phase placentaire l.f.
placental phase of pregnancy
Deuxième période de la grossesse, caractérisée par l'origine placentaire de la sécrétion gravidique d’œstrogènes et de progestérone.
A la fin du premier trimestre, la sécrétion d'hormone gonadotrophine chorionique décroit et le corps jaune gravidique se lyse. Le relais est pris par le placenta qui sécrète des œstrogènes et de la progestérone en quantités progressivement croissantes jusqu'au terme.
phénolstéroïde n.m.
phenolsteroid
Stéroïde dérivé de l'œstratriène et porteur d'une fonction phénol sur le 3ème carbone du noyau A : phénolstéroïdes comprenant les hormones œstrogènes (œstrone, œstradiol, œstriol, leurs isomères et leurs métabolites.
Dans le foie, les phénolstéroïdes sont conjugués à l'acide glycuronique et accessoirement à l'acide sulfurique. Leur dosage urinaire se fait par la réaction de Kober en milieu sulfurique. Leur élimination journalière ne dépasse pas 25 µg chez l'homme. Chez la femme leur taux évolue en fonction du cycle menstruel : de 20 à 45 µg les 4ème et 5ème jours, de 5 à 25 µg du 7ème au 10ème jour, de 30 à 70 µg, au moment de l'ovulation. Après la ménopause, le taux descend à 5-10 µg. Pendant la grossesse, l'augmentation des phénolstéroïdes suit la croissance fœtale et leur taux passe de 60-220 µg à la 5ème semaine à 10-29 mg à la 36ème semaine.
phocomélie n.f.
phocomelia
Malformation congénitale consistant en une hypoplasie ou une aplasie située à la racine du membre.
L'extrémité du membre plus ou moins bien formé semble s'insérer près du tronc.
Par ex. un nombre important de phocomélies a été observé après intoxication pendant la grossesse par la thalidomide (ou ses dérivés) en particulier.
Étym. gr. phokê : phoque ; melos : membre
Syn. méromélie
→ amélie, méromélie, micromélie, péromélie
[A4,O6,Q2,Q3]
point d'ossification coracoïdien l.m.
ossification point of the coracoid bone
Noyau d'ossification de l'os coracoïde dont l’apparition chez le fœtus témoigne d'un dépassement du terme de la grossesse.
point d'ossification cuboïdien l.m.
cuboid ossification point
Noyau d'ossification du cuboïde dont l’apparition se situe aux alentours du 9ème mois de la grossesse.
polyembryonie n.f.
polyembryony
Développement de plusieurs embryons à partir d’un seul œuf.
Chez certains vers (douves, schistosomes, ecchinocoques, etc.) et insectes, multiplication intense à un stade larvaire.
Chez les mammifères, la polyembryonie est de règle chez le tatou et dans beaucoup d’autres espèces. Chez l’Homme, les jumeaux univitellins constituent un cas particulier de polyembryonie, la formation des deux embryons distincts se produisant aussitôt après la première division de l’ovule fécondé en deux cellules. Une grossesse multiple peut être le résultat d’une polyembryonie (jumeaux univitellins) mais celle-ci résulte le plus souvent de la fécondation de plusieurs ovocytes (jumeaux pluri-vitellins).
→ paratomie, grossesse gémellaire
[O3]
Édit. 2018
polysialie n.f.
polysialy
Sécrétion excessive de salive, fréquente au début de la grossesse, parfois gênante jusqu’au terme.
Syn. ptyalisme
ponction abdominale l.f.
abdominal aspiration
Paracentèse péritonéale à l’aiguille permettant de retirer du sang et de porter ainsi le diagnostic d’hémopéritoine, par rupture de grossesse extra-utérine notamment.
ponction du cul-de-sac de Douglas l.f.
culdocentesis
Prélèvement à l'aiguille de liquide péritonéal dans le cul-de-sac de Douglas à travers le cul-de-sac postérieur du vagin, soit pour vérifier la présence d’un hémopéritoine (par rupture de grossesse extra-utérine notamment), soit pour chercher des cellules évocatrices d’un cancer de l’ovaire.
portion vaginale du col de l'utérus l.f.
portio vaginalis cervicis uteri (TA)
vaginal part of cervix of uterus
Partie intravaginale du col de l’utérus, de forme conique, faisant saillie dans le vagin.
A son sommet s’ouvre l’orifice externe du col qui donne accès à la cavité utérine. Sa lèvre antérieure (ou moitié antérieure) descend un peu plus bas mais reste moins saillante que la lèvre postérieure. Chez la femme vierge, la portion vaginale du col utérin est lisse, de consistance ferme ; son orifice externe est circulaire ou en forme de fente transversale. Chez la primipare, son sommet est aplati, sa consistance moins ferme et l’orifice externe, aplati transversalement, présente au milieu de ses extrémités latérales une ou deux incisures peu profondes. Chez la multipare, la portion vaginale du col est raccourcie et plus large, de consistance encore moins ferme ; l’orifice externe est large, bordé de deux lèvres rendues irrégulières par l’existence de nombreuses déchirures. La portion vaginale du col est séparée de la paroi vaginale par le fornix du vagin. Elle se ramollit dès le début de la grossesse.
Syn. anc. museau de tanche
post-partum blues l.m. angl.
État subdépressif considéré comme physiologique, survenant principalement entre le 2e et le 5e jour après l'accouchement, caractérisé par : tristesse, découragement, irritabilité, hyperémotivité ou labilité émotionnelle, phobies d'impulsions agressives contre l'enfant, anxiété, insomnie. Il concernerait de 20 à 80% des accouchées.
Des antécédents de syndrome prémenstruel, une surcharge pondérale, des désordres du métabolisme calcique le favoriseraient. Une chute de la teneur en progestérone circulant dans le sang qui suit immédiatement l'accouchement interviendrait. Le deuil de la grossesse, la rencontre avec l'enfant réel, différent de l'enfant imaginaire et idéal, ont aussi été invoqués.
L'évolution est favorable en deux à trois jours. Tout au plus sont indiqués un traitement symptomatique, un soutien rassurant, déculpabilisant et une surveillance médicale qui permette de déceler un rare passage vers une dépression, voire une psychose du post-partum.
Syn. "baby blues", "maternity blues"
[H3, O3]
Édit. 2018
poumon fœtal l.m.
fœtal lung
Organe de la respiration aérienne qui permettra l’hématose dès les premiers instants de la vie.
Chez le fœtus, il n’est pas fonctionnel, ne bénéficie que de 5% du débit cardiaque, dans une circulation à très forte résistance vasculaire court-circuitée par le canal artériel. Sa fonctionnalité à la naissance dépend de la présence dans les alvéoles d’une quantité suffisante d’une substance tensio-active, le surfactant, qui leur permet de se déplisser facilement et de rester béantes. La grande prématurité néonatale se complique de maladie des membranes hyalines par insuffisance en surfactant. L’injection de bêta-méthasone à la mère pendant la grossesse accélère la maturation du surfactant.
pré-éclampsie n.f.
pre-eclampsia
Association d’une hypertension artérielle, d'œdèmes et d’une protéinurie au cours de la grossesse.
Elle affecte 1% des femmes enceintes, surtout chez les primipares, et se révèle en fin de deuxième trimestre. Elle est dite sévère quand la pression artérielle diastolique est supérieure à 110 mm Hg. Elle expose alors la mère au risque parfois mortel d’éclampsie, d’hémorragie cérébrale, d’hématome rétro-placentaire, d’insuffisance rénale, de coagulation intravasculaire disséminée, de stéatose aigüe hépatique et expose le fœtus au risque de mort in utero, d’hypotrophie et de prématurité. En l’absence de traitement, elle précède la survenue de convulsions qui caractérisent l’éclampsie. Malgré la large prescription de médicaments antihypertenseurs, alpha-méthyldopa, bêta-bloquants, hydralazine, inhibiteurs calciques, le déclenchement de l’accouchement reste le meilleur traitement des formes graves. Sa cause est encore inconnue.
prégnanetriol n.m.
pregnanetriol
Prégnane-5bêta triol-3alpha, 17alpha, 20alpha, métabolite urinaire hexa-hydrogéné provenant de l'hydroxy-17 progestérone.
Son élimination, sous forme de glucurono
Sigle : PGT
prématurissime n.m.
very premature infant
Enfant né avant la 32ème semaine d'âge fœtal, c'est-à-dire avant le 7ème mois de la grossesse.
Il partage avec une acuité particulière les risques d'une naissance trop précoce : absence de moyens de défense et immaturité des grandes fonctions. Il est en particulier menacé par la maladie des membranes hyalines, les saignements intracrâniens, les entéropathies vasculaires, la fibroplasie rétrolentale, les infections, sans préjuger des conséquences éventuelles liées à la cause de prématurité. L'enfant est menacé de séquelles nerveuses, principalement. Malgré les progrès des soins en néonatologie, les risques sont nettement accrus lorsque la naissance se produit au-dessous de 28 semaines, au point d'approcher la limite de viabilité au fur et à mesure que la durée de la gestation s'abrège davantage.
→ entéropathie vasculaire du nouveau-né, éthique en réanimation pédiatrique, fibroplasie rétrolentale, maladie des membranes hyalines
prénatal adj.
prenatal
Qui précède la naissance.
En français on tend à réserver cet adjectif à la période des derniers mois de la grossesse, ex. examen prénatal.
Syn. anténatal (désuet)
prénatal (diagnostic) l.m.
prenatal diagnosis
Ensemble des procédés permettant en cours de grossesse d'apprécier le développement du fœtus, sa morphologie, ses constantes biologiques, etc.
Les adjectifs anténatal et prénatal sont souvent employés l'un pour l'autre à tort.
préoxygénation l.f.
pre-oxygenation, denitrogenation
Administration d'oxygène pur avant d'aborder une situation critique, particulièrement l'intubation lors de l'induction anesthésie, afin d'augmenter les réserves en oxygène, dans la capacité pulmonaire résiduelle fonctionnelle princi
Les réserves d’oxygène se trouvent sous forme gazeuse dans les poumons et dissoute dans les liquides de l'organisme : elles augmentent en fonction linéaire de la PiO2 (pression inspirée). Par contre l'hémoglobine des globules rouges et la myoglobine musculaire ont une capacité rapidement saturée, cette réserve n'augmente plus avec l'accroissement de la pression partielle d’oxygène dans les poumons. En gros l'augmentation des réserves est de 200 mL d’oxygène pour une augmentation de 100 mm de Hg de la PiO2 chez un adulte normal au repos respirant l'air ambiant au niveau de la mer.
Comme la réserve d’oxygène est de l'ordre de 2 L et que la consommation d’oxygène est d'environ 300 mL/min, dans ces conditions au bout de 3 min environ la moitié de la réserve d’oxygène est consommée, c'est-à-dire que l'on se trouve dans les conditions d'hypoxie comme on peut le voir sur la figure ci-dessus. De plus il faut noter que la V'O2 est augmentée dans l'hyperthermie, la grossesse, chez les enfants en bas âge etc. C'est pourquoi il est indiqué de faire inhaler de l’oxygène pour élever les réserves, mais l'élévation n'est pas immédiate parce que l'air alvéolaire et le reste du corps contiennent de l'azote qui doit être éliminé ce qui demande de nombreuses minutes : en inhalant de l’oxygène pour la dénitrogénation des poumons demande quelques minutes, un peu plus chez l'emphysé
On peut réaliser la pré-oxygénation en ventilation spontanée au masque pendant 5 min et hâter, si possible, le rinçage alvéolaire en faisant faire 4 grandes inspirations et expirations en 30 s. Cette technique est principalement indiquée chez les enfants, les cardiaques, les insuffisants respiratoires, la femme enceinte, les obèses et lorsqu'on prévoit une intubation difficile.
Cette technique est parfois appelée «dénitrogénation», mais ce n'est qu'une dénitrogénation très partielle : en réalité une dénitrogénation beaucoup plus poussée est nécessaire chez les plongeurs ou les pilotes de chasse pour prévenir les risques d'embolie gazeuse : elle nécessite un temps d'oxygénation beaucoup plus long, 15 min. au moins.
Réserve d'oxygène en fonction de la PiO2 en ventilation normale au repos.
prestation sanitaire l.f.
Au sens strictement réglementaire, fourniture ou service délivré ou remboursé aux assurés sociaux : accessoire, pansement, appareillage, analyses de laboratoire, etc.
Est utilisé parfois comme synonyme de prestation en nature liée à l’état de maladie à l’exclusion de la grossesse, de la maternité ou de l’accident du travail (ex. dans les établissements spécialisés pour l’enfance, les handicapés, les personnes âgées).
prolanurie n.f. (désuet)
prolanuria
Gonadotrophine chorionique urinaire autrefois dosée par des méthodes biologiques pour le diagnostic de grossesse, le diagnostic et la surveillance de la maladie trophoblastique.
prolapsus de l'utérus gravide l.m.
prolapse of the pregnant uterus
Chute ou abaissement de l’utérus gravide, dont le col atteint ou franchit l’orifice vulvaire.
Rare, aggravant ou révélant chez la multipare en début de grossesse un prolapsus méconnu, il est surtout constitué par un allongement hypertrophique du col, accentué par l’imbibition gravidique des tissus. Sa seule gravité est la gêne fonctionnelle qu’il procure. Il se traite classiquement par des bains de siège au sérum salé et régresse après l’accouchement.
prostaglandine E2 n.f.
prostaglandin E2
Prostaglandine naturelle dérivée de l’acide arachidonique, douée de propriétés ocytociques, vasodilatatrice et lutéolytique.
Préparée sous forme de comprimés, de gel ou d’ovules, elle est utilisée en médecine de reproduction pour induire la maturation du col utérin préalable au déclenchement du travail, pour déclencher artificiellement le travail de l’accouchement ou provoquer les interruptions médicales de grossesse du deuxième trimestre. Lors de certaines cardiopathies congénitales complexes, elle permet le maintien chez le nouveau-né de la perméabilité du canal artériel le temps d’accéder à l’intervention correctrice.
Syn. dinoprostone
Proust (signe de) l.m.
Proust’s sign
Dépressibilité du cul-de-sac de Douglas, douloureux et tendu, en cas de rupture de grossesse extra-utérine.
R. Proust, chirurgien gynécologue français (1914)
Syn. cri ou signe du Douglas
provoquée adj.
provoked
En obstétrique, se dit, par opposition à un déroulement spontané, d’une intervention qui déclenche un processus physiologique ou pathologique.
L’interruption volontaire de grossesse peut être considérée comme un avortement provoqué. L’induction du travail d’accouchement est un accouchement provoqué.
prurigo gestationis l.m.
gestational prurigo
Ensemble de papules cutanées prurigineuses apparaissant au quatrième mois de la grossesse, recouvrant le tronc et les membres, souvent récidivantes.