jointure fibreuse l.f.
junctura fibrosa (TA)
fibrous joint
Synarthrose dans laquelle l’union des pièces osseuses est assurée exclusivement par du tissu conjonctif.
Il en existe quatre catégories : syndesmose, gomphose, membrane interosseuse et suture. Elles se rencontrent là où les os se développent directement dans le tissu conjonctif.
Syn. synfibrose
jointure synoviale l.f.
junctura synovialis ; articulatio ; diarthrosis (TA)
synovial joint, diarthrosis
Articulation mobile par opposition aux synarthroses et aux amphiarthroses.
Elle est caractérisée par l’existence d’une cavité articulaire limitée par les extrémités osseuses revêtues d’un cartilage lisse et par l’existence de la membrane synoviale qui tapisse la face profonde de la capsule articulaire. L’union des pièces osseuses est assurée par la capsule articulaire, des ligaments capsulaires et des ligaments extra capsulaires. Selon la forme des surfaces articulaires on distingue des diarthroses à surfaces régulièrement courbes et des diarthroses à surfaces planes ou irrégulièrement courbes. Les premières comportent de nombreuses variétés : énarthrose, condylarthrose, articulation en selle, trochoïde, trochlé-arthrose, articulation spiralée, articulation en vis. Les secondes correspondent aux arthrodies. La forme des surfaces conditionne les mouvements exécutés au niveau de l’articulation : articulation à un, deux ou trois axes.
Syn. anc. abarthrose, aparthrose, articulation diarthrodiale, articulation vraie
jonction cellulaire l.f.
cellular junction
Structure spécialisée de la membrane plasmique des cellules épithéliales, des cellules des muscles cardiaques et viscéraux, permettant de réaliser une couche continue et cohésive.
Elle est dite serrée, adhérente ou communicante. Serrée ou occlusive ou zonula occludens ; elle se présente au pôle apical des cellules épithéliales sous forme de zones exigües où les feuillets externes des membranes plasmiques de deux cellules adjacentes fusionnent ; entre ces zones, les membranes restent séparées ; il se constitue ainsi un anneau continu d’une cellule à l’autre, séparant l’espace intercellulaire de la lumière. Adhérente ou zonula adherens, elle correspond à une divergence des membranes plasmiques de deux cellules voisines sans structure visible entre elles ; du coté cytoplasmique, se constate un fin réseau de matériel filamenteux qui s’insère sur le plateau terminal du cytosquelette situé sous la surface cellulaire. Elle est communicante quand une zone de contact entre les membranes de deux cellules voisines comporte des centaines de pores très fins permettant le passage de molécules, ions, nutriments, etc. Les cellules épithéliales possèdent les trois types de jonction ; les cellules cardiaques et musculaires viscérales possèdent les deux derniers.
junctophiline n.f.
junctophilin
Protéine située è la jonction de la membrane plasmique avec le réticulum endoplasmique et dont la fonction est un couplage entre des récepteurs voltage-sensibles et des canaux calcium intra cellulaires.
La junctophiline-3 est impliquée dans un type de neuropathie congénitale HDL2 (Huntington disease-like 2) avec amplification d’un triplet CAG/GTC.
karyophérine n.f.
karyopherin
Protéine cytosolique, qui a été décrite dans la levure, ayant un rôle dans le transport de certaines protéines exogènes vers l'intérieur du noyau.
Une karyophérine comporte deux sousunités : une sousunité a qui s'unit à la protéine porteuse d'une séquence signal dite « NLS » (nuclear localization sequence), et une sousunité b qui peut se fixer sur une protéine de la membrane nucléaire, dite nucléoporine. Selon leur masse moléculaire les karyophérines sont appelées Kap 95p, Kap 104p, Kap 123p, etc.
kératite n.f.
keratitis
Maladie inflammatoire de la cornée.
Elle peut être :
- superficielle, avec atteinte primitive de l'épithélium et envahissement secondaire des couches superficielles du stroma ;
- interstitielle avec atteinte primitive du stroma diffuse ou localisée ;
- postérieure, avec atteinte primitive de l'endothélium et de la membrane de Descemet et envahissement secondaire des couches superficielles du stroma.
Dans les formes superficielles, en cas de perte de substance évidente déjà visible à l'œil nu avec éventuellement extension en profondeur, on désigne la kératite sous le nom d'ulcère de la cornée.
kératite ulcéreuse infectieuse l.f.
ulcerative corneal inflammation
État pathologique de la cornée d'origine infectieuse (bactérienne, virale, mycosique, inflammatoire) dominé par une perte de substance étendue des couches antérieures du stroma et de l'épithélium, entraînant une profonde ulcération et laissant en place le stroma profond et la membrane de Descemet.
Syn. ulcère cornéen infectieux
kératopathie en bandelette l.f.
band-shaped keratopathy
Dépôt de grains de calcaire en une fine couche sousépithéliale, au niveau de la membrane de Bowman et du stroma antérieur, dont les causes sont multiples.
→ dystrophie cornéenne en bandelette
Köbberling (syndrome de) l.m.
Lipodystrophie héréditaire caractérisée par une hypoplasie ou une atrophie du tissus graisseux sous cutané des membres inférieurs contrastant avec une adipose sous cutanée abdominale
Elle comporte deux formes : le type 1 (FPLD 1), décrite uniquement chez la femme, apparait le plus souvent à l’adolescence ; une infiltration graisseuse du tronc, des seins et de la face (facies lunaire) apparaît plus tardivement. Elle est associée à une hypertension artérielle et à un diabète insulinorésistant avec hypertriglycéridémie. Son mécanisme génétique est discuté ; il apparaît de novo. Il est décrit sous l’appellation de lipodystrophie de type Köbberling.
Le type 2 (FPLD2) comporte une lipodystrophie des membres et du tronc avec un excès de graisse du cou et des troubles métaboliques avec hyperandrogénie chez la femme. Chez l’homme les anomalies sont moins prononcées. Le gène en cause, LMNA, codant pour la lamine A/C (une des protéines de la membrane du noyau cellulaire) est en 1q21-22 ; Ce type 2 est le plus souvent identifiée avec le syndrome de Dunnigan et a été désigné sous le nom de syndrome de Dunnigan-Köbberling.
J. Köbberling, médecin endocrinologue allemand (1971 et 1975) ; M. G. Dunnigan, médecin endocrinologue britannique (1974)
Syn. lipodystrophie partielle familiale
→ Dunnigan (syndrome de), lipodystrophie, laminopathie, LMNA,
kyste essentiel de l'os l.m.
unicameral bone cyst, solitary bone cyst
Lésion kystique bénigne des os longs survenant en période de croissance, formée d'une cavité unique ou pauciloculaire débutant dans la métaphyse près du cartilage de croissance, à contenu liquidien séreux et à paroi osseuse fine doublée d'une membrane fibreuse.
Les localisations principales sont : les extrémités supérieures du fémur, de l'humérus, du tibia ; il paraît se développer au contact du cartilage de conjugaison et migre avec la croissance vers la diaphyse. Il est décelé souvent à l'occasion d'une fracture, rarement très déplacée, son contenu devient alors sérohématique. En fin de croissance, le kyste osseux perd de son évolutivité, tend à régresser en formant un kyste résiduel inactif ou même à disparaître. Après traitement par injections de corticoïdes ou après chirurgie, les récidives sont fréquentes en période évolutive du kyste ; il n'y a jamais de dégénérescence maligne ni d'infection spontanée ; son mécanisme est encore inconnu.
Syn. maladie de Mikulicz
kyste poplité l.m.
Baker’s cyst, popliteal cyst
Distension liquidienne d’une des bourses séreuses de la région poplitée ou épanchement de liquide synovial articulaire à travers un orifice capsulaire postérieur.
Le kyste se développe habituellement dans la bourse séreuse du muscle demi-membraneux ou du m. jumeau médial. Chez l’enfant il a tendance à régresser spontanément. Chez l’adulte il s’agit souvent d’un faux kyste (sans membrane propre) d’origine synoviale lié à une lésion intra-articulaire souvent de type dégénératif.
W. Baker, chirurgien britannique (1885)
kyste toxoplasmique l.m.
Toxoplasma cyst
Forme quiescente de Toxoplasma gondii, habituellement sphérique, mesurant de 5 à 100µ de diamètre, persistant dans tout l’organisme de l’hôte mais prédominant dans les tissus musculaires et nerveux.
Les kystes se développent progressivement à partir d’une cellule-hôte parasitée, à l’intérieur de laquelle un toxoplasme s’est multiplié pour donner naissances à des centaines, voire à des milliers de bradyzoïtes qui détruisent toutes les structures cellulaires. L’enveloppe kystique est constituée d’une membrane doublée intérieurement d’un matériel granulaire dense, disposé en couches homogènes. Cette enveloppe protège les bradyzoïtes de l’action de l’acide chlorhydrique et des enzymes gastriques lorsque le kyste est ingéré, les bradyzoïtes étant libérés au niveau du duodénum. Le kyste est une forme infestante à l’origine de la contamination la plus fréquente en France (ingestion de viande saignante contenant des kystes toxoplasmiques, viande de mouton en particulier). Par ailleurs, les kystes sont responsables du maintien de l’immunité acquise, normalement protectrice définitivement après une primo-infestation.
lactadhérine n.f.
lactadherin
Protéine globulaire du lait, considérée comme facteur de protection contre l'infection infantile à rotavirus, présente dans l'épithélium de la glande mammaire mais exprimée aussi dans les cellules musculaires lisses de la média aortique.
Faite de 378 acides aminés, sa fonction normale est inconnue mais elle contient plusieurs domaines caractéristiques. La partie N-terminale contient un domaine EGF-like et également une séquence RGD indiquant un lien avec la membrane cellulaire. Dans la partie C-terminale, existent deux domaines avec forte homologie de séquences avec les domaines C1 et C2 fonctionnellement importants dans les facteurs de coagulation C et VIII. Ces similitudes et l'expression de la lactadhérine par les cellules musculaires lisses vasculaires soulèvent l'hypothèse d'une fonction régulatrice de cette protéine dans la coagulation ou dans la fibrinolyse.
lame du cartilage thyroïde l.f.
lamina dextra/sinistra cartilaginis thyroideae (TA)
right/left lamina of thyroid cartilage
Chacune des deux lames latérales, quadrilatères, qui, unies par leur bord antérieur, forment le cartilage thyroïde.
Elles forment un angle ouvert en arrière, généralement plus grand chez la femme que chez l’homme. A leur union sur la face antérieure du cartilage, elles font saillie sur la ligne médiane : proéminence laryngée dite « pomme d’Adam », plus marquée chez l’homme que chez la femme. Leur face antéro-externe est lisse, soulevée près du bord postérieur par la ligne oblique dont l’extrémité supérieure est soulevée par le tubercule thyroïdien supérieur et l’extrémité inférieure par le tubercule thyroïdien inférieur. La ligne oblique donne insertion en bas au muscle sterno-thyroïdien et en haut et en avant au muscle thyro-hyoïdien. Au-dessous de la ligne oblique s’insère le faisceau thyro-pharyngien du muscle constricteur inférieur du pharynx. Les bords supérieurs des lames dessinent la large incisure thyroïdienne supérieure. Ils donnent insertion à la membrane thyro-hyoïdienne. Les bords inférieurs des lames dessinent sur la ligne médiane l’incisure thyroïdienne inférieure moins marquée que la supérieure. Le bord postérieur de chaque lame se prolonge en haut par la corne supérieure qui donne attache au ligament thyro-hyoïdien latéral et en bas par la corne inférieure qui s’articule avec la facette articulaire thyroïdienne de cartilage cricoïde.
lame limitante antérieure de la cornée l.f.
lamina limitans anterior corneae (TA)
anterior limiting lamina of cornea
Membrane base superficielle de la cornée sur laquelle viennent s’attacher les cellules de l’épithélium antérieur de la cornée.
W. Bowman, Sir, anatomiste, physiologiste et ophtalmologiste anglais (1816-1892) ; K. Reichert, anatomiste et embryologiste allemand (1811-1883)
Syn. anc. membrane de Bowman ; membrane de Reichert ; membrane basale antérieure de la cornée; lame élastique antérieure
lame limitante postérieure de la cornée l.f.
lamina limitans posterior corneae (TA)
posterior limiting lamina of cornea
Membrane limitante postérieure anhiste de la cornée, de structure finement fibrillaire, friable et très réfringente.
Elle est située immédiatement en avant de l’endothélium postérieur et en arrière de la substance propre de la cornée.
J. Descemet, médecin et anatomiste français (1732-1810) ; P. Demours, ophtalmologiste français, membre de l’Académie des sciences (1702-1795) ; B. Duddell, ophtalmologiste britannique (1729): W. Bowman, Sir, anatomiste, physiologiste et ophtalmologiste britannique (1816-1892) ; L. Ranvier, histologiste et anatomopathologiste français, membre de l’Académie de médecine (1835-1922)
Syn. anc. membrane de Descemet ; membrane de Demours ; membrane de Duddell ; entocornée ; lame élastique postérieure de Bowman ; membrane basale postérieure de Ranvier
lame urogénitale l.f.
urogenital lamina
Prolongement antérieur de la membrane urogénitale se développant à la face postérieure du tubercule génital, qui donnera la gouttière urogénitale puis l'urèthre pénien.
lamina basale l.f.
lamina basale
Lamina densa pour certains, membrane basale de l'épiderme pour d'autres.
Langerhans (cellule de) l.f.
Langerhans cell
Cellule dendritique, très claire en microscopie optique (invisible avec les colorations habituelles et mise en évidence par imprégnation argentique), présentant, en microscopie électronique, des organites discoïdes (granules ou corps de Birbeck, ou encore bâtonnets de Langerhans) et qui exprime, à sa surface, des antigènes CD1a.
D'origine médullaire, siégeant dans le stratum spinosum de l'épiderme et dans l'ensemble des muqueuses, ces cellules, qui représentent de 2 à 4 % des cellules épidermiques, constituent un réseau de cellules présentatrices d'antigène intervenant dans les réactions d'allergie de contact. Cellules sentinelles, elles sont capables d’internaliser les exoantigènes et d’induire une réaction de défense immunitaire dans laquelle interviennent les lymphocytes T. Les granules de Birbeck qui se forment par invagination de la membrane cytoplasmique participent au processus d’internalisation et représentent probablement le mode d’adaptation réalisé par la cellule de Langerhans pour “traiter” dans un temps bref une quantité maximale d’exo-antigènes. La cellule de Langerhans quitte l’épiderme, devient dermique (cellule dendritique dermique) ; elle rejoint les ganglions proximaux par les voies lymphatiques (cellule voilée des lymphatiques), et y demeure dans les zones T ganglionnaires (cellule interdigitante). Son origine est discutée : la plus probable est le monocyte. Certaines histiocytoses, dont l'histiocytose X, sont des proliférations de cellules de Langerhans et sont appelées histiocytoses langerhansiennes.
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1868)
→ cellule dendritique, cellule présentant l'antigène, Birbeck (corps de), bâtonnets de Langerhans,
CD 1, monocyte, histiocytose X
[A2, F3]
Édit. 2019
laryngocèle n.f.
laryngocele
Poche kystique développée dans l’appendice ou saccule laryngé (sacculus laryngis) du ventricule laryngé.
Sous l’effet de la pression aérienne (toux), cette poche gonfle, refoule la bande ventriculaire et peut entraîner une dyspnée. On distingue des laryngocèles internes développées dans l’endolarynx et des laryngocèles externes qui sortent du larynx à travers la membrane thyro-hyoïdienne et forment une poche aérique sous cutanée. Il existe enfin des formes mixtes (interne et externe).
Les laryngocèles sont fréquentes au cours des cancers du larynx. La tumeur peut se développer à l’intérieur de celle-ci. La présence d’une laryngocèle doit faire rechercher un cancer associé.
Étym. gr. larunx : larunx; kêlê : hernie
latex (test d'agglutination au) l.m.
Réaction d'agglutination passive de particules de latex sur lesquelles sont fixées des immunoglobulines.
La réaction au latex isolée a été donnée comme test de terrain allergique, mais c'est une méthode un peu démodée depuis l'apparition d'autres outils de diagnostic, en particulier le dosage des IgE.
Pour la détection du facteur rhumatoïde. Le test utilise comme réactif une suspension de particules de latex calibrées à la surface desquelles sont adsorbées des gammaglobulines humaines (fraction II de Cohn qui est composée à 95% d’IgG).
lathostérol n.m.
Le lathostérol, encore appelé gamma-cholestérol, est un stérol structurellement semblable au cholestérol et présent dans la membrane cellulaire, les tissus et le plasma sanguin parmi les lipides de tous les animaux.
Il constitue un indicateur du niveau de biosynthèse du cholestérol dans tout l'organisme.
Étym. gr. lathôn : dissimulé, inapparent
Réf. Dorret I. Boomsma, Hans M. Princen, Rune R. Frants, Jan A. Gevers Leuven, Herman-Jan M. Kempen -Genetic Analysis of Indicators of Cholesterol Synthesis and Absorption: Lathosterol and Phytosterols in Dutch Twins and Their Parents - Twin Researc
[C1]
Édit. 2017
lécithocèle secondaire l.m.
subgerminal cavity
Prolongement de l'entoblaste le long de la membrane de Heuser.
leucémie lymphoïde chronique l.f.
chronic lymphocytic leukemia
Maladie caractérisée par la prolifération de petits lymphocytes B morphologiquement normaux et particuliers par leur phénotype immunologique qui traduit une prolifération monoclonale de cellules le plus souvent coexprimant des antigènes de différenciation B (CD19, CD20, CD23), un antigène de type T (CD5), des immunoglobulines de membrane monoclonales caractéristiques par leur faible densité.
Les principaux symptômes sont l'augmentation du volume des ganglions, de la rate, la présence dans le sang d'un excès de lymphocytes en général supérieurs à 15 000/mm3, parfois dépassant 100 000/mm3. Les principales complications de la maladie sont les infections, l'anémie hémolytique auto-immune, la transformation en un lymphome de plus haut grade de malignité (syndrome de Richter), une insuffisance médullaire progressive. Dans plus d'un cas sur deux, la maladie évolue de manière paisible sans traitement. Dans les autres cas, l'importance du volume des ganglions, de la rate, l'apparition d'une anémie, parfois hémolytique auto-immune, ou d'une thrombopénie justifient une polychimiothérapie (fludarabine, adriamycine, et même parfois, dans les formes résistantes, des autogreffes de moelle) Ces thérapeutiques peuvent conduire à des rémissions.
Sigle LLC
→ leucémie lymphoïde chronique (thérapeutique ciblée de la)
leucome n.m.
leukoma
Cicatrice cornéenne blanche opaque consécutive à la destruction pathologique de la membrane de Bowman et du stroma, d'autant plus importante que la destruction est large et profonde.
Quand il y a perforation cornéenne, les tissus intraoculaires, en particulier l'iris, entraînés par le flux d'humeur aqueuse, peuvent s'incarcérer dans le hiatus. Ces tissus restent alors adhérents à la cornée : il y a leucome adhérent.
Étym. gr. leukos : blanc
Syn. taie cornéenne
lèvre (grande) l.f.
labium majus pudendi (TA)
labium majus
Chacun des deux grands replis cutanés qui limitent de chaque côté le vestibule de la vulve.
Allongés d’avant en arrière et aplatis de dehors en dedans, ils sont plus épais à la base d’implantation qu’au niveau du bord inférieur libre. La face latérale, pileuse, est séparée de la cuisse par le sillon génito-fémoral. La face médiale, lisse, est séparée des petites lèvres par le sillon labial. L’extrémité antérieure se perd sur le mont du pubis. L’extrémité postérieure s’unit avec son homologue opposé en formant une commissure postérieure.
Les grandes lèvres sont embryologiquement analogues aux bourses chez l’homme dont elles se rapprochent par la structure. Elles se composent de cinq couches : la peau, une couche de fibres musculaires lisses (le muscle dartos des grandes lèvres), un panicule adipeux sous-cutané, une membrane fibro-élastique et une masse adipeuse traversée par les faisceaux du ligament rond de l’utérus.
Étym. lat. labrum : lèvre