pyramidectomie n.f.
pyramidectomy
Exérèse chirurgicale de l’arbre galactophorique du sein correspondant à un pore du mamelon.
Elle est pratiquée quand, à la suite d’un écoulement mamelonnaire séreux ou sanglant, est apparue une image suspecte, une lacune ou une amputation canalaire, sur la galactographie. En pratique, du bleu de méthylène est injecté de façon rétrograde par le pore dans les galactophores d’amont et, à la faveur d’une incision péri-aréolaire, toute la zone colorée est prélevée et étudiée en anatomie pathologique.
quantification n.f.
quantification
Transformation des valeurs constituant une matrice numérique en quantités d'une grandeur physique, cette dernière pouvant être celle qui a conduit à l'enregistrement de l'image (un coefficient d'absorption, une concentration de radioactivité, etc.) ou une autre calculée secondairement (un débit, une vitesse d'élimination, etc.).
Les images numériques sont, en général, constituées de valeurs chiffrées sans dimension, n'ayant de sens que les unes par rapport aux autres. Après quantification, elles se rapportent à une unité et servent à mesurer la grandeur représentée. Les quantifications nécessitent un certain nombre de corrections complexes pour éliminer l'atténuation du rayonnement, l'inhomogénéité du champ, la diffusion etc. Elles restent, par suite, souvent d'une précision imparfaite, mais sont cependant capables d'apporter de précieux renseignements physiologiques.
radiation parasite l.f.
unwanted radiation
En curiethérapie, tout rayonnement émanant d'une source radioactive, inutile à la réalisation d'une image ou au traitement d'une lésion.
Les moyens de protection tendent à réduire les radiations parasites et à en limiter les risques pour le patient et l'opérateur.
radiculographie n.f.
radiculography
Examen radiologique du cul-de-sac dural et des racines spinales après injection intrathécale d'un produit de contraste iodé hydrosoluble non neurotoxique.
Cette technique permet d'obtenir une image très fine des dernières racines spinales et sur les incidences obliques. L’IRM en a limité les indications.
Étym. gr. radix : racine ; graphein : écrire
radiographie n.f.
radiography, X-ray photography
1) En médecine, technique de radiologie visant à obtenir l'image d'un organe ou d'une partie du corps humain, sur une pellicule photosensible.
2) Par extension, le cliché radiographique obtenu.
Étym. lat. radius : rayon ; gr. graphein : écrire
radiophotographie n.f.
radiophotography
Procédé de radiographie qui consistait à photographier l'image d'un écran radioscopique.
Très utilisée pour le dépistage de la tuberculose et en médecine du travail, cette technique employait des caméras spéciales couplées à un système optique qui réalisait des clichés de format 7 x 7cm ou 10 x 10cm, faciles à archiver. Cette technique esr actuellement remplacée par l'ampliphotographie.
radioscopie n.f.
fluoroscopy
Examen dynamique de l'image radiologique fournie par un écran fluorescent.
La technique a connu, dès la découverte des rayons X en 1895, une large utilisation pour l'examen du cœur, des poumons, du tube digestif, la recherche des corps étrangers, la réduction des fractures, puis le dépistage de masse de la tuberculose pulmonaire. Elle a largement contribué au développement du radiodiagnostic. La faible luminance (10-3 à 10-4 cd/m2) imposait une adaptation à l'obscurité de 10 à 20 min et n'offrait que les médiocres performances de la vision scotopique (vision nocturne) : mauvaise perception des contrastes, faible acuité visuelle. Par ailleurs la dose délivrée au sujet était relativement élevée et quelques radioscopies de longue durée furent la cause d'accidents du radiodiagnostic. La radioscopie directe a été progressivement supprimée à partir de 1967, lorsque la diffusion de l'amplificateur de luminance, couplé au circuit vidéo, a permis de la remplacer par la radioscopie télévisée, l'observation de l'écran en lumière à peine atténuée apportant facilité et confort au patient comme au personnel médical. La luminance de l'écran de télévision (10 cd/m2) offre les performances visuelles de la vision photopique (vision diurne) et d'autre part le débit de dose a pu être divisé par 20.
Étym. lat. radius : rayon ; gr. skopein : examiner
radiothérapie conformationnelle l.f.
conformal therapy
Technique couplant l'imagerie numérisée à l'appareil de radiothérapie afin de programmer et de surveiller, avec une grande précision, l'irradiation d'un volume cible.
Le repérage du volume cible, puis sa simulation s'effectuent grâce à un scanographe couplé, voire à une IRM, qui fournit une image virtuelle en 3D, calcule les doses, leur répartition spatiale, programme "l'irradiation conformationnelle" et permet sa surveillance en temps réel en cours de traitement. Un collimateur multilames qui épouse au plus près les contours, même complexes, du volume cible autorise des doses tumorales plus élevées tout en épargnant les tissus sains alentour.
Syn. radiothérapie de précision, radiothérapie tridimensionnelle
→ radiothérapie de précision, radiothérapie tridimensionnelle
radiovisiographie n.f.
radiovisiography
Procédé de radiographie dentaire qui remplace le film intrabuccal par un capteur intraoral, relié à une caméra vidéo et à un circuit de télévision.
Il en résulte une visualisation en temps réel de la dent, avec possibilité de traitement numérique de l'image, de tirage sur imprimante ou de mémorisation ; la f du procédé reste inférieure à celle d'une radiographie rétro-alvéolaire.
Symb. RVG
rayonnement diffusé l.m.
scattered radiation
Rayonnement constitué de photons apparus lors d'interactions (essentiellement effets Compton) entre le rayonnement primaire (photons X ou ) et les particules du milieu.
Les photons diffusés ont une énergie plus faible que celle des photons dont ils résultent et une direction différente. Ils contribuent à la dose dans le volume traversé par le rayonnement primaire : cette contribution croît avec la section du faisceau et avec la profondeur ; elle diminue lorsque l'énergie des photons primaires augmente. Ils sont responsables de l'irradiation en dehors des limites géométriques du faisceau.
En radiodiagnostic courant, les rayons X diffusés sont, au champ de sortie, 5 à 10 fois plus nombreux que les rayons X primaires. Ils dégradent le contraste de l'image et on réduit leur importance par des grilles antidiffusantes. Ils sont responsables du rayonnement ambiant dans la salle d'examen.
En radiothérapie, les photons diffusés ont des conséquences défavorables sur la distribution de la dose. Leur importance est très élevée pour les rayons X de 200 kV, plus faible pour les du 60Co et modeste pour les rayons X de haute énergie.
→ effet Compton, grille antidiffusante
réanimation néonatale et relation avec les parents l.f.
neonatal intensive care and relations with the parents
Ensemble de soins dispensés à un nouveau-né en détresse, compte tenu des relations avec les parents.
Le passage d'un nouveau-né en détresse dans une unité de réanimation constitue une rupture importante du lien avec les parents, la mère en particulier.
Konrad Lorentz a montré toute l'importance de ce lien dans les premières heures de la vie. L'unité de soins intensifs et le lieu où se tient la mère doivent être fonctionnellement proches l'un de l'autre : elle doit pouvoir parler à son enfant, le toucher, voire participer aux soins. L'allaitement au sein est hautement souhaitable, à défaut le biberon au lait maternel doit être donné, non seulement pour des raisons psychologiques mais aussi nutritionnelles et pour mieux lutter contre le risque infectieux.
Même s'il est malformé, il importe que la mère puisse voir son enfant à la naissance avant qu'il n'entre en soins intensifs, cela afin qu'elle en ait une image réelle et non fantasmatique en cas de décès. Il faut lui en donner une photographie, si elle n'a pu le voir.
Quand un enfant, né prématuré ou malade, est resté longtemps hospitalisé en réanimation coupé de ses parents, cette rupture du lien parental favorise les mauvais traitements : tout se passe comme s'il n'avait pas été investi ou adopté par la famille. Si ces visites sont rares, il faut tout faire pour encourager, faciliter et stimuler les visites des parents dans un but prophylactique.
L'annonce d'une aberration chromosomique ou d'une maladie de mauvais pronostic ne doit être faite que si l'on est sûr de ce qu'on avance : une erreur peut être désastreuse car elle induit un deuil parental difficilement réversible. L'information donnée doit être adaptée à la psychologie de chacun des parents. Elle doit être loyale, éviter les détails techniques et leur épargner les angoisses quotidiennes des soignants. Il faut employer le langage qu'ils comprennent et, s'il y a lieu, leur donner les mauvaises nouvelles de façon progressive, afin d'éviter le plus possible de les troubler avec des informations divergentes. Il importe que la même personne ait une relation privilégiée avec les parents et il faut que tous les membres de l'équipe soignante connaissent l'information transmise afin qu'ils parlent tous d'une même voix s'ils sont sollicités.
En cas de décès de l'enfant, il importe de revoir les parents; il est préférable d'attendre un mois. Cet entretien doit leur permettre de poser toutes les questions qui les tourmentent. On doit essayer de lever ou d'atténuer la culpabilité qu'ils ressentent et il faut leur donner des informations utiles pour l'avenir.
Un poste de psychologue dans l'équipe de réanimation est très utile : son action auprès des familles, du personnel soignant et aussi, indirectement, des enfants, est très précieuse.
K. Lorenz, biologiste et éthologue autrichien, prix Nobel de médecine en 1973
[E3, G1, H4, O1, O6]
Édit. 2019
réflexe d'orientation conditionné l.m.
conditioned reflex of orientation
Test comportemental, basé sur le réflexe d’orientation vers une source sonore conditionné par une récompense visuelle, utilisé chez l’enfant de un à trois ans pour déterminer la valeur de l’audition.
En pratique, l’enfant est assis entre deux haut-parleurs disposés à 1,5 mètre et à 45° à droite et à gauche de lui, reliés chacun à un audiomètre délivrant une stimulation sonore calibrée et surmontés d’un système de projection de dessins ou de diapositives ludiques.
Dans un premier temps, on provoque alternativement, à plusieurs reprises et de façon aléatoire dans l’un des haut-parleurs une stimulation sonore et l’apparition simultanée d’une stimulation visuelle du même côté. L’enfant tournera sa tête du côté ainsi stimulé. Une fois l’enfant conditionné, on envoie le bruit seul. L’enfant, s’il perçoit le son, tourne sa tête du côté stimulé pour être récompensé par l’apparition d’une image.
Cette épreuve est binaurale, c’est-à-dire qu’elle interroge les deux oreilles en même temps en champ libre. Elle permet de déterminer le seuil d’audition à 15-20 dB près dans la zone des fréquences conversationnelles sans pouvoir préciser le côté.
L’interprétation des réponses reste très difficile chez certains enfants en retard psychomoteur ou intellectuel ou présentant des troubles du comportement.
Sigle ROC
reformatage n.m.
reformatting
Remise en ordre des voxels selon un "format" différent de celui qui avait servi à la construction de l'image.
Technique très utilisée actuellement en scanner et en IRM pour reconstruire des coupes 2D planes ou courbes à partir d’une acquisition volumique 3D ou d’une pile de coupes planes. Elle permet également d’obtenir une représentation 3D surfacique.
[B2,B3]
Édit. 2018
rein dromadaire l.m.
dromedary hump kidney
Image d'aplatissement du bord supéroexterne du rein gauche qui crée une bosselure évoquant le dos du dromadaire.
Il s'agit d'un aspect normal dû à l'empreinte de la rate sur le rein voisin.
rein tigré l.m.
striated kidney
En urographie, calcifications granuleuses, souvent groupées, plus ou moins nombreuses, situées dans l'aire d'un rein peu ou non fonctionnel.
Cette image traduit la calcification de nodules tuberculeux du parenchyme ayant évolués vers la caséification. Quand les lésions atteignent la totalité de l'organe, le rein est muet; mais l'aspect tigré, visible dès le cliché sans préparation, est caractéristique de la tuberculose.
L'expression "rein mastic", souvent utilisée à tort, correspond en réalité à l'aspect anatomo-pathologique macroscopique.
Reinder (test de) l.m.
Reinder's test
Test à points aléatoires pour la mesure de l'acuité visuelle stéréoscopique.
L'acuité mesurée est de 3 100 à 2 579 secondes d'arc pour l'image du renne (donc grossière), de 591 à 32 secondes d'arc avec les cercles.
relation symbiotique l.f.
symbiotic relationship
En psychiatrie, relation de type mère-enfant (M. Mahler) visant à une réorganisation du moi psychotique, surtout dans les états schizophréniques.
L'image de la mère doit être vécue comme suffisamment bonne (D. Winnicott). Le thérapeute fonctionne aussi comme représentant de la réalité (P. Federn).
Margaret Mahler, psychiatre et psychanalyste d’enfants américaine d’origine hongroise (1900-1985) ; D. Winnicot, pédiatre et psychanalyste britannique (1896-1971) ; P. Federn, psychanalyste américain d’origine autrichienne (1871-1950)
relaxation (eutonie de Gerda Alexander) l.f.
relaxation (Gerda's Alexander's eutonia)
Méthode qui cherche à obtenir un état d'"eutonie" par la suppression des tensions musculaires inutiles et vise également à corriger l'image du corps.
Cette technique passe principalement par la rééducation du toucher, la peau étant considérée comme le moyen d'expression des équilibres entre le corps et le monde extérieur.
Le malade fait appel à un "inventaire" de ce qu'il perçoit de son corps et de ses rapports avec le milieu environnant, puis cherche à développer des positions de contrôle des contractions et des mouvements musculaires, par des manipulations et des exercices de présence et de contact visant à différencier le toucher du contact.
Gerda Alexander, enseignante danoise (1976)
rémanence d'un écran luminescent l.f.
remanence
Persistance d'une image sur un écran luminescent après cessation de l'action qui l'a produite.
Des dispositifs ont été réalisés pour maintenir la rémanence d'un écran mais n'ont pas eu de développement en radiodiagnostic.
rendu des couleurs l.m.
visual quality
Qualité visuelle qui reproduit fidèlement les couleurs de l'image imprimée.
renforcement narcissique l.m.
narcissistic strengthening
Restauration de l'image de soi qui se produit dès les premiers entretiens avec le psychanalyste ou le psychothérapeute et qui se caractérise par une "élation" (1), produisant un sentiment nouveau de liberté intérieure.
C’est une démarche psychothérapique par laquelle le sujet est conforté dans une auto-évaluation positive. Il s'agit là de l'effet premier du dispositif, qui précède et permet l'instauration du transfert(2). Deux évolutions sont possibles : cette réparation narcissique reste marquée de "l'élation première" sans évoluer, et c'est ce qui est au principe des psychothérapies, particulièrement de celles dites de soutien ; ou l'évolution se fait vers une relation plus élaborée, de type objectal (entre le sujet et un objet extérieur), et c'est ce que permet l'orientation du transfert dans la cure analytique.
Le travail analytique doit débuter, avec des patients qui présentent des failles du moi (dépression, deuils, blessures narcissiques, etc.), par une "restauration de leur sécurité narcissique"(3).
1 – D. Lagache, psychiatre et psychanalyste français (1954) ; 2 – B. Grunberger, psychanalyste français (1975) ; 3 - D. Anzieu, psychologue-psychanalyste français (1986)
[H3]
Édit. 2019
reprographe laser l.m.
laser copying machine
En radiologie médicale, appareil permettant de reproduire, sur un film négatif ou un papier photographique, l'image numérisée de systèmes radiologiques modernes : fluoroscopie numérique, lecteur d'écran radioluminescent à mémoire, scanographe, appareil IRM, échographe, etc.
L'imprimante à faisceau laser est particulièrement bien adaptée à la reproduction d'une information numérique de haute définition sur un film négatif spécial.
Syn. imageur laser
→ imageur
rétinotopie n.f.
retinotopy
Projection ordonnée de l'image rétinienne sur une structure.
La plupart des structures du système visuel reçoivent les projections de la rétine selon une disposition rétinotopique. Cependant certaines structures privilégient la partie centrale de la rétine dont la représentation occupe une surface relativement disproportionnée.
rétroalvéolaire (cliché) l.m.
retroalveolar film
Cliché dentaire obtenu par exposition d'un film de faibles dimensions, environ 2 x 3 cm, maintenu à l'intérieur de la bouche en position linguale ou palatine, au contact de la mâchoire par un support approprié.
Il donne une image nette d'une dent déterminée, de ses racines et de l'alvéole dentaire correspondante.
Cette technique est actuellement remplacée par les appareils de radiologie numérisée avec projection directe sur écran et possibilité d’enregistrement informatisé. L’incidence de prise de cliché reste identique. Le capteur remplace le film radiographique.
Syn. cliché périapical, cliché périapex
rêve éveillé l.m.
waking dream
Utilisation de la production de l'imaginaire dans un but thérapeutique, tout particulièrement dans les états névrotiques.
À partir de 1925, le suisse M. Guilleray avait entrevu les propriétés créatrices du rêve, intensifiées et dirigées ("rêve vécu"). R. Desoille développa le rêve éveillé dirigé (RED) qui associe la suggestion de type hypnotique, la relaxation et l'interprétation symbolique des rêves. Le thérapeute induit et dirige la rêverie du patient en suggérant des thèmes, des images déclenchant un scénario fantasmatique qu'il interprète secondairement. Cette méthode est davantage d'inspiration pavlovienne qu'analytique.
Le rêve éveillé en psychanalyse, ou rêve éveillé psychanalytique (REA) comporte, lors du processus analytique, un ou des temps où il est demandé au sujet de "partir" d'une image qui lui vient à l'esprit. Il dit en quelques mots sa rencontre avec sa production imagée, sans avoir à développer des souvenirs ni des réflexions. Se découvrent alors des éléments de l'inconscient. La relation et le processus analytiques peuvent s'en trouver modifiés.
R. Frétigny et A. Virel ont proposé le terme d'onirothérapie pour englober toutes les techniques utilisant l'imagerie mentale, analytiques ou non.
M. Guilleray, psychiatre suisse (1925) ; R. Desoille, psychothérapeute français (1938 et 1945) ; R. Frétigny et A. Virel, psychiatres français (1968) ; Elisabeth Mercier, psychologue canadienne (2001)