les syndromes de Franceschetti, de Goldenhar, de Nager et de Reynier, de Pierre Robin qui sont des variétés d’hypoplasie de l’arc mandibulaire.

A. Franceschetti,ophtalmologiste suisse  (1949) ; P. Robin, stomatologue français (1923) M. Goldenhar ophtalmologiste américain (1952) ; F. R. Nager et J. P. de Reynier, otorhinolaryngologistes suisses (1948)

Syn. microsomie hémifaciale, dysplasie faciale latérale.

Franceschetti (syndrome de), Goldenhar (syndrome de), Nager et de Reynier (syndrome de), Pierre Robin (syndrome de)

tubérosité du premier os métatarsien l.f.

tuberositas ossis metatarsi primi (TA)

tuberosity of first metatarsal bone

Chacune des deux tubérosités médiale et latérale de la base du premier métatarsien.
La tubérosité latérale plus saillante que la médiale, proémine en bas en dehors et un peu en arrière et donne insertion au muscle long fibulaire.

Syn. anc. tubercule de l’os métatarsien, apophyse de l’os métatarsien

accès aux informations à caractère médical l.m.

acces to medical information

Le droit de toute personne d’obtenir un accès direct à son dossier comportant des informations à caractère médical, concernant uniquement sa santé, est établi par la Loi du 4 mars 2002.
Ces informations, détenues par des professionnels et établissements de santé, sont formalisées ou ont fait l’objet d’échanges écrits entre professionnels de santé (alinéa 1 er de l’article L.1117-7 du Code de la santé publique).
Selon le Décret du 26 décembre 2016, toute personne ou structure, publique ou privée, à but lucratif ou non, peut sous certaines conditions, accéder aux données du Système national des données de santé (SNDS), après autorisation de la CNIL.
Le patient peut confier l’accès direct à ces données de santé à un médecin ou à toute personne de son choix, par exemple un avocat, disposant d’un mandat de l’intéressé. S’il s’agit d’un mineur le droit à l’accès des données est confié à la personne ayant l’autorité parentale. Dans le cas d’une tutelle, c’est le tuteur qui exerce le droit d’accès au nom de la personne. Dans le cas d’une curatelle, le patient peut avoir un accès direct aux données le concernant. Si la personne est décédée, les ayants droits peuvent avoir accès aux données, à condition que la personne décédée ne se soit pas de son vivant, opposée à cette communication, que le demandeur ait qualité d’ayant droit et que la demande soit motivée par une ou plusieurs des justifications suivantes : connaitre les causes de la mort, défendre la mémoire du défunt, faire valoir ses droits. La communication doit être faite au plus tard dans les huit jours suivant la demande et au plus tôt dans les 48 heures. Ce délai est de 2 mois, lorsque le dossier a plus de 5 ans.
Le décret d’autorisation de l’accès aux données du SNDS précise les institutions dotées « d’un accès permanent » et celles bénéficiant d’un accès ponctuel, sur autorisation de la CNIL. Le texte autorise la Caisse nationale des travailleurs salariés à contractualiser avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale) en tant que "coordinateur national d'infrastructures de recherche utilisant des données de santé". Un deuxième décret publié le 28 décembre, fixe "les modalités de demande d'autorisation de traitement de données à caractère personnel ayant pour fin la recherche, les études et les évaluations dans le domaine de la santé".

caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, système national des données de santé

[E3]

Édit. 2018

accessoire de dispositif médical l.m.

accessory of medical device

Les accessoires et logiciels intervenant dans le fonctionnement d'un dispositif médical sont soumis aux mêmes exigences réglementaires que les dispositifs médicaux (Art. L 5211-1 du Code de la santé).

dispositif médical

[B3,E3]

Édit. 2016

accouchement médical l.m.

assisted labour

Travail et accouchement conduits sous médication ocytocique.

Étym. lat. accubare : se mettre au lit ; medicus : médecin

Syn. accouchement dirigé

[O3]

Édit. 2016

acte médical l.m.

Acte accompli par un médecin dans le cadre de l’exercice réglementaire de sa profession.

acte

[E1]

Édit. 2018

air médical l.f.

medical air

Air sec épuré des poussières et autres aérosols, des gaz et des vapeurs qui sont en quantités variables, destiné à l'usage médical (respirateurs, instruments de chirurgie à moteur pneumatique).
Pollué par des gaz toxiques (CO, CO2, SO2, etc.) et par des aérosols d'huiles septiques et toxiques, l'utilisation de l'air comprimé industriel a entraîné des complications pulmonaires (oléomes) au cours des ventilations artificielles ou l'infection de plaies chirurgicales (instruments alimentés à l'air comprimé).
Pour éviter ces complications il y a lieu d’utiliser l'air médical distribué dans l'hôpital avec les gaz médicaux. Cet air est, soit reconstitué à partir d'O2 et d'N2 liquéfiés, soit, le plus souvent, extrait de l'air ambiant par des compresseurs sans huile. L'air passe ensuite sur des filtres bactériologiques (tamis moléculaires) qui garantissent sa pureté, s'ils sont changés régulièrement.

air, aérosol, oléome pulmonaire

[B3]

Édit. 2017

aléa médical l.m.

medical risk

L’aléa médical réalise un risque potentiel dommageable inhérent à toute action médicale de soins, de santé publique ou de recherche.
Identifiable mais incertain, il est généralement statistiquement mesurable mais non individuellement prévisible. En l’état des données acquises de la science à la date de sa survenue, il n’est maîtrisable par aucune des mesures de prévention ou de prudence connues à la date des faits. Il est indépendant de toute faute du praticien. Il cause un dommage sans rapport avec l’état antérieur ou avec la pathologie propre du malade au moment des faits. C’est la survenance d’un phénomène fortuit normalement exonératoire de la responsabilité.

Étym. lat. alea, jeu de dés

[E3]

Édit. 2017 

auxiliaire médical l.m.

medical auxiliary

Personne habilitée à accomplir des actes de soins et de traitement sur prescription d’un médecin et/ou sous sa surveillance et/ou en sa présence.
Ce terme vise exclusivement les professions inscrites au code de la santé publique et qui ont un monopole d’exercice. On distingue : les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les pédicures-podologues, les orthophonistes, les orthoptistes, les audioprothésistes et les opticiens lunetiers. Y figurent également les diététiciens, mais uniquement pour la protection d’usage professionnel de leur titre.

profession de santé

cabinet médical l.m.

doktor’s practice

Local dans lequel un médecin examine les malades qui le consultent.
Le cabinet peut être situé ou non dans un établissement de soins. En dehors d’un établissement, on parle de cabinet de ville.

[E]

certification d'un dispositif médical l.f.

attestation of a medical device

Déclaration du fabricant qui atteste que son matériel satisfait aux normes de qualité (normes européennes EN 4601 et 4602 qui découlent des normes internationales ISO 9000).
Le principe de la certification européenne est que le fabricant s'astreigne à appliquer des procédés de fabrication conformes, de la conception, à la fabrication en usine, ainsi qu'à assurer une distribution permettant de livrer le dispositif (même s'il n'est pas acquis de façon onéreuse) avec une notice rédigée dans la langue du pays (en français en France) précisant les modalités de mise en service et d'entretien.
Depuis le 14 juin 1998, le marquage CE est obligatoire dans l'Union Européenne pour attester de la certification d'un dispositif médical.

ISO 9000, marquage CE

[B3]

charlatanisme médical l.m.

disease monger

Comportement visant à élargir la notion de maladie afin de développer des marchés pour de nouveaux produits médicamenteux.

[E]

contrôle médical l.m.

1) Activité des praticiens conseils ayant pour but de vérifier la justification médicale des prestations d’assurance maladie demandées par les assurés.
2) Pour le régime général le contrôle constitue un service national confié à des praticiens conseils (médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes).
Il est dirigé par le directeur de la caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés assisté d’un médecin conseil national.
Le contrôle porte en particulier sur l’appréciation faite par le médecin traitant de l’état de santé de l’assuré, de sa capacité de travail, ainsi que sur le contentieux médical. Le service du contrôle médical conseille également les caisses pour toute question concernant la médecine, la pharmacie, la chirurgie dentaire, l’action sanitaire et sociale. Il joue également un rôle dans le cadre de la convention nationale des médecins ainsi qu’en matière de contrôle médical hospitalier.

[E3]

dispositif médical l.m. (DM)

device, handling

Désigne à l’exception des produits d’origine humaine, « tout instrument, appareil, équipement (y compris les accessoires et logiciels intervenant dans leur fonctionnement), matière, ou autre article employé seul ou en association, destiné par le fabricant à être utilisé chez l’Homme à des fins médicales et dont l’action principale recherchée n’est obtenue ni par des moyens pharmacologiques ou immunologiques, ni par métabolisme », mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens.
Les DM qui sont conçus pour être implantés en totalité ou en partie dans le corps humain ou placés dans un orifice naturel, et qui dépendent pour leur bon fonctionnement d’une source d’énergie électrique ou de toute source d’énergie autre que celle générée directement par le corps humain ou la pesanteur, sont dénommés « DM implantables actifs ».
Ces DM sont destinés à être utilisés à des fins :
- de diagnostic, de prévention, de contrôle de traitement ou d’atténuation d’une maladie ;
- de diagnostic, de prévention, de traitement, d’atténuation ou de compensation d’une blessure ou d’un handicap ;
- d’étude, de remplacement ou modification de l’anatomie ou d’un processus physiologique ;
- de maîtrise de la conception.
Pour pouvoir être utilisé dans l’Union européenne, un D.M. doit obtenir une autorisation qui se traduit par l’apposition du  «marquage CE » garantissant le respect des performances et de sécurité demandé par les autorités directives européennes (Article L5211-1 du code de santé publique - Ordonnance n° 2001-198 du 1 mars 2001 art. 1 Journal officiel du 3 mars 2001).
L’éventail des DM, stériles ou non, implantables ou non, est extrêmement étendu. Il s’agit en particulier des matériels dits consommables ou d’usage unique (seringues, préservatifs, dispositifs intra-utérins, de matériels dits d’équipement (lit médical, stérilisateur, scanner…), de prothèses oculaires, mammaires, articulaires.
La différence administrative entre un dispositif médical et un médicament est très faible et parfois subtile : ainsi est un DM une compresse imprégnée d’une substance pharmacologiquement active, une endoprothèse (stent) coronaire également imprégnée, d’un ciment osseux comportant des antibiotiques, une solution pour hémodialyse tandis que sont des médicaments un stylo injecteur d’insuline ou d’héparine, prérempli, ou un dispositif transdermique imprégné…
Certains gaz sont des médicaments (protoxyde d’azote et oxygène) et d’autres sont classés parmi les DM (argon pour laser, hélium pour IRM), tandis que le « vide »est présent au lit de réanimation sans classification…
Les frontières sont également incertaines avec des produits cosmétiques (pour le blanchiment dentaire), les équipements de protection individuelle (masques, gants de laboratoire, doigtiers), les biocides à action désinfectante, et les dispositifs pour diagnostic in vitro (lecteur de glycémie).
Tous ces matériels sont placés sous la responsabilité de la Commission nationale de matériovigilance.
Les récipients collecteurs d’objets piquants (aiguilles) ou tranchants (lames de scalpels) utilisés, donc éventuellement souillés et contaminants ne sont pas considérés comme DM et leur surveillance est assurée par la Direction générale de la santé…

dispositif médical (accessoire de) l.m.

accessory of medical device

Les accessoires et logiciels intervenant dans le fonctionnement d'un dispositif médical sont soumis aux mêmes exigences réglementaires que les dispositifs médicaux (Art. L 5211-1 du Code de la Santé).

dispositif médical

dispositif médical implantable

implantable medical device

Dispositif implanté en totalité dans le corps humain ou destiné à remplacer une surface épithéliale ou la surface de l’œil, grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer en place après l’intervention (ex. prothèse de hanche)

Sigle  : DMI

dispositif médical

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