circulation sanguine l.f.
blood circulation
Système circulaire qui transporte le sang.
On distingue la grande circulation qui distribue le sang aux tissus et qui a un rôle nutritif : ventricule gauche, artères, artérioles, capillaires, veinules, veines et oreillette droite ; et la petite circulation qui sert à la réoxygénation du sang : ventricule droit, artère pulmonaire, capillaires pulmonaires, veines pulmonaires et oreillette gauche.
[A2,C2,F1]
cladosporiose n.f.
cladosporiosis
Infection rare due à un champignon du genre Cladosporium et rattachée aux chromomycoses.
Elle a une affinité particulière pour le système nerveux central, causant des abcès cérébraux uniques ou multiples, parfois une atteinte des cavités ventriculaires, voire une méningite aigüe ou chronique.
Étym. gr. klados : branche ; spora : semence
Syn. blastomycose cérébroméningée
[D1]
classification de Vaughan-Williams l.f.
Classification des médicaments actifs sur les troubles du rythme cardiaque en fonction de leurs mécanismes.
La classe I comprend les agents agissant par le biais des canaux sodiques, la classe II les médicaments ayant une action contre le système nerveux sympathique (surtout des alpha-bloquants), le classe III les agents agissant par le biais du potassium, la classe IV par le biais des canaux calciques et du noeud atrioventriculaire. La classe V regroupe les agents dont le mécanisme est différent ou inconnu.
E. M. Vaughan-Williams, pharmacologue britannique (1970)
→ anti-arythmiques (médicaments)
[G5, K2]
Édit. 2020
classification internationale des maladies (CIM) l. f.
international classification of diseases (ICD)
Nomenclature publiée par l'Organisation mondiale de la santé, actuellement à sa dixième révision entrée en vigueur dans notre pays en 1993 (CIM-10/ICD-10). Le chapitre V (F) concernant : "Troubles mentaux et troubles du comportement" a plusieurs particularités.
Chaque catégorie est présentée avec une définition des états inclus. L'axe est variable selon les rubriques : soit étiologique, soit syndromique, soit évolutif.
La CIM 10 désigne en réalité une "famille de documents" avec un glossaire abrégé, un système à aspects multiples comprenant plusieurs axes pour décrire les patients et leurs troubles, une version simplifiée destinée à être utilisée en médecine générale et les deux principales versions que sont les descriptions cliniques et directives pour le diagnostic, ainsi que les critères diagnostiques pour la recherche : CDR 10 (Genève, 1994).
La formulation des directives pour le diagnostic permet une certaine flexibilité dans les décisions diagnostiques et autorise des diagnostics provisoires.
Les critères diagnostiques pour la recherche comprennent des critères d'inclusion et d'exclusion rigoureux, en partie quantifiés, répondant au procédé américain, dont l'usage s'est généralisé avec le DSM III. Leur utilisation doit permettre de constituer des groupes de patients suffisamment homogènes pour les recherches cliniques.
[E]
code génétique l.m.
genetic code.
Système constitué de triplets de nucléotides permettant la traduction d'un message contenu dans la mémoire génétique de la cellule pour la biosynthèse des protéines.
| 1er | 2ème | 3ème | |||
| nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide |
| U | C | A | G | ||
| U | Phe | Ser | Tyr | Cys | U |
| U | Phe | Ser | Tyr | Cys | C |
| U | Leu | Ser | A | ||
| U | Leu | Ser | Trp | G | |
| C | Leu | Pro | His | Arg | U |
| C | Leu | Pro | His | Arg | C |
| C | Leu | Pro | Gln | Arg | A |
| C | Leu | Pro | Gln | Arg | G |
| A | Ile | Thr | Asn | Ser | U |
| A | Ile | Thr | Asn | Ser | C |
| A | Ile | Thr | Lys | Arg | A |
| A | Met | Thr | Lys | Arg | G |
| G | Val | Ala | Asp | Gly | U |
| G | Val | Ala | Asp | Gly | C |
| G | Val | Ala | Glu | Gly | A |
| G | Val | Ala | Glu | Gly | G |
[Q1,C3]
coder v.tr.
code (to)
1) En langage courant : transformer une expression ou un message en une traduction cryptée.
Le message crypté est ensuite déchiffré grâce au "code".
2) En biologie moléculaire, un acide aminé est codé par un triplet de nucléotides appelé codon.
On dit qu'un gène code pour une protéine déterminée parce qu'il contient le message codé correspondant à cette protéine.
Pour une molécule d'acide nucléique ou une séquence de cette molécule, coder correspond à la capacité de servir de matrice à un système de lecture, transcription ou traduction.
Ex. L'ADN code pour l'ARN, et l'ARN messager code pour une chaine polypeptidique.
→ codon
[Q1]
codominance n.f.
codominance
Chez un hétérozygote, expression à un locus donné de deux allèles différents qui codent pour des caractères exprimés sans qu'aucun d'entre eux ne masque l'autre.
P. ex., dans le système ABO des groupes sanguins, les allèles A et B sont en codominance chez les individus appartenant au groupe AB.
→ dominance, dominance alternative, dominance intermédiaire, récessivité
[Q1,F1]
cœur irritable (syndrome du) l.f.
irritable heart syndrome
Terme qui désigne un dysfonctionnement neurovégétatif somatoforme affectant le système cardiovasculaire, et dont les troubles sont attribués à une atteinte physique par le patient (J.M. da Costa, 1871).
Les plaintes sont fréquemment profuses mais imprécises, en particulier : palpitations, inadaptation à l'effort, précordialgies atypiques, lipothymies, instabilité rythmique et tensionnelle, anomalies de la repolarisation s'effaçant souvent à l'inspiration profonde, voire à l'épreuve d'effort.
Il s'agit plutôt de sujets jeunes et de personnalités névrotiques, surtout anxieuses et phobiques.
J. M. Da Costa, médecin cardiologue américain (1871)
Syn. battements de cœur chez les jeunes gens, battements de cœur hystériques, hyperkinesis cordis, syndrome d'effort, asthénie neurocirculatoire, névrose cardiaque
[K2,H4]
coil n.angl.
Spire métallique expansible implantée en neuroradiologie interventionnelle, utilisée dans le traitement des malformations vasculaires cérébrales ou médullaires.
Les coils sont mis en place par largage in situ grâce à un système porteur et à un cathéter.
Étym. angl. bobine, enroulement
→ stent
[B3,H1]
COLEC11 gene sigle angl. pour collectin subfamily member 11
Gène situé sur le locus chromosomique 2p25.3 codant pour la protéine CL-K1 qui intervient dans une série de réactions appelées la voie des lectines du complément ; celle-ci joue un rôle dans la migration cellulaire durant la vie fœtale pour former les organes et les différents systèmes.
Cette voie est particulièrement importante durant la migration des cellules des crêtes neurales qui donnent naissance à de nombreux tissus : face, crâne, glandes endocrines et une partie du système nerveux.
Plus de cinq variétés de mutation de ce gène sont responsables du syndrome oculo-palato-squelettique
Syn. 3MC2, CL-K1, CL-K1-I, CL-K1-II, CL-K1-Iia, CL-K1-IIb, CLK1, collectin K1, collectin kidney protein 1, MGC3279
→ oculo-palato-squelettique (syndrome)
collimateur n.m.
collimator
Dispositif associé à une source de rayonnement pour en délimiter le faisceau.
Dans les appareils de radiothérapie, le collimateur comporte quatre mâchoires ou plus (multilames) qui peuvent être déplacées manuellement ou électroniquement pour déterminer une ouverture rectangulaire, correspondant aux dimensions du champ à irradier ; ces mâchoires sont des lames de plomb ou de tungstène d'épaisseur appropriée à la nature et à l'énergie du rayonnement.
En scintigraphie, le collimateur peut être une plaque de plomb épaisse percée d'un orifice (sténopé); plus généralement, il s'agit d'un grand nombre de canaux étroits qui sont parallèles, convergents ou divergents (fan beam).
En radiodiagnostic conventionnel, la collimation est habituellement obtenue par un système appelé diaphragme.
En scanographie, il existe un diaphragme à la sortie du tube (collimateur de sortie) délimitant un faisceau étroit qui détermine l'épaisseur de coupe et un collimateur à l'entrée de chaque détecteur, rigoureusement aligné avec le précédent.
Étym. lat. collimare, pour collineare : viser
[F2,B3]
colpostat n.m.
colpostat
Appareil conçu et articulé de manière à pouvoir garder dans le vagin, où il est appliqué, des rapports anatomiques constants avec le col utérin cancéreux et les viscères, parce qu'il s'appuie sur les culs-de-sac vaginaux et les muscles releveurs.
Des bouchons de liège évidés permettent de charger le colpostat d'aiguilles radifères glissées préalablement dans des capsules métalliques. Cette disposition des aiguilles radioactives permet une irradiation maximale du volume tumoral, cancer, contrastant avec une irradiation minimale des viscères voisins, vessie et rectum. Le colpostat radifère de Claude Reynaud a été perfectionné. Actuellement, sans manœuvre directe, la mise en place et le retrait des aiguilles sont faits par un système extracorporel qui permet par ailleurs le stockage dans une enceinte protectrice du rayonnement γ.
[F2,B3,O3]
coma hépatique l.m.
Hepatic coma
Trouble de la vigilance dû à une atteinte hépatique ou des anastomoses portocaves.
La pathogénie de cette encéphalopathie métabolique n'est pas élucidée, même si l’hyperammoniémie est impliquée. L'atteinte anatomique et fonctionnelle du système nerveux central est réversible.
[H1,L1]
commissure n.f.
commissura (TA)
commissure
Zone d’union de deux formations anatomiques (p. ex. commissure des lèvres, commissures des paupières), parfois sur la ligne médiane, entre deux éléments pairs et symétriques (p.ex. commissure de la vulve).
Plus spécifiquement c’est le point d’entrecroisement ou de passage, sur la ligne médiane, de faisceaux nerveux unissant des formations droites et gauches du système nerveux central (p.ex. : commissure inter-hémisphérique).
[A1]
Édit. 2015
commissure supra-optique ventrale l.f.
commissura supraoptica ventralis (TA)
ventral supra-optic commissure
Commissure interdiencéphalique jetée en pont entre les deux corps géniculés médiaux et peut-être entre les deux colliculus inférieurs.
Ses fibres suivent le côté médial des tractus optiques et croisent la ligne médiane le long du bord postérieur du chiasma optique. Cette commissure participerait au système acoustique. C’est la seule véritable commissure supra-optique.
B. von Gudden, neuropathologiste allemand (1824-1886)
Syn. anc. commissure de Gudden, commissure supra-optique vraie, commissure inférieure
[H5]
Édit. 2015
compensation vestibulaire l.f.
vestibular compensation
Disparition progressive des troubles consécutifs à un déficit vestibulaire unilatéral aigu (vertige, nystagmus, ataxie), alors que la lésion persiste, par la mise en jeu de circuits de suppléance au niveau du système nerveux central (aire vestibulaire, cervelet), grâce aux phénomènes de plasticité neuronale.
[P1]
complément et néphropathies l.m.p.
complement and renal diseases
Le système du complément participe activement à la génèse de nombreuses glomérulonéphrites expérimentales et humaines.
L'exemple type est fourni par la glomérulonéphrite membranoproliférative hypocomplémentaire. Les dépôts de complément au niveau des glomérules, révélés par immunofluorescence sont souvent associés à des dépôts de complexes immuns.
[M1,F3]
complexe de jonction l.m.
junctional complex
Système assurant la cohésion des cellules épithéliales et obstruant l’espace intercellulaire.
On décrit ainsi des systèmes élémentaires du bord libre vers la profondeur : zonula occludens, zonula adherens, macula adherens.
[A2]
complexe majeur d'histocompatibilité l.m.(CMH)
major histocompatibilitity complex (MHC).
Ensemble multigénique, multi-allélique de gènes codant les molécules de présentation des peptides aux lymphocytes T.
Les produits de gènes de classe I interagissent avec les lymphocytes T CD8+, les produits de gènes de classe II avec les lymphocytes T CD4+.
Le CMH comprend un ensemble d’autres gènes intervenant dans la présentation de l’antigène, en particulier les gènes lmp codant des constituants du protéasome, les gènes tap-1 et tap-2 codant les molécules transmembranaires liées à l’ATP et assurant le transport des peptides du cytosol vers le réticulum endoplasmique. Le CMH comprend en outre des gènes de protéines de stress qui assurent le transport intracellulaire des protéines dégradées.
Les gènes des classe III du CMH codent des protéines solubles intervenant dans les réactions inflammatoires et immunitaires tels que les composants du complément C4A, C4B et le facteur B, ainsi que le facteur de nécrose des tumeurs (TNF). Le CMH de l’Homme est appelé système HLA.
J. Dausset, immunologue français, prix Nobel de Médecine en 1980 (1965) ; B. Benacerraf, immunologue américain d'origine vénézuélienne, prix Nobel de médecine en 1980 (1972)
→ HLA, lymphocyte T, protéasome, ATP, cytosol, réticulum endoplasmique, protéines du stress, complément, TNF
[F3, Q1]
Édit. 2020
compliance rectale l.f.
rectal compliance
Paramètre mesurant la résistance à l'expansion du rectum.
Elle correspond au quotient de l'accroissement de volume en mL par l'accroissement de pression en centimètre d'eau. La compliance rectale maximale est le rapport du volume rectal maximum tolérable à la pression rectale maximale correspondante. Ce rapport varie normalement de 30 à 60 mL/kgP. Les propriétés élastiques du rectum permettent de maintenir une pression basse lors du remplissage. Cette propriété d'adaptation dépend de l'intégrité du système nerveux intrinsèque et du muscle rectal. Une diminution de la compliance rectale est un facteur pouvant aboutir à l'incontinence.
[C2,L1]
compliance vésicale l.f.
bladder compliance
Propriété du muscle vésical de se laisser tendre par l'accumulation d'urine sans opposer de résistance, et donc sans augmentation notable de la pression intravésicale.
Cette qualité est essentielle pour une bonne fonction mictionnelle, mais aussi pour la protection du haut appareil urinaire, car une pression vésicale supérieure à 40 cm d'eau s'oppose à l'éjaculation de l'uretère vers la vessie. Elle dépend des propriétés visco-élastiques de la vessie et à un moindre degré de la régulation du système nerveux sympathique.
[C2,M3]
compteur puits l.m.
well type counter
Compteur à scintillations dans lequel le cristal est creusé d’une cavité où est introduit l’échantillon radioactif à mesurer.
La géométrie du système lui confère une grande sensibilité adaptée aux faibles activités. Ce type de compteur équipe les appareils de comptage automatisés.
[B1,B3]
conductance n.f. angl.
Débit de gaz en L/s. produit par une différence de pression de 1 cm d'eau entre l'alvéole et la bouche.
Elle s'exprime en Siemens (conductance électrique d'un conducteur ayant une résistance électrique de 1 ohm) dans le système international. On l'exprime plus couramment en L/sec/cm d'eau. Elle est l'inverse de la résistance.
Un index de conductance a été défini pour la circulation funiculaire et le placenta, calculé à partir de la vitesse circulatoire dans les artères ombilicales : Index de conductance = D/S x 100, où D = vitesse diastolique et S = vitesse systolique.
[C2,K1]
conduit thoracique lymphatique droit l.m.
ductus lymphaticus dexter, ductus thoracicus dexter
right lymphatic duct, right thoracic duct
Conduit formé par la réunion de certains troncs collecteurs terminaux du système lymphatique droit (membre supérieur droit, moitié droite de la paroi thoracique sauf les lymphatiques intercostaux).
Il reçoit les troncs lymphatiques jugulaire et bronchomédiastinal droits. Il est inconstant et très court (1 à 2 cm) et s'abouche dans le confluent jugulo-sous-clavier droit.
Anc. dénom. grande veine lymphatique
Syn. canal lymphatique droit
[A1]
Édit. 2015
conformateur n.m.
contour plotter
Appareil destiné à tracer à la surface du corps le contour d'une coupe transversale; le tracé est utilisé pour la préparation d’un plan de traitement en radiothérapie.
L’opération a été initialement réalisée avec une tige ou une bande déformable, ou un cadre portant de fines tiges mobiles amenées au contact du corps. Des conformateurs mécaniques plus élaborés comportent un palpeur que l’on déplace à la surface du corps et un système qui transcrit son déplacement en un dessin. Les coupes tomo-densitométriques ont réduit leur utilisation.
[F2,B3]