élastographie impulsionnelle n.f.
transient elastography
Syn. Fibroscan®
[B3, L1]
Édit. 2019
élastographie ultrasonore l.f.
ultrasonographic elastography, transient elastography, shear wave elastography
Ensemble de techniques ultrasonographiques destinées à mesurer la rigidité des tissus, dont le principe est identique : application d’une contrainte qui va déformer la structure à étudier ; recueil des signaux des tissus déformés puis analyse de la déformation tissulaire induite.
1. Elastographie avec impulsion mécanique
(« transient elastography »). Cette technique, moins utilisée actuellement, nécessite un appareil spécifique : « FibroscanTM », sans système de guidage, ni imagerie morphologique. La contrainte appliquée est une onde de cisaillement mécanique créée par un vibreur externe. A partir de la moyenne de 10 mesures consécutives le système calcule indirectement le module de Young sur la zone d’intérêt. Il est utilisé en pathologie hépatique.
2. Elastographie ultrasonique quasi-statique en temps réel par contrainte mécanique continue
« strain elastography »). On comprime la zone à étudier avec la sonde à ultrasons et on observe en temps réel par rapport à une coupe identique sans compression les modifications colorimétriques de l’image obtenues qui sont fonction de la rigidité des tissus. Cette technique ne permet pas de mesure mais seulement une estimation qualitative.
3. Elastographie ultrasonique dynamique avec impulsion ultrasonographique
[« Shear wave elastography » (SWE)]. Cette technique, la plus utilisée de nos jours, équipe la plupart des échographes récents de haut niveau. Après repérage échographique de la zone d’intérêt, on y applique une onde à ultrasons de compression, qui génère elle-même des ondes de cisaillement perpendiculaires à elle. Ce cisaillement est mesuré en temps réel et mesure d’élasticité en kilopascals déduite de la vitesse des ondes de cisaillement.
La principale application de cette technique est l’évaluation et la quantification de de la fibrose hépatique et la caractérisation des nodules mammaires, accessoirement l’étude des nodules thyroïdiens et de certaines pathologies rénales, prostatiques et musculo-tendineuses.
T. Young, physician britannique (1773-1829)
[B1, B3, L1, O5]
Édit. 2019
électrocardiographie œsophagienne l.f.
transœsophagal electrocardiography
Méthode d’enregistrement de l’électrocardiogramme utilisant une électrode introduite par la bouche et descendue dans l’œsophage à une distance des arcades dentaires variant entre 30 et 45 cm.
Cette électrode œsophagienne permet d’enregistrer des dérivations unipolaires étagées et numérotées d’après la distance des arcades dentaires. L’électrocardiogramme œsophagien permet de compléter les informations fournies par l’électrocardiogramme standard en particulier dans l’étude et le diagnostic de certains troubles du rythme (tachycardies ventriculaires).
[B3,K2,L1]
Édit. 2018
électrogastrographie n.f.
Enregistrement des variations de potentiel électrique se produisant dans la musculature gastrique lors de la contraction de l’estomac
[B3,L1]
Édit. 2019
embolisation des varices œsophagiennes l.f.
Technique abandonnée au profit de la sclérothérapie.
→ varices digestives, portographie, varices digestives (sclérothérapie des)
[B4, G5, L1, K4]
Édit. 2020
embryopathie à cytomégalovirus l.f.
cytomegalovirus embryopathy
Maladie ou malformation de l’embryon ou du fœtus secondaire à une infection par cytomégalovirus.
L’infection, pendant la gestation, est la plupart du temps asymptomatique pour la mère mais le virus traverse le placenta. La gravité se situe dans les 20 premières semaines où il y a risque de lésions fœtales. On peut observer un ictère, une hépatosplénomégalie, une anémie, une thrombocytopénie, une microcéphalie, des calcifications intracrâniennes, une surdité, des crises comitiales. De nombreuses malformations oculaires sont possibles : colobome, malformation papillaire, atrophie optique, cataracte, microphtalmie. Il peut également y avoir une uvéite ou une choriorétinite, qui laissent des lésions semblables aux lésions de la toxoplasmose (foyers de nécrose rétinienne, infiltrats périvasculaires, hémorragies, calcifications rétiniennes) et non les lésions observées dans les déficits immunitaires acquis. On peut mettre en évidence le virus dans le liquide amniotique par biologie moléculaire ou par culture cellulaire.
Étym. gr. embruon : embryon ; pathê : souffrance
Syn. CMV (infection anténatale au)
→ embryopathie, cytomégalovirus, microcéphalie, colobome, uvéite, choriorétinite, toxoplasmose
[A4, D1, F1, H1, L1, P1, P2]
Édit. 2019
embryopathie à la thalidomide n.m.
[A4, G5, H1, I2, L1, P1]
Édit. 2019
émétisant n.m.
emetic drug
Désigne un médicament ou un effet déclenchant un vomissement qui peut être utilisé en cas d’intoxication aigüe.
On distingue :
- les émétisants centraux, qui excitent la trigger zone de l’area postrema (ex.: l’apomorphine)
- les émétisants mixtes, dont le type est l’ipéca (Ipécacuanha) utilisé chez l’enfant sous forme de sirop ; ils agissent au niveau central et périphérique, en excitant les terminaisons sensorielles du glossopharyngien et du vague dans la muqueuse gastrique.
Syn. vomitif
→ lavage gastrique, apomorphine, Ipécacuanha
[G5, L1]
Édit. 2019
emtricitabine n.f.
emtricitabine
Antirétroviral, analogue nucléosidique inhibiteur de la transcriptase réverse, prescrit en association dans le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine.
L'emtricitabine s'opposerait aussi à la réplication du virus de l'hépatite B.
→ sida, hépatite B
[G5, D1, L1]
Édit. 2019
encastrement n.m.
En radiologie digestive (technique obsolète), aspect de raideur en retrait sur la paroi gastrique normale et limitée par une encoche à chaque extrémité,
évoquant la malignité.
[B2, L1]
Édit. 2019
Encephalitozoon intestinalis
Encephalitozoon intestinalis
Microsporidie se développant dans les entérocytes, dans la lamina propria de l’intestin grêle et dans les muqueuses nasales et sinusiennes, ainsi que dans l’arbre urinaire des patients infectés par VIH.
Comme les autres Encephalitozoon, ce parasite a une grande affinité pour les macrophages, ce qui facilite sa dissémination à tout l’organisme.
→ sida, microsporidie, Encephalitozoon
[D1, L1, M1, P1]
Édit. 2019
encéphalopathie hépatique l.f.
portal systemic encephalopathy
Ensemble des manifestations neuropsychiques ayant pour seules causes l'insuffisance hépatique et/ou l'hypertension portale, liées à un dysfonctionnement cérébral potentiellement réversible.
On distingue habituellement quatre stades cliniques. Le stade 1 est caractérisé par des anomalies des tests psychométriques, des troubles du sommeil, du comportement ou de l'humeur ; un astérixis peut être présent, comme au stade 2 où il est associé à une confusion mentale ; l'existence d'un coma réactif définit le stade 3, un coma profond aréactif le stade 4. Un foetor hepaticus est souvent associé. L'électroencéphalogramme montre un ralentissement du rythme électrique cérébral, avec parfois des ondes triphasiques caractéristiques. Une hyperammoniémie est constante.
En cas d'hépatite aigüe, la survenue d'une encéphalopathie définit l'hépatite grave ou fulminante et fait donc discuter l'indication d'une transplantation hépatique en urgence.
En cas de cirrhose, elle indique un pronostic sévère qui dépend de la cause et de l'existence éventuelle d'un facteur déclenchant curable. La répétition d'épisodes d'encéphalopathie aigüe peut s'associer à des lésions neurologiques irréversibles analogues à celles observées dans la maladie de Wilson et dans la myélopathie portocave.
La physiopathologie de l'encéphalopathie hépatique est obscure, l'hyperammoniémie étant probablement un facteur nécessaire mais non suffisant. Le traitement symptomatique de référence comporte celui d'un éventuel facteur déclenchant, l'évacuation du sang hors du tube digestif, la réduction des apports protéiques oraux, et l'administration de lactulose et/ou d'antibiotiques.
→ insuffisance hépatique aigüe, hypertension portale, astérixis, foetor hepaticus, hyperammoniémie, hépatite fulminante, cirrhose, maladie de Wilson,
myélopathie portocave
[H1, L1]
Édit. 2019
encéphalopathie pancréatique l.f.
pancreatic encephalopathy
Troubles neurologiques associés à une atteinte pancréatique.
Lors de pancréatites aigües, divers troubles neuropsychiques peuvent être relevés, particulièrement : convulsions, anomalies du comportement et de la vigilance. Mais souvent des désordres métaboliques en proviennent ou les accompagnent : insuffisance rénale, insuffisance hépatique, hypoglycémie, acidose, hyperosmolarité, hypokaliémie, hypocalcémie, delirium tremens, choc… Or ces troubles peuvent être par eux-mêmes à l'origine d'encéphalopathies.
De plus, les enzymes pancréatiques peuvent exercer une action toxique directe, ce qui conduit à l'emploi thérapeutique d'inhibiteurs enzymatiques.
→ pancréatite aigüe, insuffisance rénale, insuffisance hépatique aigüe, delirium tremens
[H1, L1]
Édit. 2019
encéphalopathie portocave l.f.
portocaval encephalopathy
[H1, L1]
Édit. 2019
enchondrome sous-unguéal l.m.
subungual enchondroma
Tumeur bénigne peu fréquente, le plus souvent solitaire, survenant à tout âge, mais surtout chez l'adulte dans la quatrième décennie, siégeant le plus souvent sur la phalange distale du gros orteil et se manifestant généralement par une tuméfaction sous-unguéale douloureuse.
L'enchondrome peut également se former sur les phalanges proximales des doigts et provoquer un épaississement de l'os ou une fracture pathologique. Le diagnostic se confirme par l’examen radiologique. L'examen histologique montre que la tumeur se compose d'ilots de cartilage hyalin situés dans un stroma parfois richement vascularisé. Une évolution vers un chondrosarcome a été décrite, mais est fort rare. Le traitement qui consiste en un curetage de la phalange atteinte amène une guérison définitive.
→ exostose sousunguéale, chondrome, enchondromatose, chondrosarcome
[L1,F5,F2]
Édit. 2018
Wiart (encoche duodénale de) l.f.
P.Wiart, anatomiste et chirurgien français (1870-1946)
Syn. incisure pancréatique
[A1, L1]
Édit. 2019
encoche spasmodique de la grande courbure l.f.
spasmodic notch of the big curvature
Sur une radiographie gastrique après opacification, présence d'une incisure de la grande courbure de l'estomac, d'aspect souple mais constante, en regard d'une lésion ulcéreuse bénigne de la petite courbure.
Elle est à distinguer du signe du drapé qui accompagne certains cancers.
Signes sémiologiques obsolètes.
[B2, L1]
Édit. 2019
encoprésie n.f.
encopresis
Défécation involontaire de l'enfant au-delà de l'âge habituel de la propreté (trois ans) en l'absence de cause organique d'incontinence anale.
Souvent associée à l'énurésie, l'encoprésie, à prédominance masculine, peut apparaître insidieusement chez des enfants n'ayant jamais été propres, ou après un intervalle libre de contrôle sphinctérien.
L'encoprésie est souvent une manifestation de conflit familial ou scolaire.
L'examen clinique permet de constater l'absence de lésion organique, la présence habituelle d'un fécalome et il élimine, par la normalité du réflexe recto-anal inhibiteur (à la manométrie anorectale) une forme basse de maladie de Hirschprung.
Après évacuation du fécalome, la déculpabilisation de l'enfant et la modification du comportement parental sont les bases d'un traitement particulièrement délicat.
H. Hirschsprung, pédiatre danois (1888)
Étym. gr. en : dans ; kopros : excrément
→ fécalome, Hirschsprung (maladie de)
[H3, L1, O1]
Édit. 2019
endo-amylase n.f.
endoamylase
Amylase catalysant l'hydrolyse d'une liaison α-glucosidique-1-4 à l'intérieur d'une chaîne polyosidique, scindant ainsi le polyoside en fragments appelés dextrines.
Les α-amylases digestives sont de ce type.
Syn. α-amylase, dextrinogène-amylase
[C1,L1]
Édit. 2018
endobrachyœsophage n.m. (EBO)
endobrachyoesophagus, columnar epithelium lined Barrett oesophagus, Barrett syndrom
Affection acquise du bas œsophage caractérisée par le remplacement de la muqueuse œsophagienne normale de type malpighien (épidermoide) non kératinisée par une muqueuse de type glandulaire.L'EBO est le résultat d'un enchaînement de faits pathologiques : hernie hiatale par glissement, reflux gastro-œsophagien, œsophagite peptique avec, souvent, ulcérations et sténose. Le risque de l’EBO est l’évolution à bas bruit vers l’adénocarcinome, le plus fréquent des cancers de l’œsophage. L'endoscopie permet de visualiser la modification de la muqueuse œsophagienne, rose pâle, qui se transforme par métaplasie en muqueuse intestinale, plus rouge: c'est l'EBO. Les malades doivent être surveillés pour un dépistage précoce des lésions dysplasique de haut grade qui seront traitées par des méthodes mini-invasives. Les modalités de la surveillance ont été définies par les sociétés savantes. Elles sont fonction de la hauteur de l’EBO et doivent porter aussi sur les zones suspectes. Le risque de dégénérescence est d’autant plus important que l’EBO est long (> 3 cm), circonférentiel et associé à des lésions de dysplasie. Les lésions dysplasiques de bas grade doivent être l'objet de nouvelles biopsies après un traitement par inhibiteur de la pompe à protons double dose; une double lecture est indispensable et recommandée par l’Institut national du cancer. L’endomicroscopie permet d’améliorer la sensibilité et la spécificité des lésions dysplasiques.
N. R. Barrett, chirurgien britannique (1950)
Syn. Barrett (œsophage de)
→ hernie hiatale, reflux gastro-œsophagien, œsophagite peptique, cancer de l'œsophage, inhibiteur de la pompe à protons, Barrett (œsophage de)
[L1]
Édit. 2019
endométriose extensive l.f.
extensive endometriosis
Endométriose pelvi-abdominale particulièrement étendue.
[O3,L1,L2]
Édit. 2018
endoscope n.m.
endoscope
Terme générique qui désigne des instruments médicaux permettant de voir à l’intérieur du corps humain (endoscopie) via les orifices naturels ou la voie percutanée et de réaliser des prélèvements, voire des interventions chirurgicales sous contrôle de la vue, directement ou par l’intermédaire d’un télé-manipulateur (« robot »).
Les endoscopes sont des tubes souples ou rigides, dotés de sytèmes de conduction de la lumière et de vision optique (fibres) ou vidéo (caméra CCD) retransmettant habituellement les images sur un écran. Leur nom, leur morphologie et leurs spécificités sont fonction des sites anatomiques à explorer : laryngoscope, bronchoscope, gastroscope, rectosigmoïdoscope, coloscope, arthroscope, cystoscope, laparoscope ou coelioscope… Les modèles destinés aux gestes thérapeutiques possèdent un canal opérateur livrant passage à divers instruments.
L’exploration de l’intestin grêle peut nécessiter l’usage d’une forme particulière d’endoscope : une capsule vidéoscopique que le patient ingère. Ses images sont émises sous la forme de signaux captés par une antenne, puis affichées sur un moniteur. La vidéocapsule a remplacé l'entéroscopie poussée, qui ne permet que l'exploration d'une partie limitée de l'intestin grêle. La vidéocapsule est l'examen diagnostique de première intention de l'intestin grêle. L'entéroscopie avec surtube permet l'exploration de la totalité du grêle par voie antérograde ou rétrograde. Le principe est de raccourcir l'intestin grêle sur le surtube dans lequel est passé l'entéroscope. La progression est réalisée grâce à des maneuvres de gonflage, dégonflage de façon séquentielle. L'entéroscopie est surtout thérapeutique et concerne le traitement des angiodysplasies du grêle.
L’endoscope le plus ancien date de 1852.
A. J. Désormeaux, urologue français(1852)
Étym. gr. endon : en dedans ; skopein : examiner
Syn. sonde endoscopique, fibroscope
→ capsule vidéoscopique; angiodysplasie, entéroscope
[B3, L1 ]
Édit. 2020
Entamoeba coli l.f.
Entamoeba coli
Amibe dont les formes végétatives mesurent 15 à 20 µm de diamètre et dont les kystes, volumineux, de 15 à 20 µm, possèdent huit noyaux.
Vivant dans la lumière du gros intestin, ce micro-organisme se nourrit de débris divers mais n’est jamais hématophage. Son pouvoir pathogène est nul ou très limité.
→ amibe
[D1, L1]
Édit. 2020
Entamoeba dispar l.f.
Entamoeba dispar
Amibe présentant toutes les caractéristiques morphologiques d’Entamoeba histolytica, mais qui est dépourvue de tout pouvoir pathogène.
Longtemps contestée, l’existence de cette espèce a été récemment confirmée par ses caractéristiques génomiques.
→ Entamoeba histolytica, amibe
[D1, L1]
Édit. 2020
Entamoeba dysenteriae l.f.
Entamoeba dysenteriae
Ancienne dénomination d'Entamoeba histolytica.
→ Entamoeba histolytica, amibe
[D1, L1]
Édit. 2020