Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Phillips (bougie, sonde de) l.f.

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Modèle de bougie ou sonde uréthrale comportant à son extrémité une virole métallique qui se visse sur une sonde filiforme qui jouera ainsi le rôle de conducteur, permettant de suivre un trajet uréthral pathologique en évitant toute fausse route.

C. Phillips, chirurgien urologue français (1811-1870)

phospho-aminolipide n.m.

phosphoaminolipid

Lipide constitué de glycérol, d'acides gras, d'acide phosphorique et d'une base azotée.
Il existe des phospho-aminolipides dans toutes les cellules végétales ou animales. Le type en est la lécithine.

phospho-inositidase C n.f.

phosphoinositidase C

Enzyme du type des phospholipases C catalysant l'hydrolyse d'inositolphosphatides, et plus spécialement le phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate en inositol-trisphosphate et diglycéride.
Cet enzyme membranaire joue un rôle dans la transduction des signaux provenant des récepteurs hormonaux. Il est activé par des protéines G et par des tyrosine-kinases.

Syn. phosphatidylinositol-phospholipase C

phospholipase n.f.

phospholipase.
Enzyme catalysant l'hydrolyse de phospholipides.
On classe les phospholipases (A,B,C,D) selon la liaison hydrolysée et selon la nature des phospholipides susceptibles d'être hydrolysés. Par ex., la phospholipase du venin de Crotalus adamanteus est une phospholipase A2 libérant un lysophospholipide à partir des différents glycérophospholipides (à choline, à éthanolamine, à sérine, à glycérol, etc.).

Syn. phosphatidase

phospholipase A1 l.f.

phospholipase A1

Enzyme catalysant l'hydrolyse de la liaison ester en 1 des glycérophospholipides.
Des phospholipases A1 ont été trouvées dans les microsomes et les lysosomes des cellules. Les lipases ont aussi une activité de phospholipase A1.

phospholipase A2 n.f.

phospholipase A2

Enzyme catalysant l'hydrolyse de la liaison ester en 2 des glycérophospholipides.
La phospholipase A2 libère l'acide arachidonique à partir des phospholipides membranaires, ce qui permet la formation des prostaglandines, leucotriènes et thromboxanes. Elle posséde donc une activité pro-inflammatoire.
Cette enzyme, remarquablement thermostable, est activée par l'éther et les ions Ca2+. Sa spécificité dépend de la position de la liaison ester située sur l'atome de carbone voisin de la fonction ester phosphorique et orientée en position L. D'autres phospholipases A2 sont plus spécifiques et n'agissent que sur des phospholipides anioniques (phophatidylglycérol-phospholipase A2, phosphatidyléthanolamine-phospholipase A2, etc.). De telles phospholipases sont présentes dans les membranes et dans les cytoplasmes des différents tissus. La phospholipase A2 pancréatique hydrolyse les phosphatidylcholines alpha. Les venins sont particulièrement riches en phospholipase A2.

Syn. lécithinase

→ inflammation, prostaglandine, leucotriène, thromboxane, glycérophospholipide, acide arachidonique, récepteur de phospholipase A2

[C1, C2]

Édit. 2019

phospholipase B l.f.

phospholipase B

Enzyme catalysant l'hydrolyse des deux liaisons ester d'acides gras de glycérophospholipides.
Il n'est pas prouvé qu'il existe des phospholipases répondant à cette définition, donnée pour la préparation phospholipasique du suc pancréatique, qui paraît contenir une phospholipase A2 et un second enzyme agissant sur les lysophosphatides obtenus, appelé lysophospholipase. On a ainsi donné le nom de phospholipase B à la lysophospholipase A1, qui est susceptible de compléter l'action de la phospholipase A2. Ce type d'enzyme existe dans presque tous les tissus.

phospholipase C l.f.

phospholipase C

Enzyme de la catégorie des phosphodiestérases, qui catalyse l'hydrolyse de la liaison unissant l'acide phosphorique à la partie glycéridique ou sphingosinique de la molécule de phospholipide.
On distingue plusieurs types de phospholipases C : certaines sont actives sur les lécithines et les sphingomyélines, comme la phospholipase C de Clostridium, d'autres sont spécifiques des phosphatidylcholines, d'autres sont spécifiques des inositol-phosphatides, voire de phosphatidylinositol-glycanes. Une phospholipase C, dite phosphoinositidase C, joue un rôle important dans la transmission de signaux membranaires à partir de récepteurs hormonaux qui, par l'intermédiaire de protéines G, stimulent l'hydrolyse d'inositol-phosphatides en diglycérides et inositol-trisphosphate.

phospholipase D l.f.

phospholipase D

Enzyme de la catégorie des phosphodiestérases qui catalyse l'hydrolyse de la liaison unissant l'acide phosphatidique à l'alcool (azoté ou non) des glycérophospholipides.
Il est présent dans les tissus végétaux (chou, carotte, etc.). Il catalyse aussi le transfert du radical phosphatidyle d'un alcool à un autre.

Syn. phosphatidylcholine-phosphatidohydrolase

phospholipide n.m.

phospholipid

Lipide contenant une molécule d'acide phosphorique liée par une liaison ester. Les principaux phospholipides sont les glycérophospholipides et les sphingophospholipides.
On en trouve dans toutes les cellules où ils sont des constituants des membranes et de nombreux systèmes enzymatiques, ainsi que dans le plasma sanguin, qui en contient environ 2 g par litre, associés à des protéines sous forme de lipoprotéines ; le sérum sanguin contient surtout des phospholipides choliniques : lécithines 66 à 70 %, sphingomyélines 16 %, lysolécithines 8%.

phospholipidémie n.f.

phospholipidemia

Teneur du plasma sanguin en phospholipides.
Normalement, le plasma contient environ 2 g/L de phospholipides dont plus de 95 % sont des phospholipides choliniques : lécithines, lysolécithines et sphingomyélines. Présents dans toutes les lipoprotéines, ils sont en proportion plus élevée dans les HDL.

phospholipidose n.f.

phospholipidose

Affection caractérisée par une accumulation pathologique de certains phospholipides dans les cellules d'un tissu, plus spécialement réticuloendothélial.
Parmi les phospholipidoses on range la maladie de Niemann-Pick ou sphingomyélinose, et certaines dyslipidoses voisines où l'accumulation porte sur l'acide bis-lysophosphatidique

phosphonolipide n.m.

phosphonolipid

Lipide contenant du phosphore sous forme de composé de l'acide phosphonique, c'est-à-dire que le phosphore y est lié à un carbone par une liaison P-C.
On connaît des phosphonolipides analogues aux céphalines et aux sphingophospholipides, dans lesquels l'acide phosphonique remplace l'acide phosphorique. De tels phosphonolipides sont présents chez certains animaux marins, comme l'Anémone de mer, et des microorganismes, comme des protozoaires ciliés.

pied bot l.m.

talipes, club foot

Déformation congénitale ou acquise permanente du pied ne permettant plus un appui normal.
Les nombreuses variétés de pied bot sont dénommées d'après la position du pied: varus, varus équin, valgus, talus valgus, équin ou talus isolé, cavus, etc. Le pied bot peut être acquis ou congénital et dans ce cas désigne le plus souvent le pied bot varus équin.

→ pied bot varus équin

pied bot varus équin l.m.

equinus varus club-foot, talipes equino varus

Déformation du pied en attitude d'équin de l'arrière-pied, de varus et d'adduction de l'avant-pied et de supination du bloc calcanéopédieux sous le talus.
Le pied bot varus équin peut être congénital ou acquis.
Le pied bot varus équin congénital se voit dès la naissance. Uni ou bilatéral, sa gravité est variable et dépend du degré des déformations, de la réductibilité et de la raideur. Les déformations osseuses, et les rétractions ligamentaires peuvent exister dès la naissance ou s'installent rapidement, ce qui nécessite un traitement orthopédique très précoce et très actif.
Le diagnostic prénatal peut être fait par échographie. Cette découverte incite à rechercher une spina bifida, un syndrome polymalformatif, une anomalie chromosomique, particulièrement la trisomie 18 ou 21.
Lorsque cette déformation est constatée à la naissance, elle est souvent due à une malposition fœtale in utero.
Le pied bot varus équin acquis est ordinairement lié à un déséquilibre musculaire par hypertonie ou rétraction des adducteurs, des supinateurs et du triceps sural, et paraparésie ou paralysie de leurs antagonistes. Des troubles trophiques y sont parfois associés.

[A3, I1, I2, I3, Q2]

Édit. 2020

PLA2G6 gene sigle angl. pour phospholipase group VI

Gène localisé en 22q13.1, qui code pour l’enzyme A2 phospholipase qui agit sur le métabolisme des phospholipides et dont le rôle dans le maintien de l’intégrité des membrane cellulaires est important.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la dystrophie neuro-axonale infantile de Seitelberger et de dystrophie neuroaxonale infantile tardive Bernheimer-Seitelberger.

Syn. CaI-PLA2, calcium-independent phospholipase A2, cytosolic, calcium-independent phospholipase A2, GVI, INAD1, iPLA2, NBIA2, OTTHUMP00000028877, PA2G6_HUMAN, PARK14, patatin-like phospholipase domain containing 9, phospholipase A2, group VI, LA2, PNPLA9

→ Seitelberger (dystrophie neuroaxonale de), Bernheimer-Seitelberger (maladie de)

plaque athéromateuse fibrolipidique l.f.

fibrolipidic plaque

Lésion d'athérosclérose où fibrose et dépôts lipidiques sont équilibrés.

→ athérome

plaque d'athérosclérose l.f.

atherosclerotic plaque

Lésion de la maladie athéroscléreuse comportant des lésions équivalentes de fibrose et de dépôts lipidiques.

Syn. plaque fibrolipidique, plaque de Peyer

→ Peyer (plaque de)

pneumonie lipidique endogène l.f.

→ pneumopathie lipidique endogène

pneumonie lipidique exogène l.f.

→ pneumopathie huileuse

pneumopathie huileuse l.f.

exogenous lipoid pneumonia, exogenous lipid pneumonia, mineral oil pneumonia

Pneumopathie lipidique exogène chronique et pseudotumorale, induite par l'inhalation accidentelle et répétée de petites quantités d' »huiles minérales » (hydrocarbures).
Les lipoïdoses pulmonaires exogènes aux huiles animales (huile de foie de morue, graisse de lait), apanage du nourrisson, ont de nos jours presque complètement disparu. Les huiles d'origine végétale ne sont pratiquement jamais en cause. Les « huiles minérales » en sont presque toujours responsables. Il s'agit habituellement de paraffine liquide absorbée par voie buccale dans un but laxatif, souvent pendant de nombreuses années consécutives. Plus rarement, la pneumopathie huileuse est d'origine professionnelle : inhalation chronique d' «huile de coupe » ou de vapeurs huileuses dans un environnement industriel.
Souvent cliniquement asymptomatiques ou peu symptomatiques, ces pneumopathies sont dépistées sur des anomalies radiologiques pulmonaires : opacités bilatérales intéressant préférentiellement le poumon droit et les bases pulmonaires. En tomodensitométrie, les opacités sont déclives et souvent fortement hypodenses (de densité graisseuse), ce qui est évocateur. Envisagé sur l'histoire clinique et les anomalies radiologiques, le diagnostic repose sur le lavage bronchoalvéolaire (LBA) et la biopsie pulmonaire. Le LBA est blanchâtre, d'aspect huileux et les macrophages alvéolaires contiennent de nombreuses vacuoles lipidiques. Dans les cas typiques, la biopsie pulmonaire n'est pas indispensable. Elle montrerait une fibrose interstitielle ou mutilante, infiltrée par des vacuoles lipidiques avec souvent une réaction inflammatoire pouvant prendre l'aspect d'un granulome à cellules géantes. Le traitement se borne à arrêter les huiles minérales, et à traiter un reflux gastroœsophagien s'il existe.
Les pneumopathies huileuses, pneumopathies lipidiques exogènes, doivent être distinguées des pneumopathies lipidiques endogènes.

→ pneumopathie lipidique endogène

pneumopathie lipidique endogène l.f.

endogenous lipoïd pneumonia

Pneumopathie qui survient lorsque les lipides normalement contenus dans le tissu pulmonaire, principalement le cholestérol et ses esters, se libèrent des cellules alvéolaires détruites.
Ce peut être en amont d'une lésion bronchique obstructive (souvent un carcinome bronchique) ou du tissu pulmonaire détruit par une suppuration. Plus rarement, la pneumopathie lipidique endogène provient d'une embolie graisseuse, d'une protéinose alvéolaire ou de désordres du stockage lipidique.
Les pneumopathies lipidiques endogènes doivent être distinguées des pneumopathies huileuses, encore appelées pneumopathies lipidiques exogènes. L'examen pathologique et les colorations spéciales des graisses permettent cette distinction.

Syn. pneumopathie à cholestérol

→ pneumopathie huileuse

pneumopathie lipidique exogène l.f.

→ pneumopathie huileuse

point graisseux l.m.

fatty dot

Accumulation de cellules spumeuses dans l’intima artérielle épaissie : jaunâtre, plat ou surélevé, parfois visible à l’œil.
Il peut être le prélude d’une strie. C’est une lésion potentielle de l’athérome.

Syn. point lipidique

point lipidique l.m.

→ point graisseux

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