dégénérescence progressive des cônes associée à celle des bâtonnets l.f.
cone-rod dystrophy
dégénérescence progressive du pallidum et rétinite pigmentaire l.f.
pallidal degeneration, progressive, with retinitis pigmentosa
Dysarthrie progressive, rigidité extrapyramidale et rétinite pigmentaire d'apparition précoce.
L’affection est autosomique récessive (MIM 260200).
N. W. Winkelman, neuropathologiste américain (1932)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence pseudovitelliforme de la rétine l.f.
pseudovitelliform dystrophy
J. D. Gass, ophtalmologiste américain (1974)
→ dystrophie fovéomaculaire vitelliforme de l'adulte de Gass
dégénérescence réticulaire de Koby l.f.
F. E. Koby, ophtalmologiste suisse (1927)
dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie, dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.
retinal degeneration with nanophthalmos, cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma
Dégénérescence rétinienne progressive avec dégénérescence microkystique maculaire, hypermétropie, nanophtalmie et glaucome à angle fermé.
L'ERG est d'abord altéré en scotopique puis photopique et scotopique. La dégénérescence maculaire n'est plus microkystique chez les sujets âgés mais atrophique. L’affection est autosomique récessive (MIM 267760).
Cynthia J. MacKay, ophtalmologiste américaine (1987)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence rétinienne de type 3 l.f.
retinal degeneration 3
Dégénérescence rétinienne primitive observée chez la souris qui peut servir de modèle d’étude de la rétinite pigmentaire humaine.
Les modifications rétiniennes apparaissent dès la troisième semaine de vie chez la souris et les bâtonnets sont détruits en cinq semaines alors que les cônes sont encore visibles à sept semaines. Ce gène a été localisé à 10 centimorgans de la phosphatase alcaline-1 et son homologue humain est situé en 1q, c'est un gène candidat à une possible rétinite pigmentaire chez l'homme. L’affection est autosomique dominante (MIM 180040).
B. Chang, ophtalmologiste américain (1993)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence rétinienne et épilepsie l.f.
retinal degeneration and epilepsy
Association de crises d’épilepsie et d’une dégénérescence rétinienne dans une famille éthiopienne.
Un frère et une sœur ont été décrits. L’affection est autosomique récessive (MIM 267740).
S. L. Cohan, neurologue américain (1979)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence rétinienne palissadique l.f.
lattice degeneration of retina leading to retinal detachment
J. Gonin, ophtalmologiste suisse (1904)
→ dégénérescence givrée et palissadique de Gonin
dégénérescence rétinienne périphérique l.f.
peripheral retinal degeneration
Ensemble des lésions dégénératives de la rétine périphérique, dont certaines prédisposent au décollement de rétine.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence sarcomateuse d'un léiomyome utérin l.f.
sarcomatous degeneration of uterine myoma
Transformation maligne d'un fibrome utérin à partir des fibres musculaires lisses qui se manifeste, aux environs de la ménopause ou après, par des métrorragies et une augmentation rapide du volume de la tumeur qui tend à se fixer et par une altération de l'état général.
Elle peut donner des métastases pulmonaires ou hépatiques. Elle est parfois latente et découverte fortuitement sur une pièce d'hystérectomie pour fibrome.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescences cornéennes l.f.p.
Dégradations, du tissu cornéen, le plus souvent séniles, se distinguant des dégénérescences par l’absence de caractère héréditaire et par le fait qu’elles peuvent être unilatérales et lorsqu’elles sont bilatérales elles sont asymétriques.
-L’arc sénile ou gérontoxon est fait d'un dépôt lipidique touchant la périphérie de la cornée constituant un anneau périphérique débutant à la partie inférieure de la cornée.
-La dégénérescence lipidique est le plus souvent secondaire à des lésions infectieuses, traumatiques ou à des ulcérations cornéennes au niveau desquelles se constituent des dépôts lipidiques.
-La dégénérescence amyloïde peut être la conséquence d'affections oculaires locales ou survenir dans le cadre d'une amyloïdose généralisée; elle est caractérisée par des opacités ponctuées ou filamenteuses dans la partie centrale de la cornée.
-La dégénérescence nodulaire de Salzman, idiopathique ou associée à des affections cornéennes inflammatoires, se présente sous forme de lésions nodulaires blanchâtres où bleutées, uniques ou multiples, à localisation annulaire dans la moyenne périphérie de la cornée.
-La dégénérescence cornéenne marginale de Terrien est en fait davantage une atteinte inflammatoire qu'une dégénérescence. Le plus souvent la lésion est bilatérale et symétrique ; elle débute à la partie supéro-nasale par de fines opacités punctiformes du stroma antérieur laissant une zone libre de cornée transparente qui la sépare du limbe. Le stroma s'amincit progressivement constituant une gouttière vascularisée. La lésion s'étend circonférentiellement ou vers le centre.
-La dégénérescence limbique en ceinture de Vogt est caractérisée par un dépôt en croissant blanc jaunâtre au niveau du limbe dans la région inter-palpébrale, souvent plus marqué dans le secteur nasal.
-La kératopathie en bandelette débute à la périphérie cornéenne à 3 et 9 heures, dans l'aire d'ouverture de la fente palpébrale. Elle est en général séparée du limbe par une zone claire. Elle peut aboutir à une bande complète joignant les limbes temporal et nasal. Elle peut être ou non calcifiée. Elle accompagne le plus souvent des affections oculaires ou générales, en particulier l’hyperparathyroïdie.
-La dégénérescence calcaire, comme la kératopathie en bandelette, elle survient sur des yeux malades mais elle touche le stroma postérieur qu’elle opacifie.
-La dégénérescence réticulaire de Koby, surtout rencontrée chez les patients porteurs d'une inflammation chronique, se caractérise par une fine réticulation blanche au niveau de la membrane de Bowman. Elle fait partie malgré son nom des dégénérescences.
-Les lignes d’Hudson-Stahli dépôts métalliques fin de coloration brune, en lignes horizontales, au niveau de l'épithélium cornéen dans le tiers inférieur de la cornée. Elles sont souvent adjacentes à des zones d'irrégularités cornéennes.
-L'anneau blanc de Coats siégeant à la partie inférieure de la cornée, de diamètre inférieur à 1 mm et situé au niveau de la couche de Bowman ou du stroma superficiel.
-Les corps de Hassall-Henle, verrucosités de la membrane de Descemet au niveau de la périphérie cornéenne sont des manifestations habituelles du vieillissement.
-La dystrophie en chagrin de crocodile faite d’opacités grisâtres polygonales donnant un aspect en mosaïque évoquant une peau de crocodile.
-La cornea farinata, est caractérisée par de fines opacités bilatérales du stroma postérieur et de la membrane de Descemet, n'altérant pas la vision.
-Les dellens sont des dépressions au niveau de la surface cornéenne, la plupart du temps adjacentes à des zones surélevées.
M. Salzmann, ophtalmologiste autrichien (1925) ; F. E. Koby, ophtalmologiste suisse (1927) ; A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1930)
dégénérescence sénile de la macula l.f.
senile macular degeneration
P. Junius et H Kuhnt, ophtalmologistes allemands (1926)
→ Junius-Kuhnt (dystrophie maculaire de)
dégénérescences lobaires fronto-temporale s (DLFT) l.f.p.
Groupe hétérogène de maladies neurodégénératives dont le point commun est l’atteinte prépondérante du lobe frontal ou temporal.
Les premières manifestations, souvent précoce (avant 45 ans), concernent une modification progressive du
Les tests neuropsychologiques attestent de l’altération des fonctions exécutives (signe d'atteinte frontale), l'absence d'amnésie importante et de désorientation spatio-temporelle. Ils permettent également d'évaluer le langage.
L'
Les examens biologiques sanguins éliminent une cause inflammatoire ou métabolique.
Le dosage de la
Les trois gènes les plus représentés sont le gène C9orf72 (retrouvé dans la majorité des DFLT associées à la
Le premier cas a été décrit en 1892 par
→ Alzheimer (maladie d'), amnésie, protéine tau, peptide bêta-amyloïde, TDP43, protéine FUS, ubiquitine, progranuline
[H1]
Édit. 2018
dégénérescence spinocérébelleuse avec dystrophie cornéenne maculaire, cataracte congénitale et myopie l.f.
spinocerebellar degeneration with macular corneal dystrophy, congenital cataract, and myopia
Ataxie spastique avec cataracte congénitale, opacités cornéennes maculaires et myopie non axiale.
Agénésie du cervelet, hypertonie, troubles de la marche et EMG anormal. La dystrophie cornéenne est constituée de dépôts mucoïdes dans le stroma. L’affection est autosomique récessive (MIM 271320).
A. M. Mousa, médecin koweïtien (1986)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
Syn. ataxie spastique des Bédouins (syndrome de l')
dégénérescence spinocérébelleuse avec mouvements lents des yeux l.f.
spinocerebellar degeneration with slow eye movements
Maladie associant une altération intellectuelle progressive, une dégénérescence spino
Description dans deux familles d'Arabes Palestiniens vivant au Koweït. L’affection est autosomique récessive (MIM 271322).
A. S. Al-Din, médecin koweïtien (1990)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence spinocérébelleuse et dystrophie cornéenne l.f.
spinocerebellar degeneration and corneal dystrophy
Affection infantile caractérisée par une diplégie spastique, des convulsions, une surdimudité et une cataracte.
Il existe également un retard psychomoteur, des troubles du langage, une hypertonie, des mouvements anormaux avec troubles de la marche et du comportement, ainsi qu’une luxation de la hanche. L’affection est autosomique récessive (MIM 270600).
V. M. Der Kaloustian, pédiatre, N. I. Jarudi, ophtalmologue, M. J. Khoury, biologiste libanais (1985)
Syn. Böök (dégénérescence spinocérébélleuse de type), diplégie spastique de type infantile
→ diplégie
[H1, H3, I2, P1, P2, Q3]
Édit. 2019
dégénérescence spongieuse du système nerveux central l.f.
spongy degeneration of central nervous system
Myrtelle May Canavan, neuropathologiste américaine (1931)
dégénérescence striatonigrique, strionigrique l.f.
striatonigral, strionigral degeneration
Syndrome parkinsonien faisant partie du groupe des atrophies multisystématisées.
Un syndrome akinétohypertonique bien caractérisé s'accompagne souvent d'un tremblement de repos et parfois de signes pyramidaux, pseudobulbaires et dysautonomiques (notamment hypotension orthostatique) modérés.
La résistance habituelle de cette affection dégénérative à la L-dopa constitue un autre argument différentiel par rapport à la maladie de Parkinson.
Symétriques, les lésions touchent assez électivement le putamen.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence systématisée opticocochléodentelée l.f.
systematized opticocochleodentate degeneration
Très rare affection familiale transmise sur le mode autosomique récessif, débutant habituellement dans l'enfance.
Elle comporte principalement une cécité progressive par atrophie optique, une surdité de type centrale également progressive, des signes cérébelleux (ataxie et incoordination à la marche) et des troubles mentaux variables. Une spasmodicité, des mouvements athétoïdes ou des crises comitiales sont possibles. Évolution péjorative et début précoce semblent liés.
L'histologie montre une dégénérescence des voies optiques et cochléaires, une atrophie cérébelleuse majorée sur les noyaux dentelés et parfois une atteinte des cordons postérieurs, des voies spinocérébelleuses et pyramidales.
R. Nyssen et L. van Bogaert, baron, membre de l'Académie de médecine, neuropathologistes belges (1934)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
Syn. syndrome de R. Nyssen et L. van Bogaert
dégénérescence tapétorétinienne l.f.
Dégénérescence héréditaire de la couche pigmentaire de la rétine souvent associée à une
atteinte de la choroïde.
→ Goldman et Favre (maladie de), Amalric (syndrome de), Senior Løken (syndrome de)
dégénérescence tapétorétinienne de Bietti avec dystrophie marginale cornéenne l.f.
Bietti’s tapetoretinal degeneration with marginal corneal dystrophy
R. Nyssen et L. van Bogaert, baron, membre de l'Académie de médecine, neuropathologistes belges (1934) ; G. Bietti ophtalmologiste italien (1937)
→ rétinopathie cristalline de Bietti
dégénérescence tapétorétinienne et ataxie l.f.
tapetoretinal degeneration with ataxia
Ataxie de Pierre Marie ou de Friedreich avec rétinite pigmentaire.
L'ataxie de Pierre Marie peut être également dominante ou récessive. L'ataxie de Friedreich est récessive. Il existe également une autre forme avec troubles neurologiques plus complexes (MIM 272600). L’affection est autosomique récessive (MIM 272600).
F. B. Walsh, neuro-ophtalmologiste américain (1957)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence télangiectasique d'un léiomyome utérin l.f.
telangiectasic degeneration of uterine myoma
Transformation bénigne d'un fibrome utérin qui se traduit par une augmentation de volume et par la perception d'un souffle lors de l'auscultation pelvienne.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence vacuolaire l.f.
vacuolar degeneration
Phénomène d'autophagie à l'égard d'organelles cellulaires, aboutissant à la constitution d'une ou de vacuoles cytoplasmiques entourées par un système de membranes lisses et dans laquelle les lysosomes primaires déversent leurs enzymes.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
Syn. dégénérescence cytoplasmique focale, mort cellulaire focale
dégénérescence vitréorétinienne en flocons de neige l.f.
snowflake vitreoretinal degeneration
T. Hirose, ophtalmologiste américain (1974)