Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1304 résultats 

fécalogramme n.m.

Dosage clinique des composants des pertes fécales quotidiennes, portant sur l'eau, le sodium, le potassium, les lipides, l'azote total et l'azote soluble.
Cette technique de dosage doit être effectuée sur une période minimale de 48 heures, avec des apports alimentaires stables et riches en lipides.
Le fécalogramme est utile au diagnostic positif et étiologique des diarrhées (diarrhée hydro-électrolytique, diarrhée lipido-azotée).
L'analyse coprologique fonctionnelle est fondée sur une analyse plus qualitative (résidus alimentaires, flore fécale, pigments biliaires, poids sec, pH, acides organiques, ammoniaque) et permet de préciser une accélération ou un ralentissement du transit, une insuffisance pancréatique externe, une stéatorrhée.

Étym. lat. faex : lie, gramma : écriture

[L1]

Édit. 2018 

fécaloïde adj.

fecaloid

D’odeur ou d’aspect voisins des matières fécales.

Étym. lat. faex : lie ; gr. eidos : aspect

[L1]

Édit. 2018 

fécalome n.m.

fecal impaction, fecaloma

Masse fécale enchâssée dans la lumière intestinale sans possibilité d'évacuation naturelle, favorisée par la dilatation ampullaire du rectum et l'obstacle sphinctérien.
Les personnes, le plus souvent âgées, sont incommodées par des envies fréquentes d'évacuation et par une incontinence anale faite d'écoulements glaireux mêlés de matières. L'examen témoigne d'une hypotonie voire d'une béance anale et le toucher rectal perçoit la masse fécale obstruant l'ampoule rectale. La stase éventuelle d'amont est mise en évidence par la radiographie sans préparation de l'abdomen.
Les fécalomes peuvent être liés à un obstacle organique gênant l'évacuation naturelle ou à une perte de la sensibilité des récepteurs proprioceptifs de la muqueuse rectale. Chez l'enfant, le mégarectum est un facteur prédisposant : cependant l'encoprésie associée au fécalome ne témoigne pas d'une lésion organique mais plutôt d'un conflit familial ou scolaire.
Le fécalome se rencontre fréquemment chez des malades affaiblis et alités.
L'administration de lavements émollients et répétés peut quelquefois suffire. Sinon, le fécalome doit être évacué par manœuvre digitale, éventuellement sous anesthésie.

Étym. lat. faex : lie

→ coprologie, encoprésie

[L1]

Édit. 2018 

fécalurie n.f.

fecaluria

Émission, lors de la miction, de matières fécales mélangées à l'urine.
Symptôme révélateur d'une fistule entérovésicale, qui peut être d'origine tumorale ou inflammatoire (diverticulose sigmoïdienne, maladie de Crohn).

B. B. Crohn, gastro-entérologue américain (1932)

Étym. lat. faex : lie ; gr. ouron : urine

[L1,M3]

Édit. 2018 

fèces n.f.p.

Étym. lat. faex : lie

Syn. matières fécales

→ matières fécales

[L1]

Édit. 2018 

Feingold (syndrome de) l.m.

Feingold syndrome

Syndrome héréditaire autosomique dominant, caractérisé de façon variable au sein d'une même famille par une microcéphalie avec ou sans retard d'acquisition, des fentes palpébrales étroites, une ensellure nasale marquée avec des narines antéversées, des anomalies des oreilles, une micrognathie, des anomalies des mains et des pieds, ainsi qu'une atrésie digestive, qui peut être œsophagienne, duodénale ou les deux, et exceptionnellement distale.
Les anomalies des mains se composent d'une déformation en flexion du majeur, et d'une clinodactylie de l'index et de l'auriculaire par hypoplasie des phalangines. Les anomalies des pieds se traduisent par une syndactylie des orteils 2-3 et 4-5. Des anomalies vertébrales (fentes ou blocs) ont également été décrites. Les anomalies digestives sont variables et présentes chez environ 30% des patients. Entre 30 et 80% des individus atteints ont un retard mental modéré.
Ce syndrome rare (1/1 000 000) a été décrit chez une cinquantaine de patients d'une vingtaine de familles. Le gène responsable, MYCN, est dominant, il a été localisé en 2p24.3 et le phénotype est probablement lié à une haplo-insuffisance.

M. Feingold, généticien américain (1978)

Syn. syndrome ODED, syndrome d'anomalies digitales-fentes palpébrales courtes-atrésie œsophagienne ou duodénale, syndrome de Brunner-Winter, syndrome de microcéphalie-anomalies digitales-intelligence normale

Sigle FGLDS, FS, MODED

Réf. Orphanet (2004)

→ oculo-digito-œsophago-duodénal (syndrome), MYCN gene, microcéphalie, micrognathie, atrésie, clinodactylie, syndactylie

[H1, H3, I2, L1, O1, O6, P1, P2, Q3]

Édit. 2019

FI sigle m.

→ Facteur Intrinsèque

[L1]

Édit. 2018

fibres obliques du muscle sphincter pylorique l.f.p.

fibrae oblicae musculi sphincteri pylorici (TA)

oblique fibres of pyloric sphincter

Fibres à disposition hélicoïdale faisant suite aux fibres obliques de la tunique musculaire de l’estomac et se prolongeant dans la paroi duodénale.
Elles sont indépendantes des fibres longitudinales et des fibres circulaires du pylore.

→ tunique musculaire de l'estomac

[L1,A2]

Édit. 2018 

fibrocoloscope n.m.

fibrocolonoscope

Fibroscope utilisé pour l’examen du colon.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. kôlon : colon, scopein : voir

Syn. colofibroscope

→ fibroscope

[L1,B3]

Édit. 2018 

fibrocoloscopie n.m.

fibrocolonoscopy

Examen du colon utilisant un fibroscope.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. kôlon : colon, scopein : voir

Syn. colofibroscopie

→ fibroscope

[L1,B3]

Édit. 2018 

fibroduodénoscopie n.f.

duodenofibrescopy

→ duodénoscopie

[L1]

Édit. 2018 

fibrogastroscope n.m.

gastrofibroscope

Fibroscope utilisé pour examiner l’estomac.

Syn. gastrofibroscopie

→ fibroscope

[L1,B3]

Édit. 2018 

fibrogastroscopie n.f.

gastrofibroscopy

Examen de l’estomac à l’aide d’un fibroscope.

Syn. gastrofibroscopie

→ fibroscope

[L1,B3]

Édit. 2018 

FibroMAX® n.m.

Moyen diagnostique non invasif d’évaluation de la fibrose hépatique, rassemblant différents tests en fonction de la cause présumée de l’hépatopathie :
- Fibrotest® si une cause virale est présumée,
- Steatotest® pour la stéatose,
- Nashtest® pour la stéatose hépatique non alcoolique (NASH, non alcoholic steatosis hepatitis) en cas de syndrome métabolique,
- Ashtest® pour estimer l’importance de l’hépatite alcoolique aigue,
- Actitest® associé au Fibrotest® pour estimer l’importance de l’activité nécrotico-inflammatoire dans les hépatites chroniques virales C et B.
La réalisation du Fibrotest® nécessite les dosages suivants : alpha 2 macroglobuline, haptoglobine, apolipoprotéine A1, bilirubine totale, gamma glutamyl transférase (GGT) et aussi en ce qui concerne l’actitest, la transaminase alanine transférase (ALAT). Les paramètres sont ajustés selon l’âge et le sexe. Les résultats vont de F0 à F4 pour le stade de fibrose et de A 0 à A3 pour le stade d’activité.
Le SteatoTest® nécessite les dosages suivants : alpha2-macroglobuline, haptoglobine, apolipoprotéine A1, bilirubine totale, GGT, glycémie à jeun, triglycérides, cholestérol et ALAT. Les paramètres sont ajustés selon l’âge, le sexe, le poids et la taille du patient. Le résultat est exprimé en S0, pas de stéatose, S1 stéatose minime (concernant moins de 5 % des hépatocytes), S 2 stéatose modérée (6 à 32 % des hépatocytes atteints), S3-S4 stéatose marquée à sévère (33 à 100 % des hépatocytes stéatosiques).
Le NashTest® nécessite les dosages suivants : alpha2-macroglobuline, haptoglobine, apolipoproteine A1, bilirubine totale, GGT, glycémie à jeun, triglycérides, cholestérol, ALAT et aspartate amino transférase (ASAT). Les paramètres sont ajustés sur l’âge, le sexe, le poids et la taille du patient. Les résultats sont exprimé en 3 classes N0 pas de NASH, N1 NASH possible et N2 NASH certaine.
L’Ashtest nécessite les dosages suivants : alpha2-macroglobuline, haptoglobine, apolipoprotéine A1, bilirubine totale, GGT, ALAT et ASAT. Les paramètres sont ajustés sur l’âge et le sexe du patient. Le résultat est exprimé en H0, absence d’hépatite alcoolique, H1 hépatite alcoolique minime, H2 hépatite alcoolique modérée et H3 hépatite alcoolique sévère.

→ hépatite chronique virale C, Fibrotest®, Stéatotest®, Nashtest®, Ashtest®, Actitest®,fibrose hépatique, stéatose, stéatose hépatique non alcoolique, syndrome métabolique, hépatite alcoolique, hépatite

[L1]

Édit. 2018 

Fibromètre® n.m.

Test diagnostique non invasif permettant d’apprécier l’importance de la fibrose hépatique, adapté aux principales causes de maladies hépatiques, constitué de plusieurs examens biologiques, délivrant un score compris entre 0 et 1.
- Dans les maladies virales (V), le test estime le score de fibrose et d’activité (inflamètre hépatique ou Fibroscan®) nécessite les dosages suivants : taux de prothrombine, alanine-amino transférase (ALAT), aspartate-amino transférase (ASAT), gamma-glutamyl transférase (GGT), urée, acide hyaluronique, alpha2 macroglobuline, en tenant compte de l’âge et du sexe. L’aire de fibrose hépatique, test quantitatif mesurant le pourcentage de fibrose du foie nécessite la numération des plaquettes et les dosages de bilirubine, GGT, urée, acide hyaluronique, alpha2 macroglobuline.
Dans les hépatopathies métaboliques (S), le test estime le score de fibrose par la numération des plaquettes et les dosages suivants : ASAT, ALAT, ferritine, glycémie, en tenant compte du poids du patient. Une estimation quantitative du pourcentage de fibrose nécessite également de connaître le taux de prothrombine et la concentration d’acide hyaluronique.
- Dans les hépatopathies alcooliques (A), le test estime le score de fibrose (test qualitatif) par les dosages du taux de prothrombine, alpha2 macroglobuline, acide hyaluronique. L’aire de fibrose (test quantitatif mesurant le pourcentage de fibrose du foie) nécessite la numération des plaquettes et les dosages du taux de prothrombine, de l’acide hyaluronique, de l’alpha2 macroglobuline. Les résultats sont analysés par un système expert qui détecte les résultats erronés.
 

→ hépatite chronique virale C, classification Métavir®, marqueurs non invasifs de fibrose hépatique, ALAT, ASAT

[L1]

Édit. 2018 

fibroscan® n. angl.

Le fibroscan®, appelé aussi élastométrie impulsionnelle est un marqueur non invasif de la fibrose qui apprécie l’élasticité du foie et dont le résultat est exprimé en kiloPascal (kPa).
Pour mesurer cette élasticité, le fibroscan® utilise l’élastographie impulsionnelle à vibration contrôlée qui permet de mesurer la vitesse de propagation dans le foie d’une onde de choc. En pratique, un capteur à ultrasons monté sur un système vibrant, crée une onde sismique de basse fréquence (50 Hertz) entre les côtes, à la surface de la peau. Cette technique est en effet la seule qui mesure l’élasticité à une fréquence prédéterminée et contrôlée (50 Hertz) ce qui est primordial puisque l’élasticité augmente avec la fréquence. La vitesse de propagation de l’onde sismique est mesurée par ultrasons par le transducteur et dépend de la dureté de l’organe qu’elle traverse.
La mesure obtenue permet de quantifier la dureté du foie : plus il est dur, donc fibreux, plus la propagation de l’onde est rapide.
Trois sondes sont disponibles : S pour les enfants, M pour les adultes et XL pour les obèses.

Le Fibroscan® est réalisé sur un malade couché,  non à jeun, et le résultat est obtenu immédiatement. La sonde est positionnée par l'opérateur au niveau d'un espace intercostal en regard du lobe droit du foie (en pleine matité). Dix mesures valides sont nécessaires. Les résultats exprimés, compris entre 2,5 et 75 kPa, correspondent à la médiane de dix mesures valides. Lors de l'interprétation des résultats il faut prendre en compte deux éléments : l'interquartile range (IQR) qui apprécie la variabilité des mesures valides et qui doit être inférieur à 30 % de la médiane ; le taux de réussite (nombre de mesures valides par rapport au nombre de mesures effectuées) qui doit être supérieur à 60 %.
Initialement conçu pour l’appréciation de la fibrose du foie dans l’hépatite chronique C, ses indications se sont élargies aux autres maladies de foie (cause toxique comme l’intoxication alcoolique chronique, autres hépatopathies chroniques hépatite B, les stéatopathies non alcooliques etc…). L’interprétation du résultat doit être faite par un spécialiste hépatologue. L'analyse d'une population témoin a fourni des chiffres normaux autour de 5,5 kPa. Si un résultat supérieur à 8kPa permet de suspecter une fibrose avancée et un résultat supérieur à15 kPa est en faveur d’une cirrhose, les seuils varient en fonction de la cause de la maladie (différents entre une hépatite chronique virale C, B, une hépatopathie alcoolique, une maladie biliaire telle la cholangite biliaire primitive etc…) et une inflammation intrahépatique pouvant donner des résultats aberrants (ainsi il n’est pas recommandé de prescrire un fibroscan® en phase d’hépatite aigue lorsque les transaminases sont très élevées) 
Les échographes actuels sont pratiquement tous munis de divers systèmes de mesure de l’élasticité tissulaire qui concurrencent le fibroscan®. Il s'agit ici d'une élastographie ultrasonique dynamique avec impulsion ultrasonique, shear wave elastography (SWE). La SWE est utilisée pour l'étude des nodules mammaires, thyroidiens, l'appréciation de la fibrose rénale et l'étude d'autres organes. 

Syn. élastométrie impulsionnelle

→ marqueurs non invasifs de fibrose hépatique

[B3, L1]

Édit. 2019 

fibrose hépatique congénitale (FHC) l.f.

congenital hepatic fibrosis

Affection génétique, transmise sur le mode autosomique récessif, caractérisée par des lésions hépatiques de fibrose avec prolifération des canaux biliaires des espaces portes, associée à une atteinte rénale.
Sa prévalence a été évaluée à 1 pour 100 000 naissances.
Le diagnostic doit être évoqué devant une hépatomégalie ferme, une splénomégalie en cas d’hypertension portale alors que la biologie hépatique est normale. Deux complications peuvent survenir : des hémorragies digestives en rapport avec l’hypertension portale et des angiocholites bactériennes. Il n’y a pas d’insuffisance hépatocellulaire. L’affection peut se compliquer de carcinome hépatocellulaire et de cholangiocarcinome.
La FHC est le plus souvent associée à des anomalies rénales caractérisées par des ectasies tubulaires qui sont retrouvées chez environ deux tiers des malades. Chez certains patients, les ectasies tubulaires perdent leur communication avec le reste de l’arbre urinaire et se transforment en de volumineux kystes entrant dans le cadre de la polykystose rénale récessive. On peut observer une hypertension artérielle au cours des premières années de vie, ou surtout à l'âge adulte des manifestations d'insuffisance rénale qui peuvent être précoces en cas de polykystose rénale.
La FHC correspondant à une malformation de la plaque ductale des canaux biliaires interlotbulaires, résulte d’une anomalie du développement embryologique des voies biliaires qui associe des lésions destructrices et fibrosantes des canaux biliaires.
La fibrose de la FHC est très différente de celle de la cirrhose, diffuse et inhomogène, elle encercle à la fois les canaux biliaires et vasculaires.
Il est quasiment toujours retrouvé au moins une mutation du gène PKHD1 (polycystic kidney hepatic disease 1 gène) localisé en 6p12.3-p12.2 avec production d’une protéine anormale, la fibrocystine.
La malformation de la plaque ductale peut toucher tous les étages de l’arbre biliaire intrahépatique. Elle est à l’origine de quatre maladies : la maladie de Caroli, la FHC, les complexes de von Meyenbourg et la maladie polykystique du foie. La FHC peut être associée à la maladie de Caroli.

Syn. obsolètes, fibro-angio-adénomatose hépatique, fibro-adénomatose biliaire

→ maladie de Caroli, Meyenbourg (complexe de von), maladie polykystique du foie, fibrose hépatique, polykystose rénale

[L1,M1,O1,Q2]

Édit. 2018

fibrose hépatique l.f.

hepatic fibrosis

Mécanisme de cicatrisation pathologique consécutif à une agression (toxique, infectieuse, métabolique…) source d’inflammation chronique, responsable d’une destruction de l’architecture tissulaire, consécutive au dépôt excessif de tissu collagène.
La fibrose est le résultat d’une dérégulation de l’équilibre entre synthèse et destruction de la matrice extracellulaire.
En pratique clinique, on distingue selon une gravité croissante le stade 1 où la fibrose est minime, le stade 2 où elle devient significative, le stade 3 pré-cirrhotique et le stade 4, ultime qui est la cirrhose. La cirrhose est définie histologiquement par une désorganisation diffuse de l’architecture hépatique avec une fibrose annulaire délimitant des nodules d’hépatocytes, appelés nodules de régénération.
Lorsque le facteur d’agression du foie a disparu et que la fibrose n’est pas au stade de cirrhose, elle régresse complètement. On a longtemps cru que la régression de la fibrose n’était pas possible au stade de cirrhose. On sait maintenant que si le facteur d’agression a disparu, la réaction inflammatoire étant donc stoppée, la cirrhose peut régresser. La régression de la cirrhose n’est pas possible lorsque les septums fibreux sont épais avec de petits nodules de régénération ce qui correspond souvent au plan clinique à des cirrhoses s’accompagnant de signes d’insuffisance hépatocellulaire et d’hypertension portale. A l’opposé, lorsque les septums fibreux sont minces avec de gros nodules de régénération, la réversibilité de la cirrhose avec restitution ad integrum du parenchyme hépatique est possible, une fois le facteur d’agression éliminé.

→ cirrhose hépatique, fibrose hépatique congénitale

[A2,L1]

Édit. 2018

fibrose kystique du pancréas l.f.

cystic fibrosis of the pancreas

Forme grave de mucoviscidose avec troubles métaboliques liés à l'insuffisance des sécrétions interne et externe.

→ mucoviscidose

[L1]

Édit. 2018

fibrosigmoïdoscopie n.f.

Examen du sigmoïde avec un fibroscope.

Syn. sigmoïdofibroscopie

→ fibroscope

[B3,L1]

Édit. 2018

Fibrotest® n.m.

Test diagnostique non invasif d’évaluation de l’importance de la fibrose hépatique.
Initialement conçu pour les patients atteints d’hépatite chronique virale C, il combine les dosages de cinq marqueurs : l'alpha2 macroglobuline, l'haptoglobine, l'apolipoprotéine A1, la bilirubine totale et les gamma-glutamyl transférases avec un ajustement à l'âge et au sexe. Une formule mathématique permet le calcul du fibrotest qui varie de 0 à 1. Pour faciliter l’interprétation visuelle le résultat est accompagné d’un graphique en couleurs avec trois classes de gravité croissante.
 
Le test de fibrose varie entre 0.00 et 1.00 avec une prédiction des stades selon la classification Métavir. La corrélation de l’estimation de la fibrose par le Fibrotest® et l’examen anatomopathologique du foie est dans l’ensemble satisfaisante. Cependant, il ne faut pas retenir uniquement du résultat final mais analyser et tenir compte de chaque composante du test dans l’interprétation de celui-ci. En effet, des causes non liées au virus peuvent le perturber et donc rendre le résultat ininterprétable. Ainsi, la maladie de Gilbert qui élève le taux de bilirubine, une hémolyse qui entraîne une élévation de l’haptoglobine et un syndrome inflammatoire qui provoque une élévation des alpha2 globulines perturbent les résultats.
Il est combiné à l'ActiTest® qui estime l’activité nécrotico-inflammatoire dans les hépatites chroniques en intégrant le dosage de l’ALAT.

→ hépatite chronique virale C, ActiTest®, Métavir (classification de la fibrose hépatique), marqueurs non invasifs de fibrose hépatique, Fibrotest®

[L1]

Édit. 2018

fibrothorax n.m.

Edit .2018

Syn. cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

→ cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

[B2,L1]

Édit. 2018

fièvre biliaire intermittente l.f.

(dénomination historique)

Syn. fièvre bilioseptique

→ fièvre bilioseptique

[D1,L1]

Édit. 2018

fièvre bilieuse hémoglobinurique l.f. 

blackwater fever

Accident grave et souvent mortel du paludisme à Plasmodium falciparum, caractérisé par une hémolyse intravasculaire brutale et massive entrainant une insuffisance rénale aigüe, fébrile, avec hémoglobinurie.
Le tableau clinique associe, après un début très brutal (douleurs lombaires, température à 40°C), pâleur, ictère, collapsus et émission d’urines "porto".
En l’absence de traitement spécifique (antipaludique) et symptomatique (épuration extrarénale, exsanguino-transfusion), la mort survient dans environ 30% des cas. Le mécanisme physiopathologique est encore inconnu.

→ paludisme

[D1,L1]

Édit. 2018

fièvre bilioseptique l.f.

bilious fever

Infection des voies biliaires à l’origine d’une fièvre intermittente ou rénitente.

A. Chauffard, médecin français, membre de l’Académie nationale de médecine (1855-1932)

Syn. fièvre biliaire intermittente

[D1,L1]

Édit. 2018

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