Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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poils de brosse (image en) l.f.

hair-on-end appearance

En radiologie, variété de réaction périostée faite de fines lamelles osseuses (spicules), parallèles les unes aux autres, perpendiculaires à la corticale d'un os long.
Ces spicules correspondent à des appositions d'os nouveau au contact de fibres conjonctives tendues entre la corticale et le périoste soulevé par l'hyperhémie locale. L'aspect est évocateur d'un sarcome d'Ewing mais s'observe également dans d'autres conditions comme la maladie de Caffey par exemple.

polynucléotide-phosphorylase n.f.

Enzyme catalysant la réaction réversible de la phosphorolyse des polynucléotides :
(X-R-P)n + PO4H3 <→ (X-R-P)n-1 + X-R-P-P.
Un tel enzyme extrait de microorganismes (comme Azotobacter vinelandii) a pu servir à la synthèse de polynucléotides (de masse moléculaire de 500 à 800 kDa) à partir de nucléoside-diphosphates. In vitro, la polynucléotide-phosphorylase est surtout active pour la dégradation des acides nucléiques. Elle a été décelée dans la plupart des cellules vivantes.

polypeptide n.m.

polypeptide

Composé chimique constitué par la condensation de plus de quatre acides aminés par des liaisons peptidiques.
La ligne de démarcation entre les polypeptides et les protéines de faible masse moléculaire a été fixée arbitrairement aux composés d'une masse moléculaire de 10 000 et ne dialysant pas.
Les polypeptides donnent la réaction du biuret. On connaît de nombreux polypeptides naturels (peptide) ou synthétiques. On en trouve aussi, à côté des acides aminés, dans les produits de la digestion des protéines. Certains polypeptides peuvent être des antibiotiques.

→ polymyxines

pont disulfure l.m.

disulfide bond

Liaison -S-S- entre deux atomes de soufre au sein d'une molécule organique.
Une telle liaison est généralement constituée par deshydrogénation entre deux fonctions thiol de radicaux de cystéines appartenant soit à des peptides distincts, formant ainsi un pont interchaines, soit à la même chaine polypeptidique formant un pont intra-chaîne constituant une structure cyclique, qui peut jouer un rôle stabilisateur de la conformation d'une protéine par ex.
Le glutathion, dont la forme oxydée possède un pont disulfure, est impliqué dans la formation de ponts disulfure de protéines par un transfert d'hydrogène ; inversement, le glutathion réduit peut servir à ouvrir un pont disulfure d'une protéine à l'aide d'une réaction catalysée par une glutathion-transhydrogénase, comme c'est le cas dans la dégradation de l'insuline dans le foie.

potentiels évoqués cognitifs l.m.p.

cognitive evoked potentials

Type de potentiels évoqués endogènes liés à la réaction du sujet lors d'une stimulation sensorielle.
Une tâche mentale et/ou motrice doit être effectuée par celui-ci à chaque fois qu'une stimulation est appliquée (sensitive sur un index, généralement).
On distingue ainsi les potentiels évoqués cognitifs précoces et des composantes tardives (P300 ou onde P3, N400 ou N4).
Cette technique est utilisée dans l'exploration des démences.

poumon de fermier (maladie du) l.m.

farmer's lung

Pneumopathie d’hypersensibilté observée chez les cultivateurs et provoquée par des actinomycètes se développant sur le fourrage ou les grains, Thermopolyspora polyspora, Micropolyspora faeni et Faenia rectivirgula.
Cette maladie affecte surtout les non-fumeurs et peut évoluer sur un mode aigu, subaigu ou chronique.
Dans la forme aigüe, il s'agit d'un tableau pseudo-grippal avec fièvre, dyspnée et toux. Le cliché thoracique peut révéler une micro-granulation prédominant aux bases, une perte de volume pulmonaire, ou être normal. L'arrêt de l'exposition entraîne la normalisation en quelques semaines.
Les formes subaigües se traduisent par un tableau de bronchite subaigüe avec altération de l'état général et amaigrissement. Le trouble ventilatoire est de type obstructif, restrictif ou mixte avec une légère hypoxie accentuée à l'effort. L'arrêt de l'exposition entraîne une rétrocession lente.
Les formes chroniques réalisent une insuffisance respiratoire irréversible, liée à une fibrose pulmonaire pouvant progresser malgré l'arrêt de l'exposition et l'utilisation des corticoïdes. On trouve des anticorps sériques précipitants, spécifiques des extraits de foin moisi et de Micropolyspora faeni .
Cette maladie est un exemple de réaction d’hypersensibilité de type III.
Le poumon du fermier est une maladie professionnelle indemnisable.

Syn. alvéolite allergique extrinsèque

pourpre rétinien l.m.

visual purple

Coloration de la membrane rétinienne due à la teinte rosée de la rhodopsine des cellules en bâtonnets.
Elle se produit dans l’obscurité quand le 11-cis rétinal est uni à l’opsine pour former la rhodopsine. A la lumière il se produit une décoloration par dissociation de la rhodopsine en opsine et tout-trans-rétinal ; cette réaction est réversible avec reconstitution de la rhodopsine..

Syn. erythropsine

→ rhodopsine

Prausnitz-Küstner (réaction de) l.f.

Prausnitz-Küstner's reaction

Réaction cutanée utilisée autrefois pour la détection, voire le dosage des IgE humaines.
Le sérum à tester était injecté par voie intradermique chez un volontaire. Les IgE du sérum se fixaient sur les mastocytes de la peau. L'antigène spécifique était injecté au même site d'inoculation 48 heures plus tard. Une papule urticarienne apparaissait immédiatement. Actuellement, ce test ne peut plus être utilisé chez les humains à cause du danger de transmission de l'hépatite C et du sida mais un test d'anaphylaxie cutanée passive est utilisé chez l'animal de laboratoire.

O. Prausnitz, médecin hygiéniste allemand et H. Küstner, gynécologue obstétricien allemand (1921)

précipitation n.f.

précipitation

Apparition d'une substance solide parmi les produits d'une réaction se déroulant dans un milieu liquide homogène (ex. formation d'un phosphate de calcium à partir d'ions en concentrations supérieures au produit de solubilité).
Phénomène qui peut se produire lors de la rencontre d'antigènes et d'anticorps solubles si ces corps se trouvent en proportion optimale.
La précipitation immunologique peut être réalisée en milieu liquide ou en gélose. Les complexes antigènes-anticorps précipités apparaissent sous forme d'arcs ou de traits de précipitation. Toutes les immunoglobulines ne donnent pas lieu à des phénomènes de précipitation. D'autre part, pour que le précipité apparaisse, il faut que les antigènes et les anticorps se trouvent en solution dans certaines proportions.

→ anticorps précipitant

préjudice (sentiment de) l.m.

prejudice, detriment, injury feeling

Conviction d'être lésé dans un bien, un sentiment, une promotion par le fait d'autrui, ou même victime d'une machination.
Le sentiment de préjudice est surtout rencontré chez les personnalités paranoïaques, dans certaines débilités mentales et dans des démences au début.
Non critiquées, inébranlables, les idées délirantes de préjudice s'observent essentiellement dans les psychoses paranoïaques chroniques de revendication, en particulier les sinistroses délirantes.
De telles croyances sont à la base de comportements quérulents, processifs, voire justiciers.
En clinique, le partage entre un délire proprement dit et une réaction excessive à un dommage subi est souvent très délicat.

prick test l.angl.

Test cutané d'allergie immédiate introduisant dans les téguments une dose minime d'allergène.
Le test est positif si l'on observe, dans les minutes qui suivent, une réaction locale urticarienne, par piqûre ("prick"), réalisée au travers des téguments par un instrument spécialisé. La lecture se fait dans les 20 minutes qui suivent l'inoculation de l'allergène.

→ tests cutanés en allergologie

privilège immunologique l.m

Immune privilege

Propriété de quelques organes de tolérer l’introduction d’antigènes étrangers sans réaction inflammatoire d’origine immune.
Cette propriété est partagée par l’œil, le cerveau, le placenta et les testicules. Alors que les greffes reconnues comme étrangères sont rejetées par l’organisme, le rejet est absent ou atténué dans le cas de ces tissus privilégiés. C’est, en particulier, le cas de la greffe de cornée.

[F3]

Édit. 2018

produit d'amplification l.m.

amplicon, amplification product

Fragment d’ADN double brin obtenu par une réaction d’amplification en chaîne par polymérase.

→ amplification en chaîne par polymérase

[Q1]

Édit. 2017

produit de contraste l.m.

En imagerie médicale, substance qui augmente artificiellement le contraste entre la structure qui le contient et le milieu voisin. On peut y avoir recours quand le contraste naturel est insuffisant. La nature des produits de contraste dépend du type d’imagerie.
1) En imagerie X (radiographie, scanner à rayons X) le sulfate de baryum est réservé à l’opacification de la lumière du tube digestif et les produits iodés hydrosolubles aux autres indications. Le baryum comme l’iode absorbent les rayons X en raison de leur numéro atomique élevé. Ils sont à l’origine d’un «moule» radio-opaque de la structure qui les contient. Introduits dans le système vasculaire, les produits de contraste iodés ont une phase vasculaire brève, suivie d’une phase de diffusion extravasculaire puis d’une phase d’élimination urinaire par filtration glomérulaire. Leur utilisation implique donc une fonction rénale satisfaisante. Les produits iodés peuvent être injectés par voie intraveineuse (urographie, scanner…), intra-artérielle (artériographie), intra-articulaire (arthrographie), locale (hystérographie, uréthrographie ou cystographie rétrogrades, kystographie, fistulographie…..). Ils peuvent être, surtout par voie intraveineuse, à l’origine d’une sensation transitoire de chaleur sans gravité, de nausées ou, beaucoup plus rarement, de réaction allergoïde allant de la simple sensation de démangeaison à l’œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
2) En IRM, les produits de contraste modifient le comportement magnétique des tissus. On distingue les produits de contraste paramagnétiques (chélates de gadolinium, dont la pharmacocinétique est voisine de celle des produits iodés et qui peuvent être injectés par voie intraveineuse ou intra-articulaire) et les agents de contraste superparamagnétiques, constitués de nanoparticules d’oxyde de fer nommées SPION (superparamagnetic iron oxide nanoparticles) ou USPION (ultrasmall superparamagnetic iron oxide nanoparticles). Les produits de contraste gadolinés augmentent le signal des tissus vascularisés en T1. Ils ne franchissent pas la barrière hémato-encéphalique normale.
3) En imagerie nucléaire, on parle de radio-traceurs : ce sont des isotopes qui se fixent sur certains organes-cibles et dont l’émission est repérée par une gamma-caméra.
4°) En échographie, on utilise des microbulles injectées par voie IV, à l’origine d’une différence d’échogénicité des vaisseaux qui les contiennent et qui permettent de préciser le mode de vascularisation d’une lésion.
Edit. 2018

Syn. opacifiant, agent de contraste

→ gadolinium

[B2,B3]

protamine n.f.

protamine

Polypeptide de structure relativement simple, riche en acides diaminés (arginine), presque complètement dépourvu d'acide aspartique et d'acide glutamique.
Les protamines ont un caractère basique : elles sont unies aux acides désoxyribonucléiques dans les noyaux des spermatozoïdes. On en a identifié plusieurs dans les laitances de poissons, telles la salmine (du Saumon), la clupéine (du Hareng), la sturine (de l'Esturgeon). Elles sont utilisées comme réactifs (macromolécules cationiques) et pour la préparation de l'insuline-retard. Antagonistes des polyosides acides, en particulier de l'héparine, elles provoquent, après injection par voie intraveineuse, des réactions intéressant les lipoprotéines circulantes et les globulines qui jouent un rôle dans la coagulation du sang.
In vivo, la protamine se combine à l'héparine sur les plaquettes et le fibrinogène pour former un complexe inactif stable : 1 mg de protamine neutralise environ 100 U. I. d'héparine.
Elle est utilisée pour neutraliser l'héparine à la fin des circulations extracorporelles et en cas de complication hémorragique liée à un surdosage d'héparine. Des accidents allergiques ont été décrits (réaction anaphylactoïde, hypertension artérielle pulmonaire avec insuffisance cardiaque droite aigüe). Il est dangereux d'utiliser une dose excessive de protamine.

prothèse valvulaire cardiaque l.f.

cardiac valvular prosthesis

Substitut valvulaire utilisé en chirurgie du cœur pour remplacer une valvule traumatisée ou pathologique.
- On appelle prothèses artificielles celles qui sont fabriquées avec des matériaux non biologiques, métalliques, textiles ou plastiques. Il en existe trois grandes sortes, prothèse à bille (valve de Starr), prothèse à disque (valve de Bjork) ou prothèse à ailette, la plus utilisée aujourd'hui (valve de Saint Jude et assimilée).
- On appelle bioprothèses celles qui sont constituées d’un tissu biologique venu d’un animal et traitées chimiquement pour supprimer toute réaction immunitaire. Les bioprothèses peuvent être cousues sur le malade ou montées sur un cadre rigide. On rapproche de ces bioprothèses animales les homogreffes provenant d'autres êtres humains et des autogreffes (opération de Ross).
Certaines prothèses valvulaires s’efforcent de reproduire le plus possible la forme et la structure de la valvule remplacée. D’autres s’en éloignent délibérément, surtout pour la valvule mitrale.

prurigo simplex aigu l.m.

simple acute prurigo, prurigo simplex acuta

Dermatose banale touchant préférentiellement l'enfant, mais parfois aussi l'adulte, caractérisée par une éruption aigüe de papules érythémateuses prurigineuses de petite taille dispersées en nombre variable sur le tégument, parfois vésiculeuses ou même bulleuses, volontiers excoriées en leur centre, d'aspect histologique peu spécifique.
Le diagnostic est clinique, mais des examens complémentaires, en particulier la biopsie cutanée, peuvent être nécessaires pour éliminer d'autres dermatoses. Le prurigo aigu est généralement regardé comme une réaction d'hypersensibilité à des arthropodes présents dans l'environnement du malade; le traitement repose essentiellement sur les antihistaminiques et les dermocorticoïdes.

→ prurigo strophulus

prurit n.m.

pruritus, itch

Sensation subjective localisée au tégument, distincte de la douleur des paresthésies, presque toujours définie par la réaction motrice qu'elle déclenche chez le sujet, c'est-à-dire le grattage : il est néanmoins essentiel de ne pas assimiler prurit et grattage, car leur intensité ne varie pas proportionnellement, du fait du rôle majeur des mécanismes psychiques mis en jeu.
Les manœuvres de grattage, conscientes et volontaires ou plus ou moins machinales, sont soumises à l’influence d’autres stimuli, notamment psychiques.
Le substrat neurophysiologique du prurit est mal connu, mais ses voies de transmission seraient en partie communes à celle de la douleur. Le prurit est le principal symptôme subjectif en dermatologie et, à ce titre, un motif fréquent de consultation. Son intensité devient parfois insupportable, invalidante à l'instar des grandes douleurs, et peut même conduire au suicide. Diffus ou localisé, il peut avoir de nombreuses causes, pas toujours faciles à mettre en évidence. Son traitement est dans la mesure du possible étiologique, en l'absence de thérapeutique symptomatique régulièrement efficace.

Étym. lat. pruritus : démangeaison

Syn. démangeaison

pseudofolliculite de la barbe l.f.

pseudofolliculitis barbae

Dermatose caractérisée par des papules folliculaires inflammatoires non microbiennes de la zone de la barbe et provoquée par la pénétration dans la peau des extrémités des poils qui se recourbent et provoquent une réaction à corps étranger.
Généralement favorisée par l'usage du rasoir électrique, son traitement est difficile. L'affection est particulièrement fréquente chez les hommes de race noire.

→ poil incarné (de la barbe)

pseudophobie n.f.

pseudophobia

1) Crainte, état de qui-vive, réaction de sursaut devant la reproduction ou des représentations de situations qui ont été réellement traumatisantes pour le sujet (guerre, violences, peur des véhicules après accident de la circulation).
Trouble rencontré dans les névroses traumatiques, équivalent du syndrome de répétition ou associé à lui.
2) Ensemble des manifestations d'insécurité foncière et d'attente liées à la fixation transitoire de l'angoisse flottante, et qui s'accompagnent des mêmes types de conduites que les phobies, en particulier d'évitement, mais sans leur spécificité ni leur permanence.
Ces états anxieux sévères sont décrits dans la névrose d'angoisse et certaines psychoses.

psychanalyse (principaux courants de la) l.m.p.

main currents of psychoanalysis

L'ensemble des textes de S. Freud reste la référence majeure de la plupart des analystes. Les divers courants qui se sont détachés de sa pensée se sont constitués soit en opposition avec elle, soit dans son prolongement.
C. Jung, le premier, diverge de Freud en contestant le caractère sexuel de la libido, puis en introduisant un inconscient collectif réceptacle d'archétypes. Le travail psychothérapique prend une allure directive. Le patient part à la recherche de lui-même en renouant avec ses archétypes.
A. Adler met l'accent sur le complexe d'infériorité. W. Stekel prône des cures courtes, avec un thérapeute plus actif. O. Rank soutient la place privilégiée du traumatisme de la naissance. Pour G. Groddeck, l'inconscient se loge dans le somatique. S. Ferenczi souligne l'importance des premières relations mère-enfant et, de ce fait, modifie la cure dans un sens plus maternant. L'influence de ces premiers psychanalystes reste variable mais réelle.
Dans la génération suivante, trois courants se distinguent : l'"egopsychology" (E. Kris, H. Hartmann, Anna Freud), qui met l'accent sur les mécanismes de défense du moi et pose pour but son adaptation à la réalité ; Mélanie Klein, qui s'intéresse au monde fantasmatique du nourrisson et ouvre la voie à l'abord psychanalytique de la psychose ; en France, J. Lacan qui, en réaction à une dérive psychologisante de la psychanalyse freudienne et à son orientation croissante vers des thérapeutiques prothétiques du moi, propose un "retour à Freud" et une relecture de l'inconscient freudien, qu'il démontre être "structuré comme un langage". Le sujet lacanien est effet de langage, divisé par son propre discours. Dès lors, la direction de la cure se trouve transformée, notamment par la mise en tension de l'éthique du bien-dire de l'analysant avec l'éthique de l'acte de l'analyste

C. G. Jung, psychologue et psychiatre suisse (1875-1961) ; A. Adler, psychiatre et psychologue autrichien (1870-1937) ; W. Stekel, psychiatre psychanalyste autrichien (1868-1940) ; O. Rank, psychanalyste autrichien (1884-1939) ; G. Groddeck, psychiatre psychothérapeute allemand (1866-1934) ; S. Ferenczi, psychanalyste hongrois (1873-1933) ; Ernst Kris, historien de l’art et psychanalyste autrichien (1900-1957) ; Heinz Hartmann, psychiatre et psychanalyste américain d’origine autrichienne (1894-1970) ; Anna Freud, fille de S. Freud, psychanalyste autrichienne naturalisée britannique (1895-1982) ; Mélanie Klein, psychanalyste britannique de l'enfant (1882-1960) ; J. Lacan, psychiatre psychanalyste français (1901-1981)

psychologie médicale et maladie l.f.

medical psychology and illness

Approche du comportement et du vécu du malade et du médecin qui tient compte, pour le premier, des nombreuses répercussions psychiques d'une rupture faite de confrontation à l'inconnu, voire à la réalité de la mort, et aussi d'atteinte narcissique, de faiblesse et de dépendance,
Seront cités seulement :
- la régression, liée en grande partie à la perte ou au moins à la décroissance du rôle de l'individu au sein de la communauté, qui est dominée par l'égocentrisme, la passivité, l'intolérance aux frustrations et un mode de pensée magique. Cette conduite de type infantile, si elle permet au sujet d'accepter aide et soutien, est généralement très utile et même nécessaire ;
- la réaction dépressive, constante, souvent considérée comme une forme décompensée de régression, liée principalement à la perte du sentiment de toute-puissance et à l'atteinte de l'image idéale du moi. Une contemplation douloureuse plus ou moins intense de soi est possible, susceptible de réactualiser les angoisses infantiles ;
- les bénéfices tirés de la maladie, gratifications directes ou indirectes qui peuvent favoriser l'installation de la chronicité en l'absence d'une relation adaptée.
À ces réactions communes s'ajoutent d'autres manifestations plus immédiatement en rapport avec l'entité morbide.

→ bénéfices tirés de la maladie, refuge dans la maladie

[H3]

Édit. 2018

pupille myotonique l.f.

tonic pupil

Pupille caractérisée par une faible réaction à la lumière avec paralysie partielle du sphincter irien, parésie de l'accommodation, une réponse à la convergence forte et tonique suivie d'une décontraction très lente.
Elle s'observe dans la pathologie locale, dans les affections neurologiques, dans le syndrome d'Adie.

pyridoxal-phosphate n.m.

pyridoxalphosphate

Ester phosphorique du pyridoxal. Forme co-enzymatique de la vitamine B6 (pyridoxine) par laquelle elle joue un rôle biochimique essentiel dans le métabolisme des acides aminés.
Le pyridoxal-phosphate est le coenzyme de toutes les transaminases, des décarboxylases et racémases des acides aminés : plus spécifiquement, c'est également le coenzyme de la sérine-hydroxyméthylase, de la sérine-déshydratase, de la cystéine-désulfhydrase, de la cynuréninase, de la thréonine-aldolase, de la tryptophane-synthétase. C'est également un constituant des phosphorylases. Dans toutes ses interventions le pyridoxal-phosphate forme avec l'acide aminé une base de Schiff (oxaldine) par réaction entre sa fonction aldéhyde et la fonction α-aminée. Selon l'enzyme auquel elle est fixée, la base de Schiff labilise une partie de la molécule de l'acide aminé et en facilite ainsi soit l'oxydation, soit la décarboxylation, soit permet la rupture d'une liaison carbone-carbone.

Syn. phosphate de pyridoxal

pyrogène n.m.

pyrogen

Substance endogène ou exogène induisant la fièvre.
Les principaux pyrogènes endogènes sont des prostaglandines et des cytokines de l’inflammation tels que l’interleukine-1 et le TNFa.
Les pyrogènes exogènes peuvent être les différentes molécules de microorganismes telles que les endotoxines (lipopolysaccharides de bactéries gram négatif) ou les protéoglycanes de bactéries gram positif.
On recherche l’activité pyrogène d’une solution injectable par mesure de la température après injection intraveineuse chez le Lapin ou bien par le test du Limulus (agrégation de l’hémolymphe d’un crabe microscopique).
En réanimation, une souillure des solutions injectables provoque une réaction fébrile d'autant plus intense que la quantité injectée est plus grande. Ce risque affecte donc surtout les perfusions. Ces souillures résultent de résidus protéiques venant des cellules microbiennes tuées lors de la stérilisation du solvant ou des ampoules et des flacons ou encore des tubulures mal nettoyées au préalable. Les produits distribués par les pharmaciens doivent avoir subi un contrôle pour garantir qu'ils sont exempts de pyrogènes.

Étym. gr. pur : feu (purektikos : fiévreux) ; gène : "qui cause" (contresens usuel)

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