Fusarium
Fusarium
Genre de micromycètes constamment présents dans l’environnement.
Certaines espèces se sont révélées comme des agents opportunistes responsables d’infections localisées ou généralisées, en particulier chez des patients en aplasie profonde et prolongée. Par ailleurs, les Fusarium peuvent être à l'origine de manifestations allergiques. Microscopiquement, leur morphologie n’a rien de spécifique à l’examen direct. Les cultures (sur milieu de Sabouraud sans cycloheximide) et les subcultures sur milieu Potato Dextrose Agar (PDA) montrent, après 7 jours, des colonies de couleur vive, l’identification étant basée sur l’aspect des conidies produites par des phialides sans collerette. Les Fusarium peuvent produire plusieurs types de spores ; macro et microconidies, mésoconidies et chlamydospores. Leur mauvaise sensibilité aux antifongiques les rend redoutables. Il en existe plusieurs espèces intervenant en pathologie humaine : Fusarium solani, F. oxysporum, F. moniliforme, F. dimerium.
[D1]
Édit. 2019
Fusobacterium
Fusobacterium
Bacilles à Gram négatif, anaérobies stricts, commensaux de la cavité buccopharyngée, du tractus digestif et des voies génitales.
Ils sont responsables de diverses infections localisées ou généralisées, souvent en association avec d’autres espèces bactériennes aérobies ou anaérobies.
On distingue deux espèces : Fusobacterium nucleatum et Fusobacterium necrophorum. Cette dernière est impliquée dans l’angine fusospirillaire de Vincent et le syndrome angine-infarctus de Lemierre. Ces bactéries sont sensibles aux associations ampicilline-inhibiteur de bêtalactamase et ticarcilline-acide clavulanique, à la pipéracilline, à l’imipenem, à la clindamycine, au métronidazole.
H. Vincent, général médecin français, membre de l’Académie de Médecine, (1862-1950) ; A. Lemierre, médecin infectiologue et bactériologiste français, membre de l'Académie de médecine (1936)
ganglion vertébral l.m.
ganglion vertebrale (PNA)
vertebral ganglion
Ganglion nerveux inconstant du tronc sympathique cervical, situé au-dessus du ganglion cervical inférieur et résultant de sa fragmentation.
Le rameau interganglionnaire est dédoublé entre ces deux formations et entoure l’artère vertébrale. C’est le plus souvent du ganglion intermédiaire que naît la branche supérieure de l’anse subclavière.
Syn. anc. ganglion vertébral de Lambmann, ganglion intermédiaire
GAPO syndrome acr. angl. pour Growth, Alopecy, Pseudoanodontia, Optical atrophy
Syndrome associant retard de croissance, alopécie, pseudoanodontie et atrophie optique.
Syndrome fait de dysmorphie faciale avec quelques cheveux à la naissance qui disparaissent la première année, parfois dilatation des veines du cuir chevelu, bosses frontales, front haut, hypoplasie médiofaciale, fontanelle large sans hydrocéphalie, oreilles décollées ; de retard mental. Alopécie ; de pseudoanodontie par échec de l'éruption dentaire, d’hyperlaxité cutanée et ligamentaire, hernie ombilicale, hypogonadisme. L'atrophie optique est progressive et il y a parfois hypertélorisme, lagophtalmie, glaucome dysgénésique, kératopathie ou kératocône. L’affection est autosomique récessive (MIM 230740).
R. E. Tipton et R. Gorlin, pédiatres américains (1984)
Syn. pseudoanodontie, atrophie optique, retard de croissance et alopécie
Garcin (syndrome de) l.m.
Garcin's syndrome
Paralysie unilatérale progressive, plus ou moins étendue de nerfs crâniens par envahissement le plus souvent néoplasique de la base du crâne.
Il peut s'agir de tumeurs primitives (sarcome, myélome), métastatiques ou dues à l'extension d'une tumeur de voisinage (épithélioma du cavum, tumeur cylindromateuse d'origine rhinopharyngée). Mais il peut aussi être dû à une méningite ou à une thrombose du sinus caverneux.
Des incidences radiologiques adaptées (de Hirtz notamment) permettent de visualiser une lyse osseuse. Le diagnostic est confirmé par l'IRM et l'étude du LCR.
F. Hartmann, neurologue allemand (1907) ; R. Garcin, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1927)
Syn. syndrome de Bertolotti-Garcin, syndrome de Garcin-Guillain, syndrome de Hartmann, syndrome tumoro-paralytique unilatéral de Schmincke, hémipolyneuropathie.
gène spécifique neurorétinien l.m.
neural retina-specific gene NRL
Gène spécifique de cellules nerveuses de la rétine, identifié en 1991, et codant une protéine candidate d'union de la famille des "leucine zipper" jouant un rôle dans le développement et la différenciation rétinienne et probablement dans certaines maladies de la rétine.
Locus en 14q11.1 (MIM 162080).
A. Swaroop, ophtalmologiste américain (1991)
Sigle NRL
Gestaltpsychologie n.f.
Théorie issue de la phénoménologie, selon laquelle, dans certains cas, le tout ne se réduit pas à la somme de ses parties et doit être appréhendé sous sa forme globale.
Il suffit d'en modifier un élément pour que la forme soit remaniée (M. Wertheimer, W. Köhler, K. Koffka, 1913).
Pour K. Goldstein, en tant que tout intégré, le fonctionnement de l'organisme se fonde sur la notion de "figure", définie comme une fonction ou une dysfonction qui se détachera du "fond", constitué par l'organisme et l'homme tout entier, mais qui restera indissolublement lié à cet arrière-plan somatopsychique.
La Gestalttheorie, qui a exercé une forte influence sur les concepts actuels, est à rapprocher de la notion de structure.
M. Wertheimer, psychologue autrichien (1880-1943) ; W. Köhler, psychologue allemand (1887-1967) ; K. Koffka, psychologue allemand (1886-1941)
Étym. all. Gestalt : forme, configuration
GGF sigle angl.
Glial Growth Factor
Facteur de croissance des cellules gliales.
[C1]
Édit. 2018
Gigli (opération de) l.f.
Gigli’s procedure
Section chirurgicale du pubis en dehors de la symphyse.
L. Gigli, gynécologue obstétricien italien (1863-1908)
Syn. pubiotomie, hébotomie
glomus coccygien l.m.
glomus coccygeum (TA)
coccygeal body
Paraganglion accessoire situé sur la ligne médiane, en avant de l’extrémité inférieure du coccyx.
H. von Luschka, anatomiste allemand (1820-1875)
Syn. anc. glande coccygienne, ganglion de Luschka
glomus jugulaire de Guild l.m.
glomus jugulare (TA)
jugular body, tympanic body
Nappe de cellules paraganglionnaires qui s’interpose entre le bulbe supérieur de la veine jugulaire interne et la paroi osseuse de la fosse jugulaire.
Elle représenterait une disposition aberrante de quelques éléments du ganglion tympanique. Il contient des chimiorécepteurs.
S. R. Guild, otologiste américain (1941)
glomus neuro-myo-artériel de Masson l.m.
Masson’s neuromyoarterial glomus
Petit organite neuromusculovasculaire correspondant à un court-circuit artérioveineux faisant communiquer directement une artériole cutanée subterminale et une ou plusieurs veinules, non pas par des capillaires mais par un canal de Sucquet-Hoyer qui est entouré de cellules glomiques contractiles.
Les glomus sont surtout abondants à la pulpe et dans le lit unguéal des doigts et des orteils, mais sont aussi présents aux paumes et aux plantes, aux oreilles et dans la zone médiofaciale. Ils peuvent être à l'origine de processus tumoraux appelés tumeurs glomiques.
P. Masson, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1924)
Étym. lat. glomus : peloton
→ glomique (tumeur), tumeur glomique cutanée, tumeur artérioveineuse acrale
gold standard l.angl. m.
gold standard
Test diagnostique ou méthode thérapeutique ou instrument de mesure, considéré comme le meilleur disponible en se fondant sur des preuves scientifiques.
Stricto sensu étalon or. Anglicisme passé dans le langage courant.
[E1]
Édit. 2020
Gottron (papillomatosis cutis carcinoïdes de) l.f.
H. A. Gottron, dermatologiste allemand (1932)
→ papillomatosis cutis carcinoïdes de Gottron
granulosis rubra nasi l.m.
granulosis rubra nasi
Affection cutanée de l'enfant (7-15 ans) d'étiologie inconnue mais supposée héréditaire, caractérisée par une hyperhidrose médiofaciale précédant l'apparition de petites papules érythémateuses recouvertes de gouttelettes de sueur, prédominant à l'extrémité du nez mais pouvant s'étendre aux joues, à la lèvre supérieure et au menton.
La régression sans séquelle à la puberté est la règle mais il peut persister des télangiectasies et des kystes.
L'examen histologique montre des infiltrats périsudoripares et périvasculaires discrets avec des altérations variables des glomérules et des canaux sudoraux.
J. Jadassohn, dermatologue allemand (1901)
Étym. lat. granulum : petit grain ; ruber : rouge ; nasus : nez
groupe sanguin Lewis Leb l.m.
Lewis Leb blood group
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe Lewis Leb ».
gyrus temporaux transverses l.m.
gyri temporales transversi (TA)
transverse temporal gyri
Partie moyenne du versant supérieur du gyrus temporal supérieur qui regarde l’insula.
Elle est adjacente au sillon latéral. Le sillon temporal transverse la divise en deux parties, le gyrus temporal transverse antérieur et le gyrus temporal transverse postérieur.
R. Heschl, anatomiste autrichien (1878)
Syn. anc. circonvolution de Heschl, circonvolution temporale transverse
hallux flexus l.m. .
hallus flexus
Déformation du premier orteil avec flexion de la métatarsophalangienne.
L’hallux flexus est une déformation fonctionnelle souvent liée à une parésie ou une paralysie du muscle peroneus longus, qui entraîne un défaut d’abaissement du premier métatarsien compensé par la flexion du premier orteil lors de la marche. La fixation de la déformation par rétraction entraîne une exostose à la face dorsale de l’articulation métatarsophalangienne, recouverte de bursite.
L. Longuet, chirurgien orthopédiste français (1904)
Syn. hallus flexus, hallux malleus
[I2]
Édit. 2015
hamartome angiolipomateux de Howell l.m.
angiolipomatous hamartoma, nævus angiolipomatosus
Dystrophie cutanée congénitale associant un hamartome lipomateux, ou angiolipome, à diverses malformations cutanées (p. ex. une hyper- ou hypopigmentation, des plages dystrophiques du cuir chevelu, une maladie de von Recklinghausen), ou osseuses (p.ex. une syndactylie, l’absence d’un doigt, le développement insuffisant d'une hémiface).
Pour certains, l'affection dépasserait le cadre des hamartomes lipomateux et se rapprocherait plutôt de l'aplasie dermique en aires ou syndrome de Goltz s'accompagnant de tumeurs molluscoïdes dues à des hernies intradermiques du tissu graisseux.
J. B. Howell, dermatologue américain (1965) ; F. D. von Recklinghausen, anatomopathologiste allemand (1882) ; R. W. Goltz, dermatologiste américain (1962)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. hamartome lipomateux polydystrophique, nævus lipomateux polydystrophique (obs.)
→ angiolipome, von Recklinghausen (maladie de), syndactylie, Goltz (syndrome de)
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
hamartome conjonctif cutané l.m.
connective tissue hamartoma, connective tissue nævus
Lésion dermatologique malformative, parfois familiale, intéressant la composante intercellulaire du derme, mais qui devrait théoriquement, selon le constituant conjonctif en cause, être dissociée en hamartome collagène et hamartome élastique; en fait, le processus hyperplasique peut porter sur les deux constituants, mais en proportions variables.
Les hamartomes conjonctifs peuvent être isolés ou représenter, avec l'ostéopoecilie, l'un des éléments du syndrome de Buschke-Ollendorff.
F. Lewandowsky, dermatologiste allemand (1921) ; P. de Graciansky et R. Leclercq, dermatologistes français (1960) ; A. Buschke et Helene Ollendorff-Curth, dermatologistes allemands (1928)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus conjonctif (obs.)
→ Buschke-Ollendorff (syndrome de)
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
hamartome de Becker l.m.
Becker's melanosis, Becker's pigmented hairy nævus
Hyperpigmentation maculeuse "congénitale", bien que d'apparition tardive, apparaissant le plus souvent chez l'adolescent ou l'adulte jeune, masculins, après une exposition solaire et consistant en une grande plage pigmentée, à contours irréguliers, siégeant principalement dans la région scapulaire ou antérothoracique et souvent associée à une hypertrichose.
Histologiquement, on observe une légère acanthose de l'épiderme, une hyperpigmentation de la couche basale due à une augmentation des mélanocytes, et la présence de mélanophages dans le derme superficiel. Dans certains cas, un hamartome musculaire lisse y est associé. La lésion est durable. Un traitement par laser pourrait donner des résultats satisfaisants.
S. W. Becker, dermatologiste américain (1949)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus de Becker (obs.), mélanose de Becker, nævus épidermique pigmenté et pileux (obs
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
hamartome épidermique verruqueux inflammatoire linéaire l.m.
inflammatory linear verucous epidermal nævus (ILVEN)
Lésion congénitale ou atteignant l'enfant avant l'âge de six ans et principalement les filles, unilatérale, évoluant par poussées inflammatoires successives et dont l'aspect clinique consiste en papules kératosiques prurigineuses, disposées en bandes ou en réseau et souvent couvertes de squames grisâtres.
Histologiquement, l'aspect est psoriasiforme, avec cependant la présence dans la couche cornée d'une alternance de zones ortho- et parakératosiques. L'évolution est chronique. Il n'y a pas de traitement efficace; les rétinoïdes peuvent amener une amélioration relative.
J. Altman et A. Mehregan, dermatologues américains (1971)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus épidermique verruqueux inflammatoire linéaire, dermatitic epidermal nævus (obs.)
Sigle : HEVIL
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
hamartome spongieux de la muqueuse buccale l.f.
white sponge nævus
Hyperplasie localisée de la muqueuse buccale, correspondant à une variété de kératose congénitale de la bouche.
La muqueuse jugale, site de prédilection, prend un aspect blanc-gris. Les lésions, exceptionnelles, sont légèrement papuleuses et se détachent par grattage. Il n'y a pas de traitement et aucune transformation maligne n'est décrite. Une transmission héréditaire selon un mode autosomique dominant est parfois observée. L'image histologique comporte une épaisse couche cornée parakératosique au-dessus d'un corps muqueux acanthosique fait de cellules claires. Cet aspect permet le diagnostic avec le leucœdème qui est acquis et non congénital.
A.B . Cannon, dermatologiste américain (1935)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus de Cannon (obs.), nævus spongiosus albus mucosae (obs.), hamartome épithélial de la muqueuse buccale
[A3,F5,Q2,P3]
Édit. 2015
Hantavirus
Hantavirus
Genre de virus à ARN de la famille des Péribunyaviridae, hébergés chroniquement par des rongeurs Muridae et Cricetidae ou, pour certains, par des insectivores (Soricidae, Talpidae), et transmis à l’Homme par inhalation de poussières souillées par les excreta de ces animaux.
Au total, on connait une cinquantaine d'Hantavirus différents. En Eurasie, ils sont responsables des diverses formes de fièvre hémorragique, de gravité variable, souvent accompagnées d'un syndrome d'insuffisance rénale aigüe et dues notamment aux virus Hantaan, Séoul, Puumala, ou Dobrava. Sur le continent américain, les Hantavirus entraînent des syndromes cardiopulmonaires aigus (virus Sin Nombre et Andes par ex.). Ces virus peuvent être isolés en culture cellulaire.
Étym. Hantaan, nom de la rivière qui sépare les deux parties de la Corée, donné au premier virus de ce genre isolé dans ce pays
→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal, syndrome pulmonaire à Hantavirus
[D1]
Édit. 2018
happy puppet (syndrome) l.m.
H. Angelman, pédiatre britannique (1965)
[H1, Q2]
Édit. 2018