Entamoeba hartmanni l.f.
Entamoeba hartmanni
Amibe cosmopolite, de petite taille, hôte du gros intestin de l’Homme.
Cette amibe ne possède qu’un pouvoir pathogène nul ou très modéré mais la présence de ses kystes dans les selles traduit l’ingestion d’aliments souillés par une contamination d’origine fécale.
→ amibe
[D1, L1]
Édit. 2020
Entamoeba histolytica l.f.
Entamoeba histolytica
Protozoaire du genre Entamoeba, susceptible de parasiter l'intestin de l'Homme et de donner lieu à une infection, l'amibiase intestinale.
C’est la seule amibe pathogène pour l’Homme.
La forme végétative ou trophozoïte se présente sous deux stades :
- Entamoeba histolytica histolytica mobile, pathogène et hématophage qui se rencontre dans la paroi du gros intestin ainsi que dans des ulcérations intestinales et dans différents organes ;
- Entamœba histolytica minuta, non pathogène, de plus petite taille (de 15 à 20 µm de diamètre), située dans la lumière intestinale, assez peu mobile et présentant des pseudopodes épais. Outre sa taille, elle se distingue d’Entamoeba coli, après coloration, par son caryosome qui est presque toujours central.
Le stade histolytica, d’un diamètre de 20 à 40 µm, a un ectoplasme hyalin bien distinct de l’endoplasme granuleux qui renferme de nombreuses hématies. A ce stade, l’amibe est très mobile, avec des pseudopodes rapidement formés. Son noyau périphérique est de petite taille et contient un seul caryosome central ou subcentral. Les kystes de petite taille (10 à 14 µm de diamètre) contiennent 4 noyaux.
Sous sa forme kystique, qui peut survivre dans le milieu extérieur pendant plusieurs semaines, le parasite est ingéré avec l'eau ou les aliments souillés. Dans le tube digestif, les kystes donnent naissance aux trophozoïtes ou formes végétatives stade minuta.
Les formes minuta peuvent se transformer en forme histolytica, hématophage, pathogène se fixant sur la muqueuse intestinale et provoquant les lésions ulcérées de l'amibiase intestinale. La forme histolytica peut conduire à des localisations extra-intestinales, notamment hépatiques.
Bien que le suffixe « ose » soit recommandé par les conventions internationales, on continue de dire amibiase.
Syn. Entamoeba dysenteriae
→ amibiase hépatique, amibe, protozoaire, amibiase, amibiase hépatique, amibiase intrathoracique, trophozoïte, dysenterie amibienne, abcès amibien, Entamoeba coli
[D1, L1]
Édit. 2020
Entamoeba polecki l.f.
Entamoeba polecki
Amibe cosmopolite qui parasite normalement le Porc et accidentellement l’Homme.
La forme végétative ressemble au stade minuta d’Entamoeba histolytica mais le kyste n’a qu’un seul noyau.
→ Entamoeba histolytica, amibe
[D1, D5, L1]
Édit. 2020
entéral adj.
enteral
Qualifie le tube digestif.
Concerne l’administration thérapeutique par voie digestive : voie orale généralement dénommée per os, voie gastro-entérale et voie rectale.
Le mot est également utilisé comme suffixe : voie parentérale (para à côté), c'est-à-dire sous-cutanée, intraveineuse, intramusculaire, etc.
Étym. gr. enteron : intestin
→ alimentation entérale, parentéral
[L1]
Édit. 2020
entérite n.f.
enteritis
Lésion inflammatoire de l'intestin grêle, chronique ou aigüe, infectieuse, bactérienne, virale, parasitaire ou encore liée aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).
→ MICI, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
[L1]
Édit. 2020
entérite régionale l.f.
regional enteritis
[L1]
Édit. 2020
Enterobacter n.m.
Enterobacter
Bacilles à Gram négatif, de la famille des Enterobacteriaceae, présents dans l’environnement et dans le tube digestif de l’Homme et des animaux.
Les espèces les plus communes, E. aerogenes et E. cloacae, provoquent des infections nosocomiales, localisées ou systémiques, en particulier chez les patients immunodéprimés.
Leur gravité provient de la multirésistance fréquente de ces bactéries vis-à-vis des antibiotiques.
[D1, L1]
Édit. 2020
Enterobacteriaceae n.f.
Enterobacteriaceae
Famille de bacilles à Gram négatif, aéroanaérobies, retrouvés dans l’environnement.
Certaines espèces sont commensales du tube digestif de l’Homme et des animaux.
Ces bactéries sont responsables d’infections communautaires et d’infections nosocomiales, localisées (infections urinaires, pneumopathies, infections de plaies opératoires, diarrhées aigües etc.) ou bactériémiques. Leur pouvoir pathogène diffère selon les espèces qui composent cette vaste famille et dont les principales sont : Cedecea, Citrobacter, Edwardsiella, Escherichia, Ewingella, Hafnia, Klebsiella, Kluyvera, Morganella, Pantoea, Proteus, Providencia, Salmonella, Serratia, Shigella, Yersinia...
Leur sensibilité aux antibiotiques varie en fonction des espèces, de la pression de sélection exercée par les antibiotiques en milieu hospitalier et de l’acquisition, par ces bactéries, de facteurs plasmidiques de résistance.
Syn. entérobactéries
[D1, L1]
Édit. 2020
entérocèle n.f.
enterocele
Prolapsus des anses grêles à travers le plancher périnéal, accompagnant en général un prolapsus utérin avec colpocèle postérieure et élytrocèle.
→ prolapsus utérin, colpocèle, élytrocèle
[ L1, O3]
Édit. 2020
entéroceptive adj.
Qualifie la sensibilité aux excitations provenant de l’intestin.
Étym. gr. entéron : intestin ; l at. recipere : recevoir
[L1]
Édit. 2020
entéroclyse n.f.
enteroclysis
Technique de radiologie digestive permettant d'opacifier électivement l'intestin grêle à l'aide d'une sonde introduite par voie orale.
Cette technique, qui n’est pratiquement plus utilisée de nos jours pour l’exploration radiographique de l’intestin grêle, sert toujours lors des entéro-scanners ou entéro-IRM.
Étym. gr. enteron : intestin ; kluzein : laver
→ duodénographie, entéro-scanner, entéro-iRM
[ B2, B3, L1]
Édit. 2020
Enterococcus n.m.
Enterococcus
Genre de bactéries arrondies (coques ou cocci) à Gram positif, aéroanaérobies, antérieurement appelées streptocoques fécaux et classées dans les streptocoques D.
Le genre Enterococcus est maintenant individualisé.
Ces bactéries, encore appelées entérocoques, sont commensales de la flore bactérienne du tube digestif de l’Homme et des animaux. Elles sont responsables d’infections urinaires, biliaires, abdominopelviennes et d’infections généralisées (bactériémies, endocardites). Elles peuvent aussi engendrer des infections nosocomiales, en particulier sur cathéter ou matériel prothétique. Les espèces Enterococcus faecalis et E. faecium sont, le plus souvent, en cause. La gravité croissante de ces infections est liée aux caractères de multirésistance de certaines souches aux antibiotiques, y compris à la vancomycine.
Syn. entérocoque
→ groupage des streptocoques, vancomycine
[D1, L1, K2, M1]
Édit. 2020
entérocolite nécrosante l.f.
acute necrotising enterocolitis
Entéropathie observée essentiellement durant les dix premiers jours de la vie chez les prématurés et les enfants ayant souffert à la naissance.
Anatomiquement, elle est caractérisée par des plages de nécrose plus ou moins étendues de la paroi intestinale, compliquée souvent de perforations, de péritonite et de septicémie. L'étiologie reste discutée, il pourrait s'agir de causes bactériennes spécifiques ou non spécifiques, de causes virales type coronavirus (Coronaviridae).
[D1, L1, O1]
Édit. 2020
entérocolite ulcéronécrosante du nouveau-né l.f.
ulceronecrotising enterocolitis of the newborn
→ entéropathie vasculaire du nouveau-né
[L1, O1]
Édit. 2020
entérocyte n.m.
enterocyte
Cellule constituant la population cellulaire la plus abondante du revêtement épithélial des villosités de l'intestin grêle et des cryptes de Lieberkühn.
Elle est de type cylindrique haut, à plateau apical strié, à noyau basal, à cytoplasme riche en mitochondries, reflétant les besoins énergétiques impliqués dans les phénomènes d'absorption à travers la membrane plasmique de la cellule.
J. N. Lieberkühn, anatomiste allemand (1745)
[A2, L1]
Édit. 2020
Enterocytozoon bieneusi l.f.
Enterocytozoon bieneusi
Microsporidie découverte chez un patient séropositif pour le VIH.
Se développant directement dans le cytoplasme des entérocytes de l’intestin grêle et de l’épithélium des voies biliaires, cette microsporidie est actuellement considérée comme un parasite spécifiquement humain.
[D1, L1]
Édit. 2020
entérogastrone n.f.
enterogastrone
Syn. peptide inhibiteur gastrique, GIP
→ peptide inhibiteur gastrique, GIP
[C1, C2 L1]
Édit. 2020
Escherichia coli entérohémorragique l.m.
enterohemorragic Escherichia coli
[D1, L1]
Édit. 2020
cycle entérohépatique l.m.
enterohepatic cycle
Trajet cyclique suivi dans l'organisme par un composé sécrété par le foie, arrivant dans l'intestin par les voies biliaires et retournant au foie par la veine porte.
Pour certains composés le passage dans l'intestin peut s'accompagner d'une modification chimique, et le passage dans le foie d'une reconstitution possible de la forme initiale. C'est le cas p. ex. des pigments biliaires conjugués, ou des sels biliaires, qui accomplissent ainsi de nombreux cycles avant d'être éventuellement éliminés dans les fèces.
Le vocable cycle entéro-hépatique s’applique essentiellement aux acides biliaires, produits du catabolisme du cholestérol, issus du foie passent dans la bile, puis dans l’intestin grêle et retournent au foie. Les acides biliaires primaires sont les acides cholique et chénodésoxycholique. Dans le foie, ils sont conjugués avec le glycocolle ou la taurine pour donner les sels biliaires primaires. Ces sels biliaires primaires sont excrétés dans la bile vers l’intestin. Ce sont des cofacteurs de l’action de la lipase pour la digestion des lipides. Dans l’iléon, sous l’action des bactéries intestinales, les sels biliaires sont déconjugués. L’acide cholique est partiellement transformé en acide désoxycholique (3α, 12α dihydroxy) et l’acide chénique en acide lithocholique (3α hydroxy). Le désoxycholique et le lithocholique sont les acides biliaires secondaires. Les acides biliaires sont réabsorbés dans l’iléon, transportés par la veine porte vers le foie. Les acides biliaires sont également excrétés dans les selles.
L’acide ursodésoxycholique est un acide biliaire présent chez certaines espèces (ours en particulier), d’où son nom ; il est utilisé en thérapeutique dans certaines maladies cholestatiques. Chez l’Homme, on le qualifie d’acide biliaire tertiaire car il résulte d’une réoxydation de l’acide lithocholique (acide biliaire secondaire). En cas de cholestase ou de maladie hépatique, il y a passage des acides biliaires dans la circulation périphérique
→ pigment biliaire, sel biliaire, acide biliaire, acide cholique, acide chénodésoxycholique, acide désoxycholique, acide lithocholique, acide ursodésoxycholique
[L1]
Édit. 2020
Escherichia coli entéro-invasif
l.m.
enteroinvasive
En colonisant les cellules de la paroi intestinale, Escherichia coli peut devenir entéro-invasif.
[D1, L1]
Édit. 2020
entérokinase n.f.
enterokinase
Enzyme glycoprotéique, soluble, sécrété par la muqueuse duodénale, dont la fonction est l’activation du trypsinogène en trypsine, en supprimant un peptide N-terminal du trypsinogène.
Sa spécificité serait due à la présence, dans ce peptide N-terminal, de quatre acides aminés aspartate. Son action est optimale de pH 6 à pH 9. La trypsine étant elle-même à l’origine de l’activation de la plupart des autres enzymes pancréatiques, l’entérokinase est le point de départ de la cascade d’activation des enzymes pancréatiques. Plusieurs cas de déficit congénital en entérokinase ont été décrits.
Syn. entéropeptidase
[C1, C2, L1]
Édit. 2020
Enteromonas hominis n.m.
Petit flagellé intestinal, arrondi ou légèrement ovalaire, de 5 à 6 µm, non pathogène.
Les kystes, ovalaires et réfringents, ressemblent à ceux de Giardia intestinalis mais ils mesurent moins de 8 µm et ne contiennent pas de débris flagellaires internes.
[D1, L1]
Édit. 2020
entéropathie n.f.
enteropathy
Toute affection intestinale qu’elle soit d’origine inflammatoire, infectieuse, tumorale ou vasculaire.
Trois affections occupent une place particulière :
- l’entéropathie au gluten, ou maladie cœliaque,
- l’entéropathie exsudative liée à la déperdition par le tube digestif de substances provenant du sang, de la lymphe ou du liquide interstitiel,
- l’entéropathie associée aux déficits en immunoglobulines (en particulier IgA et IgG) avec ou sans atrophie muqueuse intestinale.
→ maladie cœliaque, entéropathie exsudative, diarrhée de malabsorption
[L1]
Édit. 2020
entéropathie exsudative l.f.
protein losing enteropathy
Perte excessive de protéines plasmatiques dans le tube digestif, manifestée par une diarrhée chronique et un syndrome œdémateux qui peut être due à un obstacle au drainage lymphatique intestinal ou à une altération de la barrière épithéliale.
A la diarrhée chronique et aux œdèmes, peuvent s’associer un lymphœdème, des complications infectieuses secondaires à une lymphopénie ou à une hypogammaglobulinémie et des complications thromboemboliques.Le diagnostic repose sur la mesure de la clairance fécale de l’alpha1-antitrypsine. Parmi les causes lymphatiques, figure la lymphangiectasie intestinale primitive ou maladie de Waldmann, plus souvent secondaire par obstacle sur le trajet lymphatique, par exemple l’hyperpression veineuse centrale en rapport avec une péricardite constrictive, un lymphome abdominal etc. Les causes épithéliales entraînant une altération de la perméabilité intestinale sont nombreuses, avec ou sans ulcérations. Le diagnostic nécessite des examens endoscopiques et d’imagerie qui permettent de confirmer l’origine de la fuite protéique, d’en évaluer l’étendue et la cause.
→ lymphangiectasies intestinales primitives, Maladie de Waldmann, antitrypsine (clairance)
[L1]
Édit. 2020
entéropathie exsudative par intolérance au gluten l.f.
gluten enteropathy, gluten-sensitive enteropathy
Syn. sprue, maladie cœliaque
[L1]
Édit. 2020