FISH acr. angl. pour Fluorescence In Situ Hybridization
Technique de marquage de l’ADN intracellulaire utilisant des sondes fluorescentes in situ, sans destruction cellulaire et permettant l’identification de l’ADN.
Cette analyse permet de dépister plus rapidement que par la cytogénétique habituelle les anomalies numériques des chromosomes, trisomies, monosomies et les microdélétions invisibles sur un caryotype normal ; elle ne dispense pas de l’analyse caryotypique conventionnelle. Elle est utilisée dans de nombreux domaines en particulier en cytogénétique moléculaire et en cancérologie.
→ hybridation moléculaire, sonde nucléique
[Q1]
Édit. 2018
fistule artérioveineuse l.f.
arteriovenous fistula
Communication anormale, congénitale ou acquise, entre une artère et une veine, court-circuitant le réseau capillaire normal.
Elle peut être traumatique ou infectieuse ou encore créée chirurgicalement en vue d’une hémodialyse.
Elle tire sa gravité, si elle est volumineuse, de ses conséquences hémodynamiques possibles, et du risque de greffe septique. Une fistule artérioveineuse unique peut être traitée soit par intervention chirurgicale, soit par obturation à l’aide d’une technique de cardiologie interventionnelle. Les fistules artérioveineuses multiples appartiennent avec les anévrismes cirsoïdes, certains angiomes, la maladie polyanévrismale, à un groupe nosologique de frontières incertaines.
Étym. lat. fistula : canal
→ fistule artérioveineuse pour hémodialyse
[A3,M1]
Édit. 2018
fistule artérioveineuse cérébrale l.f.
cerebral arteriovenous fistula
Malformation artérioveineuse à circulation rapide, située en général sur la surface cérébrale, caractérisée par un shunt direct entre une ou plusieurs artères et une ou plusieurs veines sans réseau capillaire intermédiaire.
Le risque majeur est la rupture. Il existe cependant plusieurs types de malformations dont les risques sont variables. L'attitude thérapeutique est directement liée à l'évaluation de ces risques.
Parmi les traitements proposés, l'approche endovasculaire semble la technique de choix, car la chirurgie est souvent difficile et la radiothérapie peu efficace sur les shunts à haut débit.
Étym. lat. fistula : canal
[A3]
Édit. 2018
flagellation n.f.
flagellation
Technique de kinésithérapie qui consiste à taper avec les doigts la région à masser.
[G5]
Édit. 2018
fluxmètre ultrasonique directionnel l.m.
Appareil permettant d'étudier les vitesses circulatoires dans les vaisseaux et utilisant la technique doppler à émission continue.
[B2]
Édit. 2018
Fontan (iléostomie de) l.f.
Fontan's ileostomy
Technique d'iléostomie réalisant la fixation d'une sonde à la paroi intestinale par un surjet en bourse.
A. Fontan, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1849-1931)
formol-leucogélification n.f.
formol-gel test
Technique très simple, mais évidemment imprécise et maintenant abandonnée, de mise en évidence de déséquilibres sériques (inversions du rapport albumine/globuline) survenant notamment dans la leishmaniose viscérale (Kala Azar).
[B3]
Édit. 2018
Fourier (plan de) l.m.
Fourier's plane, k space
En IRM, dans la technique 2DFT, matrice bidimensionnelle intermédiaire entre le plan de coupe, composé de voxels, et la matrice-image définitive, formée de pixels.
Véritable canevas de l'image, le plan de Fourier ou espace des fréquences spatiales k, ou, plus simplement espace des k est une matrice 2D dans laquelle sont stockées les données brutes, codées en phase et en fréquence, disposées en lignes et en colonnes.
Cependant une ligne ou un point de ce plan ne correspond pas à une ligne ou à un point de la matrice image définitive, mais à une fraction de l'image entière. Ainsi, si la matrice a 256 lignes, chaque ligne du plan de Fourier correspond à 1/256 de l'image totale. Dans ce plan, le signal est maximal (rephasage maximal) au centre du plan (qui correspond aux basses fréquences) et minimal (déphasage maximal) à la périphérie (hautes fréquences).
Il en résulte que le centre du plan de Fourier gouverne le contraste de l'image et sa périphérie la résolution spatiale. On passe du plan de Fourier à la matrice image définitive par une transformation de Fourier effectuée dans chacune des deux directions y (codage par la phase) et x (codage en fréquence), d'où le nom de double transformation de Fourier (2DFT)
J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)
Syn. espace des k, fenêtre de lecture
→ gradient bipolaire, gradient de codage de phase, gradient de codage en fréquence, Fourier (transformation de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
Freiberg (maladie de) l.f.
Freiberg's disease, Kohler's second disease
Ostéochondrose de la tête du deuxième métatarsien (68%), plus rarement du troisième (27%) voire du quatrième.
C’est une nécrose ischémique due à des microtraumatismes répétés qui survient chez l'adolescent et l’adulte jeune et peut évoluer vers une arthrose métatarsophalangienne. Elle survient le plus souvent chez la jeune fille. Elle peut rester asymptomatique ou se traduire par des douleurs de l’avant-pied sous la tête du deuxième métatarsien lors de la marche ou du sport, aggravées par la surélévation du talon.
A l’examen la tête métatarsienne est épaissie et sensible ; les mouvements articulaires sont limités.
A la radiographie, l’os sous-chondral devient hétérogène, puis la tête métatarsienne s’aplatit et s’élargit. Elle peut rester ainsi ou, dans les formes plus sévères, se fragmenter. En cours d’évolution peuvent apparaitre des signes d’arthrose avec une déformation articulaire et une ostéophytose.
La mise au repos (relative) et une semelle orthopédique supprimant l’appui excessif sous la tête métatarsienne (appui rétrocapital) peut permettre la guérison en début d’évolution. C’est avant l’apparition des signes d’arthrose que le traitement chirurgical (technique de Gauthier d'ostéotomie de soustraction dorsale par ex.) donne les meilleurs résultats.
A. H. Freiberg, chirurgien orthopédiste américain (1914) ; A. Köhler, médecin radiologiste allemand (1908) ; G. Gauthier, chirugien orthopédiste français (1974)
Syn. 2ème maladie de Köhler
[I1, I2]
Édit. 2019
Frenkel (méthode de) l.f.
Frenkel method
Technique kinésithérapique destinée aux syndromes cérébelleux.
H. S. Frenkel, médecin suisse (1860-1931)
[H1, I3]
Édit. 2019
Fried (réaction de) l.f.
Fried reaction
Test biologique de grossesse effectué sur une rate à partir des urines de femme supposée enceinte.
Technique obsolète, actuellement remplacée par les tests immunologiques.
P. H. Fried, gynécologue américain (1948 et 1949)
[O4, O3]
Édit. 2019
fructosamines n.f.
fructosamines
Dérivés de condensation entre le glucose et certaines fonctions amines (NH2) des protéines.
Le dosage des fructosamines est effectué dans le plasma par technique colorimétrique. Il permet de mesurer la glycation des protéines plasmatiques. Contrairement au dosage de l’hémoglobine A1c, qui reflète l’équilibre glycémique des six semaines précédentes, les fructosamines reflètent les variations récentes de la glycémie (environ 15 jours). Elles augmentent chez les diabétiques mal équilibrés et diminuent chez la femme enceinte.
[C1, C2]
Édit. 2019
FSH pure sigle angl. f. pour pure Follicle Stimulating Hormone
Hormone hypophysaire extraite des urines de femme ménopausée, anciennement utilisée comme inducteur de la croissance folliculaire dans le traitement des stérilités hormonales ou pour les hyperstimulations ovariennes des procréations médicalement assistées.
La préparation de FSH urinaire seule, sans LH, dosée à 75 UI, dite « FSH pure », obtenue par une technique de purification des urines des femmes ménopausées permettait d'obtenir par immunochromatographie sur anticorps monoclonaux des gonadotrophines purifiées à plus de 95% avec moins de 5% de protéines urinaires.
[C1, C2, O3, O4]
Édit. 2019
fulguration n.f.
fulguration, lightning
1/En traumatologie, accident causé par la foudre et dont les effets sont très proches de ceux d'une électrocution.
2/En cardiologie, technique de traitement de certains troubles du rythme ou de la conduction, utilisant des étincelles de haute fréquence et de haute tension, destinées à détruire électivement certaines zones responsables d’une activation ou d’une conduction anormales.
Étym. lat. fulgur : foudre
→ électrique (premiers secours dans un accident), foudroiement, électrocution, ablation endocavitaire
[G2, G5, K2]
Édit. 2019
fusion de gènes l.f.
gene fusion
1) Technique consistant à greffer dans un vecteur un gène et ses séquences de contrôle en phase avec un autre gène dont on peut facilement mesurer l'expression : p. ex. celui de la ß-galactosidase.
L'expression du gène hybride ainsi constitué aboutit à la production d'une protéine hybride dite protéine de fusion.
2) Par extension, fusion du promoteur d'un gène avec le gène d'expression.
→ cadre de lecture, fusion d'opérons
gammagraphie n.f.
gammagraphy
Technique ou dispositif, fixe ou mobile, de radiographie, utilisant une source émettrice de rayonnement γ (60Co, 192Ir) ou un accélérateur de particules, producteur de photons X.
Elle est largement employée dans l'industrie pour rechercher des défauts de structure (pipe-line, industrie mécanique, fonderie, chaudronnerie, bâtiment, etc.).
En médecine, et plus particulièrement en cancérologie, la gammagraphie de contrôle a pour but de vérifier, sur un film radiographique, l'exactitude des caractéristiques des faisceaux d'irradiation d'une tumeur (rayon axial, limites des champs, etc.) en position de traitement; la source est celle de l'appareil de traitement (60Co, accélérateur).
Par extension, ce terme est maintenant devenu à tort synonyme de scintigraphie.
gammaphlébographie n.f.
γ phlebography
Étude fonctionnelle des troncs veineux après injection d'un radioisotope (technétium 99m) dans une veine en amont de la région à examiner.
Technique obsolète.
garrot n.m.
tourniquet
En médecine, lien placé autour d’un membre pour interrompre la circulation sanguine, de façon à obtenir le gonflement d’une veine superficielle qu’on veut ponctionner ou à assurer une hémostase temporaire.
Pour arrêter la circulation artérielle, un morceau de bois peut être passé dans la boucle pour permettre le serrage par torsion du lien. Pour arrêter la seule circulation veineuse une simple bande de caoutchouc suffit. En chirurgie des membres on utilise un garrot pneumatique pour faciliter l'acte chirurgical en maintenant le champ opératoire exsangue. En anesthésie locale intraveineuse on utilise aussi cette technique. De toute façon, un garrot ne doit jamais être laissé plus de 90 minutes. La pose d'un garrot artériel pour arrêter une hémorragie doit être exceptionnelle en raison des risques que la levée d'un garrot laissé trop longtemps fait courir au patient.
Accidents du garrot : des phénomènes toxiques généraux de choc peuvent survenir lors de la levée d’un garrot laissé trop longtemps en place. Ils sont liés à la libération dans la circulation générale de produits tissulaires toxiques accumulés pendant la période d’ischémie.
Étym. francique wrokkan : tordre
gastrostomie l.f.
gastrostomy, percutaneous endoscopic gastrostomy
Création par voie chirurgicale ou endoscopique, à titre provisoire ou permanent, d’une ouverture de la paroi gastrique, communiquant avec l’extérieur, méthode de référence pour une nutrition entérale prolongée de plus de quatre semaines pour des patients chez lesquels l’espérance de vie estimée est supérieure à un mois.
La gastrostomie endoscopique, alternative à la gastrostomie ou à la jéjunostomie chirurgicale est actuellement la plus utilisée. La technique permet la pose non chirurgicale, sous anesthésie loco-régionale d’un accès direct à l’estomac.
Elle est mieux tolérée que la sonde naso-gastrique.
Ses principales indications sont les affections neurologiques (accident vasculaire cérébral, coma…), carcinologiques, ORL, traumatiques (lésions cranio-faciales graves), la dénutrition majeure, les pneumopathies d’inhalation à répétition etc.
gerbe aortique (examen de la) l.f.
aortic arch examination, thoracic aortography
Exploration radiologique, par un contraste iodé hydrosoluble, de l'aorte thoracique et de ses branches, en particulier des gros troncs artériels naissant de la crosse (artères sousclavières, carotides communes et vertébrales).
L'examen est fait selon la méthode de Seldinger, le plus souvent par voie fémorale, à l'aide d'un cathéter monté jusqu'à l'aorte ascendante. La technique nécessite une série de clichés très rapide et parfois le radiocinéma pour l'étude dynamique des valves aortiques. Les incidences pratiquées dépendent des indications cardiovasculaires ou neurologiques de l'examen.
Syn. aortographie sus-sigmoïdienne, aortographie thoracique
Gil-Vernet (technique de) l.f.
Gil-Vernet's procedure
Technique d'uréthroplastie cutanée en deux temps utilisant un lambeau scrotal, destinée à la réparation des pertes de substance uréthrales proximales.
J. M. Gill-Vernet, chirurgien urologue espagnol (1984)
glucidogramme n.m.
glucidogram
Electrophorégramme révélé par un colorant des glucides mettant en évidence les taches ou les bandes correspondant à des glycoprotéines.
Pour un sérum normal, le glucidogramme peut être obtenu avec la technique de Koïw et Grönwall, utilisant la coloration de MacManus à l'acide periodique réactif de Schiff, qui met en évidence 3 bandes principales au niveau des α1-, α2- et β-globulines et 2 bandes mineures au niveau de la sérumalbumine et des γ-globulines. Une estimation de l'importance des colorations permet d’apprécier les altérations pathologiques éventuelles, à partir d'une distribution normale : α1- 20%, α2- 35%, β-25% et γ-globulines 15%.
glycémie n.f.
glycemia
Concentration du glucose dans le plasma.
La glycémie est habituellement dosée dans le plasma par technique enzymatique. Chez le sujet adulte normal à jeun, la glycémie peut varier de 3,3 à 6,1 mmol/L (0,6 à 1,1 g/L). Elle peut être plus faible chez l’enfant et le nourrisson. La concentration du glucose est un peu plus faible dans les globules que dans le plasma (80%). Les valeurs mesurées sur sang total, par exemple celles obtenues à partir d’une goutte de sang analysée dans un lecteur de glycémie par le patient lui-même, sont donc plus faibles que celle mesurées au laboratoire.
Syn. glucosémie
Goldberger (technique de ) n.m.
Goldberger’s technique
Technique en électrocardiographie permettant d’amplifier d’une fois et demie la hauteur des complexes pour l’enregistrement des dérivations unipolaires des membres VR, VL, VF.
La connexion à la borne centrale est supprimée, le pôle négatif du galvanomètre est relié à une borne formée par le court-circuitage des deux membres non explorés, l’électrode exploratrice étant fixée sur un membre. Les dérivations unipolaires augmentées portent le nom d’aVR, aVL, aVF.
E. Goldberger, médecin cardiologue américain (1942)
Goodwin (technique de) l.f.
Goodwin’s procedure
Variété technique d'implantation urétérocolique ouvrant la paroi antérieure du côlon pour effectuer les anastomoses, avec leur trajet sousmuqueux, sous contrôle de la vue par l'intérieur du conduit.
W. E. Goodwin, chirurgien urologue américain (1953)