annexectomie n.f.
annexectomy
Ablation chirurgicale d'une annexe utérine, trompe de Fallope et ovaire, après ligature de leurs ligaments.
Elle peut être aisément réalisée par cœlioscopie opératoire mais elle nécessite encore parfois, en cas d'adhérences sévères ou de suspicion de processus malin, une laparotomie.
[O3]
Édit. 2017
annexes du globe oculaire l.f.p.
eyeball adnexa
Éléments solidaires, bien qu’anatomiquement isolables et physiologiquement distincts rattachés au globe oculaire dont elles assument certaines fonctions annexes.
Elles comportent l’appareil lacrymal, la conjonctive, les muscles oculomoteurs et les paupières.
→ appareil lacrymal, conjonctive, muscles oculomoteurs, paupières
[A1,P2]
Édit. 2017
annexes épidermiques l.f.p.
epidermal appendages
Ensemble de formations épithéliales dérivant de l'ectoderme, annexées à l'épiderme, logées en grande partie dans le derme et l'hypoderme, et dont on distingue trois types : les glandes sudorales eccrines et apocrines ; les follicules pilosébacés, auxquels sont annexés les muscles arrecteurs pilaires ; les ongles.
[A2,J1]
Édit. 2017
annexine n.f.
annexin
Protéine péri-membranaire située entre la membrane plasmique et le cytosquelette sous-membranaire et jouant un rôle de liaison entre la membrane et certaines protéines comme la spectrine ou la F-actine.
Les annexines ont une affinité pour les phospholipides, surtout les phospholipides anioniques, en présence d'ions calcium.
[A2,C2,C3]
Édit. 2017
annexite n.f.
pelvic inflammatory disease
Inflammation ou infection d'une ou des deux annexes utérines.
Terme le plus souvent utilisé pour désigner une salpingite alors qu'il peut recouper également des lésions infectieuses ovariennes moins fréquentes comme un abcès de l'ovaire.
[D1, O3]
Édit. 2020
annexite puerpérale l.f.
postpartum pelvic inflammatory disease
Infection des annexes utérines survenant au décours d'un accouchement.
→ annexite
Édit. 2017
annotation structurale du génome l.f.
structural annotation
Opération consistant en l’analyse de la séquence d’un génome, afin d’identifier et de localiser ses séquences remarquables (gènes, séquence régulatrices, etc).
L’annotation structurale exploite les homologies (ressemblances) entre des motifs d’ADN pour reconnaître des séquences conservées et donc potentiellement fonctionnelles. Cette analyse permet d’identifier des séquences codantes, des motifs régulateurs, des séquences répétées (transposons, microsatellites, minisatellites, virus intégrés dans le génome, etc).
Syn. annotation syntaxique
→ génomique structurale, génome, ADN, transposon, séquence codante
[Q1]
Édit. 2019
anomalie costale l.f.
Malformation, souvent localisée aux quatre premières côtes qui peut constituer une source d'erreur d'interprétation en radiologie pulmonaire
Les anomalies costales se classent en plusieurs types : synostose, hypoplasie, bifidité simulant l'absence ou la lyse d'une côte. Une côte surnuméraire, appelée côte cervicale, uni- ou bilatérale, peut naître de la 7ème vertèbre cervicale et participer au syndrome du scalène antérieur.
[A1,I2,Q2]
Édit. 2017
ANOP3 gene
Syn. SOX2 gene
[Q1]
Édit. 2017
anophtalmie liée au sexe l.f.
anophthalmos clinical
Microcéphalie, globes oculaires absents, orbites petites, fentes palpébrales petites ou fusionnées.
On trouve également un retard mental et une cyphoscoliose. Le locus du gène est en Xq27-28. L’affection est récessive, liée au sexe (MIM 301590).
D. Hoefnagel, pédiatre américain (1963)
Étym. gr. an : privatif ; ophtalmos : œil
Sigle ANOP1
[P2,Q2]
Édit. 2017
anorexie n.f.
anorexia
Perte totale ou partielle de l’appétit.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,N1,R2]
Édit. 2017
anorexie du petit enfant l.f.
infant anorexia
Avec son refus de l'alimentation en général solide, l'anorexie commune du deuxième semestre est la plus habituelle.
Souvent vif, précoce dans son développement, l'enfant manifeste cette attitude quand il a atteint un certain degré d'autonomie. Il cherche à dominer la situation en s'opposant à sa mère qui cherche à forcer un tel refus, source chez elle d'une profonde angoisse.
Dans la forme simple, dite réactionnelle, où l'on retrouve une cause déclenchante (sevrage, suppression du lait, maladie intercurrente, modification dans la vie de l'enfant, séparation, naissance d'un puîné), le trouble cède à l'apaisement de l'angoisse maternelle. Il est habituel d'insister sur l'absence de gravité de l'anorexie du nourrisson.
Dans la forme complexe, il y a davantage qu'un simple comportement de refus, mais une véritable phobie alimentaire ou un trouble de l'appétit dans un contexte affectif relationnel. C'est le cas de l'anorexie survenant dans un climat de dépression.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,H4,N1,O1,R2]
Édit. 2017
anorexie mentale l.f.
anorexia nervosa
Prédominant largement dans le sexe féminin et survenant en dehors de toute évidence d’affection somatique ou psychiatrique, l’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire conduisant à une perte pondérale prolongée d’au moins 10% qu’accompagne typiquement une aménorrhée.
L’affection est fréquente chez la jeune fille (on considère qu’une femme sur 40 a fait l’objet d’un épisode anorectique). Elle s’observe typiquement chez un sujet intellectualisé et brillant, souvent dans un milieu familial protecteur. Elle débute parfois par une aménorrhée complète et muette, ailleurs par les modifications progressives du mode alimentaire (dans quelques situations à la suite de remarques de l’entourage sur une éventuelle adiposité) : éviction des aliments les plus caloriques, réduction quantitatif de l’apport alimentaire parfois masqué par des vomissements provoqués. En dépit de l’état de minceur puis de maigreur, les sujets restent actifs, performants, quand même affectés de frilosité, sécheresse cutanée, altérations des phanères… Une potomanie, une augmentation de la pilosité sont fréquents. Biologiquement se marquent progressivement des signes de dénutrition : baisse des taux des protides, de la retinol binding protein (RBP), des lymphocytes, parfois hypokaliémie et alcalose. L’aménorrhée est liée à une mise au repos centrale de l’activité ovarienne dont témoigne la baisse de l’estradiol et des gonadostimulines ; se réduisent les taux circulants d’hormones thyroïdiennes T3 et souvent T4, sans accroissement de la TSH ; les concentrations du cortisol sont accrues dans le sang et les urines.
La prise en charge est souvent le fait d’équipes spécialisées (où contribuent somaticiens, psychologues, nutritionnistes). Elle recommande ordinairement un isolement relatif vis-à-vis du milieu familial, favorise la maturation psychologique des patients. Elle tient compte de la dysperception par les sujets de leur image corporelle. La durée de l’épisode anorectique est souvent de nombreux mois.
Plus rare et sévère est la situation des anorexies nerveuses qui se prolongent plusieurs années ou décennies, ou s’installent chez des sujets plus âgés parfois en couple et parents. Les vomissements itératifs, les prises de médications diurétiques ou laxatives sont sources de kaliopénie, à risque de troubles gravissimes du rythme cardiaque (torsades de pointe). Le décès peut survenir aussi du fait de la dénutrition, de l’immunodéficience, de suicides.
Même guéries, les anorexies prolongées ont favorisé la raréfaction osseuse, compromettent la fertilité. A leur décours la constitution d’une surcharge pondérale n’est pas rare.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
→ délire localisé, hystéro-anorexie
[H4, L1, O4, R2]
Édit. 2020
anorexie mentale chez l'enfant prépubère l.f.
anorexia nervosa among prepuberal children
Trouble plus rare qu'à l'adolescence, mais sévère sur le plan somatique et psychique.
Majoritaire chez le garçon, précédée d'importants désordres prémorbides (principalement alimentaires et phobo-obsessionnels), l'anorexie peut s'accompagner d'un refus d'hydratation, d'une forte hyperactivité physique, d'une perte de poids rapide (atteignant parfois 40 p. 100 du poids corporel, avec alors menace vitale), d'un ralentissement ou d'un arrêt de la croissance.
Par suite d'un développement cognitif moins avancé, le vécu psychique, en particulier la peur de grossir, est peu élaboré par rapport à l'adolescence. Des signes dépressifs sont fréquents.
Le pronostic apparaît plutôt défavorable, pouvant comporter une anorexie persistante, une vie émotionnelle réduite, une fragilité narcissique. Des liens familiaux ambivalents et dysfonctionnels rendent difficile la relation thérapeutique.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,H4,N1,O1,O4,R2]
Édit. 2017
anorexigène n.m.
anorexiant drug, anorexigenic
Médicament inhibiteur de l’appétit ("coupe-faim").
Les anorexigènes sont des substances douées de propriétés amphétaminiques plus ou moins marquées, retirées de l’usage en raison de leurs effets indésirables (métamphétamine, dextroamphétamine, phenmétrazine, fenfluramine, dexfenfluramine).
Un traitement anorexigène est indiqué dans certaines obésités. Les résultats sont transitoires car l'effet dure le temps de l'administration. Surtout, ce traitement est discutable du fait des éventuelles complications psychiques ou somatiques qu'il peut déterminer. Des dérivés amphétaminiques sont utilisés dans la composition de la plupart des anorexigènes. Les effets adverses de ces traitements sont fréquents : abus, dépendance, insomnie, dépression, excitation, hypertension artérielle.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,G3,G4,G5,H4,N1,R2]
Édit. 2017
anoxémie n.f.
anoxemia
Absence totale d'oxygène dans le sang.
Ce mot est souvent employé de façon incorrecte pour hypoxémie (P < 50 mm Hg). Les causes possibles de l’anoxémie sont multiples : dépression atmosphérique (altitude) ; anémie ; anomalies ou altérations de l’hémoglobine ; empoisonnement (par CO ou HCN) ; pneumopathie chronique grave ; cardiopathie congénitale avec shunt droit-gauche ; insuffisance cardiaque
Étym. gr. a(n) : privatif ; ox : pour oxygène ; haima : sang
[F1,G4,K1,K2]
Édit. 2017
anoxie n.f.
anoxia
Diminution de la quantité d’oxygène distribuée aux tissus par le sang.
C’est une conséquence de l’anoxémie. Faible, elle est dite hypoxie.
Étym. gr. a(n) : privatif ; oxia : pour oxygène
[F1,G4,K1,K2]
Édit. 2017
anoxie cérébrale l.f.
cerebral anoxia
État résultant d'un apport insuffisant d'oxygène au cerveau, observé dans des circonstances étiologiques variées, et qui peut être de type ischémique (secondaire à une défaillance cardiocirculatoire), anoxique (altitude, affection pulmonaire, accident d'anesthésie, etc.) ou anémique (anémie sévère, intoxication oxycarbonée).
La symptomatologie clinique, fonction de l'intensité et de la durée de l'anoxie, peut associer des troubles confusionnels, des crises convulsives, des signes focalisés et des troubles de la vigilance.
Les conséquences d'une anoxie sévère peuvent persister après correction de celle-ci et tous les intermédiaires existent entre la récupération complète, l'état végétatif et la mort cérébrale.
Étym. gr. a(n) : privatif ; oxia : pour oxygène
[F1,H1,G4,K1,K2]
Édit. 2017
anoxie fœtale l.f.
foetal anoxia
Déficit de l'oxygénation du fœtus responsable d'une acidose métabolique.
En l'absence de traitement obstétrical (extraction fœtale), elle aboutit au décès fœtal ou à l’installation de lésions cérébrales irréversibles. Ses causes sont multiples : les pathologies maternelles de la grossesse responsables d’une insuffisance placentaire, l’hématome rétroplacentaire, les compressions funiculaires.
Étym. gr. a(n) : privatif ; oxia : pour oxygène
Syn. souffrance fœtale aigüe
[H1,O3]
Édit. 2017
antagoniste du calcium l.m.
calcium antagonist
Substance inhibant l'entrée du calcium dans la cellule lors de la dépolarisation, dans les muscles lisses ou striés par ex., notamment le myomètre et la média des artères, ce qui inhibe la contraction musculaire et entraîne une vasodilatation.
La nifédipine et la nicardipine sont donc utilisées comme tocolytiques dans les menaces d’accouchement prématuré, et dans le traitement de l'hypertension artérielle, y compris chez la femme enceinte.
T. Godfraind, pharmacologiste belge, membre de l'Académie de médecine (2014)
Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant
Syn. inhibiteur des canaux calciques
[G3,G5,I4,O3]
Édit. 2017
antéflexion de l'utérus l.f.
anteflexion of the uterus
Position normale de l'utérus dans laquelle le corps est incliné en avant par rapport au col avec un angle d'ouverture normal de 120°.
[O3]
Édit. 2017
antenne en quadrature en IRM l.f.
Antenne susceptible de détecter deux composantes orthogonales d’un signal de radiofréquence, ce qui contribue à améliorer nettement le rapport signal/bruit
→ antenne
[B2,B3]
Édit. 2018
anthélix n.m.
antihelix (TA)
antihelix
Saillie de la face externe de l’auricule, concentrique avec l’hélix dont elle est séparée par la gouttière de l’hélix.
Située entre cette gouttière et la conque de l’auricule, elle se divise en haut en deux branches, supérieure et inférieure, qui limitent la fosse triangulaire.
[A1, P1]
Édit. 2020
anthoxanthine n.f.
anthoxanthine
Pigment hétérosidique polyphénolique présent dans certaines fleurs ou feuilles, de couleur jaune ou orange selon la structure de l'aglycone dérivé de flavonols, et possédant souvent des propriétés de vitamine P sur la fragilité et la perméabilité capillaires : par ex. le quercétrinoside et le rutoside sont des anthoxanthines dérivés du quercétol.
Étym. gr. anthos : fleur ; xanthos : jaune
[C1,G3,G5]
Édit. 2017
anthraline n.f.
anthralin
Produit autrefois utilisé dans le traitement du psoriasis et de la pelade sous forme de préparations à 0,3 ou 2% en applications de courte durée, mais responsable de dermites d'irritation, et dont la formule chimique est la 1,8-dihydroxyanthrone.
Syn. dioxyanthranol, dithranol, cignoline
[J1,G3,G5]
Édit. 2017