processus musculaire du cartilage aryténoïde l.m.
processus muscularis cartilaginis arytenoideae (TA)
muscular process of arytenoid cartilage
Saillie prismatique triangulaire qui prolonge en arrière et latéralement l’angle postéro-externe de la base du cartilage aryténoïde.
Sa face inférieure s’articule avec le cartilage cricoïde, sa face postéro-interne donne insertion au muscle crico-aryténoïdien postérieur, sa face antéro-externe donne insertion au muscle crico-aryténoïdien latéral.
Syn. anc. apophyse musculaire du cartilage aryténoïde
quadriceps (fibrose du) l.f.
quadriceps contracture
Rétraction du muscle quadriceps entrainant une limitation de la flexion du genou, une position haute de la rotule avec subluxation.
La fibrose du quadriceps est une affection de l'enfant, la rétraction s'aggrave avec la croissance ; elle peut intéresser tous les chefs du muscle ou seulement le crural, le rectus femoris, le vastus lateralis. L'origine en est souvent iatrogène à la suite d'injection intramusculaire dans la cuisse de produits irritants et sclérosants ; c'est la plus fréquente des rétractions musculaires de ce type.
Syn. rétraction du quadriceps
quadriceps (hypoplasie du) l.f.
quadriceps hypoplasia
Absence congénitale d’une partie du muscle antérieur de la cuisse (m. quadriceps femoris), associée le plus souvent à des malformations locales portant sur le fémur, la rotule, le squelette sous jacent et à des malpositions du genou et du pied.
La malformation peut être unilatérale ou bilatérale, portant sur l’un des chefs ou très rarement sur la totalité du muscle.
radius n.m.
radius (TA)
radius
Os long qui constitue, avec l’ulna, le squelette de l’avant-bras dont il est l’élément latéral.
On lui décrit une diaphyse ou corps du radius et deux épiphyses. Le corps est triangulaire à la coupe avec trois faces : antérieure, postérieure et latérale ; et trois bords : antérieur, postérieur et interosseux, médial. L’extrémité supérieure ou tête du radius est articulée avec le capitulum de l’humérus par la fossette articulaire et avec l’incisure radiale de l’ulna par sa circonférence articulaire ; le rebord interne de cette circonférence, biseauté, entre en rapport avec la zone conoïde de l’humérus qui sépare la trochlée humérale du capitulum huméral. La tête du radius est reliée au corps par le col du radius. A la jonction du col et du corps du radius, à l’extrémité supérieure du bord interosseux, se situe la tubérosité du radius sur laquelle s’insère le tendon du muscle biceps brachial. L’extrémité inférieure du radius, volumineuse et prismatique, s’articule par sa face articulaire carpienne avec l’os scaphoïde et le lunatum, et par sa face médiale qui porte l’incisure ulnaire, avec la circonférence articulaire de la tête de l’ulna ; sa face antérieure donne insertion au muscle carré pronateur ; ses faces postérieure et latérale sont creusées de gouttières en rapport avec les tendons terminaux des muscles de la face postérieure de l’avant-bras ; le processus styloïde du radius prolonge en bas sa face latérale. Dans son ensemble le radius a une forme de « manivelle » en rapport avec la fonction de prono-supination de l’avant-bras.
Ramsay Hunt (syndrome de) l.m.
Ramsay Hunt’s syndromes,dyssynergia cerebellaris myoclonica,dyssynergia cerebellaris progressiva,dentatorubral degeneration,or Ramsay Hunt cerebellar syndrome.
Syndrome associant myoclonies généralisées, troubles cérébelleux, tremblements et dyssynergie.
La maladie est secondaire à une lésion soit du noyau dentelé cérébelleux, soit de la région dentorubrique. Le syndrome cérébelleux est cinétique, les myoclonies peuvent être localisées sur n'importe quel muscle, le tremblement intentionnel est visible sur les membres supérieurs et il existe des épilepsies généralisées. Certains patients décrits initialement et encore vivants ont été repris par Berkovic qui a montré l'existence d'anomalies mitochondriales sur les biopsies cutanées et des fibres rouges déchiquetées ou "ragged-red-fibers" dans le muscle. Ce syndrome doit donc englober plusieurs affections de causes différentes. Les paupières peuvent être le siège de myoclonies et une cataracte présénile peut coexister. L'affection est autosomique dominante (MIM 159700).
J. Ramsay Hunt, neurologue américain (1914 et 1922) ; S. F. Berkovic, neurologue canadien (1987)
Syn. myoclonies et ataxie, dyssynergie cérébelleuse myoclonique progressive de Ramsay Hunt
→ cérébelleux (syndrome), dyssynergie, myoclonie
recul musculaire l.m.
muscle recession
Recul de l'insertion sclérale d'un des muscles droits ou obliques de l’oeil sans modifier son plan et sa ligne d'action.
Le muscle est réinséré sur la sclère en arrière de l'insertion sclérale primitive par deux sutures. Dans certains cas, les sutures sont serrées sur une sonde de 1,5 ou 2 mm de diamètre de manière à créer deux anses qui augmentent le recul sans diminuer davantage l'arc de contact : c'est le recul avec anse décrit par Gobin. Le recul est une chirurgie d'affaiblissement de l'action du muscle oculomoteur.
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M. H. Gobin, ophtalmologiste néerlandais (1968)
Syn. récession musculaire
réflexe ostéotendineux l.m
tendon reflex
La percussion brusque d’un tendon musculaire avec un marteau à réflexe détermine une contraction involontaire du muscle.
Il s'agit d'un réflexe monosynaptique mettant en jeu un seul niveau médullaire, mais soumis à des mécanismes de contrôle suprasegmentaire. L'examen est comparatif par rapport au côté opposé et aux réflexes sus et sous-jacents.
Le réflexe bicipital correspond aux racines C5, C6 (nerf musculocutané) ; le styloradial à C6 (nerf radial) ; le tricipital, à C7 (nerf radial) ; le cubitopronateur à C6, C7, C8 (nerf médian).
Aux membres inférieurs, l'abolition du réflexe patellaire (rotulien) est lié à une lésion du nerf fémoral (crural) ou des racines L3, L4, l'abolition du réflexe achilléen est lié à une atteinte de la racine S1, du grand nerf sciatique (n. ischiadicus) ou du nerf sciatique poplité interne (n. tibialis).
Les réflexes ostéotendineux sont abolis en cas de paralysie flasque et exagérés en cas de syndrome pyramidal. L'abolition du réflexe idiomusculaire secondaire à un processus myopathique aura pour conséquence une abolition du réflexe ostéotendineux correspondant à ce muscle.
Syn. réflexe tendineux
région latérale du cou l.f.
regiocolli lateris
neck lateral region
Région anatomique comprise entre le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien, le muscle trapèze et la clavicule.
Syn. région sus-claviculaire
région sublinguale l.f.
regio sublingualis
sublingual region
Région latérale de l’étage inférieur du plancher buccal, comprise entre la racine de la langue avec le muscle hyo-glosse en dedans, l’os mandibulaire en dehors, le muscle mylo-hyoïdien en bas, et la muqueuse du sillon gingival en haut.
Elle contient la glande sublinguale.
région sus-claviculaire l.f.
fossa supraclavicularis major (TA)
greater supraclavicular fossa
Partie latérale du cou limitée en bas par le bord supérieur de la clavicule, en haut par le ventre inférieur du muscle omo-hyoïdien et en dedans par le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien.
remodelage ventriculaire l.m.
ventricular remodeling
Mécanisme spécifique d’adaptation à l’insuffisance ventriculaire gauche par modifications de la masse et de la géométrie du ventricule.
Le remodelage concerne tant la structure que la fonction du muscle cardiaque. C’est un phénomène dynamique en rapport avec les conditions de charge, par exemple la perte de la masse contractile (infarctus du myocarde), les maladies du muscle cardiaque (cardiomyopathies) ou l’hypertension artérielle. Le remodelage s’accompagne de modifications de la cavité ventriculaire, de l’hypertrophie des fibres, du phénotype des cardiocytes retentissant sur l’énergétique et la fonction pompe. Le remodelage est un continuum physiopathologique. Il a un aspect délétère mais aussi bénéfique pouvant servir de cible pour diverses approches thérapeutiques. A l’échelon moléculaire, il concerne les protéines responsables du cycle cellulaire du calcium et la production par les myocytes de peptides natriurétiques.
rippling muscle disease l.angl.
Sensibilité extrême des muscles au mouvement et à la pression, accompagnée de crampes, de rigidité ainsi que d’ondulations provoquées par l’extension.
Ce sont les muscles proximaux qui sont atteints, en particulier ceux de la cuisse. Les ondulations visibles le long du muscle, lors d’une extension durent 5 à 20 secondes. Un choc sur le muscle peut provoquer des contractions rapides et répétées parfois douloureuses. L’affection est secondaire à une mutation du gène CAV3.
[Q2,H1]
Édit. 2017
sagittalisation n.f.
sagittalization
Tendance d'un des muscles obliques à avoir une direction plus sagittale que l'autre muscle oblique par rapport à l'axe visuel.
Si le petit muscle oblique est sagittalisé, l'angle formé avec l'axe visuel est plus petit que l'angle formé par son antagoniste homolatéral, le grand oblique. L'action verticale du petit oblique se trouve augmentée au détriment de son action torsionnelle, ce qui entraîne une incyclotorsion relative. Cette incyclotorsion peut être compensée par une contraction des muscles extorteurs, le petit oblique et le droit inférieur et par une inhibition des muscles intorteurs, le grand oblique et le droit supérieur. Il en résulte un élément alphabétique en V.
M. H.Gobin, ophtalmologiste néerlandais (1964)
scapula alata l.f.
winged scapula
Décollement du bord spinal de l'omoplate qui saille sous les téguments.
1) La scapula alata peut être le témoin d'une parésie ou paralysie des muscles fixateurs de l'omoplate - muscle grand dentelé (muscle serratus anterior) et muscles rhomboïdes (rhomboideus major et minor) et d'une atteinte du nerf de Charles Bell (nerf long thoracique).
2) Les scapulae alatae sont communes chez le jeune enfant vers 7 ans quand s'associent le développement et l'incurvation de l'arc postérieur des côtes et une insuffisance musculaire.
Étym. lat. scapula : omoplate ; alata : ailée
Syn. décollement de l’omoplate
septum intermusculaire du muscle érecteur du rachis l.m.
septum intermusculare musculi erectoris spinae (TA)
intermuscular septum of erector spinae
Cloison émanée de la face profonde de l’aponévrose du muscle érecteur du rachis.
Elle sépare les différentes composantes de ce muscle.
Sherrington (loi de) l.f.
Sherrington's law
Loi selon laquelle, quand le muscle agoniste se contracte, le muscle antagoniste homolatéral se relâche et inversement.
Cette loi est essentielle, comme la loi de Hering, pour comprendre la physiologie et la pathologie des troubles oculomoteurs. La conduite de l'examen clinique en dépend.
C. S. Sherrington, Sir, neurophysiologiste et pathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1932 (1857-1952) ; E. Hering, physiologiste allemand (1861)
sillon du nerf ulnaire l.m.
sulcus nervi ulnaris (TA)
groove for ulnar nerve
Gouttière large et vertical formée par la face postérieure de l’épicondyle médial, par la face médiale de l’olécrâne et par les éléments capsulo-ligamentaires internes de l’articulation du coude.
Le nerf ulnaire y descend, séparé des parois de la gouttière par un tissu celluleux lâche où peut se développer une bourse séreuse. Cette gouttière est transformée en canal par le fascia superficiel qui s’étend du chef médial du triceps brachial au muscle fléchisseur ulnaire du carpe, et par l’arcade fibreuse qui unit le chef huméral et le chef ulnaire de ce muscle.
stimulateur de nerf l.m.
nerve stimulator
Petit boîtier électronique délivrant des impulsions de courte durée (0,2 ms) et d'intensité limitée (60 mA au max) destiné à exciter un nerf à travers la peau pour provoquer la contraction du muscle correspondant.
Ce dispositif est utilisé pour le contrôle de la curarisation en anesthésiologie. On emploie une impulsion unique, 2 ou 4 impulsions en 2 s ou une série tétanisante appliquée pendant 5 s. L'importance de la réponse est évaluée soit par estimation visuelle ou tactile (petits appareils «de poche») soit par un capteur placé sur le muscle : il mesure l'effet et peut même enregistrer le myogramme dans les dispositifs les plus perfectionnés.
La stimulation tétanisante, douloureuse, n'est appliquée, si besoin, que sous anesthésie. On emploie soit de petites électrodes, soit des électrodes jetables d'électrocardiographie, l'électrode excitatrice étant placée sur le trajet du nerf.
L'utilisation la plus intéressante est le train de 4 impulsions en 2 secondes qui permet de comparer la réponse initiale, servant de témoin, à la quatrième. En cas de curarisation cette dernière est diminuée par l'effet d'épuisement produit par un curare non dépolarisant.
Une autre utilisation (à faible intensité < 0,5 mA) est la recherche des nerfs pour mettre en route une anesthésie locorégionale (plexus brachial, nerf sciatique).
surveillance de la curarisation l.f.
monitoring of muscle relaxation
Évaluation quantitative de l'intensité de la curarisation chez un patient anesthésié ou hospitalisé en réanimation.
L'intensité de la curarisation peut être appréciée par des critères cliniques évaluant la force musculaire (soulèvement de la tête au-dessus du plan du lit pendant 5 secondes, efficacité de la toux, estimation de l'amplitude de la capacité vitale, efficacité de l'ouverture des yeux, force du serrement de la main).
La curarisation peut aussi être surveillée par la mesure de l'activité électrique ou mécanique (évaluation visuelle) d'un couple nerf-muscle en réponse à la stimulation. La stimulation du nerf moteur (nerf cubital-adducteur du pouce ou nerf facial-orbiculaire des paupières) donne une réponse musculaire évaluable par la force mécanique développée par le muscle, par l'enregistrement de la vitesse du déplacement produit ou par électromyographie. La stimulation peut être brève et unique (0,1 stimulation par s), en train de quatre (4 stimulations en 2 secondes), en tétanisation (utilisation du courant alternatif à 50Hz) ou en double stimulation tétanique rapprochées, ce qui permet l'évaluation de l'épuisement entre les deux stimulations.
Pour surveiller le réveil d'un patient curarisé, avant l'injection de curare, on isole un avant-bras avec un garrot artériel pendant 20 minutes ce qui permet au patient de faire un geste de la main non paralysée en cas d'anesthésie insuffisante. Cette manœuvre peut être renouvelée au cours de l'anesthésie avec une stimulation électrique avant une nouvelle injection de curare.
→ curarisation, électromyogramme, mécanogramme, train de quatre
[G1]
sustentaculum tali l.m.
sustentaculum tali (TA)
sustentaculum tali, talar shelf
Volumineuse apophyse en console de la face médiale du calcanéum, située en avant et au-dessus du sillon calcanéen.
Elle supporte la facette articulaire talaire moyenne de la face supérieure du calcanéum. Sa face inférieure est creusée d’un sillon pour le tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux. Son sommet est creusé d’un sillon pour le tendon du muscle fléchisseur des orteils.
Syn. anc. console astragalienne, petite apophyse du calcanéum, sustentaculum talare (PNA, 1955)
syndrome de compression du nerf ulnaire l.f.
nervus ulnaris compression
Syndrome sensitif et moteur dans les territoires innervés par le nerf ulnaire : dysesthésies, hypo ou anesthésie, parésies ou paralysies, provoqué par une compression le plus souvent d’origine extrinsèque.
Le nerf ulnaire au cours de son trajet de l’aisselle à la main peut être comprimé par une lésion d’origine traumatique, dystrophique, inflammatoire ou tumorale ; il est particulièrement exposé dans trois régions où il peut être bridé par des formations fibreuses ou ostéofibreuses :
- A la partie moyenne du bras, le nerf passe de la loge antérieure vers la loge postérieure à travers la cloison intermusculaire médiale qui peut être renforcé par une bande fibreuse, l’arcade de Struthers sous laquelle passe le nerf. Cette arcade peut dans de rares cas être une cause de compression. Une rare anomalie osseuse de l’humérus, l’épine sus-épicondylienne médiale (ou sus-épitrochléenne) peut fixer ou dédoubler le nerf et être une gêne à sa mobilité lors des mouvements.
- Au coude le nerf est comprimé dans le canal ulnaire le plus souvent à son entrée par un renforcement fibreux ou fibromusculaire de l’arcade qui unit les deux faisceaux d’origine du muscle flexor carpi ulnaris (m. cubital antérieur), l’arcade d’Osborne, étendue de l’épicondyle médial à l’olécrane. Dans le canal inextensible et étroit le nerf peut être comprimé par des causes extrinsèques : fracture, kyste, lésions d’arthrose et du rhumatisme inflammatoire ou par des lésions intrinsèques : épaississement du nerf, microtraumatismes, tumeur.
- Au poignet le nerf peut être comprimé dans le canal (ou loge) de Guyon.
C’est à la main que les signes objectifs de compression sont recherchés : griffe des deux derniers doigts, hypoesthésie de l’auriculaire et de la partie médiale de l’annulaire, parésie ou paralysie des muscles interosseux, du muscle adducteur du pouce, du faisceau profond du court fléchisseur. Le signe de Tinel peut donner une approximation du siège de la compression et les troubles de conduction décelés par l’EMG donnent des indications sur sa localisation et son importance.
Cette affection est reconnue comme professionnelle (tableau 57 des maladies professionnelles
J. Struthers, Sir, anatomiste britannique (1854) ; F. Guyon, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1861) ; G. V. Osborne, chirurgien américain (1957) ; J. Tinel, neurologue français (1915) (1861)
→ canal ulnaire (syndrome du), canal de Guyon, canal de Guyon (syndrome du), arcade de Struthers, arcade d'Osborne, Tinel (signe de)
[H1]
synergie n.f.
synergiy
Association et coordination pour une même action de plusieurs systèmes, organes ou produits.
1) La synergie musculaire peut être additive, par exemple par mise en tension des fibres d'un même muscle. Elle peut être soustractive : par ex. un muscle agoniste peut agir en synergie avec un antagoniste pour stabiliser une articulation.
2) La synergie peut potentialiser: c'est le cas de certaines associations d'antibiotiques dont l'action se trouve augmentée au-delà de la simple addition des effets de chacun.
Étym. gr. sun :avec ; ergon : action
synergie vésicosphinctérienne l.f.
vesicosphincterian synergy
Exemple de coordination entre deux organes dans le cadre d'une fonction, se manifestant par un relâchement du muscle vésical quand l'appareil sphinctérien est contracté pendant le remplissage vésical, et inversement un relâchement de l'appareil sphinctérien quand le muscle vésical se contracte pendant la miction.
Cette coordination est le résultat d'une inhibition réflexe réciproque des systèmes parasympathique d'une part, somatique et sympathique d'autre part.
tarse de la paupière l.m.
tarsus palpebrae (TA)
tarsus of eyelid
Lamelle de tissu conjonctif épaisse (1 mm), incurvée verticalement et horizontalement, dense et résistante, de forme semi-lunaire pour le tarse supérieur (10 mm au centre), plus rectangulaire et allongée pour le tarse inférieur (5 mm au centre).
Le tarse occupe la portion tarsale de la paupière jusqu’au bord libre. Il contient dans son épaisseur les glandes tarsales qui sécrètent des phospholipides entrant dans la composition du film lacrymal. La conjonctive palpébrale est fermement adhérente à la face postérieure du tarse, l'ensemble formant la lamelle palpébrale postérieure. Sa face antérieure est recouverte par le muscle orbiculaire prétarsal et, sur le tarse supérieur, s'insère le muscle releveur de la paupière supérieure et, sur le tarse inférieur, s’insèrent les muscles rétracteurs de la paupière inférieure. Les extrémités latérale et médiale des tarses supérieur et inférieur sont unies par des faisceaux fibreux tarsiens très courts qui forment le ligament palpébral latéral et le ligament palpébral médial. La conjonctive palpébrale est fermement adhérente à la face postérieure des tarses, l'ensemble formant la lamelle palpébrale postérieure. Le septum orbitaire se joint au bord périphérique de chaque tarse. Le tarse de la paupière ne comporte pas de tissu cartilagineux. Le terme de cartilage tarse est impropre.
Syn. anc. cartilage tarse (impropre)
→ ligament palpébral latéral, ligament palpébral médial, glandes tarsale
tendon intermédiaire l.m.
tendo intermedius (TA)
intermediate tendon
Segment tendineux interposé entre les deux ventres d’un muscle digastrique (ex. : le tendon intermédiaire du muscle omo-hyoïdien).