Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1418 résultats 

Itô (incontinentia pigmenti achromians de) l.f.

M. Itô, dermatologue japonais (1952)

→ hamartome achromique systématisé

Ixodes ricinus

Ixodes ricinus

Tique de la famille des Ixodidae répandue dans toute l'Europe.
Le cycle d'Ixodes ricinus est un cycle triphasique (trois hôtes différents) : les larves se nourrissent sur petits mammifères (rongeurs, insectivores), les nymphes sur mammifères ou sur oiseaux, les adultes femelles sur grands mammifères (Cervidés) ; les mâles adultes ne prennent pas de repas sanguin. L'Homme est un hôte accidentel, piqué le plus souvent par des nymphes.
I. ricinus est une espèce fréquente en milieu forestier (arbres à feuilles caduques) ; elle est sensible à la dessiccation et présente une diapause hivernale et deux pics d'activité au printemps et en automne.
Cette tique est notamment vectrice des virus d'encéphalite à tiques, des Borrelia de la maladie de Lyme et de Babesia.  

→ Ixodidae, Lyme (maladie de), encéphalite européenne à tiques, Babesia divergens, anaplasmose granulocytaire humaine,arbovirose, Rickettsia helvetica, Anaplasma phagocytophilum, Ixodes ricinus, babésiose

[D1, D4]

Édit. 2019

Jacobi (poikiloderma vasculare atrophicans de) l.f.

A. Jacobi, pédiatre américain (1906 et 1908)

→ poikiloderma vasculare atrophicans

Jaeken (syndrome de) l.m.

Jaeken syndrome

J. Jaeken, pédiatre belge (1987)

Syn. syndrome CDG

→ syndrome CDG

[R1, Q2]

Édit. 2018

jet washer de Gravlee l.angl. m.

Gravlee’s jetwasher

Recueil par lavage énergique de la cavité utérine de cellules endométriales.
Celles-ci sont isolées ensuite par centrifugation du liquide de lavage et soumises à une analyse cytologique.

L. C. Gravlee Jr, gynécologue obstétricien américain (1969)

JMS gene sigle angl. pour Juberg-Marsidi's syndrome

Gène, situé sur le locus chromosomique Xq12-q21, responsable du syndrome de Juberg-Marsidi.

→ Juberg-Marsidi (retard mental de)

Juquitiba (virus)

Juquitiba (virus)

Virus à ARN, appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
Ce virus est une cause de syndromes pulmonaires à
Hantavirus au Brésil. Il est associé au rongeur  Oligoryzomys forensi en Argentine et Brésil et Paraguay. Les virus Araucaria et Itapua en sont probablement des variants.

Sigle JUQV

→ syndrome pulmonaire à Hantavirus, Hantavirus

[D1,K1]

Édit. 2018

Kabuki make-up angl. l.m.

Étym. Le nom « Kabuki make-up » fut choisi à cause de la ressemblance du visage à celui, maquillé, des acteurs du Kabuki, forme de théâtre traditionnel japonais. Le terme «make-up» (maquillage) est maintenant le plus souvent omis à ca

→ Kabuki (syndrome de)

[A4,O6,Q2]

KCNT1 gene sigle angl.pour potassium sodium-activated channel subfamily T member 1

Gène situé sur le locus chromosomique 9q34.3, codant pour un canal potassium sodium-dépendant, fortement exprimé dans les neurones cérébraux permettant la sortie cellulaire des ions potassium à l’origine d’une activation neuronale et du transport des signaux dans le cerveau.
Des variants de KCNT1 ont été identifiés chez des patients présentant d'autres encéphalopathies épileptiques à début précoce : épilepsie frontale nocturne familiale autosomique dominante, crises partielles migrantes malignes du nourrisson, syndrome d’Oeste, syndrome d’Ohtahara, et les épilepsies focales, ainsi que la leucodystrophie et la leucoencéphalopathie avec épilepsie sévère. Several mutation hotspots and recurrent variants in KCNT1 have emerged, most prominently the clustering around the functional domains of the intracellular C-terminus, particularly the RCK domain and the NAD+ binding domain;

Morgane Boillot, neurologue française (2016) : Q. Y. Tang, anesthésiologiste chinois (2016)

Réf. 1 - M. Boillot, S. Baulac - « Modèles génétiques d'épilepsies focales » - J Neurosci Methods.  2016 Feb 15;260:132-143.
2.  Tang QY, Zhang FF, Xu J, Wang R, Chen J, Logothetis DE, Zhang Z. :     Epilepsy-Related Slack Channel Mutants Lead to Channel

→ Dravet (syndrome de), épilepsie frontale nocturne familiale autosomique dominante, crises partielles migrantes malignes du nourrisson, Oeste (syndrome d'), Ohtahara (syndrome d'), leucodystrophie

[H1,O1,O6,Q2]

Édit. 2017

keratosis spinulosa l.f.

E. Galewsky, dermatologiste allemand (1911)

→ lichen spinulosus

KERMA acr. angl. m. pour Kinetic Energy Realesed per Mass unit (Energie cinétique par unité de masse)

Densité de l’énergie transférée par un rayonnement X ou gamma en un point du milieu.
Elle est définie par le quotient K = det / dm, où det est la somme des énergies cinétiques des électrons mis en mouvement dans la masse dm.
L'énergie det est déposée par les électrons dans le milieu au long de leur parcours et pour une très faible part convertie en rayonnement de freinage.
Unité S.I. : J. kg-1. Elle porte le même nom (gray : Gy) que l’unité de dose.
Le concept de kerma s'applique aux neutrons et autres rayonnements indirectement ionisants.

→ équilibre électronique

[B1, B2, F2]

Édit. 2020

Kniest-like avec lèvres en bourse et ectopie du cristallin (dysplasie) l.m.

Kniest-like dysplasia with pursed lips and ectopia lentis

Nanisme inharmonieux métatropique de type syndrome de Kniest mais avec une microstomie, des lèvres en bourse et une ectopie du cristallin.
La bouche ressemble au syndrome du siffleur et le cristallin est luxé vers le bas. L’affection est autosomique récessive (MIM 245160).

Barbara K. Burton, pédiatre américaine (1986)

Kosowicz (signes de) l.m.p.

1- petit éperon (image en crochet) développé sur la partie interne de la métaphyse tibiale supérieure, souvent associé à une insuffisance de la constriction métaphysaire;

2- aplatissement du condyle fémoral externe.

J. Kosowicz, médecin interniste polonais (1962)

kraurosis vulvae l.m.

kraurosis vulvae
Lésions blanchâtres atrophiques et sténosantes de la vulve.
Autrefois considérée comme une scléroatrophie progressive vulvaire postménopausique, pouvant subir une transformation maligne, cette lésion est actuellement rattachée par la plupart des auteurs au lichen scléreux atrophique ou sclérolichen vulvaire.

A. Breisky, gynécologue-obstétricien autrichien (1885)

Étym. gr. krauros : sec

Kugelberg (cataracta syndermatotica de) l.f.

cataract with skin disease

I. Kugelberg, ophtalmologiste suédois (1934)

→ cataracte syndermatotique

kwashiorkor et psychiatrie l.

kwashiorkor and psychiatry

Malnutrition protéinocalorique globale apparaissant au sevrage, cause importante de mortalité infantile dans les pays en voie de développement, considérée également comme à haut risque psychiatrique (H. Collomb et S. Valantin).
Du fait des divers signes somatiques et principalement du retentissement peu gratifiant pour la mère des troubles du développement psychomoteur et de l'apathie avec prégnance et tristesse, une sorte de "malnutrition affective" peut s'installer. Un rapprochement avec l'"hospitalisme" occidental a été envisagé. En Afrique, l'urbanisation récente et de nouvelles formes d'organisation familiale, culturelle et sociale peuvent aussi entrer en ligne de compte, de même, a contrario, que la perspective traditionnelle d'une faute commise contre la loi et l'ordre édictés par les ancêtres.

H. Collomb, psychiatre et S. Valantin, psychologue français (1980)

→ enfant-ancêtre, mort brutale et ethnologie

labrum acétabulaire l.m.

labrum acetabuli (TA)

acetabular labrum

Fibrocartilage formant un bourrelet marginal annulaire appliqué sur le limbe acétabulaire auquel il adhère par sa base.
Sa face périphérique (ou externe), convexe, donne insertion à la capsule de l’articulation coxo-fémorale. Sa face profonde (ou interne), concave, articulaire, est lisse et en continuité avec le cartilage de l’acétabulum. Ce labrum acétabulaire comble les incisures acétabulaires ilio-pubienne et ilio-ischiatique. Il passe en pont au-dessus de l’incisure acétabulaire ischio-pubienne où il prend le nom de ligament transverse de l’acétabulum.

Syn. anc. bourrelet cotyloïdien ; labrum glénoïdal 

[A1, I2]

Édit. 2020

Lactobacillus acidophilus

Lactobacillus acidophilus
Bacille à Gram positif  faisant partie de la flore bactérienne normale du tube digestif de l’Homme et des animaux.
L. acidophilus peut être facilement cultivé à 37°C à pH bas. Cette bactérie est impliquée dans le processus de la fermentation lactique ; elle est utilisée pour la préparation de certains produits alimentaires (yogourts).
Ce germe a été autrefois soupçonné, à tort, d'être à l'origine de certaines pathologies dermatologiques comme l'ulcère aigu de la vulve de Lipschütz.

B. Lipschütz, dermatologiste autrichien (1913)

→ Lactobacillus

Lactobacillus vaginalis

A. Döderlein, bactériologiste et gynécologue allemand (1891)

→ Döderlein (bacille de)

Langer's lines  l. angl.

Lignes de tension de la peau, déterminées par la disposition du tissu conjonctif dans le derme réticulaire.
Elles étaient utilisées pour orienter les incisions cutanées chirurgicales; mais l'utilisation des trajets des rides donne actuellement de meilleurs résultats cosmétiques.

K. Langer, Ritter, anatomiste autrichien (1861)

laser n.m. acronyme angl. de Light Amplifier by Stimulated Emission of Radiation

Appareillage produisant une émission stimulée de lumière cohérente.
L'effet laser consiste à provoquer la naissance dans un milieu transparent d'ondes électromagnétiques parfaitement monochromatiques émises en phase, qui se propagent donc sans dispersion et sont susceptibles de véhiculer des énergies considérables, libérées très rapidement lors de l'impact avec un matériau absorbant.
L'obtention d'un effet laser n'est possible qu'à condition de réunir:
- un milieu actif composé d'atomes ou de molécules susceptibles d'être excités ;
- un système de "pompage" capable de provoquer ce qu'on appelle "l'inversion de population", c'est-à-dire de porter une majorité d'atomes ou de molécules au même état énergétique excité et instable ;
- un déclenchement capable d'induire la multiplication des interactions entre photons et atomes excités d'où l'émission en avalanche de photons monochromatiques en phase.
La plupart des lasers émettent dans le domaine du visible mais on se sert aussi de lasers émettant dans l'infrarouge ou l'ultraviolet. Dans les lasers avec émission pulsée, la densité de puissance est très élevée, l'émission n'est plus continue, mais d'une extrême rapidité : sa durée est chiffrée en nanosecondes et picosecondes ; au point de focalisation qui est très petit, de l'ordre du micromètre, il n'y a plus effet thermique avec photocoagulation mais, pour une longueur d'onde donnée, p. ex. un effet mécanique (photodisruption) par création d'un nuage de gaz ionisé (plasma) ; quand les électrons, passés de leur phase inactive à leur phase active, retombent en phase inactive, ils restituent leur énergie sous forme d'une onde de choc qui rompt les tissus : il y a "claquage optique". Plus brève est l'émission, moins il y a d'effet thermique.
C'est en ophtalmologie que le laser a été utilisé pour la première fois en médecine à des fins de photocoagulation rétinienne et de nombreuses applications à but diagnostique ou thérapeutique ont suivi, aboutissant aujourd'hui à un emploi généralisé de ces appareils.
Avec le laser bleu (argon) on a une action photocoagulante sur la rétine et ses vaisseaux mais sans forte pénétration. En allant vers le vert (argon), le jaune (krypton), le rouge (krypton) puis l'infrarouge (holmium) on est de plus en plus pénétrant et on peut photocoaguler sous la rétine sans la léser. La longueur d'onde est choisie en fonction de la couleur du tissu à traiter :
- Lasers à longueurs d'onde plus élevées : laser YAG au néodyme avec une longueur d'onde proche de l'infrarouge (1064 nanomètres). De très grande pénétration il a un effet mécanique de photodisruption. Il permet notamment l'iridectomie, la capsulotomie et les ruptures des tissus cicatriciels à l'intérieur de l'œil sans chirurgie. Le modèle le plus utilisé est celui mis au point par D. Aron Rosa et Griesemann en 1980.
En gynécologie, on utilise le laser dans le traitement des lésions bénignes, en général dysplasiques, de la vulve, du vagin, du col utérin, du péritoine pelvien. La cicatrisation tissulaire conduirait à moins de sclérose que l'électrocoagulation.
En imagerie médicale, les pinceaux lumineux étroits conduisent à des techniques de visée précises, utilisées pour localiser les champs de détection. Les concentrations d'énergie permettent d'améliorer la finesse des images en reprographie.
En dermatologie, selon les indications, on distingue plusieurs variétés de lasers, à choisir en fonction de leur cible : lasers dits vasculaires (laser argon, laser à colorant continu, laser à colorant pulsé, laser NdYAG), lasers dits pigmentaires utilisés pour effacer les taches pigmentaires et les tatouages (switched alexander, YAG ou rubis), lasers dits dépilatoires. Quant au laser CO2, plus chirurgical, absorbé par l’eau et vaporisant les cellules, il peut couper, volatiliser ou coaguler, et permet la destruction de tumeurs cutanées : c’est aussi le laser qui sert à la laserbrasion, de même que le laser erbium YAG.

T. H. Maiman, physicien américain (1960) ; Danièle Aron-Rosa, ophtalmologiste française (1978)

→ photocoagulation, laser excimer, SLO, OCT

[Émis par différentes sources dioxyde de carbone,Argon,Neodyme Yttrium Aluminium Garnet (Nd,YAG),le pinceau de lumière est susceptible de conserver une petite section sur une très grande distance ou de concentrer une forte énergie sur une très petite su]

Leder (erythrosis interfollicularis colli de) l.f.

erythrosis interfollicularis colli

M. Leder, dermatologiste suisse (1944)

→ érythrose héliodermique du cou

Legg-Perthes-Calvé (maladie de) l.f.

Perthes’ disease, osteochondritis deformans juvenilis

A. Legg, chirurgien orthopédiste américain (1908-09), G. Perthes, chirurgien allemand (1910), J. Calvé, chirurgien orthopédiste français (1910)

→ ostéochondrite primitive de la hanche

Leishmania

Leishmania

Genre de Protozoaires parasite, de la famille des Trypanosomatidae, vivant généralement dans les cellules endothéliales des tissus et plus rarement dans les leucocytes.
Ces protistes, caractérisé par la possession d'un kinétoplaste, se présentent sous deux formes morphologiques très différentes. La forme amastigote est un corpuscule ovoïde de 2 à 6 µm de grand axe, renfermant un noyau sphérique et un kinétoplaste (mitochondrie spécialisée) au niveau duquel on voit inconstamment l’amorce d’un embryon de flagelle. Il s’agit d’un stade immobile, apparemment aflagellé, toujours intracellulaire dans les macrophages chez l’hôte vertébré ou dans les cultures cellulaires.
La forme promastigote (ou
leptomonas) est nettement plus grande (15 à 25 µm), allongée, fusiforme, présentant un kinétoplaste en position antérieure par rapport au noyau. Le flagelle qui émerge à la partie antérieure possède une portion libre importante et lui confère une grande mobilité. La forme promastigote se retrouve chez le vecteur (phlébotome) et dans les cultures in vitro. C’est la forme infestante pour l’Homme, que l'on observe également dans la phase liquide des milieux de culture. L'identification des parasites se fait par des techniques de biologie moléculaire. De nombreux zymodèmes sont maintenant connus et des corrélations entre zymodèmes et formes cliniques sont établies pour certaines espèces.
Il existe plus d'une trentaine d'espèces de Leishmania, dont une vingtaine parasite l’Homme. Ces parasites sont responsables de leishmanioses cutanées, cutanéomuqueuses, ou viscérales, zoonotiques ou anthroponotiques dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes. Suivant les espèces, les réservoirs peuvent être constitués par des animaux sauvages (carnivores, rongeurs, etc.), des animaux domestiques (Chien) ou parfois par l'Homme. La transmission de l'animal à l'Homme est assurée par des phlébotomes (Diptères Psychodides). Dans de rares cas, une transmission non vectorielle peut s'observer (transfusion, partage de seringue mal stérilisée, transplantation d'organe, …).
 

W. Leishman, parasitologiste britannique (1903)

→ leishmaniose, protiste, amastigote,  kinétoplaste, promastigote, leptomonas, phlébotome

[D1, D4, J1]

Édit. 2019

Leishmania aethiopica

Leishmania aethiopica

Agent de leishmaniose cutanée propre à l'Afrique de l'Est.
La maladie prend, chez l'Homme, l'aspect d'une leishmaniose cutanée localisée d'évolution prolongée ou celui d'une leishmaniose tégumentaire diffuse, voire cutanéo-muqueuse habituellement anergique, peu sensible à la thérapeutique. Elle est endémique dans les régions d'altitude d'Ethiopie et du Kenya où les réservoirs sont constitués par les Damans. Les vecteurs sont Phlebotomus longipes et P. pedifer.

→ leishmaniose, Leishmania, leishmaniose cutanée, leishmaniose cutanée diffuse, phlébotome

[D1, D3, J1]

Édit. 2019

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