Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

611 résultats 

réflexe patellaire l.m.

knee-jerk, patellar reflex

La percussion du ligament rotulien par un marteau à réflexe entraîne l'extension de la jambe sur la cuisse par contraction involontaire du muscle quadriceps.
Il est aboli en cas de paralysie fémorale et de syndrome radiculaire L3-L4.

Syn. réflexe rotulien

Reinke (espace de) l.m.

Reinke’s space

Espace laryngé pair, décollable, pauvre en tissu fibreux, compris entre la muqueuse du pli vocal et le ligament vocal.

F. B Reinke, anatomiste allemand (1895)

→ pli vocal

Richter (opération de) l.f.

Richter's operation

Cure de prolapsus par voie basse réalisant une fixation du fond vaginal au petit ligament sacrosciatique.

K. Richter, gynécologue autrichien (1968)

Syn. sacrospinofixation

Rigler (signe de) l.m.

Rigler's sign

Visibilité spontanée de la paroi d'un segment colique ou plus rarement du grêle (pariétographie) sur un cliché d'abdomen sans préparation pratiqué en décubitus dorsal.
Ce signe indique un pneumopéritoine libre. Sur le sujet couché, le gaz intrapéritonéal se collecte à la face profonde de la paroi abdominale antérieure ; si son volume est suffisant, il rend bien visible la paroi des anses digestives dans la mesure où elles-mêmes contiennent également du gaz (pariétographie gazeuse).
Les images d'autres structures peuvent apparaître du fait de ce contraste : artères ombilicales, ligament suspenseur du foie, etc.

L. G. Rigler, médecin radiologue américain (1941)

→ sillon circulaire de l'insula

Rogie (étoile de) l.f.

Roggie's star

Ensemble constitué par les trois épaississements du fascia pelvien pariétal qui rayonne à partir de l'épine ischiatique : bandelette ischiatique en haut, arc tendineux du fascia pelvien pariétal en avant, et renforcement postérieur formé de la face profonde du ligament sacro-épineux.

C. E. Rogie, gynécologue français (1896-1968)

Rutherfurd (syndrome de) l.m.

Rutherford’s syndrome

Affection associant une hypertrophie gingivale, une absence d'éruption dentaire et une dystrophie de la cornée.
La maladie débute avec la 1ère ou 2ème dentition ; il existe alors une hyperplasie diffuse de la muqueuse sans trouble fonctionnel, l’hypertrophie du ligament alvéolodentaire empêchant l'éruption dentaire. Il y a une densification de l'os alvéolaire. La dystrophie de cornée se situe dans la partie supérieure de la cornée avec un voile d'opacités. D’autres anomalies sont signalées et peut-être non liées à l'affection, tels que le retard mental avec comportement agressif, la myopie forte, l’aniridie, la macrocornée, et l’ectopie du cristallin. Les lésions oculaires sont proches du syndrome de Peters. L’affection est autosomique dominante (MIM 180900).

Margaret Elizabeth Rutherfurd, médecin britannique (1931)

Syn. dystrophie cornéenne avec hypertrophie gingivale, fibromatose gingivale et dystrophie de cornée

sacrococcygien adj.

sacrococcygeal

Relatif au sacrum et à l'os coccyx, deux os unis par un ligament interosseux, dit sacrococcygien, et par des ligaments périphériques.

salpingopexie n.f.

salpingopexy

Fixation de la trompe au péritoine du ligament infundibulopelvien afin d'éviter le prolapsus de la trompe après salpingolyse, ou une récidive de torsion d'annexe chez l'adolescente.

salpinx n.m.

tuba uterina, salpinx  (TA)

uterine tube

Chacun des deux conduits s’étendant de chaque côté de l’utérus jusqu’aux ovaires.
Situés à l’extrémité de l’aileron supérieur du ligament large de l’utérus, ils permettent le passage de l’ovule jusque dans la cavité utérine. Le salpinx comporte  quatre parties : la partie utérine, interstitielle, intramurale qui s’insère dans la paroi de l’utérus ; l’isthme du tube utérin et l’ampoule du tube utérin qui forment ensemble le corps du tube utérin et l’ampoule du tube utérin qui forment ensemble le corps du tube utérin long de six à sept centimètres ; l’infundibulum (ou pavillon) du tube utérin, en forme d’entonnoir muni de franges. Au total la trompe mesure douze centimètres de long ; elle a un diamètre de huit millimètres au niveau de l’infundibulum, de cinq à sept millimètres à la partie moyenne, de trois à quatre millimètres au niveau de l’ostium utérin du tube utérin et de 0,5 à un millimètre dans la partie intramurale. La paroi du tube utérin comporte de dehors en dedans  quatre couches : la tunique séreuse, la couche sous-séreuse, la tunique musculaire et la tunique muqueuse ; cette dernière donne naissance aux plis tubaires.

G. Fallope (Fallopia, Fallopio ou Fallopius), anatomiste italien (1523-1562)

Syn. tube utérin, oviducte, trompe de Fallope, trompe utérine

[A1,O3]

Édit. 2017/1

scaphoïde n.m.

os scaphoideum (TA)

scaphoid

Os le plus latéral de la rangée proximale des os du carpe.
Sa face palmaire est prolongée en dehors par le tubercule de l’os scaphoïde sur lequel s’insère le ligament latéral de l’articulation radio-carpienne ; sa face dorsale se réduit à une gouttière rugueuse ; sa face supérieure s’articule avec le radius ; sa face inférieure s’articule avec le trapèze et le trapèzoïde ; sa face médiale s’articule par une petite facette proximale avec le lunatum et par une facette concave étendue avec le capitatum ; sa face latérale est creusée d’une échancrure en rapport avec l’artère radiale.

Syn. os scaphoïde

segment basal postérieur du lobe inférieur du poumon l.m.

Territoire ventilé par la bronche segmentaire basale postérieure.
C'est le plus volumineux segment du lobe inférieur droit. À gauche, il est plus petit du fait du prolongement postérieur et inférieur du segment supérieur à ses dépens.
Il est situé à la partie postérieure du lobe inférieur, occupant la gouttière latérovertébrale. Il forme la majeure partie de la face médiastinale du lobe inférieur en arrière du ligament pulmonaire. Il est subdivisé en 2 sous-segments médial et latéral.
Anc. dénom. segment terminobasal, segment dorsobasal du lobe inférieur du poumon

Syn. segment postérobasal, segment basopostérieur

[posterior basal (bronchopulmonary) segment S X]

septum fémoral l.m.

septum femorale (TA)

femoral septum

Partie du fascia transversalis qui, en dedans des vaisseaux fémoraux, obture l’orifice supérieur de l’infundibulum crural.
Le septum fémoral descend au-dessous du ligament inguinal et se fixe au pecten du pubis. Il est traversé par les vaisseaux lymphatiques profonds du trigone fémoral.

J. Cloquet, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1790-1883)

Syn. anc. septum de Cloquet, septum crural

septum intermusculaire médial du bras l.m.

septum intermusculare brachii mediale (TA)

medial intermuscular septum of arm

Cloison intermusculaire s’étendant de la face profonde du fascia brachial au bord médial de l’humérus, depuis l’épicondyle médial jusqu’à l’extrémité supéro-médiale du sillon du nerf radial.
Elle sépare les deux loges antérieure et postérieure du bras dans leur portion médiale. Son extrémité supérieure est prolongée par le ligament brachial interne.

Syn. anc. cloison intermusculaire interne du bras

séquestration pulmonaire l.f.

lung (pulmonary) sequestration

Malformation pulmonaire d'origine congénitale dont le territoire est exclu de l'arbre bronchique et souvent de la circulation pulmonaire, siégeant essentiellement dans le lobe inférieur.
Son irrigation vient neuf fois sur dix de l'aorte descendante ou d'une de ses branches sus-, ou plus fréquemment sousdiaphragmatique, qui chemine dans le ligament pulmonaire. Le sang repart vers les veines pulmonaires. Le diamètre de l'artère de la séquestration peut atteindre celui d'une artère fémorale.
On distingue les séquestrations intrapulmonaires, incorporées au lobe inférieur ou lui étant très adhérentes, et les séquestrations extralobaires libres, formant un petit bloc de tissu hépatisé rattaché à l'aorte par un pédicule.
Dans les deux cas, le traitement est chirurgical : les territoires pulmonaires séquestrés sont en effet non seulement inutiles à l’hématose, mais ils peuvent devenir le siège de processus pathologiques surtout infectieux qui en commandent l’exérèse chirurgicale.
 séquestration veineuse l.f
Accumulation d’une partie de la masse sanguine dans un territoire vasculaire la soustrayant à la circulation générale.
Se produisant au cours d’un séjour en apesanteur, l’atrophie musculaire et la baisse de la pression artérielle dans les parties inférieures du corps humain qui en résultent,  entraînent, au retour de l’espace, une séquestration veineuse dans les jambes se traduisant par une augmentation du volume des mollets.
 Étym.lat. sequestrare : séparer

Étym. lat. sequestrare : séparer

→ séquestre, séquestration

sillon calcanéen l.m.

sulcus calcanei (TA)

calcaneal sulcus

Sillon oblique en avant et en dehors, creusé à la face supérieure du calcanéum entre les facettes articulaires taliennes antérieure et postérieure.
Il forme avec le sillon du talus le sinus du tarse. Plus large en avant qu’en arrière, sa surface est rugueuse et donne insertion au ligament talo-calcanéen interosseux.

Syn. anc. rainure calcanéenne

sillon de la veine cave l.m.

sulcus venae cavae (TA)

groove for vena cava

Gouttière verticale, large et profonde, présente sur la face postérieure du foie et qui contient la veine cave inférieure.
Ses berges débordent plus ou moins la veine sur ses bords latéraux. Elle est parfois transformée en un véritable canal. Creusée sur la face droite du lobe caudé qu’elle sépare de la face postérieure du lobe droit, elle répond en bas au processus caudé. A sa partie supérieure sortent les deux grosses veines hépatiques qui s’abouchent immédiatement à la face antérieure de la veine cave inférieure. Du reste de la gouttière émergent des petites veines hépatiques dont les plus volumineuses viennent du lobe caudé. L’ensemble de ces veines forme le pédicule hépatique. La partie du ligament coronaire en rapport avec la gouttière de la veine cave dérive du méso latéral hépato-cave. Il semble prolonger en arrière la fosse de la vésicule biliaire avec laquelle il forme le sillon antéro-postérieur droit du foie.

Syn. anc. gouttière de la veine cave inférieure, sillon vertical droit du foie.

sillon du talus l.m.

sulcus tali (TA)

sulcus tali

Gouttière oblique en avant et en dehors séparant les surfaces articulaires antérieure et postérieure de la face inférieure du talus.
Elle fait face au sillon calcanéen avec lequel elle forme le sinus du tarse. Sa surface est rugueuse et donne insertion au ligament talo-calcanéen interosseux.

Syn. anc. rainure astragalienne, sillon astragalien

Sinding-Larsen-Johansson (maladie de) l.f.

Sinding-Larsen-Johansson’s disease

Ostéochondrose de la pointe de la rotule caractérisée par une image radiologique de fragmentation de la partie basse et antérieure de la patella se traduisant par des douleurs immédiatement sousrotuliennes qui disparaissent sans traitement en quelques mois.
Les garçons de 10 à 15 ans sont les plus fréquemment touchés. La pathogénie est probablement analogue à celle de l'apophysite tibiale : petits arrachements de l'insertion du ligament rotulien.

C. M. Sinding-Larsen, médecin norvégien (1921), S. C. Johansson, chirurgien suédois (1922)

→ ostéochondrose

sinus du tarse l.m.

sinus tarsi (TA)

tarsal sinus

Canal osseux formé par la superposition du sillon du calcanéum et du sillon du talus.
Il est occupé par le ligament talo-calcanéen interosseux et par l’artère du sinus du tarse.

Syn. anc. creux calcanéo-astragalien, sinus astragalo-calcanéen

spinofixation l.f.

spinous fixation

Fixation chirurgicale du dôme vaginal au petit ligament sacrosciatique, d’un ou des deux côtés, pour traiter les prolapsus récidivés après hystérectomie.

K. Richter, gynécologue allemand (1981)

Syn. opération de Richter

Stallworthy (technique de) l.f.

Stallworthy’s technique

Stérilisation tubaire par enfouissement du moignon distal de la trompe, sectionnée au niveau de l’isthme, sous le péritoine du ligament rond.

J. Stallworth, Sir, gynécologue britannique (1906-1993)

stapès (ligament annulaire du) l.m.

ligamentum annulare stapedis (TA)

Ligament qui unit le pourtour de la platine de l’étrier à l’orifice de la fenêtre du vestibule.
Il provient d’une différenciation de la capsule otique autour de la platine de l’étrier.

→ capsule otique

Stieda (fracture de) l.f.

Stieda’s fracture

Fracture par arrachement de l'insertion haute du ligament collatéral médial du genou sur le condyle fémoral médial.

A. Stieda, chirurgien allemand (1908)

Étym. lat. frangere: rompre, briser

[I2]

Édit. 2018

strie vasculaire de la paroi externe du canal cochléaire l.f.

stria vascularis parietis externi ducti cochlearis (TA)

stria vascularis of external surface of cochlear duct

Dépression de la face libre du ligament spiral entre la crête d’insertion de la membrane vestibulaire et la proéminence spirale.
Au niveau de ce sillon l’épithélium de la paroi externe du canal cochléaire est formé de cellules cubiques disposées en plusieurs couches au sein desquelles apparaissent des vaisseaux.

A.Corti, anatomiste et histologiste italien (1851)

Syn. anc. strie vasculaire de Corti

sulcus glottidis l.m.

sulcus vocalis (TA)

Incisure de profondeur variable siégeant sur la corde vocale et parallèle à son bord libre.
Elle est formée de deux berges qui adhèrent souvent fortement, en dehors au muscle vocal et, en dedans au ligament vocal. Elle correspond vraisemblablement à un kyste de corde vocale ouvert. Elle entraîne une dysphonie importante.

| page précédente | /25 | page suivante