Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide phospho-2-glycérique l.m.

2-phosphoglyceric acid

Ester phosphorique formé au cours de la glycolyse, à partir de son isomère, l'acide phospho-3 glycérique, sous l'action de la phosphoglycéromutase.
Le composé naturel est l'acide D-phospho-2-glycérique, dextrogyre, de pouvoir rotatoire + 24°3. C'est le substrat de l'énolase, qui le déshydrate en acide phosphoénolpyruvique, en transformant une liaison phosphate à bas potentiel énergétique en une liaison riche (acide phosphoénolpyruvique).

[C1,R1]

Édit. 2017

acide phospho-3-glycérique l.m.

phosphoglyceric acid

Ester phosphorique de l'acide glycérique, qui figure comme terme intermédiaire de la glycolyse .
Le composé naturel est l'acide D-phospho-3-glycérique, lévogyre, de pouvoir rotatoire -14°5 ; formé par oxydation du phospho-3 glycéraldéhyde, et précurseur de l'acide pyruvique.

Syn. ester de Nilsson

[C1,R1]

Édit. 2017

acide phosphomévalonique l.m.

phosphomevalonic acid

Ester phosphorique de l'acide mévalonique, terme intermédiaire de la biogénèse des stérols et des dérivés isopréniques.
Il se forme sous l'action d'une mévalonate-kinase par transfert de l'acide phosphorique de l'ATP sur l'acide mévalonique.

[C1]

Édit. 2017

acide phosphonique l.m.

phosphonic acid

Composé oxygéné du phosphore dans lequel l'atome de phosphore est lié à un atome d'hydrogène.
Il existe des dérivés naturels de cet acide, tels que les phosphonolipides, où l'atome de phosphore est attaché directement à un atome de carbone. On a aussi synthétisé des dérivés phosphoniques comme analogues structuraux d'acides aminés ou de composés phosphoriques, destinés à la recherche ou à la thérapeutique.

[C1]

Édit. 2017

acide phosphorique l.m.

phosphoric acid

Dérivé d'oxydation du phosphore portant trois fonctions acides, de formule H3PO4.
Substance cristallisée blanche, miscible à l'eau et à l'éthanol, qu'on trouve dans le commerce en solution à plus de 85%, d'aspect incolore, inodore et de consistance sirupeuse.
Présent sous forme ionisée dans les milieux biologiques, il est surtout présent sous forme de sels calciques dans les os, et d'esters dans de nombreux composés métaboliques.
L'acide phosphorique est considéré comme un tonique et est parfois administré en solution diluée comme acidifiant urinaire. Il entre dans la composition de certaines denrées à base de fruits, comme acidulant.

Syn. acide orthophosphorique

[C1]

Édit. 2020

acide phytique l.m.

phytic acid.
Dérivé de l'inositol dans lequel les 6 fonctions alcool sont phosphorylées.
L’acide phytique est présent dans les céréales, les légumineuses et les oléagineuses, plus spécialement dans l'enveloppe des graines, où on le trouve sous forme d'un sel complexe de calcium et de magnésium, la phytine. Il exerce un effet inhibiteur sur l'absorption du calcium, mais aussi sur celle du magnésium et de certains cations (fer, cuivre, zinc, cobalt…) en formant des phytates insolubles.

Étym. gr. phuton : plante

Syn. acide inositol-hexaphosphorique

[C1,R2]

Édit. 2017

acide pyrophosphomévalonique l.m.

pyrophosphomevalonic acid

Ester pyrophosphorique de l'acide mévalonique.
Terme intermédiaire de la biogénèse des stérols et des dérivés isopréniques. Il se forme sous l'action d'une phosphomévalonate-kinase par transfert de l'acide phosphorique de l'ATP sur l'acide phosphomévalonique.

[C1]

Édit. 2017

acide pyrophosphorique l.m.

pyrophosphoric acid

Acide formé par la condensation de deux molécules d'acide phosphorique avec départ d'une molécule d'eau.
Cet anhydride possède une liaison de 20 kJ/mol susceptible d'être hydrolysée par une pyrophosphatase ou de transférer un radical phosphorique sur une autre molécule.

Syn. acide diphosphorique

[C1]

Édit. 2017

acides aminés d'ancrage l.m.p.

anchor residues

Acides aminés qui assurent la liaison d'un peptide aux molécules de classe I ou de classe II du complexe majeur d’histocompatibilité.

[C1,F3]

Édit. 2017

acides teichoïques l.m.p.

teichoic acids

Polymères à base de glycérol-phosphate ou de ribitol-phosphate, présents dans la paroi des bactéries à Gram positif et de quelques rares bactéries à Gram négatif.

[C1,D1]

Édit. 2020

acide taurocholique l.m.

taurocholic acid

Acide biliaire conjugué, formé par la combinaison de l'acide cholique et de la taurine.
Cette forme de conjugaison, dominante ou exclusive chez les carnivores, est plus faible chez l'Homme et dépend du régime (rapport acides glycoconjugués/acides tauroconjugués = 3/1). Sous forme de taurocholate de sodium, il est un constituant des sels biliaires. Il est hydrolysé en taurine et acide cholique par les bactéries intestinales. L'acide cholique est en grande partie réabsorbé dans le système porte et revient dans le foie.

[C1, L1]

Édit. 2020

acide thymidylique l.m.

thymidylic acid

Nucléotide dont la base est la thymine.
Jusqu'à une période récente, on ne connaissait dans les milieux naturels que l'acide thymidylique à désoxyribose, tel que celui qui figure dans les acides désoxyribonucléiques.
La découverte d'acide thymidylique à ribose dans certains acides ribonucléiques solubles a rendu nécessaire la distinction entre l'acide désoxythymidylique (à désoxyribose) et l'acide thymidylique à ribose. L'acide (désoxy-) thymidylique (à désoxyribose) est formé dans toutes les cellules à partir d'acide désoxyuridylique par transhydroxyméthylation réductrice avec le méthylène-5,10-tétrahydrofolate.

Syn. acide thymidine-monophosphorique

Sigle s. TMP ou dTMP

[C1]

Édit. 2017

acide thymidine-monophosphorique l.m.

Syn. acide thymidylique

→ acide thymidylique

[C1]

Édit. 2020

acide uridylique l.m.

uridylic acid

Mononucléotide pyrimidique isolé à l'état libre des tissus et retrouvé dans les produits d'hydrolyse des acides ribonucléiques.
L'acide uridylique proprement dit est l'acide uridine-5'-monophosphorique.
On lui connaît deux isomères : les acides uridylique a et b (respectivement l'uridine-2'-phosphate et l'uridine-3'-phosphate), qui se forment par l'hydrolyse alcaline des acides ribonucléiques. L'acide uridylique est synthétisé in vivo par décarboxylation de l'acide orotidylique. Il est phosphorylé par l'ATP en deux nucléotides : l'uridine-diphosphate, dont certains dérivés jouent un rôle essentiel dans le métabolisme des oses et des osides ; l'uridine-triphosphate, qui représente sa forme d'incorporation dans les acides ribonucléiques.

Syn. acide uridine-monophosphorique

Sigle UMP

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

acide uridine-monophosphorique l.m.

Syn. acide uridylique

→ acide uridylique

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

acide ursocholique l.m.

ursocholic acid

Acide biliaire dérivé trihydroxylé de l'acide cholanique, hydroxylé en 3 alpha, 7 bêta et 12 bêta, isolé de la bile d'Ours.

→ acide cholanique

[C1,L1]

Édit. 2017

acide ursodésoxycholique l.m.

L'acide ursodésoxycholique est un acide biliaire hydrophile présent en très faible quantité chez l'Homme (3 à 5 % de la totalité des acides biliaires).
C’est un acide biliaire majeur présent chez l’Ours brun et utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise.  Contrairement aux acides biliaires endogènes (acide chénodésoxycholique, cholique, déoxycholique et lithocholique), l'acide ursodésoxycholique est  dépourvu de propriétés détergentes.
Trois mécanismes principaux sont mis actuellement en avant : la protection cellulaire hépatocytaire et cholangiocytaire vis-à-vis de la cytotoxicité des acides biliaires endogènes, la stimulation de la sécrétion hépatobiliaire et l’interruption du cycle entérohépatique des acides biliaires, et enfin l’effet anti-inflammatoire.
Il est prescrit dans les maladies cholestatiques hépato-biliaires, essentiellement dans la cirrhose biliaire primitive où son efficacité est démontrée. Il y a une trentaine d’années, il était utilisé pour dissoudre les calculs vésiculaires non calcifiés et de petite taille situés dans une vésicule fonctionnelle. Cette indication a actuellement pratiquement disparu sauf dans quelques cas particuliers, par exemple la lithiase biliaire du syndrome LPAC du à une mutation du gène ABCB4 codant pour la protéine MDR3.
Les acides biliaires sont considérés comme des promoteurs de la carcinogénèse colique. Cela ne semble pas être le cas de l’acide ursodésoxycholique .

→ acide biliaire, cirrhose biliaire primitive, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides

[C1,G5,L1]

Édit. 2017

acide valérique l.m.

valeric acid

1) Acide butane-carboxylique, de formule générale C4H9-COOH.
Il en existe quatre isomères : l'acide valérique normal, l'acide isovalérique, l'acide pivalique et l'acide valérique actif.
2) Matière première utilisée en pharmacie, constituée d'un mélange d'acide isovalérique et de son isomère, l'acide valérique actif.

Étym. lat. valeriana : valériane, de valere : valoir, être puissant

Syn. acide valérianique, acide delphinique, acide phocénique

→ acide valérianique

[C1, G5]

Édit. 2019

acide xanthylique l.m.

xanthylic acid

Nucléotide formé de xanthine, ribose et acide phosphorique.
C'est un intermédiaire de la biosynthèse des bases puriques, formé par oxydation de l'acide inosinique ; il conduit par amination à l'acide guanylique ou guanosine-monophosphate.

Syn. xanthosine-monophosphate

Sigle XMP

[C1]

Édit. 2017

acidocétose alcoolique l.f.

alcoholic ketoacidosis

Acidose métabolique due à l'élévation de la concentration des corps cétoniques dans le sang (acide acétyl-acétique, acide bêta-hydroxybutyrique) survenant en l'absence de diabète chez l'alcoolique chronique dénutri.
Les signes sont proches de ceux de l'acidocétose diabétique, mais la glycémie reste normale. Le traitement consiste en l'administration de glucides (fructose) et, pour certains, d'insuline.

[C3,R1]

Édit. 2017

acidurie méthylmalonique avec homocystinurie l.f.

vitamin B12 metabolic defect with methylmalonicacidemia and homocystinuria

Déficit en coenzyme activant la vitamine B12 avec hypométhioninémie, anémie mégaloblastique, homocystinurie, cystathioniurie, et acidurie méthylmalonique.
L'affection secondaire à l’anomalie la plus fréquente du métabolisme de la cobalamine, associe soit en période néonatale, de façon létale, un coma acidosique avec hypotonie, convulsions, microcéphalie, anémie mégaloblastique et leucopénie ; soit en période infantile, avec hypotonie, acidose métabolique, défaillance multisystémique, myocardiopathie, rétinopathie pigmentaire, syndrome hémolytique et urémique ; soit plus tardivement dans l’enfance ou l’adolescence avec aspect marfanoïde, retard mental, manifestations psychiatriques et dégénérescence subaigüe combinée de la moelle. Il s’agit d’une déficience combinée de méthylmalonyl-CoA-mutase et d'homocystéine-méthyltétrahydrofolate-méthyltransférase. Il existe, selon le déficit, une anomalie de la captation, du transport ou du métabolisme intracellulaire de la vitamine B12. Plusieurs types de déficits enzymatiques sont identifiés : cbl C (MIM 277400), cbl D (MIM 277410),
cbl F (MIM 277380). Le diagnostic se fait par étude sur fibroblastes des groupes de complémentation cobalamine. Au niveau histologique, on observe une micro-angiopathie thrombotique pour les reins et les poumons, et une stéatose hépatique. A l’examen ophtalmolgique, on recherche une rétinite pigmentaire et une atteinte maculaire. L’affection est autosomique récessive.

S.H. Mudd, biochimiste américain (1969)

Syn. acidémie méthylmalonique avec homocystinurie, déficience du métabolisme de la vitamine B12 avec méthymalonique acidémie et homocystinurie, homocystinurie par troubles de la reméthylation et déficit en MTHFR

→ vitamine B12 , anémie mégaloblastique, acidurie méthylmalonique avec homocystinuri

[C2, F1, H1, M1, O1, Q2]

Édit. 2020

acrocholose n.f.

acrocholosis

Acrosyndrome caractérisé par des sensations de brûlures anorganiques et non objectives des extrémités sans augmentation de la chaleur locale.

[H1,I1]

Édit. 2017

acrochordon n.m.

acrochordon, soft wart, skin tag, cutaneous fibrous polyp

Petite masse molle, pédiculée, parfois pigmentée, siégeant en général sur le cou et dans les plis de flexion, souvent multiple, apparaissant après la cinquantaine.

Étym. gr. akros : extrémité ; khordê : corde

Syn. molluscum pendulum, fibrome mou, fibroma pendulum, fibrome molluscum

[F5,J1]

Édit. 2017

acrodermatite papuleuse infantile l.f.

infantile papular acrodermatitis, papular acrodermatitis of childhood

F. Gianotti et A. Crosti, dermatologues italiens (1955 et 1957)

→ Gianotti-Crosti (Syndrome de)

[J1,O1]

Édit. 2017  

acrodysplasie avec exostose l.f.

tricho-rhino-phalangeal syndrome, type II

Forme particulière du syndrome tricho-rhino-phalangien, ou type II, ou syndrome de Langer-Giedon.
Elle associe des malformations de la face, l’aspect clairsemé des cheveux et des malformations des phalanges avec des exostoses multiples. Autosomique dominante ou sporadique, elle est due à une délétion du bras long du chromosome 8 (8q23.11- 8q24.13).

Étym. gr. akros : extrémité ; dus : difficulté ; plassein : former, façonner

→ trichorhinophalangien (syndrome) , Langer-Giedion (syndrome)

[I,Q2]

Édit. 2017

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