spondylarthrite ankylosante l.f.
ankylosing spondylitis, Marie-Strümpell’s disease, Bechterew’s arthritis, Bechterew’s disease, rheumatoid spondylitis
Atteinte articulaire inflammatoire ankylosante du rachis et des articulations sacro-iliaques.
Relativement fréquente (0,1 à 0,2% de la population générale), à nette prédominance masculine (trois hommes pour une femme), débutant le plus souvent entre 20 et 40 ans, cette variante de l’arthrite rhumatoïde est caractérisée par une atteinte axiale pelvi-rachidienne pouvant évoluer vers l’ankylose articulaire, par une fréquente association à une polyenthésopathie périphérique, par une possible agrégation familiale et par la grande fréquence avec laquelle les sujets atteints sont porteurs de l’antigène d’histocompatibilité HLA-B27, ces deux faits indiquant que la pathogénie de la maladie fait intervenir une forte composante génétique.
La maladie commence généralement par des douleurs réveillant le sujet pendant la seconde partie de la nuit, localisées au rachis lombaire, à la charnière dorsolombaire et aux sacro-iliaques, ces dernières douleurs pouvant irradier à la fesse et à la face postérieure de la cuisse sans dépasser le genou, ce qui donne une pseudo-sciatique soit uni- soit bilatérale et parfois à bascule. A l’atteinte axiale s’associent parfois des mono- ou oligoarthrites des grosses articulations des membres inférieurs, inaugurales dans 20% des cas.
L’examen clinique montre une raideur rachidienne avec limitation de mobilité des segments atteints, parfois des signes objectifs traduisant l’atteinte des sacro-iliaques, une diminution de l’ampliation thoracique relevant de l’atteinte des articulations costovertébrales basses. L’importance du syndrome biologique inflammatoire est fonction de l’étendue et de la sévérité des lésions. L’antigène HLA-B27 est présent chez près de 90% des malades alors qu’il ne l’est que dans 5 à 14% de la population générale. Les radiographies montrent une sacro-iliite bilatérale qui évolue en quatre stades allant du simple pseudo-élargissement des interlignes à leur disparition complète par fusion de leurs berges osseuses ; au rachis dorso-lombaire elles montrent des érosions marginales des corps vertébraux qui prennent une forme carrée (« squarring » de Romanus), ainsi que la présence de syndesmophytes qui, partant de deux corps vertébraux adjacents et tendant à se rejoindre, réalisent des ponts intervertébraux dont la présence à de nombreux niveaux donne la classique image de colonne bambou. Les interarticulaires postérieures et les ligaments inter-épineux peuvent également être atteints. Dans les formes vues tôt, les radiographies standard peuvent rester négatives, mais des lésions débutantes seraient décelables par le scanner et surtout par l’IRM, qui peut mettre en évidence un œdème osseux juxta-articulaire et une atteinte inflammatoire des synoviales et des enthèses.
L’évolution se fait par poussées et peut aboutir à une ankylose progressive du rachis d’étendue variable avec parfois une cyphose dorsale très prononcée.
Dans les formes graves peuvent survenir des complications telles que fracture du rachis ankylosé, subluxation atloïdo-axoïdienne cause de compression médullaire, syndrome de la queue de cheval par arachno-épidurite lombaire, ankylose des hanches, plus rarement atteintes extra-articulaires (uvéite, valvulopathie aortique, glomérulonéphrite à IgA, amylose).
Le traitement médicamenteux se résumait autrefois aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les glucocorticoïdes n’ayant qu’une efficacité très limitée et aucun des traitements de fonds essayés n’agissant sur l’atteinte axiale. La sulfasalazine et le méthotrexate auraient une certaine efficacité dans les atteintes périphériques. Dans les formes à fort potentiel inflammatoire et résistantes aux AINS, les antiTNF alpha ont, ces dernières années, bouleversé la prise en charge des malades, permettant d’espérer dans la majorité des cas une rémission portant sur les atteintes à la fois axiales et périphériques ; la mise en route de tels traitements implique, comme dans la polyarthrite rhumatoïde, un bilan de départ et un suivi très stricts.
L'affection est autosomique dominante, mais avec une pénétrance variable, et il y a association fréquente avec l'antigène HLAB27. Le gène (AS) est en 6p21.3.
Pierre Marie, neurologue français, membre de l’Académie de Médecine (1898) ; V. M. von Bechterew (ou von Bekhterew), neurologue russe (1892), E. A. von Strümpell, neurologue allemand (1884 et 1897)
Étym. gr. sphondulos : vertèbre
Syn. pelvispondylite rhumatismale, Bekhterew (maladie de), Marie-Strumpell (syndrome de)
→ HLAB27, spondylarthropathie, syndesmophyte, polyenthésopathie, enthèse, arthrite rhumatoïde, ankylose, anti-inflammatoires non stéroïdiens, sulfasalazine, méthotrexate, sulfasalazine, anti-TNF alpha
spondylolyse n.f.
spondylolysis
Fissure ou rupture de l’isthme vertébral, uni- ou bilatérale, visible sur les radiographies lombaires, principalement sur les incidences en trois-quarts. (image des petits chiens de Lachapelle).
Elle est habituellement située dans la région lombaire basse. Elle peut être d’origine traumatique ou dystrophique et doit faire rechercher un spondylolisthésis, surtout en cas de bilatéralité.
A. P. Lachapèle, médecin radiologue français (1951)
Étym. gr. spondulos : vertèbre ; luein : séparer, délier
→ petits chiens de Lachapèle (image des)
spongiose à éosinophiles l.f.
eosinophilic spongiosis
Aspect histologique particulier caractérisé par une spongiose de la partie inférieure et moyenne de l'épiderme pouvant aboutir à la formation de fentes intra-épidermiques et par la présence de très nombreux polynucléaires éosinophiles dans le corps muqueux.
D'abord considérée comme une image initiale et passagère de pemphigus et plus particulièrement fréquente dans le pemphigus herpétiforme, elle peut en fait être aussi observée dans d'autres dermatoses et en particulier au cours de la pemphigoïde bulleuse. Étym. gr. spongos : éponge
R. W. Emmerson et E. Wilson Jones, dermatologues britanniques (1968)
stéganographie n.f.
steganography
Procédé en expérimentation qui consiste à introduire, à l'intérieur d'une image, un message crypté que seules les personnes possédant la clé du système pourront déchiffrer.
Par exemple, la télétransmission d'un examen d'imagerie médicale préserve l'anonymat du patient si son nom crypté n'est lisible que par le médecin expéditeur et le médecin récepteur.
Étym. gr. steganos : couvert, caché
sténose artérielle l.f.
arterial stenosis
Diminution permanente de calibre de la lumière d’une artère, le plus souvent par un athérome, visible sur une artériographie.
Il faut apprécier :
- 1) sa longueur : une sténose très localisée "en diaphragme" correspond habituellement à une lésion principalement de l’intima, alors qu'une sténose athéromateuse, (donc de la paroi) est presque toujours segmentaire, étendue sur un ou plusieurs centimètres ;
- 2) son degré : on parle de sténose modérée si le diamètre du vaisseau est réduit de moins de 50%, de sténose serrée de 50 à 80%, de sténose très serrée au-delà de 80% ;
- 3) son aspect : une sténose régulière "en verre de montre" correspond à une plaque d'athérome jeune, non remaniée ; une sténose légèrement irrégulière correspond à une plaque siège de simples irrégu
Étym. gr. stenos : étroit
stéréogramme n.m.
stereogram
Assemblage de deux images planes réelles ou virtuelles formant un couple stéréoscopique.
Cette image est donc constituée de deux ou plusieurs stimulus dont les disparités induisent une perception stéréoscopique.
→ stéréoscope, stéréoscopique (vision)
stéréo-isomérie n.f.
stereoisomerism
Isomérie résultant de la disposition différente dans l'espace des atomes ou des radicaux d'une molécule.
De ce fait, il existe deux isomères dont l'un est l'image de l'autre dans un miroir. La stéréo-isomérie s'accompagne de pouvoir rotatoire. Des isoméries de dispositions spatiales peuvent aussi se produire par rapport au plan d'une liaison : isomères cis-trans, thréo-érythro, etc.
Syn. isomérie spatiale
stéréoprojecteur en lumière polarisée de Pigassou l.m.
Pigassou’s polarized light stereoprojector
Dispositif qui permet au sujet de voir une image complète seulement s'il y a fusion de deux images différentes et complémentaires.
Plusieurs batteries de tests peuvent être utilisées ; les uns sont des tests de fusion et de vision simultanée, les autres des tests de vision stéréoscopique et des tests d'acuité visuelle en vision binoculaire. La dissociation est très faible.
Renée Pigassou-Albouy, ophtalmologiste française (1974)
Sudeck-Leriche (maladie de) l.f.
Sudeck-Leriche’s disease
Ostéoporose algique posttraumatique consécutive à une luxation, à une fracture mais aussi à un traumatisme minime tel que contusion ou entorse.
Elle siège surtout à la main et au pied. Des douleurs vives s'installent quelques jours après le traumatisme, aggravées par la moindre tentative de mobilisation du poignet et des doigts. La main est totalement impotente. Des troubles vasomoteurs s'installent secondairement. Il s'agit d'une forme étiologique d'un syndrome douloureux et dystrophique très probablement en relation avec une perturbation neurovégétative locale (algodystrophie sympathique). Les radiographies révèlent une hypertransparence diffuse des os de la main et du poignet. Au bout de quelques mois, cette image prend un aspect moucheté, microgéodique assez spécifique. Le traitement fait appel à une rééducation prudente aidée d'antalgiques. La griséfuline, la calcitonine, les bêta-bloquants peuvent être utiles. La guérison est souvent obtenue après un an d'évolution.
P. Sudeck, chirurgien allemand (1900), R. Leriche, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1937)
Syn. atrophie osseuse de Sudeck-Leriche, ostéoporose algique post-traumatique
suppression des liquides (en IRM) l.f.
fluid attenuation
En IRM, suppression, grâce à des séquences particulières, du signal des liquides.
Elle s'utilise en particulier pour mieux voir les plaques de démyélinisation périventriculaires en supprimant l’image liquidienne des ventricules cérébraux. Deux techniques peuvent être utilisées pour effacer le signal des liquides : la séquence FLAIR et la séquence Dixon.
W. T. Dixon, médecin radiologue américain (1984)
→ Dixon (méthode de), séquence FLAIR
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
synchronisation cardiaque en IRM l.f.
cardiac gating
En IRM, mise en coïncidence de séquences IRM avec l'électrocardiogramme (ECG).
Cette synchronisation est obtenue par concomitance du temps de répétition TR avec l'onde R de l'électrocardiogramme de sorte que l'ECG déclenche l'impulsion de radiofréquence et lance l'acquisition d'une ligne du plan de Fourier. Pour une matrice de 256 x 256, il faudrait en principe 256 battements pour remplir ce plan. Mais en réalité on utilise le temps entre deux ondes R (intervalle RR) pour acquérir plusieurs coupes.
Deux possibilités existent :
- ou l’on acquiert une pile de coupes adjacentes pendant un intervalle RR (imagerie multicoupe en écho de spin), chaque image correspondant à la fois à une coupe différente et à un instant différent du cycle cardiaque ;
- ou, en combinant écho de gradient ultrarapide et acquisition segmentée, on obtient une série d'images successives du même plan de coupe à des instants différents de la révolution cardiaque (ciné-IRM). Cette technique permet, grâce à une représentation dynamique des images, d'étudier le cœur en mouvement. Elle a l'avantage de remplir le plan de Fourier en une apnée (pour une matrice de 256 x 256 qu'on divise en 16 segments, le plan de Fourier sera rempli en 16 battements cardiaques, ce qui peut s'obtenir en une apnée).
J. B. Fourier, mathématicien et physicien français, membre de l’Académie de médecine (1768-1830)
Syn. gating cardiaque
→ synchronisation (en imagerie), artéfact de mouvement (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
syndrome de Chilaïditi l.m. .
Chilaïditi's syndrome
Sur un cliché thoracique pris en position debout, clartés aériques digestives visibles sous la coupole diaphragmatique droite.
Cette image, due à l'interposition du côlon et parfois du grêle entre le foie et le diaphragme, s'observe surtout chez les sujets trapus et en cas d'aérocolie. La présence des haustrations évite de confondre cet aspect avec celui d'un pneumopéritoine.
D. Chilaïditi, médecin radiologue autrichien (1910)
Syn. interposition interhépato-diaphragmatique du côlon
[B2]
syndrome du cimeterre l.m.
scimitar syndrome
Image radiologique caractéristique d’un retour veineux pulmonaire anormal (de tout le poumon droit ou des lobes moyen et inférieur) dans la veine cave inférieure : le tronc commun des veines pulmonaires anormales dessine sur le cliché radiographique de face, une ombre latérocardiaque droite concave en dedans dont la forme évoque celle d’un cimeterre.
Par extension on donne ce nom à la malformation qui associe au retour veineux pulmonaire anormal une séquestration pulmonaire et une anomalie de position du cœur.
syndrome interstitiel l.m.
interstitial pattern
Ensemble des signes radiologiques traduisant l'atteinte des divers secteurs de l'interstitium pulmonaire : lignes septales (ou de Kerley), miliaires, nodules, image en lâchers de ballons, cavités en réseau.
La scanographie est susceptible de les dépister à un stade infraradiologique. Pour la recherche de la maladie causale elle fait mieux la distinction entre l'atteinte isolée ou associée des divers secteurs interstitiels : axial (péribronchovasculaire), périphérique (septal et souspleural) et intermédiaire (périalvéolaire).
La plupart des affections interstitielles sont chroniques et peuvent aboutir à une destruction du parenchyme pulmonaire sous forme de cavités en réseaux ; certaines sont masquées par un syndrome de comblement alvéolaire.
syndrome obstructif urinaire l.m.
urinary obstructive syndrome
Association de signes d'abord fonctionnels (retard de sécrétion, stase), puis éventuellement morpho
Les anomalies constatées dépendent de plusieurs facteurs : le caractère aigu ou progressif de l'obstruction, son degré, son ancienneté et le siège de l'obstacle.
Ainsi, en urographie intraveineuse, un calcul bloqué dans l'uretère au cours d'une colique néphrétique se traduit habituellement par un "rein muet" du côté douloureux ; un obstacle incomplet, simple gène à l'écoulement de l'urine, donne une « trop belle image » des cavités pyélocalicielles ; une obstruction progressivement constituée, d'intensité et de durée variables, peut montrer des "images en boules" par dilatation des petits calices. Selon le siège de l'obstacle, la dilatation et la stase sont plus ou moins étendues, allant d'un petit calice à la totalité des voies urinaires. Les techniques actuelles d'imagerie retrouvent la même sémiologie et précisent plus facilement le siège et la cause de l'obstacle
synoptomètre n.m.
synoptometer
Variété de synoptophore où l'image des tests est perçue non plus dans des oculaires mais dans de petits miroirs.
Ceci permet d'explorer également la vision binoculaire sur le plan moteur et sensoriel dans le regard oblique, ce qui n'est pas possible avec le synoptophore habituel. Il est difficile à utiliser chez l'enfant.
syphilide n.f.
syphilide
Lésion cutanée papuleuse de la syphilis secondaire correspondant à la seconde floraison, c’est-à-dire survenant du 3ème au 12ème mois d’évolution de la maladie si celle-ci n’a pas été traitée.
Les syphilides sont papuleuses pures, de couleur rouge cuivré, ou papulosquameuses, souvent cerclées par une collerette de Biett. Mais il existe un très grand polymorphisme clinique qui fait dire que la syphilis est la grande simulatrice : syphilides psoriasiformes, séborrhéiques, acnéiformes, pustuleuses, nécrotiques, folliculaires, végétantes, ulcérées, etc.
Les lésions sont, en règle, non prurigineuses, en nombre variable, disséminées, touchant surtout le tronc, le visage, les paumes et les plantes. Elles accompagnent les lésions muqueuses à type de plaques muqueuses. L'image histologique est également très polymorphe, avec classiquement un infiltrat riche en plasmocytes.
L. T. Biett, dermatologue français, membre de l’Académie de Médecine (1781-1840)
→ syphilis, collerette de Biett
syringo-fibro-adénome eccrine de Mascaró l.m.
eccrine syringofibroadenoma
Tumeur bénigne rare de l'adulte, siégeant le plus souvent sur un membre, se présentant comme une plage hyperkératosique solitaire et caractérisée histologiquement par l'association d'une composante mésenchymateuse et d'une prolifération épithéliale constituée de fines travées cellulaires simulant l'image de la tumeur fibroépithéliale ou fibroépithéliome de Pinkus, mais creusées de conduits sudorifères eccrines.
L'acrosyringeal naevus, tumeur bénigne congénitale, a une structure histologique très voisine.
J. M. Mascaró, dermatologiste espagnol (1963) ; H. Pinkus, dermatologue américain (1953)
Étym. gr. syrigx : tube, conduit ; lat. fibra : fibre ; gr. aden : glande ; ôma : tumeur ; ek : hors de ; krinein : sécréter
→ tumeur fibroépithéliale prémaligne de Pinkus
système photique l.m.
photic system
Partie du système visuel qui ne forme pas d'image, constituée par la voie rétino-hypothalamo-hypophysaire qui émerge du chiasma optique, relaie dans les noyaux suprachiasmatiques et se projette jusque sur la glande pinéale où elle régule la sécrétion de mélatonine en fonction des cycles d'éclairement.
système photique accessoire l.m.
accessory optic tract, accessory photic system
Ensemble de noyaux sous-corticaux situés en haut du tronc cérébral en avant du prétectum, mis en jeu dans les mécanismes de stabilisation de l'image sur la rétine.
tache hépatique l.f.
Macule brune ou bistre, homogène, arrondie ou ovalaire, à contours nets plus ou moins
géographiques, de taille et en nombre variables souvent présente à la naissance.
Elle peut être isolée et souvent sans signification, ou multiple, et alors éventuellement
observée dans plusieurs syndromes malformatifs : neurofibromatose, syndrome de
McCune-Albright, etc. Son image histologique est celle d'une mélanose épidermique.
tangence (loi de) l.f.
tangential law
Loi de formation de l'image radiologique : le contour de celle-ci est net lorsque le rayon directeur se trouve tangent à la paroi de l'organe.
Cette loi s'applique aux éléments anatomiques de densité importante comme paroi du crâne, sinus ou os en général, mais également aux tissus mous de faible densité comme poumon, plèvre, cœur ou organes creux.
tanorexie n. f.
Addiction au bronzage cutané qui conduit à une exposition compulsive au soleil et en son absence aux rayons ultra-violets.
Elle concerne principalement des personnes féminines entre 15 et 35 ans qui souffrent d'une mauvaise image corporelle. Ce trouble expose au risque de photocarcinogenese. Il nécessite la prise en compte du mal-être psychique sous-jacent : insécurité affective, mauvais contrôle émotionnel, traits obsessionnels voire trouble anxieux ou dépressif.
Étym. angl. to tan : bronzer ; gr. orexis : appêtit
Syn. tanoholisme, bronzomanie
→ addiction, ultraviolets (rayons), photocarcinogénèse, trouble obsessionnel compulsif
technique 2DFT en IRM l.f. sigle angl. pour 2 Dimensional Fourier Transform
2DFT image acquisition
En IRM, méthode la plus utilisée pour reconstruire l'image d'un plan préalablement sélectionné par un gradient de sélection Gs.
Elle utilise un codage par la phase et un codage par la fréquence, appliqués suivant deux directions perpendiculaires entre elles, perpendiculaires à la direction de Gs.
Si par exemple, on réalise des coupes axiales, le gradient de sélection des plans de coupes sera appliqué selon l'axe z'z, en même temps que l'impulsion d'excitation des protons (π/2 en écho de spin). Le codage par la phase est fait en utilisant un gradient dirigé suivant y'y après un temps égal à TE/2, TE étant le temps d'écho (en même temps que l'impulsion de π en écho de spin). Le codage par la fréquence est fait grâce à un gradient dirigé suivant x'x au moment de la lecture du signal (d'où son nom de gradient de lecture). Le décodage est fait par une double transformation de Fourier.
J. Fourier, baron, mathématicien français (1768-1830)
Syn. procédure 2DFT en IRM
→ gradient, gradient de codage de phase, gradient de codage en fréquence, gradient de sélection de coupe (vecteur Gs), plan de Fourier
[B2, B3]
Édit. 2019
technique 3DFT (en IRM) l.f. angl. pour 3 Dimensional Fourier Transform
3DFT image acquisition
En IRM, technique permettant de reconstruire un volume en trois dimensions en utilisant un double codage de phase, suivant deux directions perpendiculaires.
Pour cela il faut ajouter aux deux gradients de codage utilisés en technique 2DFT (gradient de codage de phase Gphi pour les lignes et gradient de codage en fréquence Gomega pour les colonnes de la matrice) un deuxième gradient de codage de phase dirigé suivant la direction du gradient de sélection de coupes du vecteur Gs (et donc perpendiculaire à la direction des vecteurs Gphi et Gomega. Si par exemple on fait des coupes axiales, ce gradient sera dirigé comme le vecteur Gs suivant l’axe z’z allant des pieds à la tête du patient. Ce gradient supplémentaire sélectionnera le nombre de coupes qui seront faites dans le volume. Les signaux recueillis seront ensuite décodés par une triple transformation de Fourier (suivant les trois directions de l’espace). Le temps d’acquisition pour obtenir une image 3D est élevé puisqu’il faut multiplier le temps d’acquisition d’une coupe par le nombre de celles-ci. Il devient prohibitif en écho de spin (plusieurs heures). Mais la technique est parfaitement utilisable avec les séquences d’écho de gradient rapides et d’écho de spin rapides
J. Fourier, baron, mathématicien français (1768-1830)
→ gradient, gradient de codage de phase, gradient de codage en fréquence, gradient de sélection de coupe (vecteur Gs), plan de Fourier, technique 2DFT (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018