Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

113 résultats 

tumeur à cellules de Sertoli l.f.

Sertoli’s cell tumour

Sertoli (tumeur à cellules de)

tumeur à cellules claires l.f.

clear cell tumor, sugar tumor

Tumeur bénigne exceptionnelle, à cellules claires régulières, sans atypies cytonucléaires.
Elles sont difficiles à différencier d'une métastase d'un cancer à cellules claires du rein.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur sucre

tumeur à cellules claires du rein l.f.

clear cell renal adenocracinoma

adénocarcinome rénal

tumeur à cellules géantes des os l.f.

giant-cell tumor, myeloplaxoma

Tumeur osseuse épiphyso-métaphysaire de l’adulte jeune, principalement entre 20 et 40 ans, formé d’un tissu très vasculaire dans lequel se trouvent de grandes cellules multinucléées les myéloplaxes.
Elle est située le plus souvent à l’extrémité des os longs et plus particulièrement au genou : extrémité distale du fémur et proximal du tibia, dans les os plats ; tout os peut être atteint. La tumeur est ordinairement unique, très rarement multicentrique. Quand elle se développe avant la fermeture du cartilage de croissance osseuse elle est située du côté métaphysaire ; après la fermeture, elle est épiphyso-métaphysaire. D’abord située dans l’os spongieux, elle se développe de façon excentrique, atteint la corticale osseuse qu’elle peut détruire et les tissus mous (et parfois l’articulation adjacente) qu’elle refoule ou envahit. La tumeur,douloureuse, peut former une voussure palpable.
L’imagerie médicale montre une ostéolyse homogène, sans reconstruction osseuse, avec très peu de réaction périostée. Le contenu est mou, de couleur brun-rouge, parfois vacuolaire ou hémorragique. L’examen histologique montre un stroma assez homogène très vasculaire contenant, à côté de cellules mononuclées, de grandes cellules multinucléées, les myéloplaxes ou cellules géantes. L’évolution est variable : certaines formes sont latente (stade 1), le plus souvent la tumeur est active et expansive (stade 2), parfois elle est rapidement évolutive (stade 3).
La nosologie tumorale de cette tumeur n’est pas clairement établie. Bien que la tumeur soit considérée comme bénigne elle peut donner des métastases, pulmonaires le plus souvent de même structure histologique et souvent peu évolutives parfois même résolutives. Une transformation maligne sarcomateuse est rare ; elle se voit au cours de récidives après traitement chirurgical et surtout après radiothérapie (qui n’est pratiquée que pour des tumeurs inaccessibles ou inopérables). Le traitement est chirurgical par exérèse large, curetage ou résection osseuse suivie de comblement ou de reconstruction.

A. P. Cooper, Sir, membre de l'Académie de médecine et B. Travers, chirurgiens britanniques (1818)

Syn. tumeur à myéloplaxes, ostéoclastome, myxoplaxome (désuet)

myéloplaxes

tumeur à cellules granuleuses l.f.

granular cell tumor

Tumeur bénigne, siégeant sur la langue (40% des cas), dans la peau (20% des cas) ou dans d'autres localisations, telles les muscles, l'oropharynx, les glandes salivaires, les voies respiratoires, etc., formant un nodule le plus souvent solitaire, bien circonscrit, saillant, parfois hyperkératosique, de consistance ferme, non douloureux.
Elle est caractérisée histologiquement par de volumineuses cellules ovoïdes, rubanées ou polygonales, parfois multinucléées, dont le cytoplasme, apparemment spumeux, est en fait chargé de fines granulations éosinophiles, positives au PAS, résistantes à l'amylase et faiblement colorables par le Soudan noir et à petit noyau ovalaire. L'épiderme est pseudocarcinomateux. L'origine de ces cellules a été longtemps discutée. La théorie myoblastique est actuellement abandonnée et la théorie histiocytaire n'a pas pu être confirmée. L'origine schwannienne, qui trouverait un appui dans la microscopie électronique et dans les données immunohistochimiques, semble la plus probable. L'évolution est lentement
progressive. L'excision chirurgicale amène la guérison. 

A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. myoblastome granulocellulaire, rhabdomyome granulocellulaire, tumeur d’Abrikossof

tumeur d'Abrikossof maligne, oncocytome

tumeur calcifiée à grandes cellules de Sertoli l.f.

large cell calcifying Sertoli’s tumour

Sertoli (tumeur calcifiée à grandes cellules de)

tumeur thyroïdienne à cellules de Hürthle l.m.

Hürthle’s cells tumor

Expression abandonnée dans la littérature médicale francophone au profit de tumeurs à cellules oncocytaires ou oxyphiles, mais reste très usité dans le littérature anglosaxonne.

K. Hürthle, histologiste allemand (1894)

oncocytome

hile n.m.

Zone de pénétration dans un organe du paquet vasculo-nerveux

Étym. lat. hilum : petit point noir sur une fève

[A1]

hile de la glande suprarénale l.m.

hilum glandulae suprarenalis (TA)

hilum of suprarenal gland

Sillon oblique de la face antérieure de la glande suprarénale par lequel sort la veine centrale de la glande suprarénale.

[A1]

Édit. 2015

hile de l'épiphyse l.m.

récessus pinéal

[A1]

Édit. 2015

hile des nœuds lymphatiques l.m.

hilum nodi lymphoidei (TA)

hilum of lymph nodes

nœud lymphatique

[A1]

Édit. 2015

hile du foie l.m.

porte hépatique

[A1]

Édit. 2015

hile du poumon l.m.

hilum pulmonis (TA)

hilum of lung

Région déprimée de la face médiastinale du poumon, qui correspond à la pénétration dans le parenchyme pulmonaire des vaisseaux pulmonaires, des bronches, des vaisseaux bronchiques et des nerfs broncho-pulmonaires.
Le hile droit est quadrangulaire, plus large et moins haut que le hile gauche ; ce dernier a la forme d’une raquette effilée, dirigée vers le bas, et est légèrement plus éloigné du bord postérieur du poumon que le hile droit, du fait du refoulement du pédicule pulmonaire gauche par le passage de l’aorte thoracique descendante.

[A1]

Édit. 2015

hile inférieur du ligament large l.m.

inferior hilus of the broad ligament

Partie de la base du ligament large correspondant à une région latéro-utérine appelée paramètre, par laquelle pénètrent les vaisseaux et les nerfs utérins et vaginaux, l'artère utérine y étant croisée par l'uretère.

[A1]

Édit. 2015

hile rénal l.m.

hilum renale (TA)

hilum of kidney

Ouverture sur le segment moyen du bord médial du rein qui donne accès dans le sinus du rein et livre passage aux éléments du pédicule rénal.
Allongé verticalement le hile mesure 3 à 4 centimètres de longueur et 1 à 1,5 centimètre de largeur. Ses berges saillantes présentent des incisures.

[A1]

Édit. 2015

hile splénique l.m.

hilum splenicum ; hilum lienale(TA)

splenic hilum

Ensemble des six à huit fossettes disposées sur une seule rangée, par lesquelles les vaisseaux spléniques pénètrent dans la rate au niveau de sa face gastrique.
Le hile splénique est situé très en arrière, près du bord qui sépare la face gastrique de la face rénale. Il est relié au pancréas par le ligament pancréatico-liénal et à l’estomac par le ligament gastro-liénal.

[A1]

Édit. 2015

recouvrement du hile (signe de) l.m.

hilum overlapping sign

En radiologie pulmonaire, visibilité des branches de l'artère pulmonaire gauche à plus d'un centimètre en dedans du bord médiastinal gauche qui traduit la présence probable d'une tumeur médiastinale antérieure.
Corollaire du signe de la convergence du hile.

convergence du hile (signe de la)

signe de la convergence du hile () l.m.

convergence sign

Sur une radiographie pulmonaire de face, signe permettant, devant une opacité hilaire gauche, de distinguer une grosse artère pulmonaire d'une opacité tumorale.
Les branches artérielles s'arrêtent sur le bord externe de l'opacité due à l'artère pulmonaire ou à moins d'un centimètre en dedans de son bord externe ; elles demeurent visibles au-delà lorsqu'il s'agit d'une opacité tumorale.

recouvrement du hile (signe de)

[B2,K1]

abcès de l'ovaire l.m.

ovarian abscess

Suppuration collectée de l'ovaire en général secondaire à une salpingite aigüe ou à un pyosalpinx.
Le tableau clinique est celui d'une suppuration profonde avec péritonite localisée. Il nécessite une cœlioscopie ou une  laparotomie et une annexectomie. Il est dû à un germe aérobie ou anaérobie et parfois au bacille de Koch.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

salpingite aigüe, pyosalpinx, péritonite, annexectomie

[D1, O3]

Édit. 2020

adéno-acanthome de l'ovaire l.m.

adeno-acanthoma of the ovary

Adénocarcinome de l'ovaire contenant des plages de métaplasie malpighienne, qui peut être une métastase d'un cancer de l'endomètre.
Son pronostic est celui des adénocarcinomes de l'ovaire bien différenciés.

Étym. gr. adên : glande ; akantha : épine ; oma : tumeur

[A3,F2,O3 ]

Édit. 2017

adénocarcinome de l'ovaire l.m.

adenocarcinoma of the ovary

Forme la plus habituelle des cancers de l'ovaire, le plus grave des cancers gynécologiques.
Il se traduit par des kystes séreux ou mucineux, avec très souvent, dès la découverte clinique, une ascite, une extension aux trompes et à l'utérus ou aux viscères pelviens.
Il se traite par la chirurgie, qui vise à réduire autant que possible le volume tumoral, par la chimiothérapie, notamment les dérivés du cisplatinum et du taxol. Sauf pour les formes débutantes, le taux de survie à 5 ans est inférieur à 50%.

Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

[F2,O3]

Édit. 2017

adénofibrome de l'ovaire l.m.

ovarian adenofibroma

Tumeur rare reproduisant des structures ovariennes avec un contingent glandulaire et un contingent fibreux, toujours bénigne.

Étym. gr. adên : glande ; lat. fibra : fibre ; ome : tumeur

[A3,F5,O3]

Édit. 2017

adénofibrome papillaire de l'ovaire l.m.

papillary adenofibroma of the ovary

Adénofibrome kystique bénin de l'ovaire avec végétations intrakystiques.

Étym. gr. adên : glande ; lat. fibra : fibre ; ome : tumeur

[F2]

Édit. 2018

adénofibrome végétant de l'ovaire l.m.

adenoid adenofibroma of the ovary

Adénofibrome kystique bénin de l'ovaire avec des végétations intrakystiques.

Étym. gr. adên : glande ; lat. fibra : fibre ; ome : tumeur

[F5,O3]

Édit. 2017

albuginée de l'ovaire l.f.

tunique albuginée de l'ovaire

[A1]

Édit. 2016 

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