Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

loase n.f.

loaiasis, loiasis

Infestation parasitaire due à la filaire Loa loa.
Cette helminthose humaine est strictement africaine. Sa distribution est limitée au bloc forestier centrafricain : très fréquente au Gabon, Cameroun, Congo, Zaïre et Nigeria, peu fréquente en Angola, au Bénin, Guinée Équatoriale, République centrafricaine et Tchad. Elle est transmise par la piqûre d’un taon du genre Chrysops. Les filaires adultes, de 3 à 7 cm, se déplacent dans le derme. Les femelles ovovivipares émettent des microfilaires qui circulent dans le sang avec une périodicité diurne.
La symptomatologie dépend du nombre de piqûres infestantes : elle atteint 3 à 35% ou plus de la population en zone d’endémie. Les manifestations cliniques apparaissent après une durée d’incubation de 4 à 24 mois et peuvent persister jusqu’à 20 ans : prurit, urticaire, arthralgies, myalgies, œdème ferme prurigineux, migratoire et fugace ou œdème de Calabar. Le nématode adulte peut migrer sous la conjonctive, occasionnant photophobie, conjonctivite, œdème périorbitaire. Sa migration sous la peau se manifeste par un petit cordon érythémateux, très prurigineux, palpable et mobile. En cas d'infestation massive et prolongée, diverses complications, notamment rénales (glomérulonéphrites) ou cardiaques (endocardites), peuvent survenir. Il existe une forte hyperéosinophilie sanguine. Le diagnostic repose sur la recherche et l'identification des microfilaires diurnes, éventuellement le recueil d'une filaire adulte lors de sa migration sous-conjonctivale ou, à la rigueur, la recherche d'anticorps. Le traitement repose sur l'administration prudente (risque d'encéphalite) de diéthylcarbamazine, éventuellement après une cure d'ivermectine.
Etym. loa : mot africain

→ filaire, filariose

lobe supérieur du poumon droit l.m.

lobus superior pulmonios dextri (TA)

superior lobe of right lung

Lobe du poumon droit situé au-dessus de la fissure horizontale qui le sépare du lobe moyen et du sommet du lobe inférieur.
Il est plus petit que le lobe inférieur mais notablement plus gros que le lobe moyen.

lobule n.m.

lobulus (TA)

lobule

Dans la segmentation broncho-pulmonaire,  petit territoire parenchymateux ventilé par une bronchiole.
 

lupome n.m.

lupus macule ou papule, lupoma

Lésion élémentaire du lupus tuberculeux correspondant à un petit nodule sous-épidermique, de la taille d'une tête d'épingle, à peine saillant, rouge ou jaunâtre, bien mis en évidence, en particulier en périphérie des placards tuberculeux, par la vitropression appuyée qui le distingue de la peau blanchie par sa couleur jaune translucide classiquement comparée à celle du sucre d'orge ou de la gelée de pomme.
Les lupomes sont mous, sensibles à la pression et évoluent vers une cicatrice atrophique. Ils sont difficiles à différencier des sarcoïdes dermiques de la sarcoïdose.

Étym. lat. lupus : loup, maladie dévorante ; gr. ôma : tumeur

Syn. tubercule lupique

lymphocyte B n.m.

B lymphocyte

Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse où elle mature.
Chez l’oiseau, elle subit une maturation dans un organe associé au tube digestif, la bourse de Fabricius, (d’où le nom d’origine de ce type de lymphocytes). Elle constitue 10 à 20% des lymphocytes circulants et est également présente dans la moelle osseuse, dans les tissus lymphoïdes périphériques comme les nœuds lymphatiques, la rate et les amygdales, ainsi que dans les organes extralymphatiques, principalement le tractus gastro-intestinal.
Sous l’effet d’une stimulation antigénique, le lymphocyte B activé se transforme dans les tissus, en plasmocyte sécrétant des anticorps ou immunoglobulines lesquels sont les médiateurs de l’immunité humorale. Chaque lymphocyte B est programmé pour fabriquer un seul anticorps, lequel, placé sur la surface de cette cellule ou immunoglobuline de surface, agit comme un récepteur spécifique d’antigène. La liaison de l’antigène avec son récepteur est le signal qui déclenche la division du lymphocyte B et sa transformation en plasmocyte secréteur d’anticorps de même spécificité que l’immunoglobuline de surface. La première rencontre de l’antigène avec le lymphocyte B déclenche la réponse immunitaire primaire : un petit nombre de lymphocytes B de même clone maturent et deviennent des cellules à mémoire, à longue durée de vie, capables de répondre rapidement à n’importe quelle nouvelle rencontre avec l’antigène, fournissant alors la réponse immunitaire secondaire, rapide et importante. Outre l’immunoglobuline de surface, le lymphocyte B exprime plusieurs autres molécules essentielles à sa fonction : récepteurs du complément, récepteurs de Fc.

lysogénie n.f.

lysogeny

Relation stable qui s'établit entre une bactérie et un bactériophage tempéré, n'aboutissant pas à la production de nouveaux lysions.
Le génome du phage s'intègre dans le chromosome (ou un plasmide) bactérien et se réplique en synchronisme avec lui. Le prophage est ainsi transmis à la descendance de la bactérie. Le caractère lytique du phage est normalement réprimé mais dans un petit nombre de cellules il s'exprime spontanément et conduit à la lyse de la cellule.

→ bactériophage virulent, induction, prophage

maladie de Riga l.f.

Riga’s disease

Petite tumeur sublinguale, exulcérée, survenant chez le nourrisson ou le petit enfant atteint de toux chronique et liée au frottement du frein de la langue sur les incisives inférieures en cas de brièveté du frein.

A. Riga, médecin italien (1881)

Syn. Cardarelli (maladie de), Fede (production sublinguale de), subglossite diphtéroïde

malformations sternales l.f.p.

sternal abnormalities

Malformations rares représentées par le sternum bifide, les aplasies sternales et le pectus arcuatum.
Elles sont observées sur le nouveau-né et le petit nourrisson.
- Le sternum bifide est fait de 2 hémisternums séparés par un tissu fibreux plus ou moins large. La réparation se fait soit par suture directe, soit par mise en place d'une prothèse.
- L'aplasie sternale : dans ce cas le sternum est remplacé par une bandelette fibreuse. La réparation se fait par prothèse ou greffons costaux placés transversalement d'un hémithorax à l'autre.
- Le pectus arcuatum  est dû à la soudure prématurée des pièces sternales et de la jonction manubrio-sternale. Il se caractérise par une brièveté  et un élargissement du sternum, la forte saillie en avant de l’angle de Louis et la dépression sternale sous jacente (cuvette sternale), la convergence des côtes et des cartilages costaux, l’absence de segmentation du sternum de l’enfant sur les radiographies. Le traitement consiste en la résection des pièces saillantes et le comblement de la dépression par le matériel osseux réséqué.

→ pectus arcuatum

Marshall (veine oblique de) l.f.

Élément du système veineux coronaire de l’embryon, normalement oblitéré à la naissance mais dont le reliquat soulève un petit repli de la séreuse péricardique à l’entrée du sinus de Theile et appelé pli vestigial.

J. Marshall, chirurgien et anatomiste britannique (1850)

mathème n.m.

mathema

Modalité particulière à J. Lacan d'écrire en des formulations de type logicomathématique les concepts clés de la psychanalyse.
"L'algèbre lacanienne" est très riche de diverses formules, parmi lesquelles on peut extraire quatre concepts majeurs : A (le grand Autre) est l'ensemble des signifiants préexistant au sujet ; $ (le sujet barré) est la notation du sujet divisé par le langage ; a (objet petit a) est celle de l'objet perdu, cause du désir ; $ <>a est la formule du fantasme, où le poinçon se lit "désir de". Ces mathèmes sont à considérer comme autant de "petites lettres" propres à transmettre le réel en jeu dans l'expérience analytique, tout en réduisant la dimension imaginaire et le malentendu inhérents au langage.

J. Lacan, médecin et psychanalyste  français (1901-1981)

→ psychanalyse et science

McBurney (incision de) l.f.

McBurney’s incision

Incision oblique de l'aponévrose du muscle grand oblique (m. obliquus externus abdominis) suivie de l'écartement transversal des fibres des muscles petit oblique (m.obliquus internus abdominis) et transverse (m. transversus abdominis) et de l'ouverture verticale du péritoine.
Cette absence de parallélisme dans l'ouverture de la paroi abdominale a pour but de prévenir une éventration.
Cette incision est surtout utilisée pour les interventions sur l’appendice et parfois sur l’annexe droite.

C. McBurney, chirurgien américain (1894)

mélanocytome de la papille l.m.

optic disc melanoma, magnocellular nævus

Mélanocytome souvent petit et très pigmenté.
Lorsque ces mélanocytomes sont bénins, ils restent peu saillants, mais peuvent atteindre la lame criblée. Ils ont souvent une disposition excentrique et peuvent s'étendre à la rétine adjacente, se développant lentement et  entraînant une perte visuelle ; ils sont constitués par des cellules ovoïdes très pigmentées.

Étym. gr. melas : noir ;  cytos : cellule ; -ome : suffixe indiquant une tumeur

Syn. nævus magnocellulaire

méromélie n.f.

meromelia

Malformation des membres dans laquelle les extrémités ne sont représentées que par des mains et des pieds reliés au tronc par un petit os de forme irrégulière.
La méromélie est habituellement héréditaire. Elle peut se produire aussi sous l’influence de facteurs exogènes (par exemple la thalidomide ou ses dérivés). La période de plus grande vulnérabilité pour les malformations des membres se situe dans les 4ème et 5ème semaines du développement de l’embryon.

Étym. gr. meros : partie ; melos : membre

Syn. phocomélie

→ amélie, phocomélie, micromélie

[A4,O6,Q2,Q3]

mésentère commun l.m.

mesenterium dorsale commune (PNA)
1 – Lame mésoblastique doublée sur ses deux faces d’épithélium cœlomique (futur péritoine), qui amarre l’anse intestinale primitive à la paroi postérieure de la cavité cœlomique et lui apporte sa vascularisation.
Initialement, il existe aussi un mésentère ventral correspondant à la portion gastro-duodénale de l’anse : le petit omentum en est un reliquat. Le terme de mésentère commun s’applique en fait uniquement au mésentère dorsal qui, lui, est étendu à toute la longueur de l’anse et qui suivra l’évolution complexe de celle-ci. A la fin du développement du tube digestif, plusieurs secteurs de ce mésentère se sont accolés à la paroi postérieure : le mésoduodénum avec le fascia de Treitz, le mésocôlon ascendant avec le fascia de Toldt droit et le mésocôlon descendant avec le fascia de Toldt gauche. Les autres parties restent flottantes : mésentère, mésocôlon transverse et mésocôlon sigmoïde. L’absence totale d’accolement, qui peut ou non s’associer à des anomalies de la rotation de l’anse intestinale primitive, est connue en pathologie sous le nom de persistance du mésentère commun.
2 – Par extension, malposition intestinale constituée chez l’adulte par l’absence de torsion de l’anse ombilicale.

→ fascia de Told droit ,fascia de Told gauche ,fascia de Treitz

microcéphalie autosomique récessive primitive l.f.

primary autosomal recessive microcephaly, MCPH

Anomalie de développement neuromusculaire entraînant une microcéphalie sans troubles neurologiques importants dont on distingue deux formes : la microcephalia vera et la forme avec gyration simplifiée.
Dans les deux formes la réduction du volume de la tête est décelable à la naissance. La circonférence crânienne est de moins trois à moins cinq déviations standard (-3 à -5 DS) avec réduction parallèle du volume cérébral.
En cas de microcephalia vera le cerveau est petit et sa constitution, examinée par IRM, est pratiquement normale. Le retard mental est léger, la parole retardée; il n’y a ni trouble neurologique ni  trouble moteur ; la taille et le poids sont presque normaux.
La transmission est autosomique récessive  survenant dans des pays à forte consanguinité, en particulier au Pakistan du nord. Actuellement sept loci ont été décrits. Dans la forme MCPH1 le gène en cause appelé  microcéphaline, en 8p22pter, code pour une protéine ayant une action sur le développement de la partie antérieure du cerveau et les ventricules latéraux. La forme la plus fréquente est la MCPH5 (37 à 54% des cas) ; le gène ASPM (Abnormal Spindle –like Microcephaly) est situé en 1q31. La microcéphalie est décelable par échographie vers le milieu de la grossesse.
La forme avec gyration simplifiée est caractérisée en IRM par une simplification des circonvolutions et le peu de profondeur des sillons cérébraux. Le retard mental est plus important que dans la forme précédente et il existe des troubles neurologiques : convulsions et spasticité. Le pronostic vital peut être en jeu. Aucun locus génique n’a encore été identifié.

Étym. gr. mikros : petit ; kephalê : tête : autos : soi-même ; sôma : corps

Sigle : MCPH pour MicroCéphalie Primaire Héréditaire

→ MCPH1 gene

microconidie n.f.

microconidium

Le plus petit des deux types de conidies produites chez une espèces fongique.

Étym. gr. mikros : petit ; conis, conidis : poussière

→ conidie

microdélétion 9q34 l.f.

9q34 deletion syndrome, Kleefstra syndrome

Perte d’une partie de la zone terminale d’un bras long du chromosome 9 responsable de malformations congénitales multiples : dysmorphies craniofaciales, hypotonie, obésité, retard psychomoteur et anomalies viscérales.
Les anomalies craniofaciales comportent une microcéphalie avec brachiocéphalie, parfois trigonocéphalie, une hypoplasie de l’étage moyen de la face, un petit nez à la base large et narines antéversées, un hypertélorisme avec épicanthus et synophris, une micrognatie, une macroglossie et une lèvre inférieure éversée. Les anomalies cardiovasculaire, digestive, rénale, hypospadias, cryptorchidie et l’obésité sont fréquentes. La marche est tardive, une épilepsie est notée dans un tiers des cas ; le langage est retardé ; des troubles du comportement sont inconstants.
L’affection apparaît de novo ou autosomique dominante ; les deux sexes sont atteints. La délétion 9q34.3 est terminale ou subterminale interstitielle, elle est détectable par la méthode FISH ; elle intéresse le gène Eu-HMTase (Euchromatin Histone MethylTransférase 1) exprimé dans le système nerveux et intervenant dans son développement et son fonctionnement.

T. Kleefstra, médecin généticien néerlandais (2005)

Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction

Syn. syndrome de Kleefstra

microphakie n.f.

microphakia

Anomalie isolée du cristallin qui est trop petit, trop sphérique, bien transparent et donnant un vice de réfraction myopique d'environ 15 dioptries.
C'est la courbure excessive du cristallin qui donne une myopie ; après dilatation on voit bien son équateur et le ligament suspenseur toujours atrophique. La sphéricité peut parfois mettre en contact le pôle antérieur de la lentille avec la cornée, il est parfois ectopique et même ballant et peut s'enclaver dans la chambre antérieure. Il peut exister un iridonésis, une atrophie de l'épithélium pigmenté irien. L'hypertonie est une complication qui apparaît soit par luxation soit de façon chronique. D'autres malformations, telles que la mégalocornée et corectopie, peuvent accompagner la microsphérophakie. L'anomalie peut être également présente dans de nombreux syndromes, tels que le syndrome de Weill-Marchesani, la maladie de Marfan, l'homocystinurie, le syndrome d'Alport, et la maladie de Klinefelter.
 L’affection est autosomique dominante ou autosomique récessive (MIM 251750) avec une grande hétérogénéité génétique ; une mutation homozygote par insertion en 14q24.1-q32.12 a été notée sur le gène LTP2, modifiant la protéine LTP2, suggérant son rôle dans le développement du cristallin ( A. Kumar, 2010)

B. Fleischer,  ophtalmologiste allemand (1916) (1874-1965) ; A. Kumar, médecin indien (2010), G. Weill, ophtalmologiste français (1932) ; O. Marchesani, ophtalmologiste allemand (1939) ; A. Marfan,  pédiatre français, membre de l'Académie de médecine (1896) ; A. C. Alport, médecin interniste sud-africain (1927) ; H. F. Klinefelter Jr, médecin interniste américain (1942)

Étym. gr. mikros : petit ; phakos : lentille

Syn. microsphérophakie, sphérophakie

microphtalmie n.f.

microphthalmia

Petite taille de l'œil avec possibilité d'anomalie interne.
La longueur axiale de l'œil est inférieure à 21,5 mm.
On oppose microphtalmie à nanophtalmie : dans la microphtalmie l'œil est petit secondairement à un arrêt de développement précoce, il est donc malformé et cette malformation peut aller jusqu'à l'anophtalmie ; dans la nanophtalmie l'œil est diminué de taille mais sans anomalie importante et l'arrêt de développement serait plus tardif ou d'une autre origine. On distingue les microphtalmies colobomateuses, les microphtalmies compliquées (avec de façon congénitale : opacités cornéennes, cataracte, vitré primitif, dysplasie rétinienne), et les microphtalmies associées. Elles peuvent être d'origine malformative, génétique, ou chromosomique ((trisomie 13 ou 15) ou d'origine embryopathique (rubéole).
L’affection est autosomique récessive (MIM 251600) ou sporadique.

Étym. gr. mikros : petit ; ophtalmos : œil

→ anophtalmie clinique, nanophtalmie

micropinocytose n.f.

micropinocytosis

Passage dans la cellule de vésicule de très petit volume ou de molécule par endocytose depuis le milieu extracellulaire.
Les vésicules, de 65 à 80 nanomètres de diamètre environ sont incluses dans une poche formée par la membrane cellulaire qui libére son contenu dans la cellule. Certaines molécules pénètrent aussi par micropinocytose ; elles sont fixées  à des récepteurs spécifiques couplées à leurs ligands et pénètrent par invagination membranaire dans la cellule. Un exemple de cette micropinocytose est donné par le transfert des molécules de ferritine dans les érythroblastes pour former l’hémoglobine. La micropinocytose est explorée par microscopie électronique.

Étym. gr. micros : petit ; pinein : boire ; cutos : cellule

Ant. macropinocytose

→ pinocytose

microstrabisme n.m.

microstrabismus

Hétérotropie non évidente à la simple inspection.
Le cover-uncover test est soit négatif, soit positif avec alors un très petit mouvement de refixation. Ce sont surtout les épreuves sensorielles qui font le diagnostic en mettant en évidence des anomalies soit monoculaires (amblyopie), soit plus souvent binoculaires (neutralisation, correspondances anormales, mauvaise stéréoscopie).

Étym. gr. micros : petit ; strabos : qui louche

Syn. microtropie

→ cover-uncover test

microvaisseau n.m.

microvessel

Vaisseau sanguin ou lymphatique de petit calibre ou de petite taille : capillaires, artérioles, veinules et petits vaisseaux lymphatiques.

Étym. gr. micros : petit ; bas lat. vascellum : vaisseau (de vas-vasis : vase)

milium (grain de) l.m.

milium, grutum

Petit kyste épidermique superficiel de la grosseur d'une tête d'épingle, de teinte ivoirine ou blanchâtre, correspondant à un follicule pilosébacé dilaté et rempli de kératine disposée en lamelles concentriques.
Les grains de milium, souvent nombreux, s'observent chez le nouveau-né par suite d'une rétention sébacée transitoire, et chez l'adolescent et l'adulte par obturation des canaux pilaires de follicules lanugineux. Ils peuvent se former également sur des cicatrices, sur des brûlures et au cours de dermatoses bulleuses par rétention des canaux excrétosudoraux (milium eccrine). Ils disparaissent souvent spontanément. Leur extirpation est facile avec un vaccinostyle ou une aiguille biseautée.

Étym. lat. milium : grain de millet 

Syn. nævus kystique (obs.), kyste épidermique, grutum

minigreffe n.f.

minigraft

Très petit greffon de cuir chevelu contenant un peu plus de follicules pileux qu’une microgreffe.

Étym. lat. minus : petit ; graphium : poinçon de gravure (du gr. graphein : écrire)

minimum séparable l.m.

Angle le plus petit sous lequel deux points doivent être vus pour pouvoir être distingués l'un de l'autre.
L'acuité visuelle est l'inverse du minimum séparable exprimé en minutes d'arc. L'acuité visuelle normale correspond à la possibilité de séparer deux points vus sous un angle d'une minute : c'est l'intervalle séparant deux cônes dans la macula.

| page précédente | /74 | page suivante