Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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immmunoélectrophorèse n.f.

immunoelectrophoresis

Technique associant successivement une séparation électrophorétique des antigènes en gel d’agarose, la diffusion d’un antisérum placé dans une gouttière créée parallèlement à l’axe de migration des antigènes, la coloration des axes de précipitation.
L’antisérum peut être polyvalent ou constitué d’anticorps spécifiques.

P. Grabar, membre de l’Académie de médecine, biologiste français et C. A. Wiliams Jr, biologiste américain (1953)

Étym. lat. immunis : exempt de

Sigle : AIE

immuno-empreinte n.m.

western blot

Technique qui utilise des anticorps marqués pour détecter des protéines dans un mélange après les avoir séparées par électrophorèse et transférées par adsorption sur une feuille de nitrocellulose.

Étym. lat. immunis : exempt de

Syn. western blot, immunoblot

immunofluorescence n.f.

immunofluorescence

Technique de laboratoire employée pour déterminer la présence et la localisation d’un antigène dans une préparation microscopique (coupe de tissu, frottis cellulaire, étalement microbien…) ou d’un anticorps dans un sérum pathologique, l’immunofluorescence utilise des anticorps marqués avec un composé fluorescent (isothiocyanate de fluorescéine, sulfate de rhodamine, etc.), la préparation une fois traitée étant examinée au microscope en lumière ultra-violette.
L’immunofluorescence est dite directe quand le sérum marqué est ajouté directement à la préparation microscopique. Elle est dite indirecte (en sandwich) quand on ajoute successivement à la préparation une dilution de sérum (soit sérum à analyser, soit immunsérum spécifique pour l’antigène à mettre en évidence dans la préparation) puis une solution d’anticorps marqués spécifiques pour les immunoglobulines du sérum ajouté dans le premier temps de la réaction.
L’immunofluorescence est très utilisée en pratique courante pour la recherche de dépôts dans les tissus pathologiques de molécules telles qu’immunoglobulines, composants du complément,etc ; pour la mise en évidence dans les sérums de patients d’autoanticorps tels que les anticorps antinucléaires (AAN) ou les anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires (ANCA) et en microbiologie (détection d’anticorps anti-tréponémiques par FTA p. ex.).

Étym. lat. immunis : exempt de

immunofluorescence cutanée directe l.f.

direct cutaneous immunofluorescence

Technique d'immunofluorescence effectuée à partir d'un fragment cutané frais ou transporté dans un milieu spécial (liquide de transport de B. Michel) sur lequel l'action d'un anticorps spécifique marqué par la fluorescéine révèle la présence d'un antigène particulier.
Les principaux anticorps utilisés en routine sont les anticorps anti-IgA, anti-IgG, anti-IgM et anti-C3.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoscore . l.m.

immunoscore

Score qui permet de prédire la capacité du système immunitaire d'un individu donné à combattre les cellules tumorales.
Outre son intérêt pronostique à la fois indépendant et supérieur à celui de la classification TNM, il peut contribuer à prévoir les chances de réponse aux immunothérapies et à guider les décisions thérapeutiques dans lesquelles l’immunologie a acquis une place importante en cancérologie
L’immunoscore est basé sur la détermination de la densité intratumorale de deux populations lymphocytaires : (CD3+ /CD45RO+) ou (CD3+ /CD8+) ou (CD8+ /CD45RO+) dans la tumeur et son front d’invasion, c’est-à-dire à la fois à l’intérieur et à sa périphérie. Ceci est réalisé par une technique d’immunohistochimie sur coupe tissulaire couplée à un système d’analyse d’image. Le score va de 0, caractérisé par une faible densité des deux types de cellules dans les deux régions, à 4 pour des lésions présentant une forte densité des deux populations dans les deux régions tumorales. Dans les cancers colo-rectaux de stade précoce (TNM stades I-II), l’immunoscore subdivise les patients en sous-groupes présentant des différences importantes de survie sans récidive et de survie globale. De la même manière, l’immunoscore a permis de subdiviser les patients présentant un cancer de stade avancé en des groupes de pronostic distinct et avec des différences majeures de survie.

→ TNM (classification)

implant cornéen l.m.

Technique de chirurgie réfractive où l'on utilise une lentille synthétique fabriquée à partir d'hydrogels ou de polysulfones pour réaliser une kératophakie ou une épikératoplastie.

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

→ kératophakie, épikératoplastie

implant de chambre antérieure sur œil phaque l.m.

phakic angle-supported anterior chamber lens, anterior chamber intraocular lens

Technique de chirurgie réfractive destinée à corriger une amétropie en plaçant un implant de chambre antérieure sur un œil phaque (possédant son cristallin).
Il implique une fixation artificielle particulière (anses ouvertes, anses fermées, fixation irienne).

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

Sigle  : ICA

implant précristallinien l.m.

posterior chamber pre-lenticular

Technique de chirurgie réfractive destinée à corriger une amétropie en plaçant un implant de chambre postérieure sur un œil phaque.
L'implant est rigide ou souple. Le recul est à ce jour insuffisant pour juger des complications tardives : déformations iriennes, décompensation endothéliale, formation de cataracte.

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

incidence de la Salpêtrière l.f.

la Salpetriere view

Technique de radiographie du col fémoral de profil qui peut s'effectuer sur une table chirurgicale ou orthopédique, sans déplacer le membre inférieur traumatisé.
Variante de l'incidence d'Arcelin, elle permet d'obtenir un vrai profil du col aussi utile en diagnostic d'urgence qu'au cours de certaines interventions.

F. Arcelin, médecin radiologue français (1876-1942)

Étym. La Salpêtrière : hôpital de l’Assitance publique–hôpitaux de Paris

Syn. profil chirurgical, technique de la Salpêtrière

incidence radiologique de la fente sphénoïdale (fente orbitaire supérieure) l.f.

incidence of anterior lacerate foramen

Incidence radiographique étalant unilatéralement une fente sphénoïdale dans l’aire orbitaire homolatérale.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur du nez et du front avec rotation du côté opposé à la fente radiographiée, alors que les rayons X incidents font un angle de 15° avec le plan sagittal médian et un angle de -20° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse d’une fente sphénoïdale.
Cette technique est rarement utilisée car l’incidence de face haute permet une analyse bilatérale suffisante des fentes sphénoïdales.
A. Brunetti, neuroradiologue italien né en 1958

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

Syn. incidence de Brunetti

→ plan sagittal médian, plan orbitoméatal

incision de Cherney l.f.

Cherney’s incision

Technique de laparotomie par incision transversale avec désinsertion sus-pubienne des muscles droits.

L. S. Cherney, chirurgien américain (1941)

[N2]

index rotulien l.m.

pattelar index, patellar height

Mesure de la position en hauteur de la rotule, (patella), sur une radiographie de profil.
C'est le rapport entre la longueur du tendon rotulien - LT - et la hauteur de la rotule, LP. LT/LP est normalement égal à 1 ± 0,2, selon la technique d'Insall-Salvati.

J. Insall et E. Salvati, chirurgiens américains (1971)

infertilité masculine l.f.

male infertility

Impossibilité pour un homme de procréer naturellement.
Environ 15 % des couples ont des difficultés à procréer. Les causes d'infertilité masculine sont nombreuses et schématiquement on oppose les obstacles (congénitaux ou acquis) à la progression des spermatozoïdes dans les voies séminales et les insuffisances ou anomalies de la spermatogénèse testiculaire beaucoup plus fréquentes. Les meilleurs moyens d’appréciation de la fécondité sont le spermogramme et le spermocytogramme. Les teneurs sanguines en  inhibine et en FSH sont également un bon reflet de l'activité du testicule exocrine.
La prise en charge de l'infertilité propose des traitements visant à améliorer la spermatogénèse ou à favoriser le transit des spermatozoïdes dans la voie séminale, court-circuit d'un obstacle épididymaire, cure d'une infection profonde, traitement d'un hypogonadisme hypogonadotrophique).
 Les techniques de procréation médicale assistée ont beaucoup d'indications dans l'infertilité masculine puisqu'elles sont possibles avec un nombre limité de spermatozoïdes (insémination artificielle intraconjugale et fécondation in vitro). La technique de l'ICSI a conduit à obtenir des embryons à partir d'un spermatozoïde testiculaire, voire d'une spermatide.

→ procréation médicalement assistée, fécondation in vitro, insémination artificielle intraconjugale, ICSI

inhibition réciproque l.f.

reciprocal inhibition

Incompatibilité entre certaines réponses comportementales qui s'inhibent mutuellement.
Ainsi, un sujet en détente musculaire supporte mieux la présentation d'un stimulus agressif et se dégage progressivement de l'émotion ainsi provoquée.
La méthode appelée aussi désensibilisation progressive consiste à placer au premier rang la relaxation différentielle de Jacobson parmi les réponses antagonistes de l'anxiété. Il s'agit d'une technique de choix dans la prise en soins des phobiques.

J. Wolpe, psychiatre américain (1952 et 1958)

institut de radioprotection et de sécurité nucléaire l.m.

institute of radioprotection and nuclear safety

Sa compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants utilisés dans l’industrie ou la médecine et aux rayonnements naturels.
Il a pour missions ;
- la surveillance radiologique de l’environnement et l’intervention en cas d’urgence radiologique,
- la radioprotection de l’Homme,
- la contribution à la formation et à l’enseignement de la radioprotection,
- la définition et la mise en œuvre de programmes de recherche nationaux et internationaux,
- la veille permanente en matière de radioprotection,
- la contribution à l’information du public,
- la réalisation d’expertises, de recherches et d’analyses sur les risques nucléaires et radiologiques établies pour des organismes publics ou privés,
- l’appui opérationnel technique en matière de risques nucléaires et radiologiques concernant les installations nucléaires civiles ou de défense, le transport de substances radioactives et sensibles ainsi que la protection physique et la sécurité des applications tant industrielles que médicales.
L’institut est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle conjointe des ministères :
- de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
- de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme,
- de l’économie, de l’industrie et du numérique,
- de la défense.
L’institut a été créé par l’article 5 de la loi du 9 mai 2001 et son fonctionnement précisé par décret du 22 février 2002, modifié le 7 avril 2007.

Sigle  : IRSN

insuline n.f.

insulin

Polypeptide hormonal sécrété par les cellules β des îlots de Langerhans du pancréas, indispensable à l’équilibre glucidique.
Cette hormone facilite la pénétration du glucose dans les cellules périphériques en augmentant le nombre de transporteurs membranaires pour le glucose. Simultanément, elle active dans les hépatocytes, les enzymes de biosynthèse du glycogène, des triglycérides et des protéines, entraînant une baisse de la glycémie, des acides gras plasmatiques et de l’urée. Polypeptide (PM environ 6000), formé de deux chaînes reliées par des ponts disulfure (-S-S-) provenant de deux cystéines, c’est une substance incolore, cristallisable. La cellule pancréatique biosynthétise la pro-insuline formée de 86 acides aminés, scindée secondairement en deux parties : l’insuline et le peptide C (ou peptide de connexion) constitués respectivement par 51 et 31 acides aminés. L’insuline est dégradée dans le foie et le peptide C dans les reins. L’insuline peut être dosée par radio-immunologie ou par électro-chimio-luminescence. La concentration d’insuline dans le sang d’un sujet à jeun est inférieure à 11 mU/L. Elle augmente en période postprandiale. Les insulines des différents mammifères ne se distinguent entre elles que par un ou trois aminoacides (ex. : en position terminale 30, celle du Porc possède une alanine et celle de l’Homme une thréonine). La substitution de cet aminoacide terminal, a permis la préparation de l’insuline dite humaine (ou monocomposée) à partir de celles du Porc ou du Bœuf, obtenues par extraction et purification.
Actuellement en France, toutes les insulines sont produites par génie génétique, grâce au colibacille K12 doté d’un plasmide recombiné contenant le gène de l’insuline humaine. L’insuline ainsi obtenue est une protéine basique de point isoélectrique 12, soluble dans l’eau acidifiée. Sa présentation en solution, sous forme d’hexamère, implique avant son activité, sa dissociation en dimères puis en monomères, à l’origine d’une latence (90-150 minutes) alors que la sécrétion physiologique agit 30 et 60 minutes après le repas. L’insuline rapide (Actrapid) commence à agir 1 heure après l’injection sous-cutanée et son effet persiste en moyenne 6 heures. La durée d’action des insulines a pu être augmentée grâce à la formation de cristaux obtenus par l’association à la protamine ou au zinc. L’insuline NPH (Neutre Protamine Hagedorn), d’action intermédiaire, agit 1 à 3 heures après l’injection et pendant 8 à 12 heures. Les insulines au zinc ont une action prolongée pendant 24 à 36 heures avec une variabilité de résorption inter et intra- individuelle. De nouvelles molécules obtenues après modification de la structure de l’insuline originelle, ayant des profils d’action différents, sont dénommées analogues de l’insuline. Obtenus par le remplacement de deux acides aminés, les analogues rapides sont les insulines Glulisine (Apidra) et Lispro (Humalog) dont l’effet débute 15 à 30 minutes après l’injection et persiste pendant environ 3 heures. Plus rapides que l’insuline ordinaire, ils assurent un meilleur contrôle du pic glycémique induit par le repas et réduisent la fréquence des hypoglycémies post-prandiales. Les analogues retard sont obtenus par modification de la structure aminée de la molécule. L’insuline Glargine  résulte de l’adjonction de deux arginines à l’extrémité C-terminale de la chaîne B en position 31 et 32 et du remplacement d’un résidu asparagine par la glycine en position 21 de la chaîne A. Sa solution précipite en cristaux dans le tissu sous-cutané et assure une libération régulière durant 24 heures. Elle ne doit être mélangée à aucune autre insuline. Dans l’insuline Detemir, la lysine en position 29 de la chaîne B est liée à un acide gras C14 (N-palmitoyl). Son association à l’albumine dans le tissu sous-cutané, lui confère un effet retard avec une durée d’action de l’ordre de 20 heures. Les analogues retard ont une meilleure stabilité que les insulines au zinc. Leur principal avantage est de réduire la fréquence des hypoglycémies nocturnes et des excursions glycémiques secondaires responsables du phénomène de l’aube avec une moindre prise de poids. Leur usage s’étend de plus en plus en association avec les analogues rapides selon la technique du
« basal-bolus ». Les analogues de l’insuline sont moins immunogènes que les insulines classiques et ne paraissent pas, aux doses utilisées, avoir une action mitogène. Pour limiter la fréquence des injections, sont proposés des mélanges d’analogues rapides avec la protamine, combinant les effets rapide et prolongé.
L’insuline est injectée en sous cutanée en traitement quotidien et en intra veineuse lors des situations d’urgence (cétoacidoses). L’administration par voie pulmonaire, d’une insuline d’action rapide, en poudre, agréée dans certains pays, laisse persister des incertitudes sur sa biodisponibilité et sur son innocuité respiratoire. La voie digestive fait l’objet de recherches encore peu concluantes.
Les injections se pratiquent à l’aide de seringues et d’aiguilles adaptées au conditionnement ou de stylos préremplis d’emploi plus facile. Les pompes à insuline utilisent les analogues rapides. Elles permettent une administration souple, modulable, adaptée aux besoins. Les pompes externes sont les plus utilisées. Les pompes internes permettent un apport intra péritonéal, suivi d’un drainage vers le foie, se rapprochant ainsi des conditions physiologiques. L’usage des pompes nécessite une éducation préalable et renouvelée des patients, assurée par une structure spécialisée assurant une veille permanente.
Les essais en cours de pancréas artificiel ayant pour objectif d’adapter à tout moment la sécrétion d’insuline aux fluctuations glycémiques, n’ont pas encore abouti à des applications pratiques.

J. Banting, Sir, médecin scientifique canadien et C. H. Best, physiologiste canadien, prix Nobel de médecine en 1923

Étym. lat. insula : île

→ îlots pancréatiques, pro-insuline, peptide C, génie génétique

[R1]

Édit. 2018

insulinome n.m.

insulinoma

Tumeur pancréatique endocrine, relativement fréquente (environ 1 à 2 cas pour 100 000), qui est constituée de cellules β des ilots de Langerhans libérant de l'insuline.
 Elle est presque toujours révélée par des accidents d'hypoglycémie organique (état confusionnel ou coma).
Le diagnostic  repose sur la mise en évidence d'une hyperinsulinémie non régulée par l'hypoglycémie progressive induite par le jeûne et sur la localisation de la tumeur pancréatique qui est en général unique et de petite taille : l'écho-endoscopie semble être la technique de localisation la plus performante. Le traitement de l'hyperinsulinisme repose sur l’utilisation du diazoxide mais l'exérèse chirurgicale de la tumeur est le traitement de choix, la chimiothérapie par streptozotocine devant être proposée si l'exérèse est impossible ou incomplète.

Étym. lat. insula : île

iodocisternographie n.f.

iodocisternography

Examen radiologique des citernes de la base du crâne, réalisé après injection par voie intrathécale dans le canal rachidien lombaire de quelques millilitres d'une substance de contraste iodée tolérée.
L'injection était faite sur le malade basculé tête en bas pour faire passer le produit de contraste dans les citernes. L'iodocisternographie permettait d'étudier la région chiasmatique et les citernes de l'angle pontocérébelleux à la recherche d'un petit neurinome de l'acoustique. Comme la cisternographie gazeuse, cette technique a été complètement abandonnée au profit de la scanographie et de l'IRM.

irradiation hémicorporelle l.f.

half body irradiation

Irradiation visant la moitié supérieure ou inférieure du corps.
Elle est utilisée pour réaliser, dans des affections malignes généralisées (hémopathies), une irradiation totale sous forme de deux irradiations séparées par quelques semaines. Cette technique évite la stérilisation médullaire totale : pendant l’intervalle le tissu médullaire du premier territoire irradié, stérilisé par l’irradiation, est recolonisé à partir du second territoire.

isoélectrofocalisation n.f.

isoelectric focusing

Technique de séparation électrophorétique des ampholytes (électrolytes tels que les protéines qui portent à la fois des groupements acides et basiques) en fonction de leur point isoélectrique dans un milieu de pH graduellement croissant, constitué par des ampholines.

→ focalisation isoélectrique

Janecksó-Urbányi (technique de) l.f.

Janecksó-Urbányi’s technique

Technique coprologique désuète qui permettait la concentration en éléments parasitaires par flottaison dans une solution de sels de mercure.

A. Janecksó et L. Urbányi, biologistes hongrois (1931)

Jeannin-Michon (procédé de) l.m.

Jeannin Michon’s procedure

Procédé chirurgical permettant une extra-péritonisation provisoire lors d'une césarienne effectuée normalement par voie transpéritonéale.
Technique ancienne, utilisée en cas de suspicion d'infection amniotique pour éviter la contamination de la grande cavité, elle est actuellement rendue obsolète par l'usage généralisé de l'antibiothérapie.

C. Jeannin, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1874-1947) ; L. Michon, chirurgien français (1892-1973)

Jeffcoate (opération de) l.f.

Jeffcoate’s procedure

Intervention chirurgicale permettant la cure de l'aplasie moyenne ou basse du vagin par voie basse exclusive.
Elle consiste après clivage de l'espace rectovésical jusqu'au dôme vaginal distendu par la rétention menstruelle, à disséquer la muqueuse du haut vagin pour la suturer à la muqueuse vestibulaire. L'inconvénient majeur de cette technique est de ne pas permettre un bilan précis des lésions hautes associées.

T. N. A. Jeffcoate, gynécologue obstétricien britannique (1969)

jeu de rôle l.m.

role, role playing

Technique de thérapie comportementale qui consiste à mettre le patient dans une situation créée artificiellement et à lui demander de se comporter comme s'il affrontait la situation réelle.
À la différence du psychodrame classique, il s'agit presque exclusivement d'observer et de modifier des comportements en situation, sans recherche directe d'une abréaction émotionnelle du sujet.
Par exemple, lors d'un entrainement en affirmation de soi, celui-ci joue en séance une situation sociale face à un protagoniste. Le thérapeute lui donne alors des commentaires sur ses comportements verbaux et non verbaux, s'attachant à renforcer ceux jugés satisfaisants et à suggérer des modifications pour les autres. La scène est ensuite rejouée sur ces bases et la séquence scène jouée-commentaires constructifs peut être reprise plusieurs fois. Les situations jouées en jeu de rôle trouvent naturellement leur prolongement dans des exercices in vivo, que le patient accomplira après cela en réalité.
Le jeu de rôle peut aussi être utilisé comme outil d'évaluation diagnostique, pour mieux apprécier les comportements du sujet dans diverses situations. Il a été introduit par certains dans l'enseignement de la psychologie médicale.

jitter n, angl.

1) Variabilité de l'espace interpotentiel entre deux fibres musculaires appartenant à une même unité motrice lors des décharges consécutives de cette paire de potentiels.
Ces décharges consécutives (jusqu'à 1000 d'entre elles peuvent être enregistrées, stockées et analysées avec des appareils électromyographiques modernes) sont susceptibles d'être obtenues lors de la contraction volontaire modérée ou lors d'une stimulation de la portion terminale intramusculaire de l'axone suivant ces fibres. Cette technique est utilisée pour le diagnostic de la myasthénie.
Terme employé communément dans la pratique électromyographique dite de fibre unique (utilisée pour le diagnostic de cette même myasthénie).
2) Mesure de l’instabilité dans le temps de la fréquence fondamentale du signal acoustique.
Il est mesuré d’une onde par rapport à la suivante et exprimé en pourcentage.

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