Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1120 résultats 

Grad (opération de) l.f.

Grad’s operation

Vaginoplastie réalisée avec des lambeaux cutanés pédiculés provenant de la face interne des cuisses ou de l’abdomen.
Cette technique est aujourd’hui abandonnée au profit des greffes de peau libre ou de la couverture de la nouvelle cavité vaginale par les petites lèvres.

granulation azurophile l.f.

azurophilic granule

Granulation intracytoplasmique de couleur rouge-violacé sur les frottis colorés selon la technique de May Grünwald-Giemsa.
Ces granulations, dites primaires, apparaissent en premier au cours de la différenciation granulocytaire dans la moelle osseuse. Elles sont formées au stade de promyélocyte, alors que les granulations secondaires plus petites sont formées plus tard au stade de myélocyte. Les granulations azurophiles contiennent des peroxydases, tandis que les granulations secondaires en sont dépourvues. Avec la maturation des précurseurs myéloïdes, les granulations primaires perdent leur affinité tinctoriale après le myélocyte et deviennent gris-violet dans les polynucléaires neutrophiles tout en restant peroxydase positifs. Leur taille est d'environ 200 nm. Outre la myéloperoxydase, les granulations azurophiles contiennent de nombreux autres produits de synthèse : enzymes bactéricides, protéinases, hydrolases et divers facteurs utilisés dans la fonction de bactéricidie des polynucléaires. Des anomalies quantitatives ou qualitatives des granulations azurophiles sont observées dans diverses affections notamment dans les leucémies aigües myéloblastiques, dans les myélodysplasies. Au cours des infections, ainsi que de certaines grossesses, on peut observer des granulations azurophiles dites granulations « toxiques ».

greffe de cheveux l.f.

hair graft, hair grafting

Technique chirurgicale qui consiste à greffer, sur une zone de cuir chevelu saine mais totalement ou partiellement glabre (zone receveuse), des fragments de cuir chevelu contenant des follicules pileux normaux prélevés dans la zone donneuse.

greffe de peau l.f.

skin graft, skin grafting

Technique chirurgicale permettant de greffer de la peau humaine, animale ou reconstituée in vitro pour remplacer des pertes de substance cutanées.
Ces greffes peuvent être des autogreffes, des allogreffes, ou des xénogreffes.

greffe d'îlots de Langerhans l.f.

pancreatic islet transplantation

Technique d'implantation des seules cellules de la partie endocrine du pancréas destinée à traiter le diabète grave insulinodépendant.
Son siège peut être hépatique, épiploïque ou péritonéal. Elle s'apparente plus à une greffe de tissu qu'à une transplantation d'organes. Elle pose néanmoins les mêmes problèmes d'histocompatibilité.

greffe en pastilles l.f.

patch graft, patch grafting

Technique chirurgicale utilisée pour recouvrir de grandes pertes de substance, en particulier en cas d'ulcère de jambe, et qui consiste à prendre des petits greffons cutanés arrondis en "pastilles" sur la cuisse, puis à les poser sur la surface à traiter et à les maintenir par un pansement gras et compressif.

greffe en résille l.f.

mesh graft, mesh grafting

Technique chirurgicale permettant de couvrir de vastes pertes de substance cutanée, par exemple consécutives à une brûlure ou à des ulcères de jambe, à partir d'une petite zone donneuse.
Elle consiste à augmenter la taille utile d'un greffon cutané dermo-épidermique prélevé au dermatome grâce à un appareil réalisant de multiples incisions discontinues, et à l'étendre sous forme d'un filet dont les mailles seront le point de départ de l'épidermisation secondaire. Elle donne un résultat souvent peu esthétique.

groupage des streptocoques l.m.

Streptococcus typing

Technique de laboratoire destinée à classer les streptocoques par agglutination sur lame en présence d’anticorps spécifiques des diverses variétés de polysaccharide C de la paroi de ces bactéries.
Cette classification, dite de Lancefield, permet de distinguer des streptocoques groupables, répartis en 18 sérogroupes, désignés par les lettres A à H et K à T et des streptocoques non groupables. Les streptocoques du groupe A sont les plus virulents. Les streptocoques non groupables, bactéries commensales de la cavité buccale, sont responsables d’endocardites d’Osler à porte d’entrée dentaire.

Rebecca C. Lancefield, microbiologiste américaine (1933)

→ Lancefield (classification de)

hadronthérapie carbone l.f.

hadrontherapy carbon
L’hadronthérapie carbone consiste à envoyer un faisceau d’ions carbone au niveau d’une tumeur.
Ces ions créent des lésions plus graves qu’avec les autres traitements au niveau du matériel génétique de cellules tumorales. Cette action intense, véhiculée par un faisceau d’une grande précision, permet de cibler les cellules tumorales en profondeur, en préservant les tissus sains traversés et environnants. Les cellules tumorales ne meurent pas immédiatement mais elles ne sont plus capables de se multiplier et perdent leur immortalité.
Cette thérapie s’adresse actuellement aux tumeurs radiorésistantes, essentiellement aux cancers de la tête et du cou, des tissus mous et du squelette pour lesquels elle améliore les résultats par rapport aux thérapies conventionnelles.
L’appareillage standardisé comporte un accélérateur de particules, ce qui explique son volume. Il occupe une surface d’environ 1000 m 2. C’est une technique proche de celle de la protonthérapie déjà utilisée pour traiter les cancers de la base du
crâne, de la colonne vertébrale et de l’œil.

Syn. carbonethérapie

→ protonthérapie

[F2]

Édit. 2015

halo d'œdème l.m.

ring of edema

1) Historiquement, en radiologie digestive, image constituée par une couronne hypodense entourant la niche gastrique ou bulbaire emplie d'opacifiant.
Cet aspect était celui d'une niche ulcéreuse vue de face, entourée de son bourrelet d'œdème, plus particulièrement visible par compression abdominale élective ou par la technique de couche mince.
2) En IRM, halo en hypersignal en T2 entourant une lésion et traduisant son caractère évolutif.
Sa transformation graisseuse milite en faveur de la régression de la lésion (lésion « regraissante » = lésion régressante). J Malghem.
J Malghem, radiologue belge.

Syn. image en cocarde

[B2,B3]

Édit. 2018

hand test l. angl. m.

Épreuve projective dans laquelle le stimulus est fait de dix cartes : les neuf premières représentent le dessin d'une main présentée dans une position particulière : le sujet doit dire ce que fait cette main ; pour la dixième carte, qui est blanche, il doit imaginer quelle position il donnerait à la main.
Ce test conçu initialement dans les années 50 pour prédire les comportements de passage à l'acte, a pris un intérêt plus général : prédire les conduites manifestes, donner des indications sur le mode des relations interpersonnelles. Le "hand test" est considéré comme valide en tant que technique projective.

[H4]

Édit. 2015

haubanage n.m.

wiring

Technique de fixation osseuse par fils passés, en cadre ou en X, de part et d’autre d’un foyer de fracture ou d’ostéotomie.
Elle est utilisée surtout pour les petits os ou en tissus spongieux : patella, trochanter major, olécrâne. Les fils peuvent être mis en tension sur des broches traversant le foyer à fixer.

[I2]

Édit. 2015

haute autorité de santé (HAS) l.f.

french national authority for health 

Autorité publique indépendante à caractère scientifique, dotée de la personnalité morale et créée par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, à laquelle trois grandes missions sont dévolues : évaluations, recommandations, certifications et accréditations.
Elle est placée sous l’autorité d’un directeur et d’un collège de huit membres, nommés pour six ans par le Président de la République et rééligibles une fois. À l’exception du Président de ce collège, chacun de ses membres dirige une des sept commissions dont il est composé.
Le collège de la HAS remplit, à la fois, le rôle d’un conseil d’administration et d’un conseil scientifique.
Ces trois missions associent : évaluations, recommandations, certifications et accréditations.
- Elle évalue, d’un point de vue médical et économique, les produits, actes, prestations et technologies de santé, en vue de leur admission au remboursement.
- Elle formule des recommandations en matière de santé publique, de bonne pratique clinique et d’études médico-économiques ainsi que pour l’établissement de guides de prise en charge destinés aussi bien aux professionnels qu’aux patients. Elle donne des avis au titre de sa mission d’aide à la décision des pouvoirs publics. Elle détermine les différents parcours de soins personnalisés, notamment en ce qui concerne les affections de longue durée
- Elle certifie les établissements de santé, les visites médicales, les sites internet traitant des questions de santé ainsi que les logiciels d’aide à la prescription. D’un point de vue plus général, elle est chargée de l’amélioration de la qualité de l’information médicale.
- Elle accrédite les praticiens de certaines catégories ou disciplines et rend un avis sur l’accréditation des maisons de naissances autorisées à fonctionner à titre exceptionnel
Pour remplir les attributions qui lui sont imparties, la HAS a recours à un certain nombre d’experts qualifiés. Ils ne doivent pas détenir de liens d’intérêts susceptibles de porter atteinte à leur indépendance.
D’une façon plus générale, toute personne travaillant à la HAS doit se soumettre à l’obligation de déclaration publique d’intérêt.
Depuis sa création et à de nombreuses reprises, les missions de la HAS ont été augmentées, soit en lui accordant de nouveaux pouvoirs, soit en lui imposant de nouvelles obligations.
C’est ainsi qu’elle a été autorisée, entre autres :


- en matière d’actes, de procédés et de techniques nécessitant un encadrement spécifique ou risquant d’entrainer des dépenses injustifiées ;
- sur les protocoles de coopération professionnelle et leur extension à tout le territoire ;
- sur la dangerosité d’une technique à visée esthétique ;
- à évaluer l’efficacité des protocoles de coopération et les expérimentations réalisées en matière de télémédecine ;
- à établir un cahier des charges et donner son avis sur la liste des maisons de naissance autorisées à exercer à titre expérimental ;
De nouvelles obligations ont incombé à la HAS :
Pour s’acquitter de ses fonctions, la HAS a été amenée :
- à nouer des relations conventionnelles avec les agences régionales de santé (ARS), notamment à l’occasion de son rôle de certification des établissements de santé ou dans le cadre du bon usage du médicament ;
- à souscrire des conventions et à participer à des programmes d’actions concertées avec de nombreux organismes s’occupant de questions de santé ;
- à entretenir des relations suivies avec les services du ministère de la Santé, ainsi qu’avec les diverses fédérations et conseils nationaux professionnels ;
- à établir des rapports avec ses homologues européens (elle est membre de l’ISQUA (International society for quality) ;
- à participer à des programmes de coopération sur l’évaluation médicale et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.
395 personnes ETP (équivalents temps partiel) émargent au budget de fonctionnement de l’HAS. Celui-ci s’est élevé à 55 718 108 € pour l’année 2014. 4 023 experts ont collaboré à ses travaux au cours de l’année 2013, dont 2 221 pour la certification des établissements de santé.

hémodiafiltration n.f.

hemodiafiltration

Technique de dialyse combinant en continu, les processus de diffusion et d'ultrafiltration.
Le recours à des membranes de dialyse "à haute performance" et à un dispositif automatique de contrôle permanent et programmé de l'ultrafiltration, permet une soustraction importante de liquide comprise entre 50 et 80 mL/mn ainsi que son remplacement par une solution de substitution.

→ hémodialyse, hémofiltration

[M1]

hémodialyse chronique de suppléance l.f.

intermittent hemodialysis of substitution

Technique d'épuration extrarénale utilisée pour le traitement des insuffisances rénales chroniques, qui repose sur le principe des échanges, à travers une membrane semi-perméable, entre les constituants du plasma et ceux d’une solution hydroélectrolytique, dite « liquide de dialyse », de composition proche de celle d’un liquide extra-cellulaire normal.
Le principe de l’hémodialyse fait appel aux lois des transferts de masse à travers les membranes semi-perméables constituées de polyacrilonitrile et plus souvent de cuprophane ou d’acétate de cellulose disposés en plaques, en bobines et surtout en fibres creuses.
L'hémodialyse nécessite la mise en œuvre d'une circulation extracorporelle partielle qui dérive le sang vers la membrane semiperméable de l’appareil dit « rein artificiel », préalablement rempli d'une solution isotonique.
Dans le traitement substitutif de l’insuffisance rénale chronique, la dérivation sanguine est artérioveineuse grâce à une fistule créée chirugicalement, au préalable, à l’avant-bras, à partir de l’artère radiale. Le sang est rendu incoagulable par de l’héparine de bas poids moléculaire, par voie générale ou localement, à l'entrée de l'appareil. Le débit sanguin utilisé est de 33 à 200 mL/min, le débit à contrecourant du dialysat est en moyenne de 500 mL/min.
L'écart de concentration entre les deux compartiments crée une différence de pression osmotique qui détermine le passage des molécules à épurer à travers la membrane. Les petites molécules (électrolytes, urée, créatinine) traversent plus facilement la membrane que les autres. L’établissement d’un gradient de pression hydrostatique entre le sang du malade et le bain de dialyse permet la soustraction, par ultrafiltration de la quantité de sel et d’eau accumulée par le malade dans l’intervalle de deux dialyses. L'efficacité d'épuration du dispositif est évaluée par la clairance pour un soluté donné. Des dispositifs de surveillance de la composition du bain, de la pression de perfusion dans le circuit, assurent la sécurité.
Le plus souvent, les séances d’hémodialyse d’une durée de quatre heures, sont répétées trois fois par semaine. Elles peuvent avoir lieu soit dans des centres spécialisés traitant de nombreux malades, notamment à haut risque, soit dans des centres dits d'autodialyse où quelques patients se prennent eux-mêmes en charge avec l'aide éventuelle d'un technicien, soit au domicile même du patient.
L’hémodialyse périodique assure la suppléance des fonctions d’excrétion et de régulation hydroélectrolytique du rein malade sans pouvoir pallier la perte de ses fonctions endocrines et métaboliques.

B. H. Scribner, médecin néphrologue américain (1960)

Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre

Syn. rein artificiel

→ hémofiltration, hémodiafiltration, rein artificiel, fistule artérioveineuse, générateur de dialyse

[M1]

Édit. 2015

hémodialyse d'urgence l. f..

emergency hemodialysis

Technique d'épuration extrarénale utilisée pour le traitement des insuffisances rénales aigües, qui repose sur les mêmes principes que ceux de l’hémodialyse chronique de suppléance.
Dans les indications d’urgence, en réanimation, la dérivation sanguine est veinoveineuse grâce à l’utilisation de cathéters spéciaux à double lumière. L'hémodialyse est également utilisée pour corriger les déséquilibres électrolytiques (par ex. l'hyperkaliémie) ou acidobasiques et l'hyperhydratation. Elle est d'une application délicate. On pratique des séances de deux à quatre heures avec un faible débit continu, suivies d'une ultrafiltration pendant une à deux heures. L'hémodialyse mobilise une quantité importante de sang dans le circuit extracorporel (d'un volume comparable à celui d’une hémorragie) et les variations rapides d'osmolarité plasmatique entraînent en outre une perte accélérée de liquide intravasculaire ; il en résulte une hypovolémie et une inflation du secteur extravasculaire qui fait courir le risque d'œdème cérébral. C'est pourquoi on préfère aujourd’hui souvent l'hémofiltration à l'hémodialyse.

Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre

Syn. rein artificiel

→ hémofiltration, hémodiafiltration, rein artificiel, générateur de dialyse

[M1,G2]

Édit. 2015

hémodynamique (monitorage de l') l.m.

haemodynamic monitoring

Surveillance des paramètres circulatoires : pression artérielle, fréquence cardiaque, électrocardiogramme, débit cardiaque, saturation oxyhémoglobinée du sang veineux mêlé, échocardiographie transcutanée ou transœsophagienne, adaptée à l'état du patient et, s'il y a lieu, à la nature de l'intervention.
Le monitorage effractif se fait la plupart du temps par cathétérisme artériel, mais le monitorage non effractif est de plus en plus possible grâce au développement de la technique. Il sert à détecter les complications circulatoires et à adapter les traitements (expansion volémique, perfusions de médicaments à visée cardiovasculaire, etc.).

Étym. gr. haima : sang ; angl. dunamis : force

[G2]

hémofiltration n.f.

h(a)emofiltration

Technique d'épuration extrarénale dans laquelle les substances indésirables sont éliminées du sang par filtration à forte pression hydrostatique à travers une membrane très perméable.
Pour traiter l'insuffisance rénale aigüe ou pour lutter contre les intoxications aigües, on utilise un faible débit continu durant plusieurs jours et des membranes de polymères (polysulfone, polyamide, polyacrylonitrile) à haute perméabilité, qui laissent filtrer des molécules dont la masse moléculaire varie de 500 à 20 000 Da. Le passage se fait par filtration (le terme de convection est impropre), la membrane ne retenant que les éléments figurés du sang et les très grosses molécules, ce qui permet d'épurer des molécules de masse moléculaire moyenne qui ne pourraient être éliminés par la dialyse.
Le débit à travers le filtre est important (de l'ordre de 12 à 24 L/jour). Il est proportionnel à la surface du filtre et à l'écart transmembranaire de pression efficace (égal à la somme des pressions hydrostatique et oncotique). Il entraîne une forte soustraction du plasma et pour compenser les pertes d'eau et d'électrolytes qui en résultent, il faut perfuser des liquides de substitution (tampons, surtout lactate et électrolytes). L'ultrafiltration n'est pas toujours suffisante pour assurer l'épuration de molécules de faible masse moléculaire telles que l'urée et la créatinine. Dans ce cas on peut associer une dialyse continue à l'hémofiltration : c'est l’hémodiafiltration dont les indications sont l'hyperkaliémie et un catabolisme azoté important. La tolérance cardiovasculaire pour l'hémofiltration est meilleure que pour l'hémodialyse.

→ convection, filtration, hémodialyse

[M1,G1]

Édit. 2015

herpes gestationis factor l.m.

herpes gestationis factor

Substance détectée dans le sérum des femmes atteintes d'herpes gestationis par la technique de fixation du complément, capable de fixer le complément à la membrane basale, qui est un auto-anticorps de type IgG reconnaissant un antigène de 180 kDa correspondant vraisemblablement à l'antigène mineur de la pemphigoïde bulleuse classique.

Étym. gr. herpes : dartre, de herpô : ramper

Sigle HGF

→ pemphigoïde bulleuse, herpès

[D3,O3,F3]

hétérosondage urinaire intermittent l.m.

intermittent catheterization

Sondage uréthrovésical, évacuateur, pratiqué de façon régulière par un personnel soignant en vue de la rééducation d’une vessie neurologique.
Cette méthode combat la rétention chronique et la distension vésicale, et préserve mieux l'intégrité du bas appareil que la sonde à demeure. Plusieurs sondages sont nécessaires chaque jour.Cette technique indiquée dans les rétentions chroniques complètes ou incomplètes, à titre transitoire ou définitif, évite la sonde à demeure et, en permettant l'évacuation complète de la vessie quatre à six fois par jour, vise à prévenir l'infection urinaire. Il peut également favoriser la continence et protège le haut appareil. C'est le mode mictionnel de plus de 80% des handicapés neurologiques. Il est remplacé si cela est possible par l'autosondage.

→ autosondage

[M2]

Hibbs (opération de) l.f.

Hibbs’ spine fusion

Technique d’arthrodèse vertébrale par voie postérieure comportant un avivement des arcs postérieurs et l’apposition de copeaux d’os spongieux.

R. A. Hibbs, chirurgien orthopédiste américain (1912) ; F. H. Albee, chirurgien américain (1911)

→ Albee (greffe d')

[I2]

Édit. 2015

Hilgenreiner (repères d') l.m.p.

Sur une radiographie du bassin de face d'un nouveau-né ou d'un nourrisson, repères et constructions destinés à dépister une position anormale du fémur

par rapport à l’acetabulum avant l'apparition du noyau épiphysaire fémoral proximal.
Mesures faites pour le dépistage d’une luxation ou subluxation congénitale de la hanche : la
distance entre l'extrémité supérieure du fémur à la ligne des cartilages en Y d'une part, et au bord inféro-interne de l’acétabulum d'autre part, en tenant compte également des angles acétabulaire qui permettent d’apprécier l’obliquité du toit de l’acetabulum.
Cette technique est concurrencée par le dépistage échographique.

H. Hilgenreiner, chirurgien orthopédiste autrichien (1935)

Syn. constructions d'Hilgenreiner

→ acétabulaire (angle), Y (ligne des), luxation congénitale de la hanche

[B2]

Édit. 2015

Hirschsprung (maladie de) l.f.

Hirschsprung’s disease

Affection congénitale due à une dyskinésie segmentaire rectale ou sigmoïdienne par agénésie localisée des plexus de Meissner et d'Auerbach, déterminant une dilatation parfois monstrueuse du côlon susjacent.
Le tableau clinique est très variable depuis l’occlusion néonatale jusqu'à la difficulté d’évacuation. La distension abdominale est toujours importante. Le segment aganglionnaire est de longueur variable : tantôt court, rectosigmoïdien, le plus fréquent, tantôt long rectocolique, pouvant même déborder sur le grèle. Entre la partie dilatée, histologiquement normale, et la partie distale se trouve un segment intermédiaire en forme d’entonnoir où les plexus sont rares. Il n’y a pas de forme suspendue segmentaire. Sur le plan diagnostic chez le nouveau-né et l'enfant, l'absence du réflexe rectoanal inhibiteur est, sauf difficulté technique, pathognomonique de la maladie. À l'exception des formes ultracourtes de la maladie, la compliance rectale chez ces enfants est significativement plus basse que dans la population normale. Chez la personne âgée, constipée chronique, un réflexe inhibiteur faible ou absent peut être mis en évidence et ceci en l'absence d'aganglionose.
La fréquence est de 1 sur 5000 naissances. Les formes sporadiques sont les plus fréquentes (85%) avec une majorité de garçons ; les formes familiales, plus rares et parfois étendues, se voient surtout chez les filles et seraient de transmission autosomique dominante, multigénique (loci sur le bras long du chromosome 10 et sur le chromosome 13). Il existe de nombreux gènes de susceptibilité. La maladie est due à un défaut de migration ou de maturation des neuroblastes provenant de la crête neurale et devant former les plexus intrinsèques intestinaux ; elle entre dans le cadre des neurocristopathies.
A côté des formes isolées, il existe de nombreux syndromes comportant une maladie de Hirschprung tels que les syndromes de Dandy-Walker, Riley-Day, Waardenburg-Shah ou la trisomie 21 entre autres.

H. Hirschsprung, pédiatre danois (1888) ; W. D. Dandy, neurochirurgien américain (1914) ; A. E. Walker, neurochirurgien américain (1942) ; C. M. Riley, R. L. Day, pédiatres américains (1949) ; P. Waardenburg, ophtalmologiste et généticien néerlandais ; K. N. Shah, pédiatre indien (1981)

→ Meissner (plexus de), mégacôlon congénital, neurocristopathie, Dandy-Walker (syndrome de), Riley-Day (syndrome de), Waardenburg-Shah (syndrome de), trisomie 21

[Q2,L1]

Édit. 2015

histaminémie n.f.

histaminemia

Concentration d'histamine dans le plasma.
L’histaminémie peut être dosée par technique radio-immunologique dans quelques laboratoires spécialisés. Elle est habituellement de 40 à 60 µg/L. Elle augmente dans l'ulcère gastrique, les intoxications alimentaires, les dermatites et les chocs anaphylactiques.

→ histamine, ulcère gastrique, intoxication alimentaire, dermatite, choc anaphylactique

[C1]

histochimie enzymatique l.f.

enzymatic histochemistry

Technique histochimique mettant en évidence l'action des enzymes intracellulaires par coloration de leur substrat spécifique ou de leurs produits de transformation.

[C1,A2]

| page précédente | /45 | page suivante