connectine n.f.
connectin
Protéine participant au squelette des fibres musculaires.
Protéine fibrillaire de très grande taille, de 2200 kDa, elle forme un réseau de fins filaments qui assurent avec souplesse la cohésion des fibres du sarcomère.
[C1]
Creutzfeldt-Jakob (maladie de) (MCJ) l.f.
Creutzfeldt-Jakob disease
Encéphalite spongiforme, dégénérative progressivement, survenant classiquement après la cinquantaine de façon sporadique dans la population (prévalence environ 1 par million d'habitants) ; elle évolue en six mois vers la mort.
Il existe des formes cliniques, dites «nouvelle variante» (abréviation nvMCJ), survenant chez des sujets plus jeunes, évoluant en un an environ et vraisemblablement dues à une infection alimentaire par ingestion de viande bovine contaminée.
Décrite en 1920, la maladie se manifeste cliniquement par des troubles psychiques à type de démence, accompagnée de mouvements anormaux, diplopie, troubles de la marche, rigidité, syndrome pyramidal, puis cécité corticale et mutisme akinétique. Quand la maladie est assez avancée, la ponction lombaire ramène un liquide céphalorachidien contenant de la protéine cérébrale 14-3-3.
Anatomiquement la MCJ est caractérisée par :
- la spongiose de la structure grise du cortex cérébral et cérébelleux, avec vacuolisation des cellules nerveuses et gliales formant des cavités à l'intérieur du cytoplasme ;
- une perte neuronale progressive sans réaction inflammatoire, très difficile à apprécier, pouvant conduire à l'atrophie corticale ;
- la présence de volumineux astrocytes, visibles surtout dans les couches superficielles du cortex cérébral ;
- des dépôts amyloïdes de protéine prion formant des plaques, qui se développent progressivement de façon diffuse, au niveau des synapses et sous forme de bourgeons, le long des neurones du cortex et du cervelet.
Dans la forme nvMCJ, ces plaques amyloïdes sont entourées d'une corolle de vacuoles qui leur donne une forme en fleur caractéristique.
Des maladies analogues sont rapportées à une atteinte avec présence de prions :
- le kuru de Nouvelle Guinée (décrit vers 1900), lié à des rites funéraires cannibales avec ingestion de la cervelle du parent mort, pour l'honorer ;
- des maladies à transmission autosomale dominante, maladie de Gerstmann-Straüssler-Scheinker (1936) ; l'insomnie familiale fatale (1986);
- certaines démences considérées, avant autopsie, comme des maladies d'Alzheimer.
De nombreuses espèces animales peuvent être atteintes d'encéphalopathie spongiforme.
La transmission interhumaine peut être digestive ou à l'occasion de scarifications cutanées comme dans le kuru ; il ne semble pas que l'allaitement soit en cause, mais il est possible qu'elle puisse se faire par le placenta (prouvée chez l'animal). La transmission entre espèces (prouvée expérimentalement) est très vraisemblable chez l'homme par ingestion de viandes bovines contaminées. La transmission iatrogène peut se faire par injections de médicaments (extraits de préparations biologiques à base de tissus nerveux telles les hormones de croissance extractives), par les greffes de tissus ou par contact avec des instruments contaminés lors d'une intervention antérieure sur un malade atteint de MCJ.
J. Gerstmann, neuropsychiatre américain, E. Sträussler, neuropsychiatre autrichien et I. Scheinker, neuropathologiste russe (1936) ; H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)
→ prion, Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), insomnie familiale fatale, Alzheimer (maladie d'), PRNP gene
[D1,E1,H1]
Édit. 2017
cubiline n.f.
cubilin
Protéine de masse 450 kDa présente au niveau des membranes des cellules épithéliales et jouant un rôle dans le transport épithélial de la vitamine B12 (cobalamine) liée au facteur intrinsèque, dont elle serait un récepteur dans les cellules iléales.
Sa structure comporte 8 domaines EGF du côté N-terminal et 27 domaines CUB (Complement/Urchine/Bone morphogenic protein l) de 110 acides aminés, qui constituent 80% de la protéine, d’où le nom qui lui a été donné, et qui présentent des possibilités de liaison avec de nombreuses espèces moléculaires. La cubiline peut interagir avec des protéines, des lipides et des glucides. Les anticorps anticubiline ont des effets tératogènes.
[C1,C3]
cuproprotéine n.f.
cuproprotein
Protéine contenant du cuivre.
Parmi les cuproprotéines, on connaît des pigments respiratoires, comme l'hémocyanine d'animaux invertébrés, des enzymes comme la cytochrome-oxydase, la tyrosinase, la polyphénol-oxydase, les cupréines ou superoxyde-dismutases (hépatocupréine, érythrocupréine, cérébrocupréine), ainsi que la protéine plasmatique transportant le cuivre, la céruléoplasmine ayant des propriétés de ferroxydase.
[C1]
cytochrome c n.m.
cytochrome c
Cytochrome de petite taille, de couleur rouge, ayant une affinité pour l'eau et pour les lipides, facilement détachable des membranes internes des mitochondries, dont le potentiel normal d’oxydoréduction est + 0,26 V, et jouant un rôle dans le transfert des électrons entre le complexe III (réducteur) et le complexe IV (oxydant) de la chaine respiratoire.
La protéine a une masse de 12550 Da ; elle est liée à l'hème par condensation des groupes vinyle avec les fonctions thiol de deux cystéines C14 et C17 de la protéine.
Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur
[C1]
cytochrome P450 (CYP) n.m.
cytochrome P450
Famille d’enzymes d’une grande importance en pharmacologie, chromoprotéines, localisées à la face interne du réticulum cytoplasmique, contenant une protéine spécifique et un noyau hème, avec une bande d'absorption préférentielle au voisinage de 450 nm, d’où leur nom.
Les cytochromes P450 font partie de mono-oxygénases ou hydoxylases, qui utilisent le dioxygène moléculaire pour fixer un atome d'oxygène sur le substrat en oxydant le cytochrome ferreux en cytochrome ferrique, ce dernier étant ensuite réduit par une chaine de transport d'électrons comportant à partir de NADPH une flavoprotéine à FAD et une protéine à fer non héminique. Les cytochromes P450 sont surtout présents dans les cellules hépatiques ou glandulaires.
Il existe plusieurs centaines de cytochromes P450 (CYP) différents, répartis dans trois familles (CYP1, CYP2 et CYP3) et des sous-familles (CYP1A, CYP2D...) regroupant des iso-enzymes distincts (CYP3A4, CYP2D6,...). Les différents cytochromes P450 ont des fonctions multiples. Ces hémoprotéines sont très impliquées dans la dégradation des molécules exogènes (xénobiotiques), en particulier de médicaments. Plus les cytochromes P450 sont actifs, plus les médicaments sont rapidement métabolisés. Cela supprime l'activité de médicaments directement actifs, mais peut aussi accroître leur transformation en métabolites actifs.
Le CYP1A2 préside au métabolisme de la caféine et de la théophylline, de l'imipramine et du paracétamol.
Le CYP2C9 intervient dans le métabolisme de la plupart des anti-inflammatoires non stéroïdien, des antidiabétiques oraux, des anticoagulants oraux (acénocoumarol, warfarine), de la phénytoïne et d'antihypertenseurs (losartan).
Le CYP2C19 est un enzyme majeur dans la stéroïdogenése.
Le CYP2D6 intervient dans le métabolisme de certains anti-arythmiques et antidépresseurs, des bêta-bloquants et de plusieurs neuroleptiques, transformant la codéine en morphine par déméthylation.
Sous l’influence du CYP3A4, la codéine est inactivée et transformée en norcodéine laquelle est métabolisée en morphine par le CYP2D6.
Le CYP11A1 préside à l’hydrolyse du cholestérol en prégnénolone – d’où la dénomination de CYP scc (side-chain cleavage et de cholesterol side-chain cleavage enzyme). Il exerce en outre ses effets sur le métabolisme du diazépam, de l'imipramine, du propranolol ou de l'oméprazole.
Le CYP17A1 assure l’hydroxylation de la prégnénolone en 17-hydroxyprégnénolone et de la progestérone en 17-hydroxyprogestérone, réduisant la corticostérone en cortisol.
Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur
[C1,C3,G3]
double hybride l.m.
double hybrid
Méthode permettant d'identifier au sein d'une banque d'ADN, les séquences codant pour une protéine capable de s'associer à une protéine connue.
dynéine n.f.
dynein
Protéine intracellulaire qui joue un rôle dans les déplacements des organites de la périphérie vers le centre des cellules le long des microtubules.
La tête NH2-terminale de la protéine s'attache à la tubuline et se déplace de façon rétrograde grâce à de l'ATP, entraînant un organite fixé sur son domaine COOH-terminal.
A côté des dynéines cytoplasmiques, de masse moléculaire 1200 kDa, on reconnaît l'existence de dynéines dans les axonèmes, responsables des glissements des cils ou flagelles par rapport aux microtubules.
Ce complexe protéique permet, par exemple, le glissement des microtubules dans les flagelles des spermatozoïdes et est donc nécessaire à leur mobilité.
dystroglycanopathies l.f.p.
Groupe de dystrophies musculaires congénitales en relation avec des anomalies de la glycosylation comprenant le syndrome de Walker-Warkurg, le syndrome muscle-œil-cerveau, la DMC avec déficit en FKRP (ou DMC 1C), la dystrophie musculaire de Fukuyama, la DMC avec déficit en protéine LARGE (DMC 1D) et la DMC 1B.
Elles ont en commun un défaut de glycosylation d’une protéine musculaire membranaire l’alpha-dystroglycane. Le phénotype musculaire des dystroglycanopathies est très souvent associé à un phénotype cérébral et/ou oculo-cérébral. Autosomiques récessives, elles sont en rapport avec plusieurs gènes distincts (15 à ce jour, les plus connus étant POMT1, POMT2, FKTN, FKRP, LARGE, POMGnT1, DPM3, ISPD, GMPPB).
Syn. dystrophies musculaires congénitales avec anomalies de la glycosylation, syndromes cérébro-musculaires
→ Walker-Warkurg (syndrome de), syndrome muscle-œil-cerveau, dystrophie musculaire de Fukuyama, dystrophie musculaire type B14, dystrophie musculaire des racines type C 14, Walker-Warburg (syndrome de), FKTN, FKRP, POMT1, POMT2, DAG1, LARGE, POMGnT1, DPM
dystrophine n.f.
dystrophin
Protéine musculaire de masse moléculaire 427 kDa, constituée de 3 685 acides aminés, qui joue un rôle dans la constitution du cytosquelette en se liant à la F-actine.
Plusieurs formes existent selon les cellules qui en contiennent : à côté de la M-dystrophine du muscle, on a décrit la C-dystrophine du cerveau, la P-dystrophine des cellules de Purkinje, et des apodystrophines 1, 2, 3. La myopathie de Duchenne est due à un défaut de synthèse de cette protéine.
G. Duchenne de Boulogne, neurologue français (1858)
Étym. gr. dus : difficulté, trophê : nourriture
effecteur n.m.
effector
Composé modifiant l'activité d'une protéine, d'un système enzymatique ou celle d'un répresseur.
Un effecteur positif agit comme un activateur ; un effecteur négatif comme un inhibiteur. Un effecteur allostérique agit sur une protéine allostérique en modifiant sa configuration stérique.
→ activateur, inhibiteur, allostérique
[C1, C2]
Édit. 2019
facteur V de la coagulation sanguine l.m.
factor V
Facteur de coagulation synthétisé par le foie sous forme unicaténaire.
Son clivage par la thrombine aboutit à une forme bicaténaire qui stabilise le complexe d'activation de la prothrombine ou complexe prothrombinase permettant au facteur Xa d'activer la prothrombine en thrombine en conditions stœchiométriquement idéales.
Le facteur V activé est inhibé par clivage par la protéine C activée. Une mutation du facteur V à un site de clivage par la protéine C le rend moins sensible à cette inactivation. En plus de la forme circulante plasmatique il est présent dans les granules alpha plaquettaires liés à la multimérine.
→ proaccélérine, stroechiométrique, thrombine, prothrombine, multimérine
[C1,F1]
Édit. 2018
facteur VIII de la coagulation sanguine l.m.
factor VIII
Facteur de coagulation synthétisé par le foie sous forme unicaténaire, dont le déficit est responsable de l'hémophilie A.
Son clivage par la thrombine aboutit à une forme bicaténaire qui stabilise le complexe d'activation du facteur X, aussi connu sous le nom de tenase. Le facteur VIII activé est inactivé par clivage par la protéine C activée. Dans la circulation, le facteur VIII est stabilisé par liaison aux multimères du facteur von Willebrand ce qui prolonge sa durée de vie. Il est dosé dans le plasma le plus souvent par son activité coagulante (F VIII:c) qui est exprimée en unité. Il peut aussi être dosé par dosage immunologique reconnaissant sa protéine (F VIII:ag).
Il est isolé du plasma humain, ou obtenu par synthèse in vitro à partir d'un recombinant génétique pour obtenir le produit nécessaire au traitement substitutif de l'hémophile A.
E. von Willebrand, médecin interniste finlandais (1926)
Syn. facteur antihémophilique A
[C1,F1]
Édit. 2018
facteur d'élongation l.m.
elongation factor
Protéine jouant un rôle de cofacteur nécessaire à l'élongation de la chaîne de protéine en cours de synthèse sur un ribosome, permettant la traduction d'un ARN messager.
Les facteurs d'élongation qui assurent la biosynthèse des chaines polypeptidiques sur les ribosomes sont des protéines appartenant à la famille des protéines G, qui ne sont actives que lorsqu'elles sont liées au guanosine-triphosphate.
Sigle EF, angl. EF
→ ribosome, ARN messager, guanosine-triphosphate, protéine G
[C1, Q1]
Édit. 2019
facteur d'initiation l.m.
initiation factor
Protéine jouant un rôle de cofacteur nécessaire à l'initiation de la traduction d'un ARN messager en permettant la mise en place de l'ARN de transfert du premier acide aminé de la chaîne au niveau du codon initiateur AUG.
Chez les procaryotes, qui commencent la synthèse d'une protéine par une formyl-méthionine, on a identifié 3 facteurs IF1, IF2 et IF3, encore appelés FA, FB, FC. Chez les eucaryotes, on connaît au moins 9 eIF acr. pour eucaryote Initiation Factor.
Sigle IF
→ eIF, ARN messager, codon
[C1, Q1]
Édit. 2020
facteur V Leiden de la coagulation sanguine l.m.
Leyden’s factor V
Anomalie moléculaire du facteur V de la coagulation due à une mutation du codon 506 se traduisant par le remplacement du résidu arginine par un résidu glutamine.
Cette mutation a lieu au niveau d’un site de clivage du facteur V activé par la protéine C activée. Elle se traduit fonctionnellement par une résistance à l'inhibiteur physiologique qui est la protéine C. C'est la plus fréquente des anomalies héréditaires connues responsables d'un état thrombophile.
Étym. Leyden, ville des Pays-Bas
→ facteur V de la coagulation, protéine C
[F4]
Édit. 2018
famille HECT sigle angl. pour Homologous E6-AP Carboxy-Terminus
HECT family
Famille de protéines possédant une activité d’ubiquitine ligase.
Les protéines de la famille HECT comportent un domaine homologue de la partie carboxy-terminale d’une protéine appelée E6-AP. Il en existe au moins une vingtaine de membres chez l’Homme. Elles catalysent le fixation d’ubiquitine sur la protéine cible.
→ ubiquitine, ubiquitination, ubiquitine ligase
[C1]
Édit. 2018
ferroportine n.f.
ferroportin
Protéine transmembranaire permettant la sortie du fer hors des cellules.
La ferroportine est la seule protéine connue permettant l'exportation du fer intracellulaire. Elle est fortement exprimée sur la membrane basolatérale des entérocytes, permettant la sortie du fer de la cellule intestinale vers le sang. Elle est également exprimée fortement par les macrophages et les hépatocytes, cellules servant au stockage du fer et capables de le libérer (par l’intermédiaire de la ferroportine) dans la circulation. Le fonctionnement de la ferroportine est bloqué par l'hepcidine qui induit sa dégradation et régule ainsi l'absorption intestinale du fer et son recyclage.
→ hepcidine, maladie de la ferrportine
[C2]
Édit. 2018
fibrilles amyloïdes l.f.p.
amyloid fibrils
Fibrilles d'environ 7,5 à 10 nm de diamètre, de nature protéique, dont l'enchevêtrement constitue le composant principal de la substance amyloïde.
Les fibrilles ont habituellement une configuration spatiale moléculaire bêtaplissée, avec des chaines polypeptidiques disposées perpendiculairement à l'axe de la fibrille. Deux types principaux de protéines fibrillaires peuvent être distingués : la protéine AL (amyloid protein chain related), décrite dans les myélomes, et la protéine AA (amyloid protein A), décrite dans la maladie périodique.
→ amyloïde (substance), bêtafibrillose
[A2]
Édit. 2018
fractalkine n.f.
Protéine transmembranaire, dotée d’un domaine chemokine CX3C, intervenant dans le mécanisme des maladies allergiques.
Chez l’Homme, CX3CL1 est exprimée dans de nombreux types cellulaires. C’est une protéine transmembranaire faite d’une chaîne polypeptidique traversant une fois la membrane. Elle est clivée par ADAM-10 et -17 (« A disintegrin and metalloproteinase domain-containing protein 10/17 »). CX3C se lie au récepteur CXCR1 et active, ainsi, une voie de signalisation intervenant dans le mécanisme des maladies allergiques. Par exemple, dans l’asthme, ce processus favorise la rétention de lymphocytes T auxiliaires (« helpers ») Th1 et Th2 dans le poumon. Ces lymphocytes libèrent des cytokines agissant sur la production d’IgE et l’éosinophilie.
→ ADAM 17, ADAM 10, CXCR1, CX3C, chimiokine, asthme, lymphocyte T, IgE, éosinophilie
[C1, C3]
Édit. 2018
fukutin-related protein l.f.angl.
Protéine présente dans de nombreux tissus et particulièrement abondante dans le muscle squelettique, le cœur et le cerveau.
La fukutin-related protein est impliquée dans la glycosylation de l’alpha-dystroglycane. Des mutations de cette protéine sont responsables de dystrophies musculaires congénitales.
Abrév. FKRP
→ dystroglycane, glycosylation
géranylgéranyltransférase n.f.
geranylgeranyltransferase
Enzyme qui catalyse la géranylgéranylation d’une protéine à partir de géranyl-géranylpyrophosphate.
On connaît deux enzymes de ce type GGTase-I, qui se lie à une séquence CAAX, et une GGTase-II, qui se lie à un motif de deux cystéines terminales CC, CXC ou CCXX, mais seulement après fixation d’une autre protéine appelée Rab-escort protein (REP-1). La GGTase-II est formée de 2 sousunités alpha (50 kDa) et bêta (38 kDa)
glycation n.f.
glycation
Fixation d'une molécule d'un sucre réducteur, généralement le glucose, sur une fonction amine d'une molécule, généralement une protéine.
Cette réaction (réaction de Maillard) se produit spontanément dès la température ordinaire. La fonction amine de la lysine se combine à la fonction aldéhyde de l'ose en donnant une imine dont le réarrangement (réarrangement d'Amadori) avec le carbone 2, qui forme une fructosamine, rend la combinaison irréversible.
Le contact plus ou moins prolongé d'une protéine avec un ose entraîne ainsi la synthèse de protéines "glyquées", telles qu'on peut en déceler dans le plasma ou les globules des diabétiques (hémoglobine glyquée, lipoprotéines glyquées, etc.).
glycinine n.f.
glycinin
Protéine de la classe des globulines qui constitue la principale protéine de la graine de soja.
glycogène-synthétase n.f.
glycogen synthetase
Enzyme catalysant la biosynthèse du glycogène à partir de l'uridine-diphosphate-glucose (UDP-glucose), en transférant le radical glucosyle sur l'extrémité d'une chaîne préexistante de glycogène.
Cet enzyme est présent dans toutes les cellules animales. Il existe sous deux formes : la glycogène-synthétase a directement active dont l'abondance dépend de l'insuline ; et la glycogène-synthétase b inactive, forme phosphorylée de la première, mais qui peut être active en présence de glucose-6-phosphate ; la phosphorylation de la forme a est catalysée par une protéine-kinase adénosine monophosphate cyclique (AMPc)-dépendante ; la déphosphorylation de la forme b en forme a est catalysée par une protéine-phosphatase activée par la présence de glucose.