Laren (technique de) l.f.
Laren’s technique
Méthode de cerclage du col par voie abdominale, utilisée lorsque le col utérin est particulièrement court.
Un fil passé d'avant en arrière dans l'isthme sort au niveau des ligaments utérosacrés pour être noué à la face postérieure de l'utérus. Cette technique de seconde intention n'est proposée qu'après échec de techniques plus simples ; elle comporte obligatoirement un accouchement par césarienne prophylactique au voisinage du terme de la grossesse, qui permettra éventuellement l'ablation du fil.
laryngoscopie (anesthésie pour) l.f.
anaesthesia for laryngoscopy
Technique d'anesthésie générale utilisée pour permettre des diagnostics ou des traitements portant sur le larynx.
La microchirurgie ou l'usage du laser nécessitent l'immobilité du larynx sous laryngoscopie en suspension. Cette immobilité est obtenue soit par l'anesthésie générale et la jet-ventilation, soit si possible par la sédation, le patient étant laissé en ventilation spontanée.
laryngoscopie directe l.f.
direct laryngoscopy
Méthode d'examen direct du larynx à l'aide d'un laryngoscope.
Technique utilisée en anesthésie-réanimation et en médecine d'urgence pour permettre l'intubation trachéale. Elle se pratique avec un laryngoscope à lame courbe (type Macintosh) chez l'adulte, à lame droite chez l'enfant et permet, si nécessaire, de réaliser une véritable chirurgie endoscopique. Cet examen nécessite le plus souvent une anesthésie générale ou une sédation.
laryngoscopie en suspension l.f.
suspension laryngoscopy
Technique de laryngoscopie directe utilisant un appui pour maintenir le laryngoscope.
Cet examen nécessite une anesthésie générale ou une sédation. Il existe plusieurs types de spatule de laryngoscopie, la spatule est raccordée à un dispositif de suspension comportant un appui fixé à la table d’opération. Cet appui stabilise le laryngoscope en place et libère les deux mains de l’opérateur, lui permettant de réaliser une véritable chirurgie par voie endoscopique.
laryngoscopie indirecte l.f.
indirect laryngoscopy
Examen du larynx, des cordes vocales et de l’hypopharynx.
Plusieurs techniques sont possibles. Avec un miroir laryngé, l’opérateur demande au patient d’ouvrir la bouche, il saisit la langue dans une compresse et la tire en avant. Le miroir préalablement tiédi est placé au niveau de la luette. L’éclairage provient d’un miroir frontal qui permet d’éclairer indirectement le larynx. On peut ainsi examiner le larynx, la margelle et l’hypopharynx. Cet examen nécessite la coopération du patient et l’absence de réflexes nauséeux trop intenses.
L’épipharyngoscopie est une technique utilisant la transmission de la lumière par fibres optiques. Une optique rigide à 90° ou à 70° reliée à une fontaine de lumière froide est introduite par la bouche. L’image peut être grossie par un zoom ou enregistré sur une vidéo. Il existe actuellement des procédés de numérisation de l’image. Cet examen nécessite une anesthésie locale.
laryngostroboscopie n.f.
laryngeal stroboscopy
Technique d’analyse de la vibration des cordes vocales utilisée en pratique clinique.
Elle est réalisée avec un épipharyngoscope à 90° ou à 70° couplée à un stroboscope. Un laryngophone appliqué sur le larynx recueille le son fondamental laryngé. Celui-ci est analysé par le stroboscope qui fournit les éclairs lumineux à une fréquence légèrement inférieure à celle du son émis. Cet examen permet d’analyser les vibrations et les ondulations des cordes vocales. Il existe actuellement des procédés de numérisation de l’image.
laserbrasion n.f.
laserbrasion, resurfacing
Technique qui consiste à détruire par vaporisation sans carbonisation une épaisseur calculée et reproductible d’épiderme et/ou de derme, et qui est réalisée grâce au laser CO2 ou au laser erbium YAG.
Elle a pour indications les rides du visage et les altérations d’origine actinique.
Syn. relissage, resurfaçage
laser-Doppler n.m.
laser-Doppler
Technique utilisant l'effet Doppler sur un faisceau de lumière laser monochromatique et permettant de mesurer un flux sanguin microcirculatoire.
laser Holmium l.m.
Holmium’s laser
Laser émettant dans l'infrarouge, qui entraîne un échauffement du stroma cornéen (thermokératoplastie au laser (LTK) avec aplatissement consécutif de la cornée.
Pratiqué à la périphérie de la cornée dans le but de l'aplatir, il permet un bombement relatif du centre cornéen et donc la correction de l'hypermétropie. La méthode, dans sa technique actuelle, ne permet pas de corriger une hypermétropie supérieure à trois dioptries.
lavage bronchoalvéolaire (LBA) l.m.
broncho-alveolar lavage
Technique consistant à rincer un territoire pulmonaire malade pour recueillir le liquide alvéolaire afin de l'analyser.
Lors de la bronchoscopie, on instille dans la bronche correspondant à ce territoire une quantité variable mais limitée de solution salée isotonique à 9 pour 1000. Le liquide est recueilli par aspiration douce. L'analyse peut porter sur les cellules (comptes cellulaire et différentiel), les germes (examen direct, culture), les parasites, les champignons et les virus. Des techniques particulières peuvent être proposées en fonction des besoins diagnostiques tels que l'immunohistochimie, l'immunofluorescence, la biologie moléculaire. Le LBA a permis de gros progrès dans la connaissance de la physiopathologie des maladies infiltratives diffuses du poumon.
lavement baryté l.m.
barium enema
Technique de radiologie destinée à obtenir des images de la lumière colique après opacification par une préparation barytée à base de sulfate de baryum insoluble dans l’eau, introduite par voie basse.
Cet examen nécessite au préalable une préparation alimentaire et médicamenteuse, pour évacuer le côlon; des incidences appropriées permettent de dégager les différents segments coliques; on complète par des clichés après évacuation et éventuellement insufflation.
Encore utilisé chez l'enfant, habituellement en simple contraste, mais également chez l'adulte, il a perdu de ses indications au profit de la coloscopie. Dans les suspicions de perforations ou d'hémorragies digestives, on emploie un opacifiant iodé hydrosoluble.
Leadbetter-Politano (technique de) l.f.
Leadbetter Politano’s procedure
Technique de réimplantation urétérovésicale antireflux très utilisée, réalisée par voie endovésicale ou mixte, permettant l'entrée et l'anastomose de l'uretère en tout point de la vessie.
V. A. Politnao et W. F. Leadbetter, chirurgiens urologues américains (1958)
Le Fort (opération de) l.f.
Le Fort’s operation
Technique chirurgicale simplifiée de traitement des prolapsus génitaux extériorisés par cloisonnement vaginal total, empêchant toute pénétration.
Après colpectomie antérieure et postérieure, elle permet l'affrontement des zones cruentées et laisse de part et d'autre deux canaux vaginaux permettant l'éventuelle élimination de sécrétions utérines.
L. Le Fort, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1877)
Léger (opération de) l.f.
Léger's operation
Méthode de traitement chirurgical par voie abdominale de l'incontinence urinaire d'effort par colpopexie et cervicopexie antérieure.
La suspension vaginale rétropubienne est réalisée au moyen de deux lambeaux aponévrotiques détachés de la partie inférieure de la gaine des muscles grands droits, fixés de chaque côté de l'urètre sur la paroi antérieure du vagin. Elle est complétée par une cystopexie selon la technique de Perrin.
L. Léger, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1948)
lentille moulée l.f.
moulded lens
Lentille de contact dont tout ou partie des surfaces et du bord sont obtenus par une technique de moulage.
lentille serrée l.f.
tighted lens
Lentille de contact dont la courbure est trop importante.
Pour une lentille rigide, l'image fluo met en évidence un lac de larmes central plus ou moins important et un appui périphérique variable chassant tout ou partie de la fluorescence ; les dégagements de la lentille en place, visualisés par cette technique sont insuffisants ou absents.
Pour une lentille souple, sa géométrie trop cambrée s'apprécie par une mobilité insuffisante de la lentille au clignement des paupières, par un appui de la périphérie de la lentille sur la conjonctive bulbaire dont témoignent la compression plus ou moins nette des vaisseaux y circulant et l'empreinte en sillon que son bord peut y laisser.
Leveuf (opération de) l.f.
Leveuf'’s procedure
Technique d'uréthroplastie cutanée en deux temps destinée à la cure des hypospadias moyens et postérieurs.
La couverture cutanée du premier temps opératoire est obtenue en enfouissant la verge dans le scrotum. Le deuxième temps est le désenfouissement de verge.
J. Leveuf, chirurgien français (1946)
→ uréthroplastie pour hypospadias
Leveuf (technique de) l.f.
Leveuf’s procedure
En cas d'ectopie testiculaire, technique d'orchidopexie où le testicule abaissé est maintenu en place dans le scrotum par une traction élastique transscrotale transitoire fixée à la cuisse.
J. Leveuf, chirurgien français (1885-1948)
ligne d'Ombrédanne l.f.
Ombrédanne’s line
Ligne perpendiculaire à la ligne des cartilages en Y, passant par l’extrémité latérale du toit de l’acétabulum sur une radiographie du bassin de face d'un nourrisson dont le noyau épiphysaire fémoral supérieur est apparu.
Le croisement de ces lignes délimite quatre quadrants (construction d'Ombrédanne). À l'état normal, le noyau d'ossification de la tête fémorale, apparu entre les 2ème et 5ème mois, se situe dans le quadrant inféro-médial. Ce tracé était utile pour déceler une subluxation ou une luxation de la hanche. Actuellement cette technique est remplacée par l’échographie, plus précise et non irradiante.
L. Ombrédanne, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1871-1956)
Syn. construction d'Ombrédanne, schéma d'Ombrédanne
[B2,I2,O2]
Édit. 2017
lipodystrophie insulinique l.f.
insulin lipoatrophy
Altération du tissu sous-cutané, à type d'atrophie ou d'hypertrophie, compliquant les injections sous-cutanées d'insuline, qui se produit aux lieux d'injection, plus rarement à distance.
On n'observe plus de lipodystrophie atrophique depuis que les insulines sont hautement purifiées. En revanche, les lipodystrophies hypertrophiques sont en rapport avec une technique d'injection défectueuse.
Étym. gr. lipos : graisse ; dus : difficulté ; trophê : nourriture
liposuccion n.f.
liposuccion
Action de retirer de la graisse sou-cutanée et profonde avec l'aide d'une canule d'aspiration.
Cette technique, qui se réalise notamment dans la région trochantéro-fessière (culotte de cheval), sur l'abdomen ou le menton dans un but esthétique, est aussi parfois utilisée pour traiter certains lipomes.
Syn. lipoaspiration
liseré n.m.
line
Image radiographique constituée par un trait dense cernant une cavité naturelle ou construite.
Dans le tissu osseux, limitation nette, en faveur de la bénignité, d'une image kystique ou traduisant la guérison d'une cavité pathologique. Sur le tractus digestif, le liseré dit "de sécurité" visualise le contour de la muqueuse préalablement opacifiée par la technique du double contraste; la rupture du liseré de sécurité pose le problème d'une lésion pathologique.
lithotripsie extracorporelle (LEC) l.f.
extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL)
Technique de désintégration des calculs urinaires ou biliaires par l'intermédiaire d'ondes de choc ou d’ondes piézoélectriques émises par un lithotripteur externe.
Le principe est celui d'une onde qui est dirigée sur le calcul ; elle se propage dans l'eau ou dans les parties molles sans faire de dégâts, mais qui produit, quand elle rencontre un milieu solide, une implosion du solide si l'amplitude de la vibration induite est supérieure à la contrainte de rupture du solide. Ainsi lorsqu'une onde de choc est focalisée sur un calcul, elle le fragmente ou l'émiette sans endommager notablement les parties molles avoisinantes. Les lithotripteurs produisent environ 2 000 chocs par minute ou demi-minute. L'application, plus ou moins douloureuse, nécessite une analgésie.
Une mesure préalable de la densité Hounsfield du calcul urinaire, par un scanner sans injection, permet de prédire la probabilité de fragmentation : inférieur à 1000 UH calcul friable, au-dessus calcul plus dur et risque d’échec de la LEC.
Il existe trois types de lithotripteurs :
1) électrohydraulique (premier type d'appareil utilisé) : l'onde de choc est produite par une étincelle électrique dans l'eau dégazée d'une baignoire ; elle est centrée sur le calcul repéré par radioscopie ;
2) piézoélectrique : l'onde de choc est produite par effet piézoélectrique sur une céramique concave semi-ellipsoïdale dont le deuxième foyer est focalisé sur la lithiase, les ondes sont transmises par l'eau de la baignoire ou celle d'une poche remplie d'eau appliquée sur la peau du patient. Elle est centrée sur le calcul repéré par échographie ;
3) électromagnétique : une membrane métallique mue par un électro-aimant produit l'onde de choc. L'ensemble est immergé dans un cylindre empli d'eau dégazée et fermé par une membrane souple qu'on applique sur la peau. Une lentille acoustique focalise l'énergie en une tache oblongue (lithotripteur dit «à onde plate») que l'on concentre sur le calcul.
En urologie, cette méthode non agressive conduit à la fragmentation du calcul sur place, dans la voie excrétrice urinaire supérieure. Ce temps thérapeutique doit être suivi de l'élimination spontanée des débris lithiasiques. Elle exige donc la perméabilité de la voie excrétrice d'aval, qui doit parfois être assurée par la mise en place d'une endoprothèse urétérale. Les meilleurs résultats sont obtenus pour les calculs rénaux de moins de 2 cm dans leur plus grande dimension.
Les contrindications sont l'infection et les troubles de la coagulation.
Étym. gr. lithos : pierre ; lat. terere : broyer
logetron n.m.
logetron
Dispositif électronique destiné à reproduire des clichés photographiques (y compris des radiographies) afin d'en obtenir des informations supplémentaires.
La technique permet, par modulation électronique, de récupérer des détails perdus en atténuant des zones trop noires et en renforçant des plages trop transparentes, mais au prix d'un effet de bord important, parfois gênant. Le procédé, qui a rendu service dans l'étude des parties molles, plus particulièrement en mammographie et en radiologie du larynx, est devenu obsolète avec l'apparition de la scanographie et de toute l'imagerie numérisée.
D. R. Craig, inventeur américain (1954)
Logothetopoulos (méthode de) l.f.
Logothetopoulos’ method
Technique d'hémostase de la cavité utérine ou des voies génitales basses par tamponnement serré avec de longues mèches permettant l'hémostase par compression mécanique.
K. Logothetopoulos, gynécologue obstétricien grec (1878-1961)