Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pression intracrânienne (monitorage de la) l.m.

intracranial pressure monitoring

Dispositif permettant de mesurer en permanence la pression à l'intérieur du crâne.
D'abord utilisée en neurochirurgie, cette mesure a ensuite été employée non seulement dans les suites opératoires de chirurgie endocrânienne mais encore dans certains cas médicaux où l'œdème cérébral est menaçant (syndrome de Reye, certaines méningites purulentes graves, certaines encéphalites aigües ou pour suivre les conséquences d'une hypoxie grave).
Divers dispositifs ont été mis au point : le capteur peut être appliqué à la surface de la dure-mère ou placé de l'autre côté de celle-ci, une chaine de pression hydraulique ou une ligne de fibres optiques transmettent l'information à l'unité de traitement et d'affichage.
Quelle que soit la technique utilisée il faut surveiller en même temps la pression artérielle générale pour s'assurer qu'une pression de perfusion cérébrale minimale de 60 mm de Hg reste maintenue.

→ anoxie-ischémie cérébrale, encéphalite du nouveau-né, hypertension intracrânienne, monitorage, pression intracrânienne, traumatisme du crâne

processus zygomatique de l'os temporal l.m.

processus zygomaticus ossis temporalis (TA)

zygomatic process of temporal bone

Long processus qui se détache de la face temporale de la partie squameuse de l’os  temporal, au-dessus et en avant du pore du méat acoustique externe.
Il divise la face temporale en deux parties, supérieure temporale proprement dite et inférieure ou basilaire. Ce processus comprend deux segments, l’un postérieur, transversal ou base, l’autre antérieur libre. Le segment basal s’implante par deux racines : l’une postérieure ou longitudinale, se porte en arrière dans le prolongement du processus puis s’incurve en arrière et en haut et se continue sous le nom de crête supramastoïdienne avec la ligne temporale inférieure de l’os pariétal ; l’autre antérieure ou transversale constitue le tubercule articulaire du processus zygomatique. Le segment antérieur libre s’articule avec le processus temporal de l’os zygomatique pour former l’arcade zygomatique. Son bord inférieur donne insertion au muscle masséter.

Syn. anc.  apophyse zygomatique du temporal

profil n.m.

profile

Ligne qui dessine le contour du visage vu de côté.

Étym. ital. profilo : aspect d’un visage vu de côté, du latin profilare : représenter de côté.

profil de densité l.m.

density profile

En scanographie, courbe indiquant la variation de la densité des pixels le long d'une ligne tracée par l'utilisateur en travers de l'image ou d'une région d'intérêt (ROI).
Cette courbe est indépendante de la largeur et du niveau de la fenêtre utilisée.

profiloplastie n.m.

Intervention chirurgicale associant plusieurs techniques, telles que rhinoplastie, mentoplastie, visant à remodeler la ligne de profil d’un visage.

→ rhinoplastie, mentoplastie

progénie n.m.

Saillie excessive du menton sur la ligne de profil.

Étym. gr. geneion : menton

prognathisme n.m.

prognathism

Disposition générale du crâne facial telle que celui-ci est projeté en avant du crâne cérébral.
Le crâne facial, de profil, dépasse en avant une ligne abaissée à partir du nasion quand la tête est en position anatomique.
Les anthropoïdes sont fortement prognathes; les australopithèques l'étaient encore de façon importante. Le prognathisme a diminué au cours de l'évolution qui aboutit à l'Homme actuel, mésognathe.

Étym. gr. pro : devant ; gnathos : mâchoire

Syn. prognathie.

→ angle de profil facial, Rivet (angle de)

protrusion acétabulaire l.f.

protrusio acetabuli
Dépassement de la tête fémorale au-delà de la ligne illo-ischatique qui s’accompagne ou pas de coxopathie.

pylore n.m.

pylorus  (TA)

pylorus

Segment au niveau duquel l’estomac se continue par le duodénum, à l’extrémité droite de l’antre pylorique.
Il est situé un peu à droite de la ligne médiane, à hauteur de la première vertèbre lombaire. Il répond extérieurement au sillon duodéno-pylorique. A son niveau les fibres circulaires de la tunique musculaire de l’estomac s’épaississent et constituent le sphincter pylorique. Le versant gastrique de la muqueuse du pylore est tapissé de glandes tubuleuses ramifiées (glandes pyloriques) dont l’aire s’étend vers la gauche presque jusqu’au quart inférieur de l’estomac. Le versant duodénal de cette muqueuse est caractérisé par la présence des glandes de Brunner. La lumière centrale du pylore constitue le canal pylorique.

Étym. gr. puloros : pylore

pyrazinamide n.m.

pyrazinamide

Antibiotique antituberculeux de première ligne, hautement bactéricide sur les BK intracellulaires y compris ceux à métabolisme lent ; il est inactif sur Mycobacterium bovis.
Cet antituberculeux est d'un grand intérêt puisqu'il élimine une population de BK fort peu touchée par les autres antibacillaires. Métabolisé par le foie, il s'élimine par le rein, en compétition avec l'acide urique. Sa diffusion tissulaire est bonne, y compris dans les macrophages. Il est toujours prescrit en association avec d’autres molécules telles que l’isoniazide, la rifampicine, l’éthambutol.
Des hépatites toxiques peuvent survenir chez 1 à 3% des patients lorsque la posologie est de 20 à 30 mg/kg/jour. Elles sont plus fréquentes pour des posologies plus élevées qui sont déconseillées. Des cas d'hépatites fulminantes ont été observés, ce qui impose une surveillance systématique très attentive des transaminases et l'arrêt du traitement en cas d'élévation progressive de celles-ci. L'hyperuricémie au cours du traitement est constante, avec de rares crises aigües de goutte. Un rash cutané est possible au début du traitement.

S. Kushner, chimiste et pharmacien américain (1952)

Q angle l.m.

 Q angle, quadriceps angle

Angle clinique et radiologique formé entre d'une part, l'axe de traction du quadriceps matérialisé par la ligne tracée depuis l'épine iliaque antérieure et supérieure et le centre de la rotule et d'autre part, la direction du ligament rotulien depuis la pointe de la rotule jusqu'à la tubérosité antérieure du tibia.
Il est normalement chez l'homme de 8 à 10° et chez la femme de 15° plus ou moins 5° ; un angle de plus de 20° est considéré comme anormal.
Cet angle permet d'estimer la contrainte transversale que subit la rotule lors de la contraction du quadriceps et le risque de subluxation externe quand l'angle est trop élevé, de subluxation interne si l'angle est inversé.

rails de tramway (image en) l.f.

trolley-track sign

Sur une radiographie de face du rachis dorsolombaire, apparition de trois lignes verticales évoquant les rails d'un tramway.
Les lignes latérales correspondent aux ossifications des articulations apophysaires et la ligne centrale à celles des ligaments inter et supraépineux. Fréquent dans les formes évoluées d'une spondylarthrite ankylosante, cet aspect se retrouve dans d'autres spondylarthropathies.

rameaux spinaux l.m.p.

Cette conception métamérique des artères spinales dans la vascularisation de la moelle spinale est ancienne et rarement rencontrée ; elle est d’origine fœtale ; au cours de la maturation et de la croissance fœtales, par un phénomène de sommation compa

spinal branches

Rameaux artériels naissant sur toute la hauteur du rachis : au cou, de l’artère vertébrale et de l’artère cervicale ascendante; au thorax, des artères intercostales; aux lombes, des artères lombaires ; au bassin, des artères sacrées.
Chacune d’elles s’engage dans le foramen intervertébral avec le nerf rachidien correspondant. Elle se divise en deux artères radiculaires antérieure et postérieure ; l’artère radiculaire antérieure, arrivée sur la ligne médiane, se bifurque en deux rameaux ascendant et descendant qui s’anastomosent avec les rameaux analogues venus des artères sus- et sous-jacentes pour participer à la constitution du tronc spinal antérieur ; l’artère radiculaire postérieure se divise au niveau du sillon collatéral postérieur en deux rameaux ascendant et descendant qui participent à la constitution de l’artère spinale postérieure. Les artères spinales antérieure et postérieure jouent le rôle le grands courants anastomotiques longitudinaux entre les différents segments de la moelle.
La distribution actuellement retenue des rameaux spinaux permet d’individualiser trois territoires dans la vascularisation artérielle de la moelle spinale : 1 - un territoire supérieur qui correspond à la moelle spinale cervicale et aux 2 à 3 premiers segments dorsaux ; sa vascularisation qui correspond à l’intumescence cervicale (C4 à C8) est riche, sous la dépendance essentiellement de l’artère vertébrale ; les rameaux spinaux sont plus ou moins regroupés de façon variable mais moins concentrés qu’au niveau lombaire. 2 – un territoire intermédiaire thoracique, du 4ème au 8ème segment thoracique ; à ce niveau la vascularisation moins riche conserve au plus près la disposistion métamérique d’origine sous la dépendance des raleaux spinaux des artères intercostales postérieures. 3- un territoire inférieur qui concerne les 4 derniers segments thoraciques et l’intumescence lombo-sacrée ; sa riche vascularisation est essentiellement sous la dépendance de l’artère de l’intumescence lombo-sacrée.

A. Adamkiewicz, anatomopathologiste polonais (1882), H. Kadyi, médecin allemand (1889), L. Tanon, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1908), G. Lazorthes, neuro-chirurgien et anatomiste français, membre  de l’Académie nationale de médecine (1958 et 1961, 1971)

Syn. anc. artères spinales latérales

→ artère de l'intumescence lombo-sacrée

raphé iliococcygien l.m.

raphe musculi iliococcygei (TA)

iliococcygeal raphe

Union par entrecroisement sur la ligne médiane de la partie postérieure des muscles élévateurs de l’anus, entre l'anus et le rectum, et la pointe du coccyx.

raphé pharyngien l.m.

raphe phragyngis (TA)

pharyngeal raphe

Entrecroisement tendineux des muscles constricteurs du pharynx sur la ligne médiane de la face postérieure de cet organe.

Syn. anc. raphé médian postérieur du pharynx

raphé ptérygomandibulaire l.m.

raphe pterygomandibularis (TA)

pterygomandibular raphe

Bandelette fibreuse tendue entre l’hamulus ptérygoïdien du processus ptérygoïde et la partie toute postérieure de la ligne oblique du corps de la mandibule.
Il reçoit les insertions postérieures du muscle buccinateur.

Syn. anc. aponévrose buccinato-pharyngienne, ligament ptérygo-mmaxillaire

rayonnement électromagnétique l.m.

electromagnetic radiation

Rayonnement constitué par la propagation d'une onde électromagnétique qui véhicule de l'énergie sous forme de grains d'énergie à l'état pur, les quantas.
Dans son aspect ondulatoire le rayonnement représente la propagation d'un champ électrique et d'un champ magnétique perpendiculaires, ondulatoires sinusoïdaux, de même fréquence v, de même phase et de même célérité (qui, dans le vide, est c=300 000 km/s). A la fréquence v correspond une longueur d'onde λ, espace parcouru par l'onde pendant une alternance (λ= c /v).
Dans son aspect quantique (ou corpusculaire) il consiste en photons, corpuscules d'énergie E à l'état pur, se déplaçant en ligne droite avec la vitesse de l'onde (c dans le vide).
Les grandeurs associées à l'aspect ondulatoire (v ou λ) et à l'aspect quantique (E) sont liées par la relation E = h=hc/λ (h étant la constante de Planck =6,625.10 -34J.s), soit E(eV)=1240/(nm).
Les 2 aspects sont indissociables. Cependant ils ont des applications pratiques distinctes:
-l'aspect ondulatoire permet d'expliquer les phénomènes liés à la propagation du rayonnement, tels que réflexion, réfraction, diffraction, interférence ( qui ont une importance particulière pour la lumière et les rayonnements de plus grande longueur d'onde) ;
-l'aspect corpusculaire permet d'expliquer l'interaction du rayonnement avec les corpuscules matériels (qui ont une importance particulière pour les rayonnements U.V., X et) en assimilant le photon à un corpuscule d'énergie cinétique E.
Les rayonnements électromagnétiques forment un ensemble continu très étendu. On distingue diverses classes dont les limites conventionnellement fixées sont généralement définies en considérant l'aspect le plus approprié:
- ondes radio (λ de dizaines de km à 1 mm )
- infrarouge (λ= 1mm-800nm )
- lumière visible (λ= 800-400 nm ou E = 1,5-3eV)
- ultraviolet (λ= 400-10 nm ou E= 3-100 eV )
- rayons X et (E supérieur à 100eV).

→ quantum

réaction paranoïaque l.f.

paranoid reaction

Vécu de persécution et parfois de grandeur, avec comportement lié aux idées délirantes, survenant en continuité temporelle après un évènement exogène éprouvant.
Type de réaction psychotique surtout rencontré chez les transplantés, réfugiés, otages, autres prisonniers, ou chez les déficients sensoriels (sourds, aveugles). Désir et projection en forment les mécanismes majeurs.
Son évolution est en principe subaigüe et transitoire à la suite de l'éloignement de la situation pathogène, surtout en l'absence de prédisposition psychique majeure (relation "compréhensible" avec le facteur déclenchant , au sens de K. Jaspers). Mais l'histoire du sujet entre toujours plus ou moins en ligne de compte.

R. Gaupp, neuropsychiatre allemand (1910)

Syn. paranoïa abortive (R. Gaupp, neuropsychiatre allemand, 1910)

→ processus en psychiatrie

récessus sacciforme de l'articulation du coude l.m.

recessus sacciformis articulationis cubiti (TA)

sacciform recess of elbow joint

Cul-de-sac que la synoviale du coude envoie au-dessous du ligament annulaire du radius, autour du col du radius.
Il est compris entre la tête du radius et la ligne d’insertion de la capsule sur le col radial.

Syn. anc. cul-de-sac annulaire radial, cul-de-sac inférieur du coude, cul-de-sac périradial

recul musculaire l.m.

muscle recession

Recul de l'insertion sclérale d'un des  muscles droits ou obliques de l’oeil sans modifier son plan et sa ligne d'action.
Le muscle est réinséré sur la sclère en arrière de l'insertion sclérale primitive par deux sutures. Dans certains cas, les sutures sont serrées sur une sonde de 1,5 ou 2 mm de diamètre de manière à créer deux anses qui augmentent le recul sans diminuer davantage l'arc de contact : c'est le recul avec anse décrit par Gobin. Le recul est une chirurgie d'affaiblissement de l'action du muscle oculomoteur.
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M. H. Gobin, ophtalmologiste néerlandais (1968)

Syn. récession musculaire

référence médicale opposable l.f.

opposable medical reference

Schéma thérapeutique pour une affection, établi depuis 1993 selon un consensus professionnel ; les prescriptions médicales qui s'écartent du schéma peuvent être jugées erronées, excessives ou abusives.
Ces dispositions sont applicables aux médecins libéraux conventionnés et aux hospitaliers dans le cadre de leurs consultations externes. Plus généralement, leur respect entre en ligne de compte dans une procédure d'accréditation.

Sigle RMO

région linéaire intermarginale de Terson l.f.

Surface lisse située dans l’interstice entre les limbes antérieur et postérieur des paupières, en avant de la ligne des orifices des glandes tarsales.

A. Terson, ophtalmologiste français (1916)

région pariétale l.f.

regio parietalis (TA)

parietal region

Chacune des deux régions latéro-médiales du sommet de la calvaria situées en arrière de la région frontale et en avant de la région occipitale.
Latéralement elle surplombe la région temporale homolatérale. Elle correspond de chaque côté à la partie supérieure de l’os pariétal, au-dessus de la ligne temporale supérieure et est marquée par la bosse pariétale.

région temporale l.f.

regio temporalis (TA)

temporal region
Région latérale du crâne située au-dessous de la région occipitofrontale, au-dessus de la région parotidomassétérine et en arrière de la région orbitaire.
Elle est limitée en haut par la ligne temporale supérieure, en avant par le processus zygomatique de l’os frontal et le bord postérieur et supérieur de l’os zygomatique, en bas par l’arcade zygomatique. Elle correspond à la partie squameuse de l’os temporal et à la face temporale de la grande aile de l’os sphénoïdal.

Syn. tempe

rein sigmoïde l.m.

fused pelvic kidney

Variété de symphyse rénale réalisée par la fusion du pôle inférieur de l'un des reins avec le pôle supérieur du rein opposé en position ectopique médiane basse horizontale.
La masse rénale ainsi constituée, sinueuse, croise la ligne médiane ; les uretères gardent leur côté.

→ symphyse rénale

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