Kakkar (méthode de) l.f.
Kakkar's method
Technique d'administration de l'héparinate de calcium pour prévenir les complications thrombo-emboliques postopératoires. Commencer par des injections préventives, 2 ou 3 fois par jour, d'une dose de l'ordre de 5 000 UI d'héparinate de Ca : faire la première injection 8 à 12 heures avant l'acte chirurgical et poursuivre pendant une semaine environ. A ces doses les tests d'hémostase ne sont pas modifiés (temps de céphaline activé) et le risque hémorragique est faible. Les études ont montré l'efficacité de la méthode pour réduire la fréquence des thromboses postopératoires. Dans certaines situations à haut risque (prothèses en chirurgie orthopédique) cette protection est insuffisante. Un des effets adverses de cette méthode est une thrombopénie qui justifie un contrôle bihebdomadaire de la numération plaquettaire.
Cette méthode est actuellement remplacée le plus souvent par une seule injection quotidienne d'héparine de bas poids moléculaire.
V. V. Kakkar, chirurgien britannique (1971)
Kaplan (technique de) l.f.
Kaplan’s technique
Technique de radiothérapie de la maladie de Hodgkin, visant à irradier l’ensemble des aires ganglionnaires du thorax et de l’abdomen.
Elle utilise des champs, antérieurs et postérieurs, de forme complexe appropriée pour englober, en 2 volumes-cibles, d’une part les aires médiastinales, sus-claviculaires et axillaires (mantelet), et d’autre part les aires lombaires et iliaques (Y inversé).
H. S. Kaplan, médecin radiothérapeute américain et S. A. Rosenberg, médecin oncologue américain (1962)
Kelly (opération de) l.f.
Kelly's operation
Cure chirurgicale de certaines incontinences urinaires chez la femme.
Elle réalise une plicature sousurétrocervicale des tissus paracervicaux-urétraux. Elle consiste, après dissection des tissus paracervicaux urétraux jusqu'à la branche ischiopubienne, à les rapprocher sur la ligne médiane par un ou plusieurs points en U de fil résorbable. Malgré l'efficacité modérée, surtout à long terme, de cette technique historique, on l'utilise encore, associée notamment à la cure des prolapsus par voie périnéale.
HA Kelly, gynécologue américain (1858-1943)
kératite à Acanthamoeba l.f.
Acanthamoeba keratitis
Kératite provoquée par des amibes libres appartenant à diverses espèces du genre Acanthamoeba et favorisée (85% des cas) par le port de lentilles cornéennes insuffisamment désinfectées.
Le diagnostic se fait par la technique du "scraping" cornéen sur frottis coloré au Giemsa. Le traitement repose essentiellement sur des collyres à base d’iséthionate de propamidine.
kératomileusis n.f.
keratomileusis
Technique d'ablation cornéenne pour corriger la myopie qui consiste à prélever une épaisse lamelle de la face antérieure de la cornée congelée afin de pouvoir meuler sa face postérieure ; ce meulage selon qu'il est central (kératomileusis myopique) ou périphérique (kératomileusis hypermétropique) entraîne, une fois la lamelle replacée dans le lit cornéen, une diminution ou une augmentation de la courbure antérieure de la cornée.
Actuellement, l'ablation est réalisée au laser excimer, photoablation réfractive cornéenne, qui peut être de surface (kératomie photoréfractive) ou intrastromale.
J. Barraquer, ophtalmologiste espagnol (1963)
Étym. gr. mêlosis : action de souder
→ lasik
kératomileusis in situ l.f
in situ keratomileusis (ISKM)
Technique dans laquelle une mince lamelle cornéenne superficielle est découpée laissant une épaisseur suffisante de stroma dans le lit duquel est prélevé un disque de stroma adéquat afin de modifier la réfraction.
La congélation n'est plus nécessaire.
Étym. gr. mêlosis : action de souder
kératoodontoprothèse n.f.
osteo-odonto-keratoprothesis
Technique de kératoprothèse dont l'originalité a été d'utiliser un support haptique non synthétique constitué de tissu autologue (racine dentaire, muqueuse buccale).
La prothèse est constituée d'une racine dentaire saine, forée en son centre pour y introduire un tube optique. L'ensemble est scellé sur la cornée malade.
kératophakie n.f.
keratophakia
Technique de chirurgie réfractive pour corriger l'hypermétropie et la myopie, consistant à inclure dans l'épaisseur du stroma cornéen un fragment de cornée prélevé sur un donneur, de manière à augmenter ou à diminuer la courbure cornéenne.
Étym. gr. keras : corne ; phakos : lentille
kératoplastie lamellaire l.f.
superficial lamellar keratoplasty
Technique qui consiste à remplacer une partie de la cornée malade en respectant les plans cornéens postérieurs.
La transparence du greffon lamellaire (dépourvu d'endothélio-descemet) est asurée par l'endothélium fonctionnel de la cornée réceptrice.
kératoplastie thermique au laser l.f.
laser thermal keratoplasty (LTK)
Technique de chirurgie réfractive se proposant de modifier la courbure de la surface antérieure de la cornée par échauffement du stroma cornéen.
Syn. thermokératoplastie au laser
Sigle : LTK
kératotomie réfractive l.f.
refractive keratotomy
Technique de traitement d'une amétropie consistant à pratiquer des incisions cornéennes dont la forme, la direction, la longueur, la profondeur, le nombre sont fonction de l'amétropie à corriger.
Ces incisions partent toujours de la surface antérieure de la cornée.
Étym. gr. keras : cornée, tomê : section
kinésithérapie n.f.
physiotherapy
En réanimation et au cours des anesthésies générales lors des interventions chirurgicales de longue durée, il est nécessaire de masser à intervalles réguliers les points d'appui des patients pour prévenir les escarres.
Au cours du séjour en unité de réanimation on doit faire tous les jours une mobilisation des principales articulations pour éviter leur blocage progressif en mauvaise position (p. ex. éviter la fixation des pieds en équinisme) et une rééducation musculaire pour prévenir les amyotrophies (par des contractions statiques d'abord puis, très progressivement par des mouvements actifs). La posture doit être utilisée pour combattre l'encombrement bronchique (drainage de posture). Les vibrations qui fluidifient les sécrétions bronchiques (effet hixotropique) et les compressions sur le thorax, qui facilitent l'expectoration, sont efficaces pour prévenir les atélectasies postopératoires et même pour les traiter, particulièrement chez les jeunes enfants (technique du flux accéléré), et lors du réveil anesthésique.
Ensemble des traitements agissant sur l'orga
→ drainage de posture, tixotropie
Kleihauer (test de) l.m.
Kleihauer and Betke’s technique, Kleihauer's test
Technique qui permet de distinguer, après élution acide et coloration par l'hématoxyline, les hématies fœtales, résistantes à l'acide et colorées, des hématies adultes hémolysées, visibles mais non colorées.
Le test de Kleihauer est utilisé pour mettre en évidence des hématies fœtales sur un frottis de sang maternel et permet ainsi de porter le diagnostic d'hémorragie fœtomaternelle, c'est-à-dire de saignement, avant ou pendant la naissance, du fœtus dans l'organisme maternel
E. Kleihauer, pédiatre allemand (1957)
Kocher (manœuvre de) l.f.
Kocher’s maneuver
Technique de réduction de la luxation antéro-interne de l’épaule.
Elle consiste en une traction longitudinale sur le bras en rotation externe, coude fléchi, suivie d’une adduction et rotation interne. La manœuvre doit être faite prudemment.
T. Kocher, chirurgien suisse, prix Nobel de médecine en 1909 (1870)
Kroener (technique de) l.f.
Kroener's technique
Exérèse de la trompe et de son extrémité (pavillon ou fimbria) ainsi que de la partie de l’ovaire adhérant au pavillon, mais laissant en place la plus grande partie de l’ovaire.
Technique de stérilisation actuellement obsolète du fait de son taux d'échecs important par fistulisation et son manque de réversibilité. Elle est utilisée dans la prévention des carcinomes pelviens séreux (cancers de l’ovaire, des trompes de Fallope et du péritoine) chez les femmes porteuses des mutations BRCA1 ou BRCA2. Elle réduit le risque de cancer tout en préservant la fonction hormonale ovarienne.
W. F. Kroener Jr, gynécologue obstétricien américain (1969)
Syn. fimbriectomie
[O3]
Édit. 2019
kymographie n.f.
kymography
Technique radiologique consistant en l'enregistrement des modifications de la silhouette d'un organe en mouvement (cœur, aorte, diaphragme).
Pour visualiser les pulsations des contours cardiovasculaires pendant plusieurs contractions, on utilisait :
- soit la radiographie avec un long temps de pose et le déplacement uniforme, entre objet et film, d'une plaque opaque comportant plusieurs fentes parallèles.
- soit les ombres radioscopiques, les battements des bords étant détectés par des cellules photoélectriques et enregistrés (électrokymographie ou même densigraphie qui, en plus, tentait de déceler le pouls capillaire pulmonaire).
Techniques obsolètes.
Étym. gr. kuma : onde ; graphein : écrire
Syn. radiokymographie.
kystectomie de l'ovaire l.f.
ovarian cystectomy
Technique chirurgicale permettant l'exérèse d'un kyste ovarien en préservant le parenchyme de l'ovaire et donc sa fonction.
Elle consiste en l'ablation totale de la poche kystique par dissection à kyste fermé ou après ponction. Elle est indiquée pour tout kyste organique, a priori bénin et lorsque la conservation ovarienne est souhaitable. Elle peut se faire par cœlioscopie ou par laparotomie.
kystographie n.f.
cystography
En radiographie, technique permettant de visualiser une cavité kystique après ponction suivie d'une injection d'air ou de produit de contraste iodé hydrosoluble.
Par exemple, l'injection d'air permet d'observer la paroi interne d'un kyste mammaire. Pour un kyste rénal, ou utilise plutôt un produit opaque.
kystographie du sein l.f.
breast cystography
Technique radiologique de visualisation des kystes du sein.
On appelle kystographie gazeuse l'image radiologique d'un kyste dont on a remplacé le liquide par une petite quantité d'air. Cet examen, actuellement supplanté par l'échographie mammaire, garde quelques indications comme les kystes riches en substances organiques ou minérales dont l'échostructure est semblable à celle d'un nodule solide. Elle est également utile lorsqu'on suspecte un épaississement pariétal ou une végétation intrakystique.
kystographie rénale l.f.
renal cystography
Technique consistant à injecter un produit de contraste iodé hydrosoluble dans un kyste rénal afin d'en étudier la cavité.
L'injection est faite par ponction guidée au cours d'une urographie préalable ou sous échographie ; elle peut être combinée à un prélèvement du contenu aux fins d'examens cytochimiques. Son but essentiel consiste à différencier le kyste simple du rein des formes kystiques du cancer. Les techniques actuelles d'imagerie ont fait reculer ses indications.
laboratoire national d'essais l.m.
national trials laboratory
Son activité s’exerce dans plusieurs branches : conditionnement de produits, essais chimiques, résistance des matériaux, appareils médicaux, etc.
Sigle : LNE
→ commission nationale d'homologation, groupement des laboratoires d'essais de matériel de technique médicale
lagunage n.m.
lagunage
Technique extensive d’épuration biologique des eaux usées.
Dans la variante la plus répandue, appelée lagunage naturel, les matières sont dégradées dans de grand bassins par l’intermédiaire d’une association algues-bactéries. Un des avantages de ce procédé réside dans la désinfection partielle des effluents obtenue dans certaines conditions climatiques. D’autres variantes sont désignées sous les termes de lagunage aéré et de lagunage anaérobie.
Lalardrie (opération de) l.f.
Lalardrie's operation
Méthode de traitement chirurgical de l'hypertrophie mammaire, qui comporte une mastectomie souscutanée partielle avec décollement péri-aréolaire étendu, plicature de la glande mammaire et résection cutanée à la demande, selon la technique de la voûte dermique.
La cicatrice finale a un aspect de T inversé.
J. P. Lalardie, chirurgien plasticien français (1973)
Lapides (opération de) l.f.
Lapides’ operation
Méthode de traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort.
Elle associe à la cystopexie abdominale antérieure une urétropexie à la face postérieure de la symphyse pubienne. Cette technique, respectant peu l'anatomie, n'est plus guère utilisée.
J. Lapides, chirurgien urologue américain (1961)
Laren (technique de) l.f.
Laren’s technique
Méthode de cerclage du col par voie abdominale, utilisée lorsque le col utérin est particulièrement court.
Un fil passé d'avant en arrière dans l'isthme sort au niveau des ligaments utérosacrés pour être noué à la face postérieure de l'utérus. Cette technique de seconde intention n'est proposée qu'après échec de techniques plus simples ; elle comporte obligatoirement un accouchement par césarienne prophylactique au voisinage du terme de la grossesse, qui permettra éventuellement l'ablation du fil.