Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Curranino (syndrome de) l.m.

Curranino’s syndrome

Syndrome qui associe une agénésie sacrée transversale, avec conservation de S1, à des malformations anorectales, une tumeur présacrée (myélocèle ou tératome), une dysraphie spinale avec des malformations médullaire et méningée.
L’hérédité autosomique dominante est liée au gène HLXB3, locus 7q36, codant pour un facteur de transcription, la protéine HB9.

G. Currarino, médecin radiologue pédiatrique américain (1981)

→ agénésie sacrée

[Q2,I1,L1,F5,H1]

CX 32 gene sigle angl. pour connexin 32

Gène localisé en Xq13.1 qui code pour la protéine connexine 32 qui entre dans la constitution des gaines de myéline permettant la diffusion radiale des molécules métaboliques et la signalisation au travers des couches de la myéline.
La mutation du gène CX32 conduit à la dégénérescence progressive de la gaine de myéline périphérique observée ;

Syn. GJB1 sigle angl. pour Gap junction beta-1 protein

→ amyotrophie péronière de Charcot-Marie-Tooth liée au sexe

cyclophiline n.f.

cyclophilin

Protéine capable de se lier à la cyclosporine A, possédant une activité enzymatique de peptidyl-prolyl-cis-trans-isomérase, et jouant un rôle dans l'apoptose.
On distingue plusieurs cyclophilines de masse moléculaire voisine de 20 kDa. La cyclophiline A, la plus abondante dans les cellules, est cytosolique et a une masse de 18 kDa. La cyclophiline B, de masse 21 kDa est présente dans le réticulum endoplasmique, mais peut aussi sortir des cellules ; on l’a trouvée dans le lait humain ; elle peut aussi se lier aux cellules T. La cyclophiline C de masse 22,8 kDa est présente dans les mitochondries.

[C1]

CYFRA21-1 acr. angl. m. pour CYtokeratin FRAgment

Marqueur tumoral utilisant une méthode immunoradiométrique de mesure biologique d'un fragment de la cytokératine 19.
Le terme CYFRA21-1 est la contraction de l'anglicisme CYtokeratin FRAgment BM-19-21 et KS19-1. La cytokératine 19 est une protéine distribuée essentiellement dans les cellules épithéliales. Elle est reconnue spécifiquement par deux anticorps monoclonaux BM19-21 et KS19-1. Sa présence sérique est relativement spécifique du diagnostic de carcinome bronchique primitif, surtout de type épidermoïde.

[C1,F2,K1]

CYLD sigle de cylinDromatosis

Cyld (protéine)

Protéine suppresseur de tumeur, qui participe à la chaîne de signalisation du TNF et qui agit comme une désubiquitinase de NEMO et de TRAF2.

H. A. Brooke, dermatologiste britannique (1892) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1899) ; F. Ronchese, dermatologue américain d’origine italienne (1892-1976)

[Q1,C1]

CYLD gene sigle angl. pour CYLD lysine 63 deubiquitinase

Gène situé sur le locus chromosomique 16q12.1, codant pour une protéine régulatrice du facteur nucléaire kappa-B. Celui-ci protège les cellules vis-à-vis d’une autodestruction en réponse à certains signaux ; il joue un rôle de suppresseur de tumeur.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Brooke-Spiegler, la cylindromatose,
le trichoépithéliome familial multiple.

Syn. BRSS, CDMT, CYLD1, CYLD_HUMAN, CYLDI, cylindromatosis (turban tumor syndrome), EAC, HSPC057, KIAA0849, MFT, MFT1, SBS, TEM, USPL2

→ cylindromatose, Brooke-Spiegler (syndrome de), trichoépithéliomatose familiale multiple

CYP11A1 gene , acr. angl. pour CYtochrome P450, family 11, subfamily A, polypeptide 1 l.m.

Gène, situé sur le locus chromosomique 15q24.1, codant pour un membre de la superfamille des enzymes du cytochrome P450 ; ces protéine, situées dans la membrane interne mitochondriale, sont des mono-oxygénases catalysant de nombreuses réactions intervenant dans le métabolisme médicamenteux, la synthèse du cholestérol, des stéroïdes et autres lipides.
Les maladies associées à ce gène incluent un désordre du développement sexuel, une insuffisance surrénalienne due à un déficit de cp11a1, une insuffisance surrénalienne isolée congénitale due à un déficit en cyp11a1.

→ cytochrome P450

[C1]

Édit. 2017

Cyr61 acr. pour Cystéine-Rich 61

Cyr-61 (ou CCN1) est une protéine de la famille CCN qui stimule les migrations cellulaires, favorise la survie des cellules et promeut l’angiogenèse.
Exprimée au cours de l’embryogenèse normale elle a aussi été impliquée dans le développement de certains cancers.

→ protéines CCN

[C1]

cystatine C n.f.

cystatin C

Protéine basique non glycosylée de masse moléculaire 13 kDa produite par toutes les cellules.
La cystatine C est totalement ultrafiltrée au niveau des glomérules rénaux et est ensuite entièrement réabsorbée au niveau des tubules proximaux.
Sa concentration sérique parait refléter directement le débit de filtration glomérulaire (DFG) et n’est influencée ni par l’âge (chez l’enfant de plus de 1 an), ni par la masse musculaire, ni par des pathologies extra-rénales. Son dosage, par techniques immuno-néphélémétriques, a donc été proposé en remplacement de celui de la créatininémie pour la détection précoce de l’insuffisance rénale chronique et le calcul du DFG.

→ débit de filtration glomérulaire, créatininémie

[C1]

cytokine n.f.

cytokine

Protéine ou glycoprotéine de masse moléculaire comprise entre 8 et 50 kDa intervenant comme médiateur soluble ou membranaire dans les interactions cellulaires.
Ce terme regroupe un ensemble hétérogène de molécules dont certaines sont appelées interleukines (IL, médiateurs agissant entre les leucocytes), lymphokines (médiateurs produits par les lymphocytes), interférons, facteur stimulant les colonies (CSF), facteurs de nécrose des tumeurs (TNFα et ß), facteurs transformants de croissance (TGFα et ß) auxquels s’ajoutent les facteurs de croissance dérivés des plaquettes (PGDF), les facteurs de croissance des fibroblastes (FGF) ou des cellules épidermiques (EGF, etc.).
À la différence des hormones dont le taux de sécrétion est continu bien que modifié par des signaux physiologiques, les cytokines sont synthétisées principalement en réponse à un signal activateur. Chaque cytokine peut être produite par de nombreux types de cellules. Les cytokines agissent sur des cellules cibles en se fixant sur des récepteurs spécifiques de haute affinité, les concentrations actives étant de l’ordre de la nanomole ou de la picomole. Ces récepteurs sont, en général, exprimés en très faible densité sur différents types cellulaires, ce qui explique les effets pléiotropiques des cytokines. Selon la localisation de la cellule-cible par rapport à la cellule sécrétrice, les cytokines peuvent avoir une action autocrine (sur la cellule sécrétrice elle-même), paracrine (sur la cellule voisine) ou endocrine (sur des cellules situées à distance de la cellule productrice). L’action juxtacrine est exercée par les cytokines membranaires sur les cellules voisines.
La liaison d’une cytokine à son récepteur induit un ensemble de signaux d’activation, de prolifération, de différenciation ou de mort cellulaire.
La plupart des cytokines entrainent des réactions en cascade en induisant la production d’une autre cytokine par leurs cellules-cibles. Leurs effets sont très souvent redondants : l’induction d’une même réponse cellulaire peut être obtenue avec différentes cytokines se fixant chacune sur son récepteur spécifique.

Étym. gr. kutos : cellule ; kinein : stimuler

→ interleukine

[C1,C2]

cytopathie mitochondriale l.f.

mitochondrial cytopathy

Affection liée à l’anomalie héréditaire d’une protéine ou des protéines de la mitochondrie, atteignant le cerveau et les muscles.
Cependant, tous les organes peuvent être atteints, ce qui explique la symptomatologie très variée, en particulier en fonction de l’âge de découverte de la maladie : on connaît notamment les cytopathies portant sur les protéines de la chaîne respiratoire et des oxydations phosphorylantes, conduisant à des myopathies, des cardiomyopathies, des neuropathies optiques (maladie de Leber), ou à des anémies (maladie de Pearson)

T. K. von Leber, ophtalmologiste allemand (1868) ; C. M. Pearson, médecin rhumatologue américain (1961)

→ Leber (maladie de), Pearson (maladie de)

[R1]

cytotactine n.f.

cytotactin

Protéine composée de six chaînes polypeptidiques de masse moléculaire de 190 à 250 kDa attachées entre elles à leur extrémité NH2-terminale par des ponts disulfure (d'où le nom d'hexabrachion qui lui a été donné), et qui joue un rôle dans la morphorégulation des tissus au cours de l'embryogénèse.
Dans le système nerveux, elle est synthétisée par la glie et dirige la migration des neurones.

Étym. gr. kutos : cellule ; lat. tactus : toucher

Syn. ténascine

[C1]

daclastavir n.m

Inhibiteur de la protéine NSSA du virus de l’hépatite C, utilisé dans le traitement des formes chroniques et graves en association avec antiviraux.

→ hépatite C

dalton n.m.

dalton

Unité de masse pour les molécules chimiques correspondant à la masse d'un atome d'hydrogène ou plus exactement au douzième de la masse du noyau du carbone 12C.
Symbole Da ou D : 1 dalton = 1,67 x 10-24 gramme.
Ex. alanine, 89 Da ; glucose, 180 Da ; hémoglobine 65 000 Da ; glutamate déshydrogénase (très grande protéine globulaire) 1 000 000 Da.

→ mole

Darier (maladie de) l.f.

Darier's disease, keratosis follicularis, Darier-White's disease

Génodermatose autosomique dominante apparaissant après l'adolescence, d'évolution chronique presque indéfinie, faite de papules sèches cornées confluant en nappes verruqueuses d'aspect "crasseux" siégeant surtout dans les sillons rétroauriculaires, la gouttière vertébrale et la région présternale et parfois les grands plis où la macération entraine des suintements fétides ; il existe de plus des lésions verruciformes sur le dos des mains et une certaine diminution de la résistance aux infections bactériennes, mycosiques et surtout virales, particulièrement l'herpès, avec risque de pustulose de Kaposi-Juliusberg.
L'aspect histologique, caractéristique, montre des fentes intraépidermiques surtout suprabasales résultant d'une viciation de la maturation des kératinocytes, cette kératinisation anormale, car précoce et individuelle, correspondant à la dyskératose et aboutissant à la formation de "corps ronds" qui se transforment ensuite en "grains cornés". La localisation folliculaire n'est qu'occasionnelle. Une extension des lésions aux muqueuses, notamment buccale, oesophagienne et bronchique, est possible. Les formes bulleuses posent des problèmes de diagnostic et d'interprétation nosologique avec le pemphigus chronique bénin familial de Hailey-Hailey et avec la dermatose acantholytique de Grover.
Le gène de la maladie a été localisé sur le chromosome 12q23-24,1 ; à ce jour 140 mutations sur ce gène ont été identifiées : il s’agit du gène ATP2A2 codant pour la protéine SERCA 2, pompe à calcium ATP-ase dépendante, qui régule les taux intracellulaires aux mécanismes d’adhésion kératinocytaire ; cependant, le mécanisme exact des troubles de l’adhésion et de la différenciation kératinocytaires qu’induit cette mutation reste inconnu.

J. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1889); J. C. White, dermatologue américain (1889, trois mois plus tard)

Syn. psorospermose folliculaire végétante (obs.), dyskératose folliculaire (obs.), keratosis follicularis (obs.)

→ dyskératome verruqueux

DCX gene sigle angl. pour doublecortin

Xq23 code pour la protéine doublecortin impliquée dans les mouvements des neurones vers leurs localisations au cours du développement du cerveau (migration neuronale).
La doublecortin facilite la stabilité des microtubules qui font la structure du cytosquelette.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la lissencéphalie et de l’hétérotopie sous-corticale en bandes

Syn. DBCN, DC, doublecortex, doublecortex; lissencephaly, X-linked (doublecortin), lissencephalin-X, LISX, SCLH, XLIS

→ lissencéphalie, hétérotopie sous-corticale en bandes

décorine n.f.

decorin

Protéine membre de la famille des petits protéoglycanes riches en leucine, qui agit comme organisateur de la matrice extracellulaire.
Elle active le récepteur de l'épidermal growth factor (EGF). Elle s'associe à diverses formes de TGF-b. Elle participe à la différenciation des muscles squelettiques et est impliquée dans certaines dystrophies musculaires.

découplage n.m.

uncoupling

Dissociation de deux réactions habituellement solidaires.
Ce terme est employé pour désigner la possibilité pour des cellules d'effectuer l'oxydation d'un substrat sans transférer l'énergie correspondante dans une liaison anhydride phosphorique d'ATP.
Le découplage a pour effet d'augmenter les oxydations cellulaires et la production de chaleur. Elle est mise en jeu dans la thermogénèse des animaux hibernants, dans le tissu adipeux brun, dont les mitochondries contiennent une protéine découplante. Elle peut aussi résulter de l'effet de certains agents toxiques sur les membranes mitochondriales, p. ex. le dinitrophénol, type de l'agent découplant. L'arséniate est également un poison découplant par son effet d'analogue structural du phosphate dans les réactions d'oxydoréductions phosphorylantes.

déficit en hémojuvéline l.m.

Le déficit en hémojuvéline, protéine exprimée sur la membrane de l’hépatocyte, est à l’origine d’un défaut de contrôle de l’expression de l’hepcidine sécrétée par les hépatocytes et par conséquent d’une surcharge en fer secondaire à l’insuffisance du contrôle de l’absorption du fer par les entérocytes.
Il en résulte une surcharge en fer hémochromatosique sévère et juvénile (le plus souvent avant 30 ans) : hémochromatose de type 2A. l’atteinte touche particulièrement le cœur et les glandes endocrines, notamment l’axe hypothalamo-hypophysaire.L’atteinte touche également les hommes et les femmes, ce qui est inhabituel au cours des hémochromatoses génétiques. L’entité est cliniquement similaire à celle de l’hémochromatose 2B, autre hémochromatose juvénile, génétiquement distincte puisque cette dernière est liée à des mutations du gène de l’hepcidine ou gène Hamp. Leur mode de transmission est récessif. Dans l’hémochromatose de type 2 A, le déficit est dû à une mutation homozygote du gène HJV (HemoJuVelin), locus en 1q 21 codant pour l’hémojuvéline. Une mutation hétérozygote de ce gène peut être associée à une autre mutation d’un autre gène (digénisme) impliqué dans le développement de surcharges en fer.

→ hepcidine, hémochromatose juvénile, hémochromatose de type 2A ? hémochromatose génétique (mutations responsables de l') 

déficit en facteurs du complément l.m.

complement deficiency.
On a décrit des déficits de la plupart des protéines membranaires ou solubles du système du complément.
Les déficits en C1q, C2 et C4 s’accompagnent souvent de maladies auto-immunes, en particulier de lupus érythémateux disséminé (déficit en C2, C4A et/ou C4B) ou de syndrome de Gougerot-Sjögren, diabète insulinodépendant, hépatite auto-immune (déficits en C4). Ces déficits sont fréquents, le déficit en C2 concerne 0,6% de la population caucasienne (36 homozygotes pour 100 000). Les déficits en C4A et C4B affectent 10 à 25% de la population. Environ 8% des sujets caucasiens n’expriment que 2 gènes C4 sur 4.
Les déficits en protéine de liaison du mannose (MBP, 0,6% de la population) entraînent des infections graves et récidivantes chez les nourrissons, parfois chez l’adulte.
Les déficits en C3, B, D et properdine entraînent des infections bactériennes récidivantes.
Les déficits en C5, C6, C7 ou C8 s’accompagnent d’infections par Neisseria spp.
Les déficits en facteur H ou I s’accompagnent d’infections récidivantes, parfois d’urticaire, d’anémie hémolytique et de glomérulonéphrite. Les taux de C3 sont effondrés.
Les déficits en « decay accelerating factor » (DAF) et autres inhibiteurs du complexe d’attaque membranaire fixés à la membrane lipidique par liaison glycophospholipidique, sont à l’origine de l’hémoglobinurie paroxystique nocturne avec augmentation de la susceptibilité des hématies à la lyse par le complément.

déficit en vitamine E l.f.

familial isolated deficiency of vitamine E

Déficience en vitamine E avec, dégénérescence spinocérébelleuse (ataxie de Friedreich-like), augmentation des triglycérides des bêtalipoprotéines, xanthélasma et xanthomes des tendons.
La stéatorrhée est inconstante, il y a atteinte du faisceau pyramidal, neuropathie périphérique et diminution de la sensibilité proprioceptive et vibratoire, dysarthrie, et hyporéflexie. Au niveau oculaire, on trouve papille pâle, rétrécissement artériel et rétinite pigmentaire (T. Yokota). L'altération rétinienne est probablement de même type que dans le syndrome d'Alagille. Mutation du gène de la protéine de transfert de l'alpha-tocophérol. L’affection est autosomique récessive (MIM 277460).

T. Yokota, neurologue japonais (1997) ; D. Alagille, pédiatre français (1975) A. E. Harding neurologue britannique (1982) ; N. Friedreich, médecin allemand (1863)

Syn. VED, ataxie de type Friedreich avec déficit en vitamine E, ataxie de type Friedreich avec rétinite pigmentaire

dégénérescence corticobasale (DCB) l.f.

corticobasal degeneration

Affection neurodégénérative sporadique d'évolution progressive et d'étiologie inconnue, affectant conjointement le cortex (atrophie asymétrique à prédominance frontopariétale et rolandique) et les sructures sous-corticales.
Dans cette entité rare parmi les syndromes parkinsoniens atypiques et apparaissant le plus souvent après 60 ans, l'asymétrie est un élément clinique majeur. Les formes les plus complètes associent sur un mode complexe : des signes parkinsoniens avec akinésie et importante rigidité, ne répondant généralement pas à la L-dopa ; une apraxie, plus fréquente au membre supérieur, sans prédominance de latéralité ; un phénomène de "membre étranger", très évocateur mais inconstant ; des myoclonies spontanées ou réflexes ; des fonctions intellectuelles longtemps préservées, au moins partiellement.
Ces critères cliniques peuvent permettre notamment une distinction avec les atrophies multisystématisées et surtout les ophtalmoplégiesou paralysies supranucléaires progressives (PSP), où le déficit de la motricité oculaire (vitesse, amplitude, latence des saccades horizontales) et l'instabilité posturale sont bien plus sévères. L'oculomotricité l'est très rarement dans la DCB et reste quasi normale dans les atrophies multisystématisées et la maladie de Parkinson.
L'IRM montre précocement un aspect d'atrophie frontopariétale à prédominance controlatérale à la symptomatologie clinique. À ce niveau, existe aussi un hypométabolisme mesuré en tomographie par émission de positons (PET scan).
De même que dans le cas des PSP, elles aussi sporadiques, les protéines Tau anormales accumulées dans les cellules nerveuses ont un profil électrophorétique différent de celui des autres affections neurodégénératives, celles-ci héréditaires, liées également à une pathologie de la protéine Tau : profil caractérisé, dans les filaments non appariés, par deux bandes principales (Tau 64 et 69) et une bande mineure de 74-Da (17, 26). De plus, les isoformes Tau qui comportent la séquence correspondant à l'exon 10 sont les seules représentées dans les agrégats cellulaires pathologiques de ces deux affections.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

→ taupathies héréditaires.

dégranulation n.f.

degranulation

Processus induit par une stimulation cellulaire conduisant à la disparition des granulations cytoplasmiques.
Dans le cas des mastocytes et des basophiles, il aboutit à la libération de médiateurs préformés tels que le TNFa et l’histamine responsable du choc anaphylactique. Dans le cas des éosinophiles, la dégranulation conduit à la libération extracellulaire de protéines cytotoxiques vis-à-vis de l’endothélium, de l’épiderme, des cellules pulmonaires, trachéales, cardiaques ou nerveuses par des protéines des granules telles que la peroxydase, la protéine cationique de l’éosinophile et la neurotoxine dérivée de l’éosinophile ; ce phénomène est impliqué dans certaines réactions inflammatoires. Dans le cas des polynucléaires neutrophiles la dégranulation conduit à la libération d’enzymes des granules azurophiles (élastase, neuraminidase, cathepsine G) ou des granules spécifiques (collagénase). C'est ce processus qui, à l'intérieur d'un phagosome, provoque la mort et la dégradation de bactéries englobées.

delangine n.f.

delangine

Une des protéines régulatrices de la différenciation cellulaire.
Cette protéine est un régulateur majeur de la voie Notch qui intervient dans l’évolution cellulaire pour la différenciation, l’organisation et la prolifération des cellules. Elle est codée par le gène NIPBL (lipped-B like) sur le chromosome 5 (en 5q13). Une mutation de ce gène est responsable de la moitié des cas du syndrome de de Lange.

→ de Lange, (syndrome de), Notch (voie)

délétion 22q13.3 l.f.

translocation entre les chromosomes 12 et 22 t(12.22)(q24.1,q13.3). Elle intéresse le gène SHANK3 codant pour une protéine intervenant dans le fonctionnement des synapses du cortex cérébral et du cervelet.
deletion 22q13.3
Suppression de la partie terminale d’un bras long du chromosome 22 provoquant des malformations congénitales multiples en particulier crâniofaciales et des troubles neurologiques. 
Le visage est étroit, avec dolicocéphalie, micrognatie, nez proéminent, oreilles dysplasiques, paupières en ptosis et épicanthus. Les orteils 2 et 3 sont en syndactylie. Des malformations cardiaques et rénales peuvent être associées. L’hypotonie est précoce avec un retard de la
marche. Une épilepsie est notée dans un tiers des cas. L’acquisition du langage est retardée. Le comportement peut être comparable à celui de l’autisme. La croissance est normale,
L’anomalie qui touche autant les garçons que les filles apparaît de novo : l’examen chromosomique nécessite des examens fins tels que FISH. La délétion est située en 22qter; elle est parfois interstitielle en 22q13,33 respectant le télomère ou en anneau (22r). Ce peut être aussi une

M. C. Phelan, médecin généticien américain (2001) et H. E. McDermid, biologiste canadien (2002)

Syn. syndrome de Phelan-McDermid

→ Phelan-McDermid (syndrome de)

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