localisation placentaire radiographique l.f.
X ray placental localisation
Procédé de localisation du placenta utilisant les rayons X, soit par radiographie directe simple, soit par radiographie après opacification de la cavité amniotique ou de la cavité vésicale.
Manquent de précision et exposent au risque d'irradiation, ces techniques sont tombées en désuétude.
lutéine n.f.
lutein
Pigment jaune de la famille des caroténoïdes, de formule 3,3'-dihydroxy-α-carotène, que l'on trouve à côté des carotènes dans les feuilles et fleurs des plantes vertes, dans de nombreux fruits jaunes ou rouges, ainsi que chez les animaux dans les œufs, le sérum et les graisses et dépôts lipidiques (xanthomes).
Ce pigment s'accumule dans les cellules folliculaires qui constituent le corps jaune.
Étym. lat. luteuss : jaune
Syn. xanthophylle
maladie de Erdheim–Chester l.f.
Erdheim Chester's syndrome
Forme très rare d'histiocytose non langerhansienne associant des xanthomes cutanés et un épaississement de la corticale des os des jambes plus ou moins douloureux.
Les xanthomes cutanés de localisation souvent périorbitaire et palpébrale réalisent une lésion surélevée, jaune orangée, indurée qui peut aller des paupières à la graisse orbitaire, aux muscles oculomoteurs ou à la glande lacrymale et s'ulcérer. On peut observer une exophtalmie bilatérale symétrique indolore.
La forme multicentrique est caractérisée pard une infiltration xanthogranulomateuse des organes profonds (avec parfois envahissement pseudotumoral du médiastin et de la région rétropéritonéale et hépatomégalie) et du système nerveux central. L’évolution est chronique avec parfois des localisations cardiaques, pulmonaires et un diabète insipide. Le pronostic à moyen terme est mauvais mais moins sévère dans les formes survenant après 45 ans.
Des xanthogranulomes de localisation palpébrale ont été décrits chez des patients souffrant d'asthme sévère et rapprochés du syndrome d'Erdheim-Chester.
J. Erdheim, anatomopathologiste autrichien (1874-1937) et W. Chester, anatomopathologiste américain (1930)
Syn. xanthogranulome nécrobiotique
→ histiocytose, xanthome, xanthogranulome nécrobiotique, BRAF gene
[F1, J1, I]
Édit. 2020
microphtalmie liée au sexe l.f.
X-linked microphthalmia
Petite taille des yeux souvent associée à un retard mental.
Ne pas confondre avec le pseudogliome et la pupille de Norrie. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 309700).
W. M. Ash, médecin de santé britannique (1922), G. Norrie, ophtalmologiste danois (1927)
Étym. gr. mikros : petit ; ophtalmos : œil
→ nanophtalmie, Norrie (maladie de)
microscope à rayons X l.m.
X rays microscope
Dispositif de microscope utilisant un faisceau de rayons X à la place de la lumière.
Comme ces rayons sont invisibles et traversent les substances sans subir pratiquement de réfraction, on est obligé d’utiliser des dispositifs à réflexion et à recevoir directement l’image définitive sur une plaque photographique. L’avantage de ces dispositifs, c’est que son pouvoir séparateur théorique est beaucoup plus grand que celui du microscope à lumière visible.
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; lat. radius : rayon
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017
pangonométrie n.f.
X ray of the whole legs
pelvimétrie radiologique l.f.
X-ray pelvimetry
Technique évaluant la forme et les dimensions de la filière pelvienne dans le but d'établir un pronostic obstétrical.
Elle comporte trois clichés de base : une coupe sagittale médiane (paroi antérieure et postérieure, orientation du bassin, inclinaison du détroit supérieur, mesure de diamètre antéropostérieur), un cliché du détroit supérieur (diamètres transverses), un cliché de l'arcade pubienne permettant de mesurer le diamètre bi-sciatique du détroit moyen.
Syn. radiopelvimétrie
pentasomie X (syndrome) l.f.
XXXXX syndrome
Aberration chromosomique avec pentasomie X caractérisée morphologiquement par un faux air de trisomie 21, un hypertélorisme et un faciès aux traits lourds.
Les paupières sont d'obliquité mongoloïde, l'hypertélorisme s'accompagne d'une ensellure nasale large, il existe des anomalies dentaires, une synostose radiocubitale et une clinodactylie du cinquième doigt. Le retard mental est assez variable et parfois sévère. Au niveau des yeux, on décrit également un iris vairon et parfois une atteinte bilatérale du VI.
Nirmala Kesaree, pédiatre indienne en activités aux États-Unis et P. V. Woolley Jr, pédiatre américain (1963)
Syn. pentasomie
processus xiphoïde l.m.
processus xiphoideus (TA)
xiphoid process
Pièce de l’extrémité inférieure du sternum, à sommet parfois bifide.
Cartilagineuse chez le sujet jeune, développée par un seul point d’ossification et reliée au corps de l’os par une synchondrose, elle est en général complètement ossifiée chez le vieillard. A l’union du corps du sternum et du processus xiphoïde s’articulent les septièmes cartilages costaux.
Syn. anc. appendice ensiforme, appendice xiphoïde, clipeum stomachi, pointe du sternum, processus ensiforme, xiphisternum
Purtilo (syndrome de) l.m.
X-linked lymphoproliferative syndrome
Maladie rare, affectant les garçons, qui résulte d'un déficit d'immunité très spécifique vis-à-vis du virus Epstein Barr ou virus de la mononucléose infectieuse.
Les enfants qui en sont atteints, lorsqu'ils contractent ce virus, développent une mononucléose grave et parfois mortelle ou un lymphome.
D. T. Purtilo, immunologiste américain (1976)
Syn. syndrome lymphoprolifératif lié à l'X
→ Epstein Barr (virus), mononucléose infectieuse
pyélonéphrite xanthogranulomateuse l.f.
xanthogranulomatous pyelonephritis
Variété assez rare de pyélonéphrite chronique sévère chez des patients ayant souvent des antécédents urologiques chargés, notamment lithiasiques.
Sa caractéristique réside dans la formation de lésions xanthomateuses, avec des travées jaunâtres entourant les régions calicielles, et présence à l'examen histologique de cellules spumeuses infiltrées de lipides. Les lésions justifient la néphrectomie d'un rein fonctionnellement détruit et souvent d'aspect clinique pseudotumoral.
radiodiagnostic n.m.
X-raydiagnosis, radiodiagnosis
Application de la radiologie au diagnostic médical.
Ce terme tend à englober également l'échographie et l'IRM, se confondant avec imagerie médicale.
→ radiocinématographie, radiographie, radiophoto graphie, radioscopie, scanographie, tomographie
rayons X l.m.p.
X rays
Rayonnement de la gamme des ondes électromagnétiques situé au-delà des U.V., la frontière étant arbitrairement fixée à la longueur d'onde de 10 nm ou à l'énergie quantique de 100 eV.
Les rayons X sont émis lors de transitions électroniques aboutissant à une couche profonde dans des atomes lourds (rayons X de fluorescence) ou par l'accélération de particules chargées dans un champ électrique (rayonnement de freinage) ou magnétique (rayonnement synchrotron).
Ils sont habituellement produits par des électrons accélérés projetés sur une cible. Ils sont également émis par des radioéléments lors du réarrangement des couches électroniques suivant une capture électronique. Ils constituent une partie du rayonnement thermique aux températures extrêmement élevées atteintes dans des étoiles. Les rayons X couvrent une gamme d'énergie considérablement plus étendue que celle des rayons
Les rayons X sont utilisés en radiodiagnostic et en radiothérapie.
W. Röntgen physicien allemand, prix Nobel de physique 1901 (1895)
→ rayonnement cosmique, rayonnement de fluorescence, rayonnement de freinage, rayonnement synchrotron, rayonnement thermique, tube à rayons X
retard mental lié à l'X l.m.
X-linked mental retardation, XLMR
Déficit intellectuel avec malformations craniofaciales et anomalies de la partie distale des membres et souvent du tronc et des organes génitaux, atteignant les garçons, de transmission récessive lié à une mutation du gène ATRX sur le chromosome X.
Le retard mental est variable, souvent sévère, la dysmorphie faciale est constante et caractéristique : microcéphalie, étroitesse bitemporale, facies allong, hypotonique, bouche large, ouverte, dents écartées, philtrum court, nez aplati, fentes palpébrales étroites, grandes oreilles. Les autres anomalies des mains et des pieds, du tronc et des organes génitaux sont très variables selon le type génétique. Ces malformations sont dues à des mutations du gène ATRX en Xq13.3 ; la protéine ATRX (Alpha Thalassemia mental Retardation X-linked) intervient dans la transcription, la régulation chromatinienne, et la différenciation neuronale. Les diverses formes alléliques sont responsables de la variété symptomatique
Ces principales variétés sont les syndromes de Chudley-Lowry, de Smith-Fineman-Myers, de Holmes-Gang, de Juberg-Marsidi, de Carpenter-Waziri. Le fait que ces formes apparaissent parfois dans la même famille signifie qu’elles sont probablement des variantes phénotypiques du même syndrome.
A. E. Chudley, médecin généticien, R. B. Lowry, médecin généticien et D. I. Hoar, pédiatre canadiens (1988) ; Nancy J. Carpenter et Mary Waziri, médecins généticiennes américaines (1988) ; R. Juberg, médecin généticien américain et Irene Marsidi, pédiatre américaine (1980) ; L. B. Holmes, médecin généticien et D. L. Gang, anatomopathologiste américains (1984) ; R. D. Smith, R. M. Fineman et G. G. Myers, pédiatres et généticiens américains (1980)
Syn. déficience intellectuelle liée au chromosome X
Sigle RMLX
→ Carpenter-Waziri (syndrome de) ,Chudley-Lowry (syndrome de) , Juberg-Marsidi (retard mental de), Holmes-Gang (syndrome de) ,Smith-Fineman-Myers (syndome de), alpha-thalassémie liée à l'X avec retard mental
scanner X n.m.
X scaner
sténose de l'aqueduc liée au sexe l.f.
X-linked aqueductal stenosis,
D. S. Bickers, neuropathologue américain (1949)
→ hydrocéphalie congénitale et malformation bilatérale des pouces (syndrome d')
stomatocytose héréditaire l.f.
hereditary stomatocytosis
Forme rare de maladie hémolytique héréditaire à transmission dominante.
L'hémolyse y est variable dans son degré, avec la splénomégalie habituelle. Les caractéristiques sont : la présence d'hématies gonflées, stomatocytaires et macrocytaires et la diminution de la résistance aux solutions hypotoniques.
La teneur en eau cellulaire est augmentée. La somme des cations est supérieure à la normale, avec inversion des teneurs normales en Na+ et K+. Les échanges transmembranaires de cations sont considérablement augmentés. La splénectomie est efficace. Le support moléculaire serait une anomalie de l'un des constituants de la protéine bande 7 de l'électrophorèse sur gel de polyacrylamide en présence de dodécylsulfate de sodium (SDS).
Étym. gr. stoma : bouche ; kutos : cellule
Syn. xérocytose héréditaire
[F1]
Édit. 2018
table d'examen en radiologie l.f.
X ray table
Ensemble mécanique ou électromécanique permettant la radiographie avec ou sans radioscopie; il comprend le plateau d’examen du patient, le bras mobile supportant le tube radiogène, le dispositif de prise des clichés radiographiques, et éventuellement le circuit vidéo.
Les différents modèles vont de la simple table fixe à la table télécommandée dont les déplacements des différents composants, asservis électroniquement, sont commandés à partir d’un pupitre situé à distance.
Syn. table de radiologie, table de radiodiagnostic, statif
thrombopénie liée à l'X l.f.
X-linked thrombocytopenia
Maladie héréditaire, rare, transmise par le chromosome X, associant une thrombopénie isolée et une diminution du volume plaquettaire liée à une mutation du gène WASP (Wiskott-Aldrich Syndrome Protein) situé en Xp11.
Cette affection s'apparente à la maladie de Wiskott-Aldrich sans en partager tous les signes.
A. Wiskott, pédiatre allemand (1937) ; R.A. Aldrich, pédiatre américain (1954)
tube à rayons X l.m.
X ray tube
Enceinte de verre où l'on a fait le vide, dans laquelle des électrons, émis par un filament chauffé (cathode), sont accélérés vers une cible (anode) par une différence de potentiel élevée.
Les interactions des électrons avec les atomes de la cible généralement en tungstène, entrainent la production de rayons X.
La petite région de la cible d'où proviennent les rayons X est nommée foyer du tube.
Les tubes les plus courants, destinés au radiodiagnostic, sont alimentés par une différence de potentiel de 30 à 150 kV, selon l'organe étudié.
Les tubes classiques ont été utilisés pour la radiothérapie avec des différences de potentiel de 8 à 250 kV. Les rayons X destinés à la radiothérapie profonde sont maintenant produits par des accélérateurs linéaires.
Syn. ampoule à rayons X, tube radiogène
→ Coolidge, rayonnement de freinage
[B2, B3]
Édit. 2020
tube radiogène l.m.
X ray tube
Syn. tube à rayons X
Réf. tube à rayons X
[B2, B3]
Édit. 2020
van Bogaert (syndrome de) l.m.
van Bogaert syndrome
L. van Bogaert, baron, neuropathologue belge, membre de l’Académie de médecine (1937)
Syn. xanthomatose cérébrotendineuse
→ xanthomatose cérébrotendineuse
[H1, H3, J1, K1, L1 , P2]
Édit. 2020
van Bogaert (xanthomatose cérébrotendineuse de) l.f.
cerebrotendinous xanthomatosis
L. van Bogaert, baron, neuropathologue belge, membre de l’Académie de médecine (1937)
Syn. xanthomatose cérébrotendineuse
→ xanthomatose cérébrotendineuse
[H1, H3, J1, K1, L1, P2]
Édit. 2020
X² (ou plutôt χ²)
chi square
X (chromosome) symb.m.
X chromosome
Chromosome sexuel féminin, rattaché au groupe C du caryotype dans la classification de Denver, le génotype XX s'accompagnant normalement d'un phénotype féminin.
L'un de ces deux chromosomes X est physiologiquement inactivé, phénomène dit de « lyonisation ». Les protéines ou les substances dépendant de l'X sont en quantité identique chez l'homme et la femme, sauf pour quelques gènes de la partie terminale du bras court de l'X : le gène de l'antigène érythrocytaire Xg p. ex. produit deux fois plus de protéines chez la femme que chez l'homme. Dans le noyau des cellules somatiques (un frottis jugal p. ex.), l'existence de deux chromosomes X se traduit par la présence d'un corpuscule chromatinien dit de Barr. Ce corpuscule est absent p. ex. dans le syndrome de Turner de formule chromosomique XO. Les génopathies dominantes liées à l'X (il en existe sept identifiées, dont le pseudohypoparathyroïdisme et le rachitisme vitaminorésistant) s'expriment dans les deux sexes. Les maladies récessives liées à l'X (il en existe 32 connues, dont l'hémophilie, le daltonisme ou la myopathie de Duchenne) sont transmises par les filles et ne s'expriment en principe que chez les garçons.
[Q1]