agoniste cholinergique l.m.
cholinergic agonist
Substance ayant les mêmes actions que celles de l'acétylcholine (stimulation des récepteurs muscariniques ou nicotiniques).
Les agonistes cholinergiques de synthèse utilisés en clinique sont le carbachol, la métacholine et le béthanéchol. Leur emploi en thérapeutique est réduit. La pilocarpine est utilisé en collyre comme antiglaucomateux.
Les anticholinestérases sont des agonistes cholinergiques indirects par blocage de la dégradation de l'acétylcholine qui s'accumule au niveau de la fente synaptique. Ils sont utilisés pour faciliter la motilité gastro-intestinale et vésicale, pour améliorer la transmission neuromusculaire et, en ophtalmologie, comme antiglaucomateux.
Les anticholinestérasiques utilisés en thérapeutique ont une action réversible. Les principaux sont la tacrine (Cognex®) qui traverse la barrière hématoencéphalique, elle est utilisée dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, l'ésérine (physostigmine), la néostigmine, la pyridostigmine et l'édrophonium.
Les anticholinestérasiques irréversibles (organophosphates) utilisés dans l'agriculture comme pesticides (parathion, malathion) sont la cause d'intoxications humaines, ils ont été utilisés comme gaz de combat. La pralidoxime, qui est capable de réactiver l'acétylcholinestérase est utilisée pour traiter ces intoxications.
Les champignons toxiques de l'espèce inocibe et clitocibe produisent des syndromes muscariniques d'apparition précoce.
→ acétylcholine, accident précoce par ingestion de champignons
[C1 C2,G3,G4,G5]
Édit. 2017
agoniste de la LH-RH l.m.
LH-RH agonist
Décapeptide analogue de la LH-RH, qui s'en distingue par la nature d'un ou deux acides aminés.
Il sature les sites récepteurs de la LH-RH, notamment sur l'hypophyse qu'il désensibilise. Il produit ainsi un hypogonadisme hypogonadotrophique qui interrompt temporairement la sécrétion des gonadotrophines, mis à profit pour obtenir la baisse de l'œstradiol ovarien, ou dans le sexe masculin l’inhibition de la sécrétion de testostérone. Les indications thérapeutiques en sont l'endométriose, les fibromes utérins, les inductions d'ovulation, la cancer de la prostate. La médication peut induire une ostéoporose et être responsables d’effets indésirables pénibles analogues aux signes cliniques survenant lors de l’installation de la ménopause.
Étym. gr. agos : combattant ; lat. ago, agere : mettre en mouvement
→ analogue de la LH-RH, hypogonadisme
[C1, C3, O3, O4]
Édit. 2020
agoniste partiel l.m.
partial agonist
Substance capable d'activer un récepteur cellulaire comme un agoniste entier mais dont l'effet pharmacodynamique est moins intense que celui d'un agoniste entier.
Il se comporte comme un antagoniste vis-à-vis de l'agoniste entier correspondant.
Étym. gr. agos : combattant ; lat. ago, agere : mettre en mouvement
[C1,C2,C3]
Édit. 2017
agrécane n.m.
aggrecan
Protéoglycane du tissu cartilagineux, de masse moléculaire très importante, atteignant plusieurs milliers de kDa, pouvant être agrégée à l'acide hyaluronique, jouant un rôle dans les propriétés mécaniques et la résistance du cartilage, et servant de support à de nombreuses molécules de glycosaminoglycanes, de type chondroïtine-sulfate et kératane-sulfate.
On trouve des agrécanes à la surface des chondrocytes.
[C1,C3]
Édit. 2017
agrine n.f.
agrin
Protéine présente dans le système nerveux, qui induit le regroupement des récepteurs de l'acétylcholine.
[C1,C2,C3,H1]
Édit. 2017
AHA sigle pour
1) acide Alpha-Hydroxy-Acétique
2) American Heart Association
[C1,G5,J1]
Édit. 2017
AICAR sigle m. pour Amino-Imidazole-CarboxAmide Ribotide
[C1]
Édit. 2017
AICAR-formyl-transférase n.f.
AICAR formyl transferase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'un radical formyle du formyl-tétrahydrofolate vers l'AICAR, produisant l'inosine-monophosphate (IMP), qui représente le premier nucléotide purique biosynthétisé, précurseur des nucléotides adénylique et guanylique.
[C1,C3]
Édit. 2017
air n.m.
air
Mélange d'oxygène, d'azote, de vapeur d'eau et d'autres gaz.
L'air, constituant l'atmosphère respirée par les êtres vivants, véhicule de nombreuses aérosols solides (poussières, neige) ou liquides (brouillards, pluie, etc.) sa composition en vapeur d'eau varie selon la température et l'humidité. Mais l'air trachéal et pulmonaire est dépoussiéré et saturé en vapeur d'eau. La composition gazeuse de l'air pur et sec est stable et varie peu avec l'altitude mais il peut être souillé par du gaz carbonique et des polluants dont les concentrations sont variables.
→ aérosol, altitude, gaz, vapeur d'eau
[B1,C1]
Édit. 2017
Al symb. de l'aluminium
[C1]
Édit. 2017
ALA sigle angl. pour AminoLevulinic Acid
→ acide delta-aminolévulinique
[C1]
Édit. 2017
alanine n.f.
alanine
La L-alpha-alanine est un des vingt acides aminés du code génétique, constituant de la plupart des protéines.
Acide aminé non indispensable et glucoformateur, il dérive de l'acide pyruvique par transamination.
Symb. dans la formule des protéines : A
Abrév. Ala
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
alanine-aminotransférase n.f.
alanine aminotransferase, glutamo-pyruvic transaminase (GPT)
Enzyme catalysant la réaction de transamination par transfert réversible d'un groupement amine d'un acide aminé de l'alpha-alanine, sur un céto-acide, l' alpha-cétoglutarate produisant l'acide glutamique et l'acide pyruvique (acide glutamique+acide pyruvique → acide cétoglutarique+alanine).
Son coenzyme est le phosphate de pyridoxal, dérivé de la vitamine B6.
L'alanine-aminotransférase est un enzyme ubiquitaire, présent chez la plupart des êtres vivants. Chez les vertébrés l'enzyme est présent dans la plupart des tissus, mais surtout dans le foie. Il joue un rôle fondamental dans le contrôle du métabolisme azoté, en participant à la formation de l'urée, et dans le métabolisme des acides aminés et la gluconéogénèse.
L’alanine-aminotransférase est dosée dans le sérum par technique spectrophotomètrique. Son activité normale est inférieure à 40 U/L. Elle augmente dans les cytolyses hépatiques.
Syn. transaminase glutamopyruvique
Sigle ALAT
[C1,C3]
Édit. 2017
ALAT sigle f. pour
[C1,C3]
Édit. 2017
albumine n.f.
albumine
Protéine plasmatique (M.m. 69 000 Da) soluble dans l'eau, biosynthétisée par le foie.
Elle assure 70% de la pression oncotique du plasma (concentration de 40 à 45 g/L, demi-vie 20 jours environ), et participe au transport dans le sang de certaines hormones et médicaments par des liaisons peu spécifiques mais de grande capacité (par ex. barbituriques). Elle traverse l'endothélium capillaire, sa concentration dans les liquides interstitiels va de 20 à 80% de la concentration plasmatique. L'albumine interstitielle retourne au sang circulant par la lymphe.
La pression oncotique de l'albumine retient les liquides dans le secteur intravasculaire où elle s'oppose à la pression hydrostatique intracapillaire qui tend à en chasser l'eau vers l'interstitium tissulaire (l'hypoalbuminémie favorise les œdèmes interstitiels).
L'albumine est un médicament dérivé du sang, Comme tel, elle est soumise aux règles de la traçabilité. La pasteurisation des solutions élimine les virus type VIH et hépatite C, la filtration sur des filtres à 15 nanomètres élimine les virus (le poliovirus a un diamètre compris entre 18 et 20 nm), restent les agents transmissibles non conventionnels (prions ?) encore inconnus.
La solution à 4% est presque iso-oncotique au plasma. On emploie aussi une solution à 20%. Ces solutions sont utilisées dans le traitement des hypovolémies de la femme enceinte, de l’enfant et en cas d’allergie aux colloïdes artificiels. Autres indications : brûlures graves, syndrome de Lyell et hypovolémies lorsque les colloïdes artificiels ont été utilisés à posologie maximale.
Étym. lat. albumen : blanc d'œuf
→ demi-vie, pression osmotique, traçabilité
[C1,C2]
Édit. 2017
albuminémie n.f.
albuminemia
Présence ou teneur de l'albumine dans le plasma, normalement comprise entre 36 et 50 g/L.
L’albumine est dosée dans le sérum per immuno-turbidimètrie, immuno-néphélémètrie ou spectrophotomètrie.
L'hypoalbuminémie (< 530 mmol/L ou 35 g/L) est un signe d'insuffisance hépatique ou de syndrome néphrotique. Elle est également, chez le sujet âgé, un excellent marqueur de dénutrition : inférieure à 30 g/L reflète une malnutrition sévère et prolongée.
L'hyperalbuminémie (> 760 mmol/L ou 50 g/L) est un signe de déshydratation extracellulaire. La bisalbuminémie correspond à la présence congénitale de deux isoformes de sérumalbumine dans le plasma.
Étym. lat. albumen : blanc d'œuf
[C1,C2]
Édit. 2017
albuminoïde n.m.
albuminoid
Substance dont la composition s'apparente à celle de l'albumine.
Étym. lat. albumen : blanc d'œuf
[C1,C2]
Édit. 2017
albuminorachie n.f.
albuminorachia
1) Présence ou concentration de sérumalbumine dans le liquide céphalospinal.
2) Par extension, et incorrectement, présence ou concentration de protéines dans le liquide céphalospinal.
L'albuminorachie, normalement de 0,22 g/L chez l'adulte, s'élève dans de nombreuses affections du système nerveux central ; au delà de 0,3 g/L, elle est un signe de compression médullaire ou de méningite.
Étym. lat. albumen : blanc d'œuf
Syn. incorrect de protéinorachie
[C1,H]
Édit. 2017
albumose n.f.
albumose
Polypeptide produit par l'hydrolyse pepsique de protéines, et précipitant par le sulfate d'ammonium à saturation en milieu acide, par opposition aux peptones qui ne précipitent pas.
Les albumoses ne coagulent pas à la chaleur.
[C1]
Édit. 2017
alcali n.m.
alkali
Substance chimique basique (oxyde ou hydroxyde) provenant d'un des six métaux dits alcalins : lithium, sodium, potassium, rubidium, césium et francium.
Par ex. soude, potasse, lithine, etc.
Étym. arabe al : article ; kali : plante riche en potassium
[C1]
Édit. 2017
alcali volatil l.m.
volatile alkali
Dénomination commerciale et familière de l'hydroxyde d'ammonium.
L'hydroxyde d'ammonium est considéré comme un alcali parce que l'ion ammonium a les propriétés d'un ion métallique alcalin. L'hydroxyde d'ammonium se distingue des autres hydroxydes alcalins parce qu'il libère l'ammoniac gazeux, ce qui le fait dire volatil.
Syn. ammoniaque
[C1]
Édit. 2017
alcalin adj.
alkaline
1) Qui a les propriétés d'un alcali.
2) Qui contient un alcali.
La réserve alcaline représente l'ensemble des composants du sang capables de neutraliser les acides.
3) Qualifie un métal de la famille du lithium, comme le sodium, le potassium, le rubidium, le césium, le francium.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
Syn. basique
[C1]
Édit. 2017
alcalinité n.f.
alkalinity
Caractère d'une substance ou d'un milieu contenant des anions OH-.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
Syn. basicité
[C1,C2]
Édit. 2017
alcalinoterreux adj.
alcalinoterreux
Qualifie un groupe d'éléments chimiques bivalents constitutifs de la deuxième colonne de la classification périodique des éléments (tableau de Mendeleiev), dont la structure présente deux électrons dans la couche superficielle, dont les hydroxydes ont des propriétés analogues aux hydroxydes alcalins et autrefois classés parmi les "terres".
Les éléments alcalinoterreux sont le béryllium, le magnésium, le calcium, le strontium, le baryum et le radium.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
[C1]
Édit. 2017
alcaloïde n.m.
alkaloid
Substance organique d'origine végétale, à propriétés plus ou moins basiques, de structure souvent complexe, contenant au moins un atome d'azote engagé dans un cycle de la molécule, peu soluble dans l'eau, facilement soluble dans l'alcool et donnant des colorations spécifiques avec certains réactifs.
Ils exercent en général de puissantes actions pharmacologiques ex. morphine, quinine, atropine, vinblastine, strychnine, pilocarpine, cocaïne, scopolamine, etc.
[C1]
Édit. 2017