Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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plâtre (syndrome du) l.m.

cast syndrome

Complication grave, parfois mortelle, survenant à la suite d’un corset plâtré trop serré liée à une dilatation aigüe de l’estomac.
Le rôle sténosant de la pince mésentérique sur le troisième duodénum est le facteur causal. Devant ce tableau, il faut commencer par aspirer le contenu gastrique avant d’enlever le plâtre pour éviter une rupture gastrique par décompression brutale.

pneumonie d'aspiration l.f.

aspiration pneumonia

Pneumonie microbienne déclive survenue après fausse route et aspiration d'un embol septique.
La fausse route s'accompagne de l'aspiration d'un embol septique d'origine buccopharyngée (alcoolisme, comitialité, accident vasculaire, anesthésie, sonde nasogastrique, toxicomanie). Un mauvais état buccodentaire est un facteur aggravant reconnu. Les germes en cause les plus fréquents sont les anaérobies : peptostreptocoques, fusobacteriums et les bactéroïdes.

Poiseuille (loi de) l.f.

Loi selon laquelle le débit, D, d'un fluide visqueux à travers un capillaire est proportionnel à la différence de pression entre l'entrée et la sortie (perte de charge) ; le débit est inversement proportionnel à sa longueur, l, et à sa viscosité, η

Pour un tube capillaire cylindrique de rayon, r et pour une perte de charge, ∆p, le débit est égal à
D = (π r4 ∆p) /(8 l η) = k S2 ∆p/l η, avec S = π r2 et k = 1/8π ≈ 0,04 .
Comme les bronches et les vaisseaux sanguins ne sont pas de vrais cylindres circulaires, la deuxième expression de la formule utilisant la surface S de section du capillaire est des plus utiles.
Si la surface de section n'est pas circulaire le débit est plus faible, k, le facteur de forme de la section, est donc plus petit (k < 0,04), mais cela ne change rien pour les autres facteurs de la formule.
En regroupant tous les facteurs constants en une «résistance», R = l η /kS2 , on obtient une formule, analogue à celle de la loi d'Ohm en électricité,
D = ∆p /R :le débit est proportionnel à la pression et inversement proportionnel à la résistance.
La loi de Darcy pour la filtration est un cas particulier de la loi de Poiseuille.
La loi de Poiseuille ne s'applique qu'aux écoulements laminaires (fluides newtoniens), c'est-à-dire sans tourbillons. Pour les liquides très visqueux, elle n'est plus valable. Par contre dans les écoulements turbulents (fluides non-newtoniens), la résistance est proportionnelle au débit,
R = DR', on a donc D2 = ∆p /R'. Autrement dit le débit est proportionnel à la racine carrée de la pression ∆p: c'est cette dernière loi qui s'applique dans les artères et la trachée.

J. Poiseuille, physicien français, membre de l’Académie de médecine (1844)

→ Darcy (loi de), filtration, gaz, résistance, viscosité

pollution n.f.

1) Action par laquelle un milieu est dégradé du fait de l’introduction de déchets de toutes sortes qui le rendent moins apte à permettre une vie normale.
2) Résultat de cette action.
1) Cette action peut être le fait d’un facteur physique, chimique ou microbiologique. Un événement endogène ou exogène se produisant dans un milieu devient une pollution lorsque cet événement modifie de façon sensible l’équilibre ou les usages potentiels ou actuels du milieu.
2) Les pollutions des milieux constituent à partir d’un certain degré des causes de risque pour la santé et invitent à des interventions des pouvoirs publics. Tous les milieux peuvent être être atteints et cette diversité se traduit par la nécessité de surveiller en particulier l’hygiène industrielle et les pratiques les plus diverses e l’activité humaine.

Étym. lat. polluere : souiller.

polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques) l.f.

Maladie inflammatoire chronique affectant les articulations munies d'une cavité synoviale et s'accompagnant de localisations extra articulaires, telles une vascularite et des nodosités.
Le diagnostic d’une polyarthrite rhumatoïde (PR) débutante avec des radiographies normales et en l’absence de diagnostic d’une autre maladie est selon les critères ACR/EULAR de 2009 :
1) le type d’atteinte articulaire :
- une articulation moyenne ou grosse : 0,
-deux à dix articulations moyennes ou grosses : 1,
-une à trois petites articulations : 2,
-quatre à dix petites articulations : 3
-plus de dix articulations (au moins une petite articulation) : 5 ;
2) sérologie :
-ni facteur rhumatoïde ni anticorps antiprotéine citrullinée (ACPA) : 0,
-au moins un test faiblement positif. 2,
-au moins un test fortement positif : 3;
3) durée de la synovite :
- moins de 6 semaines : 0,
- plus de 6 semaines : 1 ;
3) marqueurs de l’inflammation :
- ni protéine C-réactive (CRP), ni VS élevée : 0,
- CRP ou VS élevée : 1.
Ainsi le diagnostic de polyarthrite est posé si le score est supérieur ou égal à  6.
De plus en plus, le diagnostic de polyarthrite débutante  repose   sur l’échographie qui tend à remplacer définitivement les données radiographiques qui seront toujours trop en retard.
Un mécanisme auto-immun est probablement en cause avec la présence simultanée des allèles HLA DR1 et DR4 (chez 93% des individus). Des mutations génétiques sont impliquées dans le déterminisme de la PR. Une mutation du gène PTPN22 (qui code une tyrosine phosphatase) double le risque de développer la maladie qui est aussi alors parfois plus grave.
Une mutation du gène TRAF1–C5 du chromosome 9 est aussi corrélée avec une forme aggravée de PR (avec présence d'anticorps anti-CCP : cyclic citrullinated peptide).
Les données nouvelles de la polyarthrite rhumatoïde, les succès des biothérapies ont fait reculer les indications chirurgicales (préservation de la fonction articulaire, ou si les déformations articulaires sont trop importantes).

Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence

Sigle PR

→ polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), pannus, protéine C-réactive, sérologie rhumatoïde, séropositif, polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), HLA, auto-anticorps anti-citrullinés, facteur rhumatoïde, synovite, PTPN22

[I1]

Édit. 2017

pondération n.f.

1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie

1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie.
Ex. pondération en T1, en T2, en densité protononique…
2) En biostatistique, attribution à chacun des éléments servant à élaborer une moyenne ou un indice ou un score, d’un coefficient qui exprime son importance relative.
Par ex. dans la prédiction d’une lithiase de la voie biliaire principale  au cours d’une cholécystectomie, le score de Huguier a permis grâce à une analyse multifactorielle utilisant la régression logistique d’attribuer à chaque variable un facteur de pondération et de calculer un score prédictif de lithiase de la VBP. 

M. Huguier, chirurgien frnçais, membre de l’Académie de médecine (1991)

→ score de Huguier

[B2, E1]

Édit. 2020

porphyrie n.f.

porphyria

Génopathie le plus souvent à transmission autosomique dominante due à un déficit enzymatique dans la synthèse des porphyrines qui contribuent, entre autres propriétés, à la synthèse de l'hème, revêtant de nombreux aspects cliniques, tous caractérisés par la production d'urines de couleur rouge foncé.
On en connaît de nombreux types héréditaires ou acquis :
- les porphyries héréditaires sont classées en deux groupes suivant le tissu où prédomine l’accumulation de porphyrines : les porphyries hépatiques (porphyrie aigüe intermittente, porphyrie variegata, coproporphyrie et porphyrie cutanée) et les porphyries érythropoiétiques (protoporphyrie et maladie de Günther), les seules à transmission autosomique récessive.
- les porphyries acquises s'observent au cours de certaines intoxications, dont la plus fréquente est le saturnisme.
En urgence on voit surtout les accidents de porphyrie aigüe intermittente, de coproporphyrie héréditaire et de porphyrie variegata (porphyries hépatiques). Ces trois maladies héréditaires autosomiques dominantes peuvent rester latentes ou être émaillées de poussées marquées d'une triple série de signes abdominaux, nerveux, psychiques :
- douleurs abdominales continues ou paroxystiques, de localisations variables sans signes objectifs, constipation, vomissements ;
- paresthésies, paralysies débutant souvent aux membres supérieurs et prédominant aux extenseurs. Ces paralysies peuvent s'étendre aux quatre membres et toucher les nerfs crâniens (XII, XI, X). Les troubles sensitifs objectifs manquent ou sont discrets. Le liquide céphalorachidien est normal ou montre une discrète dissociation albuminocytologique. Les désordres neurovégétatifs sont fréquents (tachycardie, hypertension artérielle, sudation) ;
- irritabilité, délire hallucinatoire, confusion.
Ces signes doivent faire évoquer le diagnostic et faire rechercher :
- des antécédents familiaux mal étiquetés ;
- des antécédents personnels d'interventions chirurgicales ;
- un facteur déclenchant, souvent médicamenteux (barbituriques, sulfamides, etc.).
Les manifestations psychiques observées dans les formes héréditaires sont caractérisées par un personnalité particulière faite d’irritabilité, instabilité, asthénie, infantilisme affectif, mais aussi par une structure hystérique. Une émotion peut se trouver à la base d'accidents aigus ou subaigus. Non spécifiques, ces formes psychiatriques sont préférentiellement anxieuses et confusionnelles (parfois korsakoviennes), dépressives, paranoïdes ou hystériques, ces dernières peut-être les plus fréquentes et les plus évocatrices. Leur coexistence avec des manifestations surtout abdominales douloureuses et/ou neurologiques à type principalement polynévritique avec amyotrophie, est variable. Elles sont en règle curables après une évolution plus ou moins longue, volontiers polymorphe et fluctuante. De nombreux médicaments doivent être évités, notamment les barbituriques en cas de convulsions, ainsi que l'alcool et le jeûne.

Étym. gr. porphyrites : pierre pourprée

prépro-EGF n.m.

prepro-EGF

Protéine précurseur du pro-EGF, comportant 1217 acides aminés, telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes des cellules de plusieurs tissus, tels que glandes sousmandibulaires, duodénum, pancréas, thyroïde, rein.
La maturation de l'EGF (epidermal growth factor ou facteur de croissance épidermique) se fait en deux étapes : transformation en pro-EGF stocké dans la glande, puis libération du peptide EGF proprement dit, de 53 acides aminés.

prépro-bêta-NGF n.m.

prepro-bêta-NGF

Protéine précurseur du pro-bêta-NGF, telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes des cellules productrices du facteur de croissance des neurones (NGF).
Cette protéine comporte 307 acides aminés, dont les 25 premiers constituent la séquence signal, qui est destinée à être clivée pour la formation du pro-bêta-NGF.

→ facteur de croissance du nerf, pro-bêta-NGF

[C1, C3, H1]

Édit. 2019

pression de clôture uréthrale l.f.

urethral closure pressure

Différence entre la pression uréthrale maximum et la pression vésicale.
Le gradient de pression uréthrale est un facteur de continence.

pro-adrénomédulline n.f.

pro-adrenomedullin

Polypeptide de 185 acides, précurseur de l’adrénomédulline. La pro-adrénomédulline plasmatique augmente dans les situations de stress, en particulier en cas d’atteinte cardiovasculaire, mais aussi dans les pneumopathies et les atteintes rénales sévères. Une concentration élevée de pro-adrénomédulline dans le plasma est un facteur de mauvais pronostic.

→ adrénomédulline

progranuline n.f.

progranulin

Glycoprotéine exprimée dans un grand nombre de tissus, en particulier les neurones du cortex cérébral, de l’hippocampe et du cervelet, ayant une activité de facteur de croissance multifonctionnel.
La progranuline est codée par le gène PRG, localisé sur le chromosome 17q21. Elle paraît jouer un rôle important dans le développement, en particulier dans la maturation des neurones, la cicatrisation et l’inflammation. Des mutations du gène PRG sont impliquées dans les démences fronto-temporales.

→ dégénérescences fronto-temporales

prolactin inhibiting factor (PIF) angl. m.

Facteur polypeptidique hypothalamique inhibant la sécrétion de prolactine (PRL) par l'hypohyse.
Le PIF (qui correspond à la dopamine) et le "prolactin releasing factor" postulé (PRF) ont respectivement un rôle inhibiteur et stimulant sur la sécrétion de PRL par l'adénohypophyse (formée du lobe antérieur, du lobe tubéral et de la zone intermédiaire ou cystiforme, cette dernière, zone étroite séparant le lobe antérieur du lobe postérieur ou lobe nerveux). Un "feedback" négatif est exercé par la PRL circulante au niveau hypothalamique, hypophysaire ou à celui de l'éminence médiane (partie de l'infundibulum constituant une zone de transition entre l'hypothalamus et la neurohypophyse). La sécrétion de dopamine pourrait aussi varier selon le taux circulant d'hormones stéroïdiennes. L'émission de PRL dépend des substances modifiant l'action de la dopamine, par ex. inhibition par la l-dopa, stimulation par la chlorpromazine et les imipraminiques.

prolyl-4-hydroxylase n.f.

prolyl-4-hydroxylase

Enzyme catalysant l'oxydation de la proline en 4-hydroxyproline dans la molécule de collagène et dans d'autres protéines possédant des domaines ressemblant au collagène ("collagen-like domains").
Parmi les substrats autres que le collagène de la prolyl-4-hydroxylase (P4H) figure le facteur inductible par l'hypoxie (Hypoxia Inducible Factor, HIF). Dans les conditions de normoxie, HIF est hydroxylé par P4H. La protéine VHL (protéine de von Hippel-Lindau) vient alors se fixer sur lui, ce qui entraine sa dégradation par le sysytème ubiquitine-protéasome. 

Sigle P4H

→ prolyl-hydroxylase, collagène, proline, hydroxyproline, facteur inductible par l'hypoxie, protéine de von Hippel-Lindau

[C1, C3, K4]

Édit. 2019

pro-bêta-NGF sigle pour pro-bêta-Nerve Growth Factor

Protéine précurseur d'une des chaines du facteur de croissance du nerf, le bêta-NGF, qui comporte aux extrémités NH2-terminale et COOH-terminale respectivement une séquence de 163 acides aminés et une de 2 acides aminés, qu'une protéolyse par une prohormone-convertase, la furine, détache pour laisser le bêta -NGF de 118 acides aminés.
Le  bêta-NGF est la forme active du NGF.

→ facteur de croissance du nerf, furine

[C1, C3, H1]

Édit. 2019

prostate (adénocarcinome de la) l.m.

prostatic adenocarcinoma

Tumeur maligne épithéliale la plus commune de la glande prostatique, développée aux dépens des acinus.
L'adénocarcinome prostatique est en fréquence le deuxième cancer de l'homme, après celui du poumon. L'incidence en France est de 38 pour 100 000 habitants ; variable selon les pays, elle est la plus élevée chez les noirs des États-Unis. Sa mortalité en France est de 10% de l'ensemble des décès par cancer, et semble encore augmenter. Aucun facteur étiologique ou environnemental n'a été mis en évidence. Par contre des facteurs familiaux et génétiques sont prouvés, et certains gènes identifiés. Son développement est androgénodépendant, du moins au début de l'évolution.
Le cancer histologique est bien plus fréquent que le cancer clinique. Les stades de début sont totalement asymptomatiques. Le dépistage de masse n'est pas actuellement réalisable. Le diagnostic, souvent suspecté sur une élévation du taux de PSA, est fait par toucher rectal, échographie endorectale et ponction-biopsie prostatique. Il est parfois découvert dans les copeaux d'une résection endoscopique pour adénome. La coexistence des deux affections est fréquente. L'extension est locale (franchissement capsulaire, envahissement du plan séminal, des espaces cellulaires périprostatiques, du plancher vésical (avec retentissement sur le haut appareil), du rétropéritoine), régional (extension aux chaines lymphatiques ilio-obturatrices), métastatiques (squelette principalement, poumon, névraxe).
Le traitement des cancers localisés est curatif (prostatectomie totale associée à la lymphadénectomie pelvienne, ou radiothérapie (externe ou brachythérapie). Au-delà des limites prostatiques le traitement devient palliatif, associant de façon diverse chirurgie, radiothérapie et hormonothérapie. Le traitement des formes métastatiques est l'hormonothérapie, la suppression androgénique étant obtenue de diverses manières : pulpectomie testiculaire, agonistes de la LH-RH, antiandrogènes, œstrogénothérapie. Il n'y a pas de chimiothérapie spécifique. Le pronostic dépend du stade initial de la tumeur et de sa forme histologique, l'échappement hormonal annonçant souvent une évolution peu contrôlable.

protéine cone-rod homeobox n.f.

cone-rod homeobox protein

Protéine de 299 acides aminés (32 kDa) impliquée dans le développement des photorécepteurs de la rétine.
La protéine cone-rod homeobox est un facteur de transcription pour de nombreux gènes rétiniens. Elle est exprimée dans les cellules photo-réceptrices de la rétine et joue un rôle crucial dans leur différentiation. Des mutations de cette protéine sont responsables de la dystrophie des cônes et bâtonnets et de formes dominantes d’amaurose congénitale de Leber et de rétinite pigmentaire de survenue tardive.

protéine G n.f.

G-protein

Glycoprotéine de structure hétérotrimérique généralement constituée d'une sous-unité bêta-gamma (bêta de masse moléculaire 37 kDa, γ de 8 kDa), et d'une chaîne alpha de masse moléculaire voisine de 40 kDa, qui porte une molécule de GTP (guanosine triphosphate) ou de GDP (guanosine diphosphate), et qui joue un rôle dans la transmission d'un signal à partir d'un récepteur membranaire en hydrolysant le GTP en GDP.
À côté des "grosses protéines G" attachées aux membranes cellulaires, il y a des "petites protéines G" dans le cytoplasme, de masse voisine de 21 kDa, monomériques. Parmi les petites protéines G, on trouve les protéines ras (H-ras, K-ras, N-ras, rap), les protéines rho (rho A, rho B, rho C, rac 1 et 2), les nombreuses protéines rab, l'ARF ou facteur d'ADP-ribosylation qui sert à la formation et à l'adressage des vésicules de transport des protéines à partir de l'appareil de Golgi. Les protéines G peuvent stimuler la production d'AMPc par l'intermédiaire de l'adénylate-cyclase, ou contrôler le pompage des ions calcium. On distingue des protéines G activatrices (Gs) et des protéines G inhibitrices de la transduction des signaux membranaires.

M. Rodbell, biologiste amércain (1997), prix Nobel de médecine en 1994

→ récepteur, adénylate– cyclise

[C1]

Édit. 2020

protéines de l'inflammation l.f.p.

acute phase proteins

Protéines du sérum dont la concentration augmente pendant une infection ou une réaction inflammatoire et qui sont synthétisées par les hépatocytes lors d’une stimulation par des cytokines telles que l’interleukine-6.
Les principales protéines de l’inflammation sont la protéine-C réactive (CRP), la protéine de liaison du LPS (LPS-BP), la galectine (lectine de liaison du galactose ou protéine Mac-2), les protéines C3, C4 et le facteur B du complément, l’haptoglobine, le fibrinogène, l’orosomucoïde, l’α1-antitrypsine et la substance amyloïde sérique SAA. La mesure de la protéine C-réactive, dont la demi-vie est de quelques heures, est un marqueur très sensible de la réaction inflammatoire.

prurigène adj.

Se dit d’une affection facteur d’une sensation de prurit.

pseudopelade de Brocq l.f.

pseudopelade of Brocq

Variété d'alopécie cicatricielle, donc définitive, en petites plaques classiquement comparées à l'empreinte des pas dans la neige, sans folliculite évidente, d'évolution progressive et lente,  sur plus de deux ans, avec des rémissions spontanées possibles.
L'examen histologique doit éliminer un lupus érythémateux ou un lichen plan : un infiltrat lymphocytaire peu dense entoure les 2/3 supérieurs du follicule pileux mais respecte le bulbe; le derme devient progressivement scléreux, avec disparition des glandes sébacées mais persistance des glandes sudorales. L'examen en immunofluorescence directe est négatif ou faiblement positif en IgM.
Initialement décrite comme une entité d'étiologie inconnue, cette conception a ultérieurement fait place à la notion d'un syndrome, l'état pseudopeladique, pouvant relever de causes multiples, parmi lesquelles avant tout le lichen plan et le lupus érythémateux, en réservant l'appellation pseudopelade aux formes pour lesquelles aucun facteur étiologique ne peut être mis en évidence.

L. Brocq, dermatologue français (1885)

→ pseudopeladique (état)

purpura psychogénique l.m.

Ecchymoses multiples de quelques centimètres de diamètre, assez profondes et infiltrées, fréquemment douloureuses, qui surviennent habituellement chez la femme

Il peut s'agir : de manifestations pathomimiques liées à des manœuvres non avouées (pincement, suçon, etc.) ; d'une autosensibilisation aux hématies, dont le mécanisme est le plus souvent inconnu, mais dont un cas au moins a été considéré comme psychogène ; de purpura psychogénique proprement dit, sans facteur provoqué, ni autoréactivité.
En règle, les ecchymoses surviennent lors de difficultés psychologiques chez des femmes qui ontsubi de nombreuses interventions chirurgicales. Des études complémentaires sont nécessaires.

Syn. syndrome des ecchymoses douloureuses

PXR sigle ang. pour pregnane X receptor

Facteur de transcription exprimé principalement dans le foie et l’intestin.
Le PXR active un large spectre de gènes impliqués dans le métabolisme et l’excrétion des xénobiotiques. Il stimule également la synthèse des protéines impliquées dans la glucuronoconjugaison et l’excrétion de la bilirubine. En sus de ces fonctions, PXR est impliqué dans la régulation des réponses immunes et inflammatoires, la prolifération cellulaire, le métabolisme glucido-lipidique, les régulations endocrines et le métabolisme osseux.

Syn. steroid and xenobiotic receptor, SXR

→ xénobiotiques, bilirubine

qualité d'un rayonnement l.f.

radiation quality

Caractérisation d'un rayonnement par l'énergie individuelle ou le spectre des particules.
C’est le facteur essentiel de sa pénétration dans un milieu.
Pour les rayons X des expressions pratiques s'adressent:
- à l'énergie des électrons qui les produisent, généralement exprimée par la tension accélératrice (p. ex.: rayons X de 200 kV) ou la tension équivalente pour les accélérateurs linéaires (p. ex. rayons X de 15 MV)
- à la pénétration dans un milieu de référence, exprimée par la couche de demi-atténuation (p. ex. CDA: 3 mm Al) éventuellement associée à l'indication de la tension.
(P. ex. 200 kV; CDA: 2 mm Cu)
- à la pénétration dans l'eau exprimée par l'indice de qualité.

→ rayons X

rachianesthésie (complications neurologiques de la) l.f.p.

neurologic complications of rachianesthesia

Complications rares d’une technique courante et sûre d’anesthésie locorégionale métamérique, après injection d’un anesthésique local dans l’espace sous-arachnoïdien au niveau de L2-L3 ou L3-L4.
On peut observer surtout des atteintes pluriradiculaires lombosacrées à type de syndrome de la queue de cheval. Des paralysies transitoires des nerfs crâniens ont été décrites.
Parmi les diverses étiologies discutées (traumatisme direct par ponction, infection, position pendant l’intervention, etc.), celle d’une neurotoxicité de l’anesthésique est retenue le plus souvent. Chez l’animal, une lésion inflammatoire avec démyélinisation et dégénérescence axonale au contact du liquide a été observée. La toxicité croît avec sa concentration et sa durée d’exposition.
Un canal lombaire étroit constitue un facteur prédisposant.

→ rachianesthésie

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