Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tenectomie n.f.

tenectomy

Ténotomie totale du tendon d'un muscle oculomoteur avec résection d'une plus ou moins grande longueur de celui-ci.
Elle a pour but d'augmenter l'action d'affaiblissement de la ténotomie totale. En pratique, étant donné la faible longueur du tendon, quand une tenectomie est pratiquée sur un muscle oculomoteur, elle s'accompagne le plus souvent d'une myectomie.

Thomsen (maladie de) l.f.

Thomsen's disease

Myotonie congénitale non dystrophique, de transmission autosomique dominante, atteignant plus sévèrement les garçons.
Comme au cours des maladies dominantes, sémiologie très variée parmi les membres de la famille lors de l'enquête systématique. Début apparent parfois dans la petite enfance, mais le plus souvent à l'adolescence ou même après. La myotonie spontanée est diffuse, caractérisée par une raideur indolore à l'origine de chutes ; maximale dans les mouvements brusques, elle est liée à l'intention, transformant le patient en véritable statue lorsqu'il veut effectuer un mouvement. S'y associe la myotonie mécanique, déclenchée par la percussion de tout muscle. Une hypertrophie musculaire de type athlétique est fréquente (quadriceps, mollets, nuque, deltoïdes, biceps, avant-bras). L'EMG confirme la myotonie sous forme d'averses myotoniques à haute fréquence, reflet de l'anomalie sarcolemmique.
Les modifications histologiques du muscle sont peu accentuées, en général médiocrement spécifiques. La physiopathologie repose sur une diminution membranaire de la conductance au chlore, secondaire à une anomalie des protéines des canaux chlore. Une mutation a été décrite dans le gène du canal chlore situé sur le chromosome 7 (7q32-qter).
L'évolution est pratiquement nulle. La myotonie a plutôt tendance à décroitre, mais l'hypertrophie musculaire persiste toute la vie. Certains traitements pharmacologiques ont été proposés mais restent souvent de peu d'effets (baclofène, diazépines).

A.J Thomsen, médecin danois (1876)

→ myotonie congénitale

Tillaux (manœuvre de) l.f.

Tillaux’s manœuvre

Artifice clinique permettant d’évaluer l’envahissement des muscles pectoraux par une tumeur du sein.
L’adduction contrariée du bras fixe le muscle grand pectoral ; si la tumeur du sein se fixe aussi, c’est qu’elle est solidaire du muscle ou de son aponévrose, donc qu’elle l’envahit.

P. Tillaux, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1834-1904)

tissu n.m.

tissue

Partie constituante de l'organisme composée de cellules, de fibres, ayant une structure générale orientée vers une même fonction.
La texture des différents tissus résulte de l'agencement réciproque des éléments les constituant. On distingue : le tissu épithélial (épithéliums de revêtement, épithéliums glandulaires reposant sur une membrane basale), le sang, le tissu conjonctif lâche, les tissus conjonctifs spécialisés (tissu cartilagineux, tissu osseux, tissu adipeux), les trois formes de tissu musculaire (muscle strié, muscle lisse, myocarde, le tissu nerveux.

→ organe

titine n.f.

titin

Protéine musculaire de masse moléculaire très élevée (2933 kDa) jouant un rôle dans l'élasticité du muscle et dans l'alignement axial des filaments.
La molécule de titine peut mesurer1 µm : à l’état relâché et 3 µm à l’état étiré. Dans le muscle, elle est localisée entre les molécules de myosine et la ligne Z. Sa structure comporte 244 séquences répétitives et des séquences intermédiaires élastiques PEVK (proline-glutamate-valine-lysine.

torticolis n.m.

torticollis, stiff neck, wryneck

Dénomination de l’ensemble de toutes les positions vicieuses de la tête ainsi que de la torsion du cou, avec inclinaison latérale de la tête, due à la contraction de l’un des deux muscles sternocléidomastoïdiens ou à celle du trapèze et du splénus.
On distingue plusieurs types de torticolis d’origine cicatricielle, neurologique ou dus à des lésions rachidiennes. Certains sont d’origine ORL : le torticolis nasopharyngien de Grisel dû à l’infection de l’espace rétropharygien provoque une luxation atloïdo-axoïdienne ; le torticolis auriculaire de Gellé, lié à la contraction irritative du muscle sternocleidomastoïdien, est consécutif à une affection de l’oreille telle qu’une otite moyenne aigüe. Le torticolis congénital secondaire à une tumeur fibreuse du muscle sternocléidomastoïdien apparaissant dès la naissance ou peu après, sans traumatisme obstétrical patent, a le plus souvent une résolution spontanée. Le torticolis réflexe est provoqué par une atteinte inflammatoire de voisinage du sternocléidomastoïdien.

P. Grisel, chirugien français (1930) ; M-E. Gellé, otorhinolaryngologiste français (1899)

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

→ Grisel (torticolis nasopharyngien de) , Gellé (torticolis auriculaire de)

[I1]

Édit. 2018

torticolis congénital l.m.

congenital torticollis

Attitude de la tête et du cou en inflexion latérale et rotation de la tête du côté opposé à l’inclinaison, par rétraction du muscle sternocléidomastoïdien.
La déformation est parfois visible dès la naissance ; elle s'accroit avec le développement du cou sans allongement concomitant du muscle rétracté. Sa pathogénie est discutée. Le torticolis par lésion congénitale du rachis cervical rentre dans le cadre des torticolis ostéo-articulaires.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

toxine botulique l.f.

botulic toxin

Neurotoxine sécrétée par Clostridium botulinum, qui contamine certains aliments mal stérilisés, responsable de troubles digestifs et nerveux et de paralysies généralisées.
Son effet résulte du blocage de la libération d’acétylcholine contenue dans la terminaison présynaptique au niveau de la plaque motrice, ce qui entraîne une paralysie plus ou moins importante qui est transitoire du fait de la régénération de jonctions neuromusculaires fonctionnelles.
Son utilisation en thérapeutique puis en cosmétologie s’est considérablement amplifiée depuis que l’ophtalmologiste Alan Scott a montré que, par voie intramusculaire, elle permettait de paralyser le muscle hyperréactif responsable du strabisme de l’enfant, cette action résultant de l’abolition d’une contraction musculaire anormale par provocation d’une paralysie partielle sur un muscle cible. Produite à partir de souches de
C. botulinum incubées en stricte anaérobiose, elle est en effet indiquée par voie intramusculaire dans la correction des troubles de l’oculomotricité (blépharospasme, strabisme), du spasme hémifacial, du torticolis spasmodique, de la déformation dynamique du pied en équin chez l’enfant et de différents syndromes dystoniques focaux des membres ou ORL. 
La toxine botulique possède aussi d'autres indications neurologiques, en particulier dans le traitement de la migraine voire de l’incontinence urinaire. Plusieurs essais cliniques randomisés ont mis en évidence son efficacité  dans les douleurs neuropathiques périphériques. Elle a également prouvé son action sur l’hyperhidrose axillaire et palmaire.Par ailleurs, son utilisation dans le domaine esthétique s’est considérablement développée : correction temporaire  des rides du front, surtout verticales intersourcilières, de la patte d’oie, des sillons naso-géniens, du cou… 
Le traitement est ambulatoire, en tout cas réservé à des spécialistes formés à la technique. L'effet thérapeutique débute 48 heures après l'injection et dure trois à quatre mois, voire davantage.

A. B. Scott, ophtalmologiste américain (1973 et 1980)

Étym. lat. botulus : boudin

Syn. botuline

→ botulisme

[C1, J1, H1, P2, G4]

Édit. 2020

triangle carotidien l.m.

trigonum caroticum (TA)

carotid triangle

Espace triangulaire délimité en avant par la ligne médiane du cou, en arrière par le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien et en haut par le chef supérieur du muscle omo-hyoïdien.
Son plancher est constitué par les muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Sa partie postérieure est occupée par l’artère carotide commune et par la veine jugulaire interne.

Syn. anc. triangle carotidien inférieur

triangle fémoral l.m.

trigonum femorale, trigonum femoris (TA)

femoral triangle

Espace de la région fémorale antérieure limité en haut par le ligament inguinal, en dehors par la saillie du muscle sartorius et en dedans par la saillie du muscle long adducteur.
Son sommet, situé à dix centimètres au-dessous du ligament inguinal, est marqué par le croisement des muscles sartorius et long adducteur. Le triangle fémoral est parcouru par les vaisseaux fémoraux, le nerf fémoral et ses branches.

A. Scarpa, anatomiste et chirurgien italien, membre de l’Académie nationale de médecine (1752-1832)

Syn. anc. fosse crurale, triangle de Scarpa

[A1]

Édit. 2018

trochlée fibulaire l.f.

trochlea fibularis, trochlea peronealis (TA)

fibular trochlea, peroneal trochlea, peroneal tubercle

Tubercule situé au niveau du tiers moyen de la face latérale du calcanéum.
Il sépare la gouttière du muscle long fibulaire qui passe en arrière et au-dessous de lui de celle du muscle court fibulaire qui passe en avant. Il donne insertion à la coulisse fibreuse des muscles fibulaires.

Syn. anc. crête des péroniers, processus trochléaire du calcanéum, tubercule des péroniers latéraux, tubercule externe du calcanéum

tropomyosine n.f.

tropomyosin

Protéine présente dans les muscles à côté de la myosine (4 % du poids sec d'un muscle strié) dont la masse moléculaire serait voisine de 53 kDa.
Elle est surtout localisée dans la bande Z des myofibrilles. On la trouve en quantité plus importante dans certains muscles capables de se maintenir en contraction prolongée (muscle utérin, muscles de mollusques). Soluble dans l'eau salée, elle donne dans l'eau pure une solution visqueuse.

urèthre n.m.

urethra (TA)

urethra

Conduit excréteur de la vessie, livrant passage à l'urine lors de la miction.
L'urèthre masculin (urethra masculina) est un conduit urogénital, livrant également passage au sperme lors de l'éjaculation. De longueur moyenne de 16 cm, c'est un conduit très extensible (pouvant atteindre un diamètre de 9 mm) ; il présente dans son trajet deux courbures et traverse successivement la prostate (partie prostatique), le diaphragme urogénital (partie membranacée), le corps spongieux (partie spongieuse) et s'ouvre à l'extrémité du gland du pénis. La paroi de l’urèthre est constituée de deux tuniques : la tunique musculaire avec une couche de strates circulaires dont participe le muscle sphincter interne de l’urèthre et des strates longitudinales ; la tunique muqueuse.
L'urèthre féminin (urethra femina) est beaucoup plus court (35 mm) et rectiligne. Il adhère à la paroi vaginale antérieure et s'ouvre dans la vulve par le méat ou ostium externe de l'urèthre. La paroi de l’urèthre est constituée de trois tuniques : la tunique musculaire avec une couche de strates circulaires dont participe le muscle sphincter interne de l’urèthre et des strates longitudinales ; la tunique spongieuse ; la tunique muqueuse avec les glandes uréthrales et les lacunes uréthrales

Étym. gr. ourêthra : urèthre

→ prostate, diaphragme urogénital, corps spongieux du pénis

veine ilio-lombaire l.f.

vena iliolumbalis (TA)

iliolumbar vein

Veine satellite de l’artère homonyme.
Simple ou double, elle longe le bord postéro-médial du muscle grand psoas, traverse la fossette ilio-lombaire et rejoint la veine iliaque interne ou, plus rarement, la veine iliaque primitive. Elle reçoit les veines du muscle ilio-psoas et les deux dernières veines intrarachidiennes ; elle s’anastomose avec les veines circonflexes iliaques profondes, lombaire ascendante et sacrées latérales.

[A1, K4]

Édit. 2020

veine jugulaire externe l.f.

vena jugularis externa (TA)

external jugular vein

Veine volumineuse qui nait dans l’épaisseur de la glande parotide un peu au-dessous du col de la mandibule par confluence des veines temporales superficielles et maxillaire.
Elle recueille le sang de la plus grande partie des parois crâniennes, des régions profondes de la face et des plans superficiels des régions postérieure et latérale du cou. Elle descend vers la base du cou, par la région parotidienne entre les deux lobes de la glandes parotide, en dedans du nerf facial, puis par la région sterno-cléïdo-mastoïdienne où, superficielle dans un dédoublement du fascia cervical superficiel, elle croise obliquement le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien ; enfin, dans la région susclaviculaire, elle traverse successivement le fascia cervical superficiel en dehors du repli falciforme de Dittell puis le fascia cervical moyen au-dessous du muscle omo-hyoïdien. Elle s’infléchit en dedans et se jette dans la veine subclavière au voisinage du confluent veineux jugulo-subclavier. La veine jugulaire externe reçoit la veine auriculaire postérieure, les veines occipitales superficielles, des rameaux cervicaux sous-cutanés (notamment la veine cervicale superficielle postérieure), ainsi que les veines supra-scapulaires supérieure et postérieure. Elle est anastomosée, par la veine communicante intra-parotidienne, avec le système de la veine jugulaire interne et, par la veine carotide externe, avec la veine jugulaire antérieure, les plexus rachidiens et, souvent, avec la veine céphalique.
 

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

veines perforantes l.f.p.

vv. perforantes (TA)

perforating veins

Veines qui font communiquer le réseau veineux superficiel vers le réseau profond du membre inférieur.
Au niveau de la jambe, elles rejoignent les veines du muscle soléaire :  sont distinguées la veine inférieure à l'extrémité du muscle gastrocnémien médial, les veines postérieure centrale et antérieure qui se drainent dans le soléaire aprés avoir traversé le gastrocnémien.Au niveau de la cuisse la veine perforante principale se fait vers la veine fémorale à travers le septum intermusculaire médial de la cuisse. Ces perforantes peuvent le siége de récidive aprés chirurgie de varices des membres inférieurs.

[A1]

Édit. 2020

veine subclavière l.f.

vena subclavia (TA)

subclavian vein

Gros tronc veineux qui traverse la région susclaviculaire.
Il fait suite à la veine axillaire en avant de l’artère axillaire, en regard du bord inférieur du muscle subclavier. Il se termine, après réunion avec la veine jugulaire interne, en arrière de l’articulation sterno-claviculaire en constituant la veine brachio-céphalique. La veine subclavière reste, dans tout son trajet, antérieure et inférieure par rapport à l’artère dont elle est séparée, au niveau de la première côte, par le muscle scalène antérieur. Elle repose sur le fascia endothoracique du versant antérieur de la coupole pleurale. Elle répond à ce niveau, à droite au nerf vague et phrénique et à l’anse subclavière, et à gauche au nerf phrénique et à l’anse subclavière. Elle reçoit parfois la veine intercostale supérieure à droite mais aucune des autres veines satellites des collatérales de l’artère subclavière. Elle reçoit constamment les veines jugulaires externe et antérieure. Elle draine un vaste territoire comprenant le membre supérieur, une partie du cou et de la face, la paroi thoracique et la région scapulaire.

J. Lisfranc, chirurgien français, Membre de l'Académie de médecine (1787-1847)

Syn. anc. veine sous-clavière

[A1, K4]

Édit. 2020

veines temporales profondes l.f.p.

venae temporales profundae (TA)

deep temporal veins

Veines qui drainent le sang du muscle temporal et des parois osseuses de la fosse temporale.
Comprises entre le muscle et la paroi osseuse, elles sont d’aspect plexiforme. Elles se terminent dans le plexus veineux ptérygoïdien.

fascia supra-épineux l.m.

fascia supraspinata (TA)

supraspinous fascia

Fascia qui recouvre le muscle supra-épineux.
Epais en dedans où il donne insertion aux fibres superficielles du muscle, il s’unit en dehors à la séreuse sous-deltoïdienne et au ligament coraco-acromial.

Syn. anc. aponévrose du sus-épineux

[A1]

Édit. 2018

myosite à inclusions l.f.

jnclusion body myositis

Maladie inflammatoire dégénérative, lentement progressive, des muscles squelettiques, caractérisée par une faiblesse musculaire, d'apparition tardive et par des signes histopathologiques caractéristiques.
L'affection apparaît après l'âge de 50 ans mais elle peut également survenir plus tôt, au cours de la cinquième décennie. Les premiers signes de la maladie sont une faiblesse, voire une atrophie des quadriceps ou des fléchisseurs des doigts, conduisant à des difficultés pour se lever d'une chaise ou du sol, monter les escaliers, agripper, soulever ou utiliser des outils, et provoquant des chutes. Le muscle fléchisseur profond des doigts et le muscle long fléchisseur du pouce sont plus sévèrement impliqués que les muscles extenseurs de l'avant-bras, surtout au cours des stades précoces de la maladie. Au cours de l'évolution , d'autres groupes de muscles sont aussi touchés, tels que les fléchisseurs du coude, de la hanche, du genou ou du cou, et les dorsifléchisseurs de la cheville, conduisant à un pied tombant. Les patients présentent fréquemment une faiblesse modérée des muscles faciaux, à l'exception des muscles extra-oculaires. Chez environ 66% des patients, une dysphagie peut survenir aux stades avancés de la maladie. Après 5 ans d’évolution, la plupart des patients nécessitent une aide pour marcher, et après 10 ans, un fauteuil roulant. Aucun changement dans l'espérance de vie n'a été observé.
Le diagnostic est basé principalement sur la détection d'une faiblesse des fléchisseurs des doigts, l'âge du patient et la durées des symptômes supérieure à 6 mois. La biopsie musculaire identifie des cellules inflammatoires endomysiales entourant les myofibres et de vacuoles bordées et, rarement, un nombre anormalement élevé de fibres COX-négatives. La créatine kinase sérique n’est légèrement augmentée que dans quelques cas. L'électromyographie confirme l'origine myopathique de la faiblesse ou une atrophie. L'imagerie par résonance magnétique révèle les changements caractéristiques de l'atteinte musculaire.
Il n’est pas déterminé  s'il s'agit d'une maladie immuno-inflammatoire conduisant à la dégénérescence musculaire, ou d'une maladie dégénérative conduisant à l'inflammation musculaire. Le rôle pathogénique de l'anticorps anti-IBM-43, dirigé contre la protéine musculaire cytosolique 5-nucléotidase 1A, détecté chez environ la moitié des patients, est évoqué. Le diagnostic différentiel peut inclure la polymyosite  et, aux stades précoces de la maladie, l'arthrite ou une maladie du motoneurone.
La prévalence dans la population générale varie entre 1/1 000 000 et 1/14 000, mais un triplement de la prévalence est observé lorsqu'une population de plus de 50 ans est considérée. Le sous-diagnostic pourrait expliquer la forte variation ethno-géographique. Le ratio homme/femme est de 2 :1 en moyenne (0,5 à 6,5 :1).
Aucun gène causal n'a été identifié, mais les génotypes HLA-DR3 et 8-1 CMH ont été corrélés avec la susceptibilité à la maladie. La maladie apparaît de manière sporadique, mais de très rares cas familiaux (myosite à inclusions familiale) ont été observés, presque toujours chez des jumeaux, avec un mode d'hérédité inconnu.

Sigle angl. IBM

Réf. Orphanet, S. Greenberg (2012)

→ créatine-kinase, polymyosite, HLA, CMH

[I4]

Édit. 2019

muscle occipito-fronta;l l.m.

musculus occipitofrontalis (TA)

occipitofrontalis

Muscle peaucier de la tête, pair, mince, formé de deux ventres réunis par la galéa aponévrotique.
Le ventre occipital s’insère sur la ligne nuchale supérieure et se termine au bord postérieur de la galéa aponévrotique intermédiaire. Le ventre frontal part du bord antérieur de la galéa aponévrotique intermédiaire et se termine dans les téguments des régions frontales et sourcilières. Le muscle occipito-frontal mobilise le cuir chevelu dans le sens antéro-postérieur. Il est innervé par le rameau auriculaire du nerf facial.

B. Albinus, anatomiste et chirurgien néerlandais (1697-1770)

Syn. anc. muscle épicrânien d’Albinus ; muscle peaucier du crâne

[A1]

Édit. 2019

abcès anal l.m.

anal abscess

Collection de pus autour de l'anus secondaire à une infection d’une des glandes présentes à la partie haute du canal anal dans l'épaisseur du muscle sphinctérien.
Les causes sont multiples : diverticulite intestinale, rectocolite hémorragique, maladie de Crohn. maladie de Verneuil. L'évolution peut se faire vers l'apparition d'une fistule avec la peau ou un autre organe comme le vagin ou la vessie.

→ diverticulite colique, rectocolite hémorragique, Crohn (maladie de), Verneuil (maladie de)

[D2,L1,L2]

Édit. 2017

abdomen obstipum l.m.

abdomen obstipum

Raccourcissement d’un muscle droit de l’abdomen d’origine congénitale.

Étym. lat. obstipus : incliné

[A1 ]

Édit. 2018

accommodation (spasme de l') l.m.

accommodative spasm

Spasme du muscle ciliaire.

Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter).

[P2]

Édit. 2016

acide adénylique l.m.

adenylic acid

Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par un phosphate sur son carbone5 (5'-AMP).
Il en existe deux autres isomères : les acides adényliques a, où le phosphate est sur le C2 (2'-AMP), et b, où il est sur le C3 (3'-AMP). Ces acides se forment au cours du métabolisme des acides ribonucléiques. L'acide adénylique proprement dit est le précurseur de l'ADP et de l'ATP ; il active spécifiquement la glycogène-phosphorylase b du muscle.

Syn. adénosine monophosphate

Sigle AMP

→ adénosine monophosphate, AMP

[C1,C3]

Édit. 2016

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