Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

23739 résultats 

dégénérescence progressive des cônes associée à celle des bâtonnets l.f.

cone-rod dystrophy

→ cone-rod dystrophie

dégénérescence progressive du pallidum et rétinite pigmentaire l.f.

pallidal degeneration, progressive, with retinitis pigmentosa

Dysarthrie progressive, rigidité extrapyramidale et rétinite pigmentaire d'apparition précoce.
L’affection est autosomique récessive (MIM 260200).

N. W. Winkelman, neuropathologiste américain (1932)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence pseudovitelliforme de la rétine l.f.

pseudovitelliform dystrophy

J. D. Gass, ophtalmologiste américain (1974)

→ dystrophie fovéomaculaire vitelliforme de l'adulte de Gass

dégénérescence réticulaire de Koby l.f.

F. E. Koby, ophtalmologiste suisse (1927)

→ dégénérescences cornéennes

dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie, dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.

retinal degeneration with nanophthalmos, cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma

Dégénérescence rétinienne progressive avec dégénérescence microkystique maculaire, hypermétropie, nanophtalmie et glaucome à angle fermé.
L'ERG est d'abord altéré en scotopique puis photopique et scotopique. La dégénérescence maculaire n'est plus microkystique chez les sujets âgés mais atrophique. L’affection est autosomique récessive (MIM 267760).

Cynthia J. MacKay, ophtalmologiste américaine (1987)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence rétinienne de type 3 l.f.

retinal degeneration 3

Dégénérescence rétinienne primitive observée chez la souris qui peut servir de modèle d’étude de la rétinite pigmentaire humaine.
Les modifications rétiniennes apparaissent dès la troisième semaine de vie chez la souris et les bâtonnets sont détruits en cinq semaines alors que les cônes sont encore visibles à sept semaines. Ce gène a été localisé à 10 centimorgans de la phosphatase alcaline-1 et son homologue humain est situé en 1q, c'est un gène candidat à une possible rétinite pigmentaire chez l'homme. L’affection est autosomique dominante (MIM 180040).

B. Chang, ophtalmologiste américain (1993)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence rétinienne et épilepsie l.f.

retinal degeneration and epilepsy

Association de crises d’épilepsie et d’une dégénérescence rétinienne dans une famille éthiopienne.
Un frère et une sœur ont été décrits. L’affection est autosomique récessive (MIM 267740).

S. L. Cohan, neurologue américain (1979)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence rétinienne palissadique l.f.

lattice degeneration of retina leading to retinal detachment

J. Gonin, ophtalmologiste suisse (1904)

→ dégénérescence givrée et palissadique de Gonin

dégénérescence rétinienne périphérique l.f.

peripheral retinal degeneration

Ensemble des lésions dégénératives de la rétine périphérique, dont certaines prédisposent au décollement de rétine.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence sarcomateuse d'un léiomyome utérin l.f.

sarcomatous degeneration of uterine myoma

Transformation maligne d'un fibrome utérin à partir des fibres musculaires lisses qui se manifeste, aux environs de la ménopause ou après, par des métrorragies et une augmentation rapide du volume de la tumeur qui tend à se fixer et par une altération de l'état général.
Elle peut donner des métastases pulmonaires ou hépatiques. Elle est parfois latente et découverte fortuitement sur une pièce d'hystérectomie pour fibrome.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescences cornéennes l.f.p.

Dégradations, du tissu cornéen, le plus souvent séniles, se distinguant des dégénérescences par l’absence de caractère héréditaire et par le fait qu’elles peuvent être unilatérales et lorsqu’elles sont bilatérales elles sont asymétriques.
-L’arc sénile ou gérontoxon est fait d'un dépôt lipidique touchant la périphérie de la cornée constituant un anneau périphérique débutant à la partie inférieure de la cornée.
-La dégénérescence lipidique est le plus souvent secondaire à des lésions infectieuses, traumatiques ou à des ulcérations cornéennes au niveau desquelles se constituent des dépôts lipidiques.
-La dégénérescence amyloïde peut être la conséquence d'affections oculaires locales ou survenir dans le cadre d'une amyloïdose généralisée; elle est caractérisée par des opacités ponctuées ou filamenteuses dans la partie centrale de la cornée.
-La dégénérescence nodulaire de Salzman, idiopathique ou associée à des affections cornéennes inflammatoires, se présente sous forme de lésions nodulaires blanchâtres où bleutées, uniques ou multiples, à localisation annulaire dans la moyenne périphérie de la cornée.
-La dégénérescence cornéenne marginale de Terrien est en fait davantage une atteinte inflammatoire qu'une dégénérescence. Le plus souvent la lésion est bilatérale et symétrique ; elle débute à la partie supéro-nasale par de fines opacités punctiformes du stroma antérieur laissant une zone libre de cornée transparente qui la sépare du limbe. Le stroma s'amincit progressivement constituant une gouttière vascularisée. La lésion s'étend circonférentiellement ou vers le centre.
-La dégénérescence limbique en ceinture de Vogt est caractérisée par un dépôt en croissant blanc jaunâtre au niveau du limbe dans la région inter-palpébrale, souvent plus marqué dans le secteur nasal.
-La kératopathie en bandelette débute à la périphérie cornéenne à 3 et 9 heures, dans l'aire d'ouverture de la fente palpébrale. Elle est en général séparée du limbe par une zone claire. Elle peut aboutir à une bande complète joignant les limbes temporal et nasal. Elle peut être ou non calcifiée. Elle accompagne le plus souvent des affections oculaires ou générales, en particulier l’hyperparathyroïdie.
-La dégénérescence calcaire, comme la kératopathie en bandelette, elle survient sur des yeux malades mais elle touche le stroma postérieur qu’elle opacifie.
-La dégénérescence réticulaire de Koby, surtout rencontrée chez les patients porteurs d'une inflammation chronique, se caractérise par une fine réticulation blanche au niveau de la membrane de Bowman. Elle fait partie malgré son nom des dégénérescences.
-Les lignes d’Hudson-Stahli dépôts métalliques fin de coloration brune, en lignes horizontales, au niveau de l'épithélium cornéen dans le tiers inférieur de la cornée. Elles sont souvent adjacentes à des zones d'irrégularités cornéennes.
-L'anneau blanc de Coats siégeant à la partie inférieure de la cornée, de diamètre inférieur à 1 mm et situé au niveau de la couche de Bowman ou du stroma superficiel.
-Les corps de Hassall-Henle, verrucosités de la membrane de Descemet au niveau de la périphérie cornéenne sont des manifestations habituelles du vieillissement.
-La dystrophie en chagrin de crocodile faite d’opacités grisâtres polygonales donnant un aspect en mosaïque évoquant une peau de crocodile.
-La cornea farinata, est caractérisée par de fines opacités bilatérales du stroma postérieur et de la membrane de Descemet, n'altérant pas la vision.
-Les dellens sont des dépressions au niveau de la surface cornéenne, la plupart du temps adjacentes à des zones surélevées.

M. Salzmann, ophtalmologiste autrichien (1925) ; F. E. Koby, ophtalmologiste suisse (1927) ; A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1930)

dégénérescence sénile de la macula l.f.

senile macular degeneration

P. Junius et H Kuhnt, ophtalmologistes allemands (1926)

→ Junius-Kuhnt (dystrophie maculaire de)

dégénérescences lobaires fronto-temporale s (DLFT) l.f.p.

Groupe hétérogène de maladies neurodégénératives dont le point commun est l’atteinte prépondérante du lobe frontal ou temporal.
Les premières manifestations, souvent précoce (avant 45 ans), concernent une modification progressive du caractère et du comportement (négligence physique, désinhibition comportementale, impulsivité…), des symptômes affectifs (dépression, anxiété, apathie, indifférence affective), des troubles du langage. Peu à peu, le malade devient étranger à tout ce qui se passe autour de lui. Il a de plus en plus de mal à s’exprimer. Les troubles de la mémoire sont beaucoup moins importants que dans la maladie d’Alzheimer et certaines capacités intellectuelles sont maintenues proches de la normale pendant de nombreuses années. La durée de survie après l'apparition des premiers symptômes est comprise entre 6 et 11 ans,
Les tests neuropsychologiques attestent de l’altération des fonctions exécutives (signe d'atteinte frontale), l'absence d'amnésie importante et de désorientation spatio-temporelle. Ils permettent également d'évaluer le langage.
L'imagerie par résonance magnétique met en évidence une atrophie focale et d'allure lobaire.
Les examens biologiques sanguins éliminent une cause inflammatoire ou métabolique.
Le dosage de la protéine tau (phosphorylée) et de la substance bêta amyloïde dans le liquide cérébrospinal pourraient permettre de différencier les DLFT de la maladie d'Alzheimer. Les deux types anatomopathologiques les plus répandus (environ 90 % des cas) correspondent à un dysfonctionnement de certaines protéines neuronales comme la  protéine Tau et la protéine TDP-43 (TAR DNA binding Protein 43). Les 10 % restants représentent un groupe hétérogène dans lequel ont été identifiés des cas caractérisés par une accumulation anormale de la protéine FUS (FUsed in Sarcoma). Le nombre de cas associés au dysfonctionnement d’une protéine encore inconnue, signalée par des agrégations anormales d’ubiquitine tend à se réduire du fait de l’avancée des recherches en génétique et en neuropathologie.
Les trois gènes les plus représentés sont le gène C9orf72 (retrouvé dans la majorité des DFLT associées à la sclérose latérale amyotrophique) avec un dysfonctionnement de la protéine TDP-43, le gène de la progranuline, GRN (en rapport également avec TDP-43), le gène MAPT (pathologie Tau). À eux trois ils expliquent plus de la moitié des DFLT familiales. Les gène CHMP2B, VCP, TARDBP,sont beaucoup moins représentés. Néanmoins 60% des cas semblent sporadiques.
Le premier cas a été décrit en 1892 par Arnold Pick. Cette entité a été nommée par Alois Alzheimer « maladie de Pick » en 1911.

→ Alzheimer (maladie d'), amnésie, protéine tau, peptide bêta-amyloïde, TDP43, protéine FUS, ubiquitine, progranuline

[H1]

Édit. 2018

dégénérescence spinocérébelleuse avec dystrophie cornéenne maculaire, cataracte congénitale et myopie l.f.

spinocerebellar degeneration with macular corneal dystrophy, congenital cataract, and myopia

Ataxie spastique avec cataracte congénitale, opacités cornéennes maculaires et myopie non axiale.
Agénésie du cervelet, hypertonie, troubles de la marche et EMG anormal. La dystrophie cornéenne est constituée de dépôts mucoïdes dans le stroma. L’affection est autosomique récessive (MIM 271320).

A. M. Mousa, médecin koweïtien (1986)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. ataxie spastique des Bédouins (syndrome de l')

dégénérescence spinocérébelleuse avec mouvements lents des yeux l.f.

spinocerebellar degeneration with slow eye movements

Maladie associant une altération intellectuelle progressive, une dégénérescence spinocérébelleuse, des mouvements oculaires lents, et des anomalies squelettiques.
Description dans deux familles d'Arabes Palestiniens vivant au Koweït. L’affection est autosomique récessive (MIM 271322).

A. S. Al-Din, médecin koweïtien (1990)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence spinocérébelleuse et dystrophie cornéenne l.f.

spinocerebellar degeneration and corneal dystrophy

Affection infantile caractérisée par une diplégie spastique, des convulsions, une surdimudité et une cataracte.
Il existe également un retard psychomoteur, des troubles du langage, une hypertonie, des mouvements anormaux avec troubles de la marche et du comportement, ainsi qu’une luxation de la hanche. L’affection est autosomique récessive (MIM 270600).

V. M. Der Kaloustian, pédiatre, N. I. Jarudi, ophtalmologue, M. J. Khoury, biologiste libanais  (1985)

Syn. Böök (dégénérescence spinocérébélleuse de type), diplégie spastique de type infantile

→ diplégie

[H1, H3, I2, P1, P2, Q3]

Édit. 2019

dégénérescence spongieuse du système nerveux central l.f.

spongy degeneration of central nervous system

Myrtelle May Canavan, neuropathologiste américaine (1931)

→ Canavan (maladie de)

dégénérescence striatonigrique, strionigrique l.f.

striatonigral, strionigral degeneration

Syndrome parkinsonien faisant partie du groupe des atrophies multisystématisées.
Un syndrome akinétohypertonique bien caractérisé s'accompagne souvent d'un tremblement de repos et parfois de signes pyramidaux, pseudobulbaires et dysautonomiques (notamment hypotension orthostatique) modérés.
La résistance habituelle de cette affection dégénérative à la L-dopa constitue un autre argument différentiel par rapport à la maladie de Parkinson.
Symétriques, les lésions touchent assez électivement le putamen.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence systématisée opticocochléodentelée l.f.

systematized opticocochleodentate degeneration

Très rare affection familiale transmise sur le mode autosomique récessif, débutant habituellement dans l'enfance.
Elle comporte principalement une cécité progressive par atrophie optique, une surdité de type centrale également progressive, des signes cérébelleux (ataxie et incoordination à la marche) et des troubles mentaux variables. Une spasmodicité, des mouvements athétoïdes ou des crises comitiales sont possibles. Évolution péjorative et début précoce semblent liés.
L'histologie montre une dégénérescence des voies optiques et cochléaires, une atrophie cérébelleuse majorée sur les noyaux dentelés et parfois une atteinte des cordons postérieurs, des voies spinocérébelleuses et pyramidales.

R. Nyssen et L. van Bogaert, baron, membre de l'Académie de médecine, neuropathologistes belges (1934)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. syndrome de R. Nyssen et L. van Bogaert

dégénérescence tapétorétinienne l.f.

Dégénérescence héréditaire de la couche pigmentaire de la rétine souvent associée à une

atteinte de la choroïde.

→ Goldman et Favre (maladie de), Amalric (syndrome de), Senior Løken (syndrome de)

dégénérescence tapétorétinienne de Bietti avec dystrophie marginale cornéenne l.f.

Bietti’s tapetoretinal degeneration with marginal corneal dystrophy

R. Nyssen et L. van Bogaert, baron, membre de l'Académie de médecine, neuropathologistes belges (1934) ; G. Bietti ophtalmologiste italien (1937)

→ rétinopathie cristalline de Bietti

dégénérescence tapétorétinienne et ataxie l.f.

tapetoretinal degeneration with ataxia

Ataxie de Pierre Marie ou de Friedreich avec rétinite pigmentaire.
L'ataxie de Pierre Marie peut être également dominante ou récessive. L'ataxie de Friedreich est récessive. Il existe également une autre forme avec troubles neurologiques plus complexes (MIM 272600). L’affection est autosomique récessive (MIM 272600).

F. B. Walsh, neuro-ophtalmologiste américain (1957)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence télangiectasique d'un léiomyome utérin l.f.

telangiectasic degeneration of uterine myoma

Transformation bénigne d'un fibrome utérin qui se traduit par une augmentation de volume et par la perception d'un souffle lors de l'auscultation pelvienne.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence vacuolaire l.f.

vacuolar degeneration

Phénomène d'autophagie à l'égard d'organelles cellulaires, aboutissant à la constitution d'une ou de vacuoles cytoplasmiques entourées par un système de membranes lisses et dans laquelle les lysosomes primaires déversent leurs enzymes.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. dégénérescence cytoplasmique focale, mort cellulaire focale

→ autophagie

dégénérescence vitréorétinienne en flocons de neige l.f.

snowflake vitreoretinal degeneration

T. Hirose, ophtalmologiste américain (1974)

→ vitréorétinopathie en flocons de neige de Hirose

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