anthrax n.m.
carbuncle
Infection nécrosante de la peau et du tissu sous-cutané, formée par un groupement de furoncles. qui évolue vers la suppuration profonde,
Siégeant souvent sur la nuque ou le périnée, elle nécessite une antibiothérapie générale anti- staphylococcique.
Ne pas confondre avec la maladie du charbon due à la bactéridie charbonneuse, dont la pustule maligne est la lésion cutanée la plus caractéristique, dite en anglais « anthrax ».
Étym. gr. anthrax : charbon (tumeur qui cause des douleurs ardentes, des brûlures)
[D1, J1]
Édit. 2020
anthrax du rein l.m.
renal anthrax
Forme particulière de pyonéphrite hématogène, due au staphylocoque doré, comportant de ce fait des lésions de nécrose associées aux lésions suppuratives.
Étym. gr. anthrax : charbon (tumeur qui cause des douleurs ardentes, des brûlures)
anti-angineux (médicament) l.m.
anti-anginal drug
Médicament administré par différentes voies : per os, percutané, intraveineuse ou intracoronaire dans le but de calmer instantanément une crise d’angine de poitrine (traitement curatif) ou d’empêcher sa survenue (traitement préventif).
Le but est d’améliorer l’apport d'O2 au myocarde afin d’équilibrer l’offre et la demande. Le mécanisme mis en jeu pour améliorer la fourniture d'O2 varie selon l’action recherchée : vasodilatation coronaire et diminution de la pré-charge (dérivés nitrés), diminution des besoins du myocarde en O2 par inhibition des récepteurs -adrénergiques et ralentissement de la fréquence cardiaque (bêta-bloquants), diminution de la post-charge et effet relaxant sur la fibre myocardique (inhibiteurs calciques), effet spasmolytique, vasodilatation veineuse avec baisse de la pré-charge, vasodilatation des artères coronaires (activateurs des canaux potassiques)..
→ angine de poitrine, dérivés nitrés, bêta-bloquant, inhibiteur calcique
anti-angoreux n.m.
antianginal drug
Médicament utilisé pour traiter l'insuffisance coronarienne responsable de l'angor.
Ils sont représentés par la trinitrine et ses dérivés, les bêta bloquants et les inhibiteurs calciques.
antibioprophylaxie n.f.
antibioprophylaxis
Utilisation des antibiotiques dans le but de prévenir l’apparition d’une infection.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie
antibioprophylaxie pour greffe d'organe l.f.
Administration d’antibiotiques au donneur en état de mort cérébrale dès qu’est prise la décision de greffer un organe,
Cette administration n’a pas de justification scientifique mais elle est consacrée par l’usage. Elle consiste en l’administration de 1,5 à 2g de céphalosporine de type céfuroxime ou céfazoline à l’induction de l’anesthésie du donneur. Cette antibiothérapie peut être commencée dès le passage du donneur en état de mort cérébrale.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie
antibiotiques antituberculeux (activité in vivo des principaux) l.f.
| activité sur BK extracel | activité sur BK intracellulaire | activité sur BK intracaséeux | apport dans le traitement | |
| streptomycine | ++ | 0 | 0 | 1er anti tuberculeux |
| isoniazide (INH) | ++ | + | 0 | le plus rapidement bactéricide |
| rifampicine (RMP) | ++ | + | + | 18 mois → 9 mois |
| pyrazinamide (PZA) | 0 | ++ | 0 | 9 mois → 6 mois |
| éthambutol (EMB) | ± | ± | 0 | empêche la sélection des bacilles résistants à la rifampicine si résistance primaire à l'INH |
antibiotiques (résistance aux) l.f.
resistance in antibiotics
Inefficacité de l’action des antibiotiques, naturelle (intrinsèque) ou acquise par le patient, sur les bactéries d’une espèce donnée.
Il existe, pour chaque antibiotique, une liste des espèces de bactéries habituellement sensibles, appelée spectre de l’antibiotique. Certaines associations médicamenteuses peuvent élargir le spectre par ex. l'association amoxilline + acide clavulanique ou ticarcilline + acide clavulanique.
L’utilisation des antibiotiques a fait apparaître de nombreuses résistances acquises qui sont la conséquence de modifications de la bactérie portant sur les chromosomes ou sur l’ADN plasmidique. La résistance chromosomique se transmet par filiation aux descendants de la bactérie modifiée. La résistance plasmidique peut, en outre, être transmise par contact à une bactérie d’une espèce différente.
Les modifications acquises portent sur divers processus métaboliques de la bactérie :
- par modification de la structure de la paroi fermant les sites de fixation ou de passage des antibiotiques dans le protoplasme de la bactérie ;
- par modification de la structure des protéines ne permettant plus la fixation sur le ribosome 30 S ou sur certaine enzymes de la synthèse de l'ADN ;
- par synthèse d’enzymes dégradant les molécules antibiotiques qui ont pu pénétrer dans le cytoplasme de la bactérie en formant, par exemple, des bêta-lactamases pour dégrader les bêta- lactamines ou des acétyltransférases, adényltransférases et phosphotransférases pour dégrader les aminosides.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie
anticancéreux adj. et n.m.
antineoplastic agent
anticoagulants oraux directs l.m.p
Syn. nouveaux anticoagulants oraux
Sigle AOD et NAOC
→ nouveaux anticoagulants oraux
anticorps antineuronaux l.m.p.
antineuronal antibodies
Anticorps anti-neurones mis en évidence dans des syndromes neurologiques paranéoplasiques, qui correspondent généralement à une atteinte du système nerveux central, mais touchent parfois le système nerveux périphérique.
Ces anticorps peuvent s'oberver aussi dans des processus considérés comme dégénératifs, qui pourraient donc être autoimmun. Ces syndromes sont rares. Ils sont associés à une gamme restreinte de cancers: cancer pulmonaire à petites cellules, cancer du sein et de l'ovaire, cancer du testicule, maladie de Hodgkin et thymome. Les signes neurologiques précèdent le plus souvent la découverte du cancer. Leur cible est intracellulaire ou membranaire. Leur rôle pathogène n'est pas démontré.
Leur detection permet d'affirmer que le syndrome neurologique est paranéoplasique. En fonction de leur spécificité, ils orientent vers la recherche de la tumeur en cause. Ils permettent de mettre en oeuvre le plus précocemment possible le traitement de la tumeur sous jacente.On compte au moins onze anticorps anti neuronaux.
Le principal est : l'anticorps anti-Hu ou ANNA1 (anti-neuronal nuclear antibody type1), le plus répandu (3/4 des cas) rencontré dans les syndromes cérébelleux paranéoplasiques, l'encéphalite limbique, les syndromes du tronc cérébral (avec ou sans opsoclonus), les encéphalomyélites et les neuropathies sensitives.
L'anticorps anti YO ou APCA1 (anti-purkinje cytoplasmic antibody type1), est observé dans les syndromes cérébelleux. Il est associé aux cancers gnécologiques.
L'anticorps anti-Ri ou ANNA2, est décrit dans les atteintes du tronc cérébral. Il marque le noyau des neurones, exclusivement ceux du système nerveux central. Il est associé principalement aux cancers du sein et du poumon à petites cellules.
L'anticorps anti-amphiphysine (l'amphiphysine est une protéine exprimée dans le système nerveux central et periphérique) lorsque les anticorps sont associés aux anti-HU il s'agit d'un cancer du poumon, lorsqu'ils sont isolés il s'agit d'un cancer du sein.
L'anticorps anticanal calcique voltage dépendant est associé à un syndrome myasthéniforme de Lambert-Eaton. L'anticorps peut être associé à des anti HU.
L'anticorps anti-CV2 ou CRMP5 (collapsin response mediator protein 5), correspond à une atteinte mixte, centrale syndrome cérébelleux et périphérique.
Les anticorps anti-GAD (anti acide glutamique décarboxylase) sont trouvés dans un syndrome myotonique, le syndrome de l'homme raide ou dans les syndromes neurologiques paranéoplasiques
Citons aussi les anticorps anti-Ma1 et Ma2 (Ta), les anti-CCVD, anti-neurofilaments.
Il existe des anticorps rares et difficilement accessibles en routine anticorps anti-Tr ou APCA 3, CAR, Zic ...
→ anticorps anti-HU, syndrome de l'homme raide, syndrome de Lambert-Eaton
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anti-SS-B l.m.p.
Auto-anticorps présent dans le sérum de 60 à 80% des sujets atteints de syndrome de Gougerot-Sjögren primitif, dans certains cas de lupus érythémateux disséminé où ils s’associent volontiers à la présence d’anti-SS-A
Les anti-SS-B réagissent avec des ribonucléoprotéines solubles nucléaires et surtout cytoplasmiques faites d’un RNA de faible poids moléculaire et de protéines dont une protéine de 46 kD porteuse des épitopes réagissant avec l’anti-SS-B. Physiologiquement, cette ribonucléoprotéine intervient dans la terminaison des transcrits de la RNA-polymérase III.
→ anticorps anti-La, lupus érythémateux disséminé, connectivite mixte, Gougerot-Sjögren (syndrome de)
anticorps cytotoxique l.m.
cytotoxic antibody
Anticorps dirigé contre un épitope de molécule membranaire de cellules cibles dont la fixation peut entraîner la lyse des cellules cibles par activation du système du complément ou par mise en jeu de cellules cytotoxiques dépendant des anticorps (ADCC).
anticorps incomplet l.m.
Anticorps qui se fixe à la surface de son antigène sans pouvoir agir en l’absence d’artifices tels que la présence d’un milieu albumineux, acidification…
[F3]
Édit. 2018
anticorps monoclonaux chimériques n.m.p.
Anticorps dont les régions variables sont d’origine murine et les régions constantes d’origine humaine reconnaissables dans la littérature par le suffixe ximab
Un exemple est le rituximab dirigé contre la protéine CD20 et utilisé dans le traitement des lymphomes et de la leucémie lymphoïde chronique. Ce type d’anticorps limite mais ne supprime pas le risque de xénoimmunisation. Il est de plus en plus remplacé par les anticorps humanisés (zumab) obtenus par d’autres techniques que celle de l’hybridome (expression phagique ou « phage display » et souris transgéniques). Ces anticorps humanisés sont mieux tolérés et plus efficaces, leur duré de vie étant celle des IgG humaines naturelles.
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps xi-mab l.m.p.
Anticorps monoclonaux chimériques ayant une partie murine variable et une partie humaineconstante.
→ anticorps monoclonaux chimériques
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps polyclonaux l.m.p.
Mélange d'anticorps reconnaissant différents épitopes sur un antigène donné, chaque idiotype étant sécrété par un clone de plasmocytes différent.
antidépresseur (effets latéraux d'un) l.m.p.
antidepressant (side effects)
Effets liés aux impacts biologiques de l'antidépresseur (AD) : anti-cholinergiques (sécheresse de la bouche, vision trouble, dysurie, constipation, troubles cognitifs), adrénolytiques (sédation, bradycardie, troubles du rythme cardiaque), antihistaminiques (sédation).
Ils sont communs et propres à chaque classe d'AD. Dans l'ensemble, les non-tricycliques non-IMAO semblent mieux tolérés, surtout au niveau cardiovasculaire. Certains de ces effets peuvent être recherchés : anxiolyse et sédation avec les AD sédatifs, stimulation avec les psychotoniques.
Parmi les plus fréquents, seront cités les troubles suivants :
- psychiques : fatigue (fréquente), sédation, recrudescence anxieuse, levée de l'inhibition et suicide, virage maniaque, confusion mentale, délire (principalement avec les IMAO) ;
- neurologiques : tremblement (AD anticholinergiques), modifications de l'électro-encéphalogramme (risque épileptique) et troubles neurovégétatifs, mais aussi signes extrapyramidaux et, avec les IMAO, polynévrite et névrite rétrobulbaire ;
- digestifs : hépatites et retentissement hépatique (plutôt avec les IMAO), sécheresse buccale, constipation ;
- cardiovasculaires : hypotension, troubles de la conduction et diminution de la contractilité myocardique (cardiotoxicité plus forte des tricycliques), crises hypertensives sous IMAO classiques par non-respect des contre-indications alimentaires (régime pauvre en tyramine) ou médicamenteuses ;
- métaboliques : prise de poids (surtout avec les AD sédatifs antihistaminiques), avitaminoses B lors de traitements prolongés ;
- enfin : oculaires (risque de glaucome aigu, notamment), sexuels, dysuriques, rarement hématologiques.
antiglaucomateux n.m.
antiglaucomatous agent
Médicament ayant un effet hypotonisant.
Bien que le glaucome ne se définisse pas par la seule élévation de la pression intra-oculaire, un médicament est appelé antiglaucomateux s'il normalise la PIO, qu'il soit administré par voie locale (collyre) ou générale.
Syn. hypotenseur oculaire
antigoutteux n.m.
drug for treatment of gout
Agent correcteur des troubles du métabolisme de l'acide urique.
On les classe en trois groupes :
- la colchicine, réservée au traitement de la crise aigüe de goutte,
- les inhibiteurs de la synthèse de l'acide urique tels que l'allopurinol,
- les agents qui augmentent l'excrétion de l'acide urique, dits uricosuriques, du type benzbromarone actuellement abandonnés en raison des difficultés de surveillance thérapeutique.
antihelminthique n.m.
anthelminthic
Médicament actif contre les helminthes.
Syn. antivermineux, anthelminthique
anti-infectieux adj.
antiinfectious
Qui combat ou prévient une infection.
antilépreux n.m.
antileprotic
Médicament actif contre le bacille de Hansen.
L’OMS retient 3 médicaments essentiels, la clofazimine, la dapsone et la rifampicine, prescrits en association.
Le thalidomide, inactif sur le bacille de Hansen, et dont on ne devrait utiliser que l'énantiomère non tératogène, est efficace pour réduire l'érythème noueux lépreux.
antimigraineux (traitements) l.m.p
antimigraine sufferer
Traitements qui comportent deux modalités, concernant d'une part l'accès migraineux, d'autre part la maladie migraineuse.
Le traitement de la crise utilise les antalgiques classiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les dérivés de l'ergot de seigle et les triptans.
Le traitement de fond ne se justifie que si au moins quatre crises surviennent par mois, voire deux particulièrement intenses. Il fait appel aux bêtabloquants, aux antagonistes de la sérotonine, aux antidépresseurs tricycliques et à d'autres classes thérapeutiques comme le valproate de sodium ou les inhibiteurs calciques.
Des conseils hygiénodiététiques sont également utiles.
Une attitude thérapeutique à l'égard d'éventuels troubles psychiques, principalement dépressifs et anxieux, est indiquée.
→ triptans
antimitotique topique l.m.
topical antimitotic agent, topical cytotoxic drug
Produit cytotoxique agissant par inhibition de la mitose, appliqué directement sur la peau pour limiter ses effets systémiques et utilisé dans le traitement de viroses ou d'états précancéreux ou cancéreux cutanéomuqueux.
Ces substances sont formellement contre-indiquées chez la femme enceinte ou allaitante et sont très rarement employées chez l'enfant ; elles provoquent souvent des réactions inflammatoires intenses. Les principales sont le 5-fluoro-uracile, la chlorméthine, la podophyllotoxine, la bléomycine et le BCNU ou nitroso-urée, voire la colchicine.