mouvement respiratoire du fœtus l.m.
fœtal respiratory movements
Mobilisation de la cage thoracique du fœtus, sans hématose pulmonaire puisque le poumon fœtal n'est pas fonctionnel.
Ils apparaissent précocement, dès la 10e semaine de grossesse, et représentent un signe de bien-être fœtal. D'abord continue, l'activité respiratoire devient intermittente, à 30% du temps à terme, puis disparaît au cours du travail.
myocardiopathie gravidique primitive l.f.
gravidic myocardiopathy
Insuffisance cardiaque globale d’allure primitive, se manifestant pendant une grossesse ou dans les suites d’un accouchement, surtout observée chez la femme noire.
W. R. Meadows, médecin cardiologue américain (1957)
Étym. gr. mus : muscle, souris ; cardia : cœur ; pathos : maladie
Syn. syndrome de Meadows
myomectomie n.f.
myomectomy
Intervention chirurgicale par laparotomie, cœlioscopie ou hystéroscopie, dont le but est d'enlever un ou plusieurs myomes en conservant l'utérus et sa fonction.
Les risques principaux sont l'hémorragie, la récidive, les adhérences, la rupture de la cicatrice à l'occasion d'une grossesse.
Étym. gr. mus : souris ; ektomein : enlever
Naegele (règle de) l.f.
Naegele’s rule
Méthode d’évaluation de la durée d’une grossesse dont le terme se situerait neuf mois et sept jours après la date des dernières règles.
F. C. Naegele, obstétricien allemand, membre de l'Académie de médecine (1777-1851)
nævus n.m. (pl. nævus)
nevus
Tumeur cutanée bénigne fréquente, d'aspect clinique et de taille très variables, pigmentée ou non, plane ou saillante, apparaissant surtout dans l'enfance mais se développant souvent après la puberté ou pendant la grossesse, siégeant en n'importe quel point du corps, et résultant de la prolifération de mélanocytes, c'est-à-dire de cellules du système pigmentaire qui se groupent généralement en "thèques".
Histologiquement on distingue :
a) le nævus de jonction, où les thèques sont cantonnées au niveau de la jonction dermo-épidermique,
b) le nævus dermique, dans lequel la prolifération cellulaire nævique est située sous l'épiderme,
c) le nævus mixte qui associe des images jonctionnelles à une prolifération intradermique. Les nævus sont bénins, persistent en général indéfiniment, mais peuvent parfois se transformer en mélanomes. L’appellation nævus à pénétration profonde (deep penetrating nevus) a été proposée en 1989 par Seab pour désigner une variété de nævus cellulaire comportant quelques aspects cliniques et histologiques d’un nævus bleu cellulaire, d’un nævus de Spitz mais sans que le pronostic en soit modifié.
Actuellement réservé aux tumeurs cutanées formées de cellules næviques de Unna, le terme nævus s'appliquait aussi précédemment à toute lésion dysplasique circonscrite d'origine embryonnaire de nature épithéliale ou mésenchymateuse : pour éviter toute confusion, ces dernières sont désormais appelées hamartomes.
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. nævus cellulaire, nævus pigmentaire, nævus nævocellulaire, nævus de Unna (obsolète), nævus mélanocytaire (obsolète), mélanocytome (obsolète), nævocytome (obsolète), grain de beauté (familier)
nævus congénital mélanocytaire géant l.m.
Lésion dermatologique pigmentée présente chez le nouveau-né dès la naissance, mesurant plus de 10 cm de diamètre, composée d’une très grande quantité de mélanocytes, cellules pigmentaires qui ont migré depuis la crête neurale.
La fréquence des nævi congénitaux est estimée en moyenne à 1 sur 500 000 naissances, mais les données épidémiologiques sont limitées. La cause exacte du développement de ces nævi congénitaux n’est pas encore complètement définie mais il s'agirait probablement d'une mutation acquise au niveau d’une cellule mélanocytaire à partir de la fin du premier mois de grossesse ou plus tard. Parmi les gènes impliqués on retrouve le gène NRAS, et le gène BRAF. La mutation étant somatique, la transmission familiale est exceptionnelle. Le risque d’évolution vers un mélanome malin est encore assez mal déterminé mais se situerait entre 1 et 5%.
→ NRAS gène, BRAFgene, mélanome
naissance (déclaration de) l.f.
Déclaration faite au service d’état civil dans les trois jours francs suivant la naissance d’un enfant vivant.
1) Après le 180e jour de grossesse, tout enfant né vivant, même s’il n’a vécu que quelques instants doit faire l’objet d’une déclaration.
2) Le déclarant peut être soit l’un des deux parents, soit à défaut une personne en raison de son état (médecin, sage-femme, etc.), soit à défaut un témoin.
→ enfant présenté sans vie, mort-né
naissance à terme l.f.
Naissance d’un enfant au terme normal de la grossesse, c’est-à-dire 270 à 280 jours.
Un certain degré de variation dans ces chiffres reste cependant normal.
naissance avant terme l.f.
Naissance d’en enfant avant le terme normal de la grossesse, c’est-à-dire avant 270 jours environ.
nausée n.f.
nausea.
Malaise général accompagné de contractions involontaires des muscles du pharynx, de l'œsophage et de la paroi abdominale pouvant précéder un vomissement.
Ce symptôme est fréquent au cours du premier trimestre de la grossesse.
Étym. lat. nausea, du gr. nautia : mal de mer
nécrobiose aseptique d'un léiomyome utérin l.f.
aseptic necrosis of a uterine leiomyoma
Nécrose ischémique d’un fibrome utérin entrainant des douleurs pelviennes, des nausées, parfois un arrêt du transit, de la fièvre et un ramollissement du fibrome.
Elle est plus fréquente au cours de la grossesse et se traite par les médicaments antalgiques, l’intervention chirurgicale ne se justifiant qu'en cas d’incertitude sur le diagnostic ou d’occlusion intestinale confirmée.
nécrose ischémique villositaire l.f.
villous ischemic necrosis
Thrombose des vaisseaux villositaires qui se produit souvent dans le placenta à l’approche du terme de la grossesse, qui entraine une nécrose des villosités souschoriales et s’accompagne d’un dépôt de substance fibrinoïde.
néonaticide
Homicide commis sur un enfant né depuis moins de 24 heures.
Ce crime est généralement le fait de la mère, par déni de grossesse.
néphropathie gravidique l.f.
proteinuria of pregnancy, pregnancy nephropathy
Protéinurie apparaissant au cours de la grossesse et disparaissant dans les semaines qui suivent l’accouchement.
Associée à l’hypertension gravidique, elle définit la pré-éclampsie.
→ grossesse et retentissement rénal, toxémie gravidique, HELLP syndrome
néphropathie gravidique récidivante l.f.
recurring proteinuria of pregnancy
Protéinurie apparaissant pendant chaque grossesse et disparaissant après chaque accouchement.
→ toxémie gravidique récidivante
néprilysine n.f.
neprilysin
Enzyme exprimée à la surface cellulaire capable de cliver de nombreux peptides.
La néprilysine, connue aussi sous le nom de neutroendopeptidase ou d’endoprotéinase neutre, est une métalloprotéinase à zinc présente sur la membrane de nombreuses cellules, en particulier les neurones, les cellules endothéliales, les cardiomyocytes, les cellules musculaires lisses et les polynucléaires neutrophiles. Elle est particulièrement abondante sur les cellules du tubule proximal rénal.
L’enzyme clive notamment les peptides vaso-actifs (substance P, endothéline, bradykinine, angiotensine II) et les peptides natriurétiques (Atrial Natriuretic peptide ou ANP, Brain Natriuretic Peptide ou BNP). Certains inhibiteurs de néprilysine couplés à des inhibiteurs du système rénine-angiotensine ont été proposés pour le traitement de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance rénale chronique.
Des anticorps anti-néprilysine chez la femme enceinte sont à l’origine de syndromes néphrotiques présents dès la naissance et conduisant rapidement vers l’insuffisance rénale profonde. Les mères, apparemment bien portantes, sont génétiquement déficientes en EPN et s’immunisent dès la première grossesse contre l’EPN/CD10 présente sur les cellules placentaires.
Syn. neutroendopeptidase, endopeptidase neutre
Sigle : EPN
→ glomérulopathie extra-membraneuses anténatales par allo-immunisation materno-fœtale
neurofibromatose de type III l.f.
neurofibromatosis type III
Forme particulière de neurofibromatose, proche de la neurofibromatose de type II, présentant des neurofibromes, comme dans la NF-1, en plus des neurinomes, d’où son nom de forme mixte.
Cette forme est rare, plus fréquente chez la femme, d’apparition tardive après la puberté, souvent après 30 ans ou après une grossesse. Les taches café au lait sont peu nombreuses ; les neurinomes sont multiples, bilatéraux sur les nerfs auditifs. Des tumeurs intra-parenchymateuses du système nerveux central sont notées Il n’y a pas de nodules iriens de Lisch.
V. M. Riccardi, médecin généticien américain (1982)
Sigle : NF-3
→ neurofibromatose, phacomatose, neurinome de l'acoustique
nidation n.f.
implantation
Implantation de l’œuf dans la muqueuse utérine décidualisée au début de la grossesse.
Elle se produit vers le 6e jour qui suit la fécondation. Elle dépend de l’intervention de multiples molécules d’adhérence, les métallo-protéinases et les adhérines, ainsi que de l’empreinte génétique parentale, notamment l’empreinte paternelle qui conditionne les qualités du trophoblaste.
nitrazine (test à la) l.m.
nitrazine test
Recherche des modifications de pH vaginal permettant d’évoquer une rupture prématurée des membranes pendant la grossesse.
Noble (signe de) l.m.
Noble’s sign
Perception du caractère globuleux de l’utérus par le toucher vaginal qui permettait un diagnostic clinique précoce de grossesse.
G. H. Noble, gynécologue américain (1860-1932)
nœud du cordon ombilical l.m.
knot of the umbilical cord
Boucle placée sur le cordon ombilical pendant la grossesse qui, si elle est serrée, peut interrompre la circulation funiculaire et provoquer la mort fœtale, notamment au cours du travail.
obésité gestationnelle l.f.
gestational obesity
Excès de gain pondéral pendant la grossesse, supérieur à 15 kg.
Sa constitution doit conduire particulièrement à rechercher un diabète gestationnel.
Édit. 2017
obstétrique n.f.
obstetrics
Science de la grossesse et de l’accouchement.
Édit. 2017
ocytocine n.f.
oxytocin, oxytocic hormone, pitocin
Hormone nonapeptidique sécrétée par l'hypothalamus et stockée dans le lobe postérieur de l'hypophyse (neurohypophyse), dont la fonction la mieux établie est la stimulation, d’une part, de la contraction de l'utérus gravide et, d’autre part, de la lactation.
Elle se fixe dans le myomètre sur les récepteurs qui lui sont propres et dont le nombre augmente à l’approche du terme de la grossesse. L’ocytocine de synthèse, administrée par voie veineuse, est utilisée pour le déclenchement artificiel du travail, puis pour le renforcement des contractions utérines pendant le travail, pour une délivrance artificielle et pour la prévention de l’inertie utérine après l’accouchement.
Étym. gr. okus : rapide, tokus : accouchement
Syn. oxytocine, pitocine
Édit. 2017
ocytocine (test à l') l.f.
oxytocin challenge test (sigle : OCT)
Epreuve de réponse fœtale à la stimulation de contractions utérines induites par l’ocytocine au cours d’une grossesse pathologique.
Pour la validité du test, l’administration intraveineuse d’ocytocine doit induire au moins trois contractions utérines toutes les dix minutes. Le test est dit positif si les contractions entraînent des ralentissements du rythme cardiaque fœtal, témoins de l’insuffisance placentaire. À cause de son manque de précision, ce test est abandonné au profit de l’enregistrement du rythme cardiaque fœtal non stimulé.
Édit. 2017