pleurésie virale l.f.
viral pleurisy
Pleurésie dont la cause est un virus.
Maladie très rare quoique souvent évoquée. Une réaction pleurale radiologique se voit parfois lors d'une atteinte pulmonaire virale associée à une infection pulmonaire. Chez l'enfant, elle peut s'observer après une infection par un adénovirus.
pneumoconiose du houilleur l.f.
coal worker pneumoconiosis
Pneumoconiose du mineur de charbon liée à l'inhalation de poussières de charbon qui s'amassent dans les parois péribroncho
C'est le nodule fibroconiotique de Gough très différent du nodule silicotique. Si l'exposition se poursuit, les nodules confluent, formant des masses ayant tendance à la nécrose, celle-ci s'évacue par voie bronchique (mélanoptysie) créant des cavités susceptibles d'être colonisées par un Aspergillus. À côté, il est des formes mixtes d'anthracose et de silicose typiques.
pneumomédiastin spontané l.m.
spontaneous pneumomediastinum
Épanchement gazeux du médiastin apparemment sans cause.
Cette dissection gazeuse du médiastin est secondaire le plussouvent à une rupture alvéolaire dans l'interstitium
pulmonaire provoquée par une hyperpression intrathoracique.
Affection du sujet jeune plutôt longiligne, la grande crainte est de méconnaître une perforation oesophagienne. On évoquerait celle-ci devant la fièvre, une douleur à la déglutition, l'existence de vomissements avant la survenue des symptômes, une réaction liquidienne pleurale. L'un de ces éléments, même isolé, impose une tomodensitométrie avec ingestion d'un produit soluble opacifiant l'œsophage. Le traitement du pneumomédiastin spontané est de rassurer le malade et son entourage.
Syn. emphysème médiastinal spontané
pneumopathie à éosinophiles l.f.
eosinophilic pneumonia
Pneumopathie avec éosinophilie sanguine accrue et/ou un taux d'éosinophiles supérieur à 20% dans le liquide de lavage broncho-alvéolaire, et/ou sur les biopsies pulmonaires.
Plusieurs tableaux cliniques sont individualisés :
a) L’éosinophilie pulmonaire simple ou syndrome de Löffler est peu symptomatique avec ses opacités pulmonaires à caractère migratoire et spontanément résolutif ;
b) L'aspergillose bronchopulmonaire allergique : réaction d'hypersensibilité à la présence d'un champignon (Aspergillus fumigatus) dans l'arbre bronchique d'un sujet asthmatique.
c) La pneumopathie chronique idiopathique à éosinophiles ou maladie de Carrington. Chez un sujet asthmatique, la symptomatologie fonction
d) La pneumopathie aigüe à éosinophiles donne un tableau de pneumopathie interstitielle diffuse aigüe, idiopathique, développée chez des sujets non asthmatiques. Elle est corticosensible avec un traitement court.
e) L'angéite allergique et granulomateuse (syndrome de Churg et Strauss). La maladie débute par un asthme ou une sinusite. Suivent des signes extrathoraciques : cardiaques, cutanés, neurologiques périphériques. La présence dans le sérum d'anticorps anticyto
→ aspergillose bronchopulmonaire allergique, Carrington (maladie de), Churg et Strauss (syndrome de), Löffler (syndrome de)
pneumopathie d'hypersensibilité (PHS) l.f.
hypersensitivity pneumonitis
Pneumopathie interstitielle diffuse résultant de la réaction, d'un individu prédisposé, à l'inhalation répétée de particules organiques : actinomycètes thermophiles (poumon de fermier), champignons (poumon des travailleurs du bois), protéines animales (maladie des éleveurs d'oiseaux).
Les PHS comportent des formes aigües après exposition importante et intermittente (poumon de fermier) ; le tableau clinique est fait d'une pneumopathie interstitielle diffuse aigüe fébrile, spontanément résolutive après arrêt de l'exposition et récidivant en cas de réexposition ultérieure.
Les formes subaigües chroniques s'observent après exposition modérée continue, telle la maladie des éleveurs d'oiseaux avec, cliniquement, une bronchopneumopathie chro
Deux éléments immunologiques les caractérisent : présence dans le sérum d'anticorps précipitants dirigés contre l'antigène organique, anomalies de l'immunité à médiation cellulaire attestées par une augmentation du taux des T lymphocytes CD8+ dans le liquide de lavage bronchoalvéolaire, et par la présence histologique dans le poumon d'éléments mononucléés et granulomateux.
Syn. alvéolite allergique extrinsèque
→ éleveurs d'oiseaux (maladie des), poumon du fermier, alvéolite
pneumopathie huileuse l.f.
exogenous lipoid pneumonia, exogenous lipid pneumonia, mineral oil pneumonia
Pneumopathie lipidique exogène chronique et pseudotumorale, induite par l'inhalation accidentelle et répétée de petites quantités d' »huiles minérales » (hydrocarbures).
Les lipoïdoses pulmonaires exogènes aux huiles animales (huile de foie de morue, graisse de lait), apanage du nourrisson, ont de nos jours presque complètement disparu. Les huiles d'origine végétale ne sont pratiquement jamais en cause. Les « huiles minérales » en sont presque toujours responsables. Il s'agit habituellement de paraffine liquide absorbée par voie buccale dans un but laxatif, souvent pendant de nombreuses années consécutives. Plus rarement, la pneumopathie huileuse est d'origine professionnelle : inhalation chronique d' «huile de coupe » ou de vapeurs huileuses dans un environnement industriel.
Souvent cliniquement asymptomatiques ou peu symptomatiques, ces pneumopathies sont dépistées sur des anomalies radiologiques pulmonaires : opacités bilatérales intéressant préférentiellement le poumon droit et les bases pulmonaires. En tomodensitométrie, les opacités sont déclives et souvent fortement hypodenses (de densité graisseuse), ce qui est évocateur. Envisagé sur l'histoire clinique et les anomalies radiologiques, le diagnostic repose sur le lavage bronchoalvéolaire (LBA) et la biopsie pulmonaire. Le LBA est blanchâtre, d'aspect huileux et les macrophages alvéolaires contiennent de nombreuses vacuoles lipidiques. Dans les cas typiques, la biopsie pulmonaire n'est pas indispensable. Elle montrerait une fibrose interstitielle ou mutilante, infiltrée par des vacuoles lipidiques avec souvent une réaction inflammatoire pouvant prendre l'aspect d'un granulome à cellules géantes. Le traitement se borne à arrêter les huiles minérales, et à traiter un reflux gastroœsophagien s'il existe.
Les pneumopathies huileuses, pneumopathies lipidiques exogènes, doivent être distinguées des pneumopathies lipidiques endogènes.
→ pneumopathie lipidique endogène
POEMS (syndrome) sigle angl. pour
Syndrome de cause inconnue, défini par la présence d'une neuropathie périphérique, une anomalie des plasmocytes et d'autres manifestations paranéoplasiques, les plus fréquentes d'entre elles étant l'organomégalie, l'endocrinopathie, les altérations cutanées, un papilloedème, un oedème, des épanchements, une ascite et une thrombocytose.
Le pic d'incidence du syndrome POEMS se situe entre la 5ème et la 6ème décennie ; sa prévalence est inconnue. Il n'est pas nécessaire d'avoir tous les signes du syndrome pour en faire le diagnostic. Tous les patients auront au moins une lésion osseuse sclérosante ou une maladie de Castleman coexistante.
La neuropathie est constante, souvent révélatrice, sensitivo-motrice et symétrique épargnant les nerfs crâniens et le système nerveux autonome, avec hyperprotéinorachie sans réaction cellulaire. Elle peut s’accompagner d’un œdème papillaire au fond d'œi. Le résultat de la biopsie neuro-musculaire n'est pas spécifique. Le syndrome POEMS est fréquemment confondu avec une polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique ce qui est regrettable car les thérapeutiques efficaces pour l’une ne le sont pas pour l’autre. L'organomégalie concerne la rate, les noeuds lymphatiques et le foie. L'histologie hépatique est en général normale.
L'endocrinopathie a une expression variable :
Les bases du traitement incluent une radiothérapie, des corticoïdes et des agents alkylants, comprenant une chimiothérapie à forte dose avec transplantation des cellules sanguines souches circulantes.
Syn. syndrome de Crow-Fukase, syndrome de Takatsuki, PEP syndrome ( polyneuropathy endocrinopathy plasma cell dyscrasia), Shimpo syndrome
→ Castelman (maladie de), neuropathie périphérique
poils de brosse (image en) l.f.
hair-on-end appearance
En radiologie, variété de réaction périostée faite de fines lamelles osseuses (spicules), parallèles les unes aux autres, perpendiculaires à la corticale d'un os long.
Ces spicules correspondent à des appositions d'os nouveau au contact de fibres conjonctives tendues entre la corticale et le périoste soulevé par l'hyperhémie locale. L'aspect est évocateur d'un sarcome d'Ewing mais s'observe également dans d'autres conditions comme la maladie de Caffey par exemple.
polynucléotide-phosphorylase n.f.
Enzyme catalysant la réaction réversible de la phosphorolyse des polynucléotides :
(X-R-P)n + PO4H3 <→ (X-R-P)n-1 + X-R-P-P.
Un tel enzyme extrait de microorganismes (comme Azotobacter vinelandii) a pu servir à la synthèse de polynucléotides (de masse moléculaire de 500 à 800 kDa) à partir de nucléoside-diphosphates. In vitro, la polynucléotide-phosphorylase est surtout active pour la dégradation des acides nucléiques. Elle a été décelée dans la plupart des cellules vivantes.
polypeptide n.m.
polypeptide
Composé chimique constitué par la condensation de plus de quatre acides aminés par des liaisons peptidiques.
La ligne de démarcation entre les polypeptides et les protéines de faible masse moléculaire a été fixée arbitrairement aux composés d'une masse moléculaire de 10 000 et ne dialysant pas.
Les polypeptides donnent la réaction du biuret. On connaît de nombreux polypeptides naturels (peptide) ou synthétiques. On en trouve aussi, à côté des acides aminés, dans les produits de la digestion des protéines. Certains polypeptides peuvent être des antibiotiques.
pont disulfure l.m.
disulfide bond
Liaison -S-S- entre deux atomes de soufre au sein d'une molécule organique.
Une telle liaison est généralement constituée par deshydrogénation entre deux fonctions thiol de radicaux de cystéines appartenant soit à des pep
Le glutathion, dont la forme oxydée possède un pont disulfure, est impliqué dans la formation de ponts disulfure de protéines par un transfert d'hydrogène ; inversement, le glutathion réduit peut servir à ouvrir un pont disulfure d'une protéine à l'aide d'une réaction catalysée par une glutathion-transhydrogénase, comme c'est le cas dans la dégradation de l'insuline dans le foie.
potentiels évoqués cognitifs l.m.p.
cognitive evoked potentials
Type de potentiels évoqués endogènes liés à la réaction du sujet lors d'une stimulation sensorielle.
Une tâche mentale et/ou motrice doit être effectuée par celui-ci à chaque fois qu'une stimulation est appliquée (sensitive sur un index, généralement).
On distingue ainsi les potentiels évoqués cognitifs précoces et des composantes tardives (P300 ou onde P3, N400 ou N4).
Cette technique est utilisée dans l'exploration des démences.
poumon de fermier (maladie du) l.m.
farmer's lung
Pneumopathie d’hypersensibilté observée chez les cultivateurs et provoquée par des actinomycètes se développant sur le fourrage ou les grains, Thermopolyspora polyspora, Micropolyspora faeni et Faenia rectivirgula.
Cette maladie affecte surtout les non-fumeurs et peut évoluer sur un mode aigu, subaigu ou chronique.
Dans la forme aigüe, il s'agit d'un tableau pseudo-grippal avec fièvre, dyspnée et toux. Le cliché thoracique peut révéler une micro-granulation prédominant aux bases, une perte de volume pulmonaire, ou être normal. L'arrêt de l'exposition entraîne la normalisation en quelques semaines.
Les formes subaigües se traduisent par un tableau de bronchite subaigüe avec altération de l'état général et amaigrissement. Le trouble ventilatoire est de type obstructif, restrictif ou mixte avec une légère hypoxie accentuée à l'effort. L'arrêt de l'exposition entraîne une rétrocession lente.
Les formes chroniques réalisent une insuffisance respiratoire irréversible, liée à une fibrose pulmonaire pouvant progresser malgré l'arrêt de l'exposition et l'utilisation des corticoïdes. On trouve des anticorps sériques précipitants, spécifiques des extraits de foin moisi et de Micropolyspora faeni .
Cette maladie est un exemple de réaction d’hypersensibilité de type III.
Le poumon du fermier est une maladie professionnelle indemnisable.
Syn. alvéolite allergique extrinsèque
pourpre rétinien l.m.
visual purple
Coloration de la membrane rétinienne due à la teinte rosée de la rhodopsine des cellules en bâtonnets.
Elle se produit dans l’obscurité quand le 11-cis rétinal est uni à l’opsine pour former la rhodopsine. A la lumière il se produit une décoloration par dissociation de la rhodopsine en opsine et tout-trans-rétinal ; cette réaction est réversible avec reconstitution de la rhodopsine..
Syn. erythropsine
Prausnitz-Küstner (réaction de) l.f.
Prausnitz-Küstner's reaction
Réaction cutanée utilisée autrefois pour la détection, voire le dosage des IgE humaines.
Le sérum à tester était injecté par voie intradermique chez un volontaire. Les IgE du sérum se fixaient sur les mastocytes de la peau. L'antigène spécifique était injecté au même site d'inoculation 48 heures plus tard. Une papule urticarienne apparaissait immédiatement. Actuellement, ce test ne peut plus être utilisé chez les humains à cause du danger de transmission de l'hépatite C et du sida mais un test d'anaphylaxie cutanée passive est utilisé chez l'animal de laboratoire.
O. Prausnitz, médecin hygiéniste allemand et H. Küstner, gynécologue obstétricien allemand (1921)
précipitation n.f.
précipitation
Apparition d'une substance solide parmi les produits d'une réaction se déroulant dans un milieu liquide homogène (ex. formation d'un phosphate de calcium à partir d'ions en concentrations supérieures au produit de solubilité).
Phénomène qui peut se produire lors de la rencontre d'antigènes et d'anticorps solubles si ces corps se trouvent en proportion optimale.
La précipitation immunologique peut être réalisée en milieu liquide ou en gélose. Les complexes antigènes-anticorps précipités appa
préjudice (sentiment de) l.m.
prejudice, detriment, injury feeling
Conviction d'être lésé dans un bien, un sentiment, une promotion par le fait d'autrui, ou même victime d'une machination.
Le sentiment de préjudice est surtout rencontré chez les personnalités paranoïaques, dans certaines débilités mentales et dans des démences au début.
Non critiquées, inébranlables, les idées délirantes de préjudice s'observent essentiellement dans les psychoses paranoïaques chroniques de revendication, en particulier les sinistroses délirantes.
De telles croyances sont à la base de comportements quérulents, processifs, voire justiciers.
En clinique, le partage entre un délire proprement dit et une réaction excessive à un dommage subi est souvent très délicat.
prick test l.angl.
Test cutané d'allergie immédiate introduisant dans les téguments une dose minime d'allergène.
Le test est positif si l'on observe, dans les minutes qui suivent, une réaction locale urticarienne, par piqûre ("prick"), réalisée au travers des téguments par un instrument spécialisé. La lecture se fait dans les 20 minutes qui suivent l'inoculation de l'allergène.
→ tests cutanés en allergologie
privilège immunologique l.m
Immune privilege
Propriété de quelques organes de tolérer l’introduction d’antigènes étrangers sans réaction inflammatoire d’origine immune.
Cette propriété est partagée par l’œil, le cerveau, le placenta et les testicules. Alors que les greffes reconnues comme étrangères sont rejetées par l’organisme, le rejet est absent ou atténué dans le cas de ces tissus privilégiés. C’est, en particulier, le cas de la greffe de cornée.
[F3]
Édit. 2018
produit d'amplification l.m.
amplicon, amplification product
Fragment d’ADN double brin obtenu par une réaction d’amplification en chaîne par polymérase.
→ amplification en chaîne par polymérase
[Q1]
Édit. 2017
produit de contraste l.m.
En imagerie médicale, substance qui augmente artificiellement le contraste entre la structure qui le contient et le milieu voisin. On peut y avoir recours quand le contraste naturel est insuffisant. La nature des produits de contraste dépend du type d’imagerie.
1) En imagerie X (radiographie, scanner à rayons X) le sulfate de baryum est réservé à l’opacification de la lumière du tube digestif et les produits iodés hydrosolubles aux autres indications. Le baryum comme l’iode absorbent les rayons X en raison de leur numéro atomique élevé. Ils sont à l’origine d’un «moule» radio-opaque de la structure qui les contient. Introduits dans le système vasculaire, les produits de contraste iodés ont une phase vasculaire brève, suivie d’une phase de diffusion extravasculaire puis d’une phase d’élimination urinaire par filtration glomérulaire. Leur utilisation implique donc une fonction rénale satisfaisante. Les produits iodés peuvent être injectés par voie intraveineuse (urographie, scanner…), intra-artérielle (artériographie), intra-articulaire (arthrographie), locale (hystérographie, uréthrographie ou cystographie rétrogrades, kystographie, fistulographie…..). Ils peuvent être, surtout par voie intraveineuse, à l’origine d’une sensation transitoire de chaleur sans gravité, de nausées ou, beaucoup plus rarement, de réaction allergoïde allant de la simple sensation de démangeaison à l’œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
2) En IRM, les produits de contraste modifient le comportement magnétique des tissus. On distingue les produits de contraste paramagnétiques (chélates de gadolinium, dont la pharmacocinétique est voisine de celle des produits iodés et qui peuvent être injectés par voie intraveineuse ou intra-articulaire) et les agents de contraste superparamagnétiques, constitués de nanoparticules d’oxyde de fer nommées SPION (superparamagnetic iron oxide nanoparticles) ou USPION (ultrasmall superparamagnetic iron oxide nanoparticles). Les produits de contraste gadolinés augmentent le signal des tissus vascularisés en T1. Ils ne franchissent pas la barrière hémato-encéphalique normale.
3) En imagerie nucléaire, on parle de radio-traceurs : ce sont des isotopes qui se fixent sur certains organes-cibles et dont l’émission est repérée par une gamma-caméra.
4°) En échographie, on utilise des microbulles injectées par voie IV, à l’origine d’une différence d’échogénicité des vaisseaux qui les contiennent et qui permettent de préciser le mode de vascularisation d’une lésion.
Edit. 2018
Syn. opacifiant, agent de contraste
[B2,B3]
protamine n.f.
protamine
Polypeptide de structure relativement simple, riche en acides diaminés (arginine), presque complètement dépourvu d'acide aspartique et d'acide glutamique.
Les protamines ont un caractère basique : elles sont unies aux acides désoxyribonucléiques dans les noyaux des spermatozoïdes. On en a identifié plusieurs dans les laitances de poissons, telles la salmine (du Saumon), la clupéine (du Hareng), la sturine (de l'Esturgeon). Elles sont utilisées comme réactifs (macromolécules cationiques) et pour la préparation de l'insuline-retard. Antagonistes des polyosides acides, en particulier de l'héparine, elles provoquent, après injection par voie intraveineuse, des réactions intéressant les lipoprotéines circulantes et les globulines qui jouent un rôle dans la coagulation du sang.
In vivo, la protamine se combine à l'héparine sur les plaquettes et le fibrinogène pour former un complexe inactif stable : 1 mg de protamine neutralise environ 100 U. I. d'héparine.
Elle est utilisée pour neutraliser l'héparine à la fin des circulations extracorporelles et en cas de complication hémorragique liée à un surdosage d'héparine. Des accidents allergiques ont été décrits (réaction anaphylactoïde, hypertension artérielle pulmonaire avec insuffisance cardiaque droite aigüe). Il est dangereux d'utiliser une dose excessive de protamine.
prothèse valvulaire cardiaque l.f.
cardiac valvular prosthesis
Substitut valvulaire utilisé en chirurgie du cœur pour remplacer une valvule traumatisée ou pathologique.
- On appelle prothèses artificielles celles qui sont fabriquées avec des matériaux non biologiques, métalliques, textiles ou plastiques. Il en existe trois grandes sortes, prothèse à bille (valve de Starr), prothèse à disque (valve de Bjork) ou prothèse à ailette, la plus utilisée aujourd'hui (valve de Saint Jude et assimilée).
- On appelle bioprothèses celles qui sont constituées d’un tissu biologique venu d’un animal et traitées chimiquement pour supprimer toute réaction immunitaire. Les bioprothèses peuvent être cousues sur le malade ou montées sur un cadre rigide. On rapproche de ces bioprothèses animales les homogreffes provenant d'autres êtres humains et des autogreffes (opération de Ross).
Certaines prothèses valvulaires s’efforcent de reproduire le plus possible la forme et la structure de la valvule remplacée. D’autres s’en éloignent délibérément, surtout pour la valvule mitrale.
prurigo simplex aigu l.m.
simple acute prurigo, prurigo simplex acuta
Dermatose banale touchant préférentiellement l'enfant, mais parfois aussi l'adulte, caractérisée par une éruption aigüe de papules érythémateuses prurigineuses de petite taille dispersées en nombre variable sur le tégument, parfois vésiculeuses ou même bulleuses, volontiers excoriées en leur centre, d'aspect histologique peu spécifique.
Le diagnostic est clinique, mais des examens complémentaires, en particulier la biopsie cutanée, peuvent être nécessaires pour éliminer d'autres dermatoses. Le prurigo aigu est généralement regardé comme une réaction d'hypersensibilité à des arthropodes présents dans l'environnement du malade; le traitement repose essentiellement sur les antihistaminiques et les dermocorticoïdes.
prurit n.m.
pruritus, itch
Sensation subjective localisée au tégument, distincte de la douleur des paresthésies, presque toujours définie par la réaction motrice qu'elle déclenche chez le sujet, c'est-à-dire le grattage : il est néanmoins essentiel de ne pas assimiler prurit et grattage, car leur intensité ne varie pas proportionnellement, du fait du rôle majeur des mécanismes psychiques mis en jeu.
Les manœuvres de grattage, conscientes et volontaires ou plus ou moins machinales, sont soumises à l’influence d’autres stimuli, notamment psychiques.
Le substrat neurophysiologique du prurit est mal connu, mais ses voies de transmission seraient en partie communes à celle de la douleur. Le prurit est le principal symptôme subjectif en dermatologie et, à ce titre, un motif fréquent de consultation. Son intensité devient parfois insupportable, invalidante à l'instar des grandes douleurs, et peut même conduire au suicide. Diffus ou localisé, il peut avoir de nombreuses causes, pas toujours faciles à mettre en évidence. Son traitement est dans la mesure du possible étiologique, en l'absence de thérapeutique symptomatique régulièrement efficace.
Étym. lat. pruritus : démangeaison
Syn. démangeaison