Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

671 résultats 

tumeur praevia l.f.

tumor praevia

Formation solide ou liquide à développement pelvien qui, au cours de la grossesse, se projette au contact ou en regard du pôle inférieur du fœtus, p. ex. une tumeur de l'ovaire ou un fibrome prævia.
Une tumeur prævia est une indication à la césarienne car elle empêche l'engagement du fœtus dans le petit bassin et l'accouchement.

utérus n.m

uterus

Organe musculaire impair, médian et creux destiné à la nidation et au développement de l'œuf fécondé.
Il est formé par la fusion des deux tiers inférieurs des deux canaux de Müller. Il comprend trois couches musculaires lisses : la couche externe, constituée de fibres longitudinales et circulaires, la couche moyenne ou couche plexiforme constituée de fibres entrecroisées, et la couche interne constituée de fibres circulaires et de quelques fibres longitudinales. Sa partie endocavitaire est recouverte d'une muqueuse, l’endomètre, soumise à des variations cycliques.
En dehors de la grossesse, il est situé dans le pelvis. En forme de tronc de cône, sa partie supérieure est large et aplatie d'avant en arrière et sa partie inférieure plus étroite est cylindrique. Il comprend de haut en bas : le corps dont la partie supérieure correspond au fond de l'utérus limité latéralement par les cornes utérines où s'implantent les trompes de Fallope et les ligaments ronds et utéro-ovariens ; l'isthme ; le col étendu de l'isthme à l'orifice externe ou museau de tanche. En raison de l’anteversion normale de l’utérus, la face antérieure du corps repose sur le dôme vésical ; la face postérieure est recouverte par les anses intestinales.
Il est vascularisé essentiellement par l'artère utérine et accessoirement par l'artère ovarienne et l'artère du ligament rond.

→ Müller (canal de), endomètre, Fallope (trompe de), ligament utéro-ovarien

utérus cylindrique l.m.

cylindrical uterus

Forme particulière que prend l'utérus infantile au cours de la grossesse : ses dimensions transversales sont toutes égales de la partie basse au fond de l'utérus.
Il est souvent associé à une hypoplasie utérine.

→ utérus, hypoplasie utérine

vaccin rubéole l.m.

rubella vaccine

Vaccin vivant atténué dont le plus utilisé dans le monde est le vaccin formé par la souche Wistar RA 27/3, cultivée sur des cellules diploïdes humaines ou sur des cellules de rein de Lapin.
La vaccination se fait par deux doses à au moins un mois d’intervalle, par voie sous-cutanée ou intramusculaire, seule ou associée aux vaccins contre la rougeole et contre les oreillons. L’immunité prolongée et solide. L’efficacité est supérieure à 95%. Le virus vaccinal ne se transmet pas. Il est utilisé spécialement pour vacciner les filles âgées de dix à treize ans. Des arthrites post-vaccinales transitoires ont été signalées chez des adolescentes et des femmes adultes. Il est contrindiqué au cours de la grossesse en raison des risques de malformations fœtales. Le vaccin est aussi recommandé en post-partum chez les femmes séronégatives.

Syn. vaccin rubéolique

→ rubéole

[D1, E1]

Édit. 2019

Varangot (réaction de) l.f. (obs)

Varangot test

Réaction biologique de grossesse par injection des urines de femme enceinte à des rattes impubères.

J. Varangot, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1909-1985) ; S. Aschheim, gynécologue allemand (1878-1965)

[O3]

Édit. 2020

variabilité du rythme cardiaque fœtal l.f.

fetal heart rate variability

Diversité de la durée du cycle cardiaque fœtal de battement à battement (variabilité à court terme) ou sur l'ensemble d'un enregistrement (variabilité à long terme).
Une bonne variabilité à court terme témoigne du bien-être fœtal. La perte de variabilité à court terme définit un tracé plat. Pendant la grossesse, le tracé plat indique une souffrance fœtale et une probabilité de détresse néonatale, modulée par la présence ou non d'accélérations et de ralentissements, proportionnelle à la longueur du tracé plat.

→ souffrance fœtale

varice n.f.

varicose vein, venous varicosity

Dilatation pathologique acquise, sinueuse et permanente, d'un tronc veineux superficiel des membres inférieurs, extrêmement fréquente, en particulier chez la femme, le plus souvent primaire et favorisée par la grossesse, le mode de vie, l'âge ou une prédisposition familiale, mais parfois consécutive à une agénésie ou à une destruction valvulaire après thrombose.
Ce terme est le plus souvent utilisé au pluriel. Les varices peuvent relever d’une dystrophie progressive de la paroi des veines ou être secondaires à un obstacle veineux.
Des varices volumineuses et nombreuses sont responsables d'œdème et de signes fonctionnels variés et peuvent se compliquer de thrombophlébite superficielle, de rupture, d'eczématisation de la peau en regard, d'insuffisance veineuse chronique et d'ulcère variqueux.

Étym. lat. varix : varice

→ thrombophlébite, eczéma, ulcère variqueux de jambe, varices de la grossesse

[K4]

Édit. 2020

varicelle n.f.

varicella, chickenpox

Primo-infection par le virus de la varicelle et du zona (HVZ ou HVH 3), survenant habituellement chez l'enfant, bénigne, très contagieuse, qui, après une incubation de deux semaines, associe une éruption vésiculeuse généralisée, une fièvre modérée et un exanthème.
Histologiquement, les kératinocytes atteints subissent l’altération ballonnisante de Unna. La guérison survient spontanément en dix jours. Les complications à type de pneumopathie et encéphalopathie sont rares. Les formes de l'adulte sont souvent plus sévères et plus difficiles à diagnostiquer, en particulier chez la femme enceinte, d'où la valeur diagnostique de la juxtaposition de lésions prurigineuses d'âges différents liées à l’évolution par poussées successives, avec atteinte du cuir chevelu. Les immunodéprimés peuvent développer des formes mortelles par atteinte viscérale, ou hémorragiques. L'aciclovir administré précocement est réservé aux formes graves.
Cette virose est responsable, au 3e-4e mois de grossesse,  de malformations fœtales : hypotrophie, microcéphalie, microphtalmie, cataracte, rétinopathie, atteinte du nerf auditif, pneumopathie, amputation de membres. Les enfants nés de mère atteinte de varicelle, avant de bénéficier des anticorps maternels, peuvent être contaminés et mourir de varicelle néonatale fulminante. La prévention est assurée par les immunoglobulines à la naissance.

Étym. diminutif de variole

Syn. petite vérole volante (obs.)

→ Unna (altération ballonnisante de), varicelle-zona (virus), vaccin varicelle-zona, zona

[D1, J1]

Édit. 2020

varices de la grossesse l.f.p.

pregnancy varicose veins

Dilatations veineuses des membres inférieurs apparaissant pendant la grossesse.
Elles peuvent siéger sur le réseau saphène interne ou externe, rester isolées ou s'associer à d'autres localisations de la maladie variqueuse : vulve, région suspubienne.

→ varice

[K4, O3]

Édit. 2020

varices vulvaires l.f.

vulvar varicose veins

Dilatations des veines de la vulve apparaissant surtout pendant la grossesse.
Indolores et dépressibles, elles disparaissent habituellement dans les suites de couches.

[K4, O3]

Édit. 2020

vasa praevia l.p.

vasa praevia

Présence d'un vaisseau qui appartient à la circulation foetoplacentaire au niveau des membranes amniotiques voisines de l'orifice interne du col utérin.
Cette pathologie rare est grave pour le foetus : risque de compression du vaisseau, ou de rupture à l'origine d'une hémorragie, ditehémorragie de Benckiser, souvent létale pour le foetus.
Les étiologies principales du vasa praevia sont la présence d'un cotylédon aberrant, d'une insertion du cordon ombilical  sur les membranes libres en dehors du placenta (insertion vélamenteuse : 1% des grossesses), d'un placenta praevia, d'une grossesse multiple.... Ces constatations doivent faire rechercher à l'échographie un vasa praevia.

R. Benckiser, obstétricien allemand (1831)

Étym. lat. praevius: qui va devant (ici, qui est devant le foetus lors de l'accouchement)

→ hémorragie de Benckiser

[A4, O3]

Édit. 2020

VDRL sigle angl. pour Veneral Diseases Research Laboratory

Réaction sérologique de la syphilis et des autres tréponématoses utilisant l'agglutination de particules cardiolipidiques.
La spécificité de cette réaction est médiocre à cause de faux positifs fréquents : grossesse, collagénoses, infections diverses, toxicomanie intraveineuse. Elle permet d'affirmer le caractère actif de l'affection. D'où son association avec d'autres types de tests plus spécifiques, notamment le TPHA (Treponema Pallidum Haemaglutination Assay), qui permet de porter le diagnostic de syphilis, mais pas son caractère actif.

→ syphilis

[B3, D1 ]

Édit. 2020

vergetures n.f.p.

stretch marks, striae atrophicae, striae distensae

Stries cutanées, plus ou moins longues, de quelques millimètres de largeur, d'abord rouges, devenant ensuite blanches et atrophiques, d'aspect alors cicatriciel et nacré, se développant dans les régions où la peau est soumise à une distension importante, comme celles de l'abdomen chez les femmes enceintes, mais aussi celles des cuisses et des seins chez des adolescentes.
Apparaissant le plus souvent au cours de la deuxième moitié de la grossesse, les vergetures  persistent après l’accouchement. Néanmoins, plus qu'une cause mécanique, c'est un facteur hormonal qui intervient dans leur développement : elles surviennent en effet aussi en cas de prise de poids importante et rapide ainsi que dans certaines affections comportant une hypersécrétion corticosurrénale, telle que la maladie de Cushing ou durant une corticothérapie générale au long cours. Si la coloration rouge s'efface avec le temps, les séquelles atrophiques sont indélébiles.
Elles correspondent à un amincissement souvent important des parties moyenne et profonde du derme avec raréfaction des fibres élastiques et collagènes.

H.W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l’Académie de médecine (1932)

Étym. lat. vergere : se tourner, trace laissée par des coups de verge

→ maladie de Cushing .

[J1, O3, O4]

Édit. 2019

version n.f.

version

1) En obstétrique, manœuvre manuelle transformant la présentation fœtale initiale en une présentation plus favorable au bon déroulement de l'accouchement.
Elle peut être réalisée pendant la grossesse : version par manœuvres externes ou version par manœuvres mixtes qui amènent au détroit supérieur le pôle céphalique (version céphalique) ou le pôle pelvien (version podalique). Pendant le travail, la version par manœuvres internes transforme une présentation dystocique en présentation pelvienne.
2) En ophtalmologie, ensemble des mouvements conjoints des deux yeux, se faisant dans le même sens, à partir de la position primaire.
L'étude des versions est à la base de la sémiologie de la motilité oculaire et de ses troubles. On étudie systématiquement :
- les latéroversions : regard à droite (dextroversion) et à gauche (lévoversion),
- le regard en haut (élévation) et le regard en bas (abaissement),
- regard en haut et à droite, regard en haut et à gauche,
- regard en bas et à droite, regard en bas et à gauche,
- la dextrocycloversion : rotation de l'extrémité supérieure des deux méridiens de 12 h vers la droite ; la lévocycloversion : rotation de l'extrémité supérieure des deux méridiens de 12 h vers la gauche.

Syn. mouvements oculaires conjugués

→ version par manœuvres externes, version par manœuvres mixtes, version par manœuvres internes, version céphalique, dystocie,vergence, dextroversion oculaire, lévoversion oculaire, élévation en ophtalmologie, abaissement en ophtalmologie, cycloversion, dextrocycloversion

[O3, P2]

Édit. 2019

version bipolaire l.f.

bipolar version

Version du fœtus réalisée pendant la grossesse par des pressions exercées dans le sens de sa flexion sur ses pôles céphalique et pelvien.

J. Braxton-Hickx, obstétricien britannique (1823-1897)

→ version, Braxton-Hicks (manœuvre de), version par manœuvres externes, version par manœuvres mixtes

[O3]

Édit. 2019

version par manœuvres mixtes l.f.

combined version

Variété de version fœtale réalisée pendant la grossesse.
L'action combinée d'une main introduite dans le vagin qui refoule la présentation et de l'autre main qui agit sur le pôle supérieur du fœtus à travers la paroi abdominale maternelle, permet la mobilisation et la transformation de la présentation.

→ version

[O3]

Édit. 2019

villosité placentaire l.f.

placental villosity

Elément fonctionnel du placenta contenu dans la chambre intervilleuse et qui, en contact avec le sang maternel, permet les échanges fœtomaternels.
Émanée de la plaque choriale placentaire, elle-même faite du trophoblaste et de la couche mésenchymateuse associée, elle apparaît dès la 3ème semaine de la grossesse à partir des travées syncytiales qui unissent les faces maternelle et fœtale de la chambre intervilleuse et qui délimitent les lacunes. Ce sont les villosités trophoblastiques ou villosités choriales primitives. Chacune est constituée d’un axe mésenchymateux contenant des capillaires provenant des vaisseaux sanguins fœtaux. Tapissée par une couche de cellules syncitiotrophoblastiques recouvrant une couche de cellules cytotrophoblastiques, elle constitue alors une villosité choriale de deuxième génération. Cette double couche cellulaire sépare la circulation fœtale sanguine du sang maternel répandu dans les lacunes situées entre l’endomètre et la plaque choriale placentaire. Elle se raccorde aux vaisseaux allantoïdiens au 21ème jour et permet l'établissement de la circulation fœtale placentaire.
Les villosités dirigées vers la caduque réfléchie dégénèrent au 2ème mois, celles dirigées vers la caduque basale poursuivent leur croissance. Elles se ramifient entre le 2ème et le 4ème mois en troncs villositaires de premier, deuxième et troisième ordres et sont constituées de villosités atteignant la face maternelle (villosités crampons) et de villosités flottant dans la chambre intervilleuse (villosités libres). L'ensemble de chaque pédicule villositaire constitue un cotylédon placentaire : on en compte 20 à 40 dans un placenta. Ces modifications morphologiques s'accompagnent d'une disparition du cytotrophoblaste. Après le 4ème mois, le nombre et la taille des villosités augmentent. Ce sont les villosités choriales de troisième génération. A terme, la surface d'échange est supérieure à dix mètres carrés.

Étym. lat. villosus : villosité ; placenta : galette

Syn. villosité choriale, villosité placentaire définitive, villosité choriale de troisième génération

→ chambre intervilleuse, trophoblaste, syncitiotrophoblaste, cytotrophoblaste, cotylédon, plaque choriale, caduque

[A4,O3,O6]

villosité primaire l.f.

primary chorionic villi

Villosité constituée à partir du 15ème jour de la grossesse.
Un axe cytotrophoblastique (cellules de Langhans) apparaît au sein des colonnes syncytiales, il unit les faces maternelle et fœtale de la chambre intervilleuse. Cet axe progresse sur toute la longueur de la villosité, atteint et dépasse l'enveloppe syncytiale et forme une coque cytotrophoblastique doublant en dehors le syncytiotrophoblaste. Parallèlement, la circulation maternelle placentaire s'établit dans la chambre intervilleuse après l'ouverture des vaisseaux sanguins maternels.

→ chambre intervilleuse, cytotrophoblaste, syncytiotrophoblaste

villosité secondaire l.f.

secondary chorionic villi

Villosité choriale succédant à partir du 18ème  jour de la grossesse aux villosités primaires après l'apparition d'un axe mésenchymateux.

→ villosité choriale

virilisation fœtale n.f.

fetal virilization

Masculinisation du fœtus féminin.
Elle va de l'hypertrophie clitoridienne isolée à un état d'ambiguïté sexuelle avec présence d'un sinus urogénital. Elle est due à une imprégnation androgénique maternelle : hyperplasie congénitale des surrénales, traitement androgénique pendant la grossesse ou, exceptionnellement, tumeur ovarienne virilisante.

Étym. lat. virilis : masculin

→ hypertrophie clitoridienne, ambiguïté sexuelle, sinus uro-génital, androgènes, hyperplasie congénitale des surrénales

virus de l'immunodéficience humaine (VIH) l.m.

human immunodeficiency virus (HIV)

Rétrovirus  responsable du syndrome d'immunodéficience acquise humaine (sida).
Deux virus à ARN, transcrits en ADN proviral par une transcriptase inverse virale, sont actuellement connus : VIH1 et VIH2. La transmission du virus est principalement parentérale, sexuelle et maternofœtale. Le test ELISA et le Western Blot sont les tests de routine, utilisés pour le dépistage, de même que l’évaluation de la charge virale est utilisée pour le suivi thérapeutique.
Caractérisé par un cyle réplicatif au sein des cellules exprimant à leur surface la molécule CD4, le VIH induit une disparition progressive de ces cellules infectées, notamment les lymphocytes CD4 impliqués dans les mécanismes de défense immunitaire. Cette disparition progressive d'effecteurs de l'immunité cellulaire, contrastant avec une immunité humorale détectable mais insuffisante, rend compte de la fréquence des infections opportunistes (cytomégalovirose, mycobactériose, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, etc.) et de l'émergence de cancers (sarcome de Kaposi, lymphome, etc.).
Les thérapeutiques antirétrovirales se répartissent en quatre classes de médicaments : des inhibiteurs de la rétrotranscriptase (analogues de nucléosides et inhibiteurs non nucléosidiques), inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée. L’instauration d’un traitement (trithérapie le plus souvent) et une surveillance adaptée permettent une réduction considérable, voire une une nondétection de la charge virale plasmatique et une  amélioratioin significative de l'espérance et de la qualité de vie des patients malgré la fréquence des effets secondaires.
La transmission verticale maternofœtale du virus, contemporaine de l'accouchement dans la majorité des cas, avoisine 25%. Elle est réduite à moins de 15% par la prise de médicaments antiviraux (AZT) pendant la grossesse.

L. Montagnier, membre de l’Académie de médecine et F. Barré-Senoussi, virologues de l’Institut Pasteur de Paris, tous deux prix Nobel de médecine en 2008

Syn. HTLV, LAV (obsolètes)

→ sida, ELISA (technique), western (technique), charge virale plasmatique, CD 4, cytomégalovirus, mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, Kaposi (maladie de), lymphome, inhibiteurs de la transcriptase inverse, inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée, AZT

Apports quotidiens en vitamine D recommandés par l'Académie nationale de médecine (UI)

GroupesAJRBMEAQRNS
Nourrissons
0-6 mois800-1000800800-10002000
6-12 mois800-1000800800-10002000
Enfants
1-3 ans400800600-8002500
4-8 ans200800600-8002500
Adolescents Garçons
9-13 ans200800-1000800-10004000
14-18 ans200800-1000800-10004000
Adultes Hommes
19-30 ans2006008004000
31-50 ans6008004000
51-70 ans2001000-15001000-15004000
> 70 ans400-600>1500> 15004000
Adolescents Filles
9-13 ans200800-1000800-10004000
14-18 ans200800-1000800-10004000
Adultes Femmes
19-30 ans2006008004000
31-50 ans2006008004000
51-70 ans2001000-15001000-15004000
> 70 ans400-600>1500>15004000
Grossesse
14-18 ans400800800-10004000
19-30 ans400800800-10004000
31-50 ans400800800-10004000
Allaitement
14-18 ans400800800-10004000
19-30 ans400800800-10004000
31-50 ans400800800-10004000

Nota bene :1 µg = 40 UI. AJC : Apports Journaliers conseillés proposés par l’APFAPS ; BME : besoins moyens estimés ;AQR : Apports Quotidiens Recommandés par l’Académie ; NS : Niveaux Supérieurs sans dangers.

vomissement psychogène l.m.

psychogenic vomiting

Vomissement spontané ou provoqué ne relevant pas d'une cause organique et lié à une trouble psychologique, ou entrant dans le cortège symptomatique d'une maladie mentale en évolution.
L'origine psychogène des vomissements est un dignostic d'élimination. En dehors d'une maladie psychiatrique caractérisée, le diagnostic peut être difficile et l'origine psychogène des vomissements est remise en cause en l'absence de maladie psychiatrique manifeste. La dénomination de vomissements fonctionnels est plus adaptée.
Les critères ont été défini selon Rome III, les malades devant répondre à tous les critères suivants dans les 3 mois précédents la consultation: au moins un épisode de vomissement hebdomadaire, absence d'argument pour un trouble du comportement alimentaire, absence de maladie psychiatrique caractérisée, absence d'arguments pour des vomissements provoqués, pas de consommation chronique de cannabis, bilan étiologique négatif éliminant en particulier une atteinte du système nerveux central ou un trouble métabolique, durée d'évolution de la symptomatologie supérieure à 6 mois.
Parmi les vomissements psychogènes figurent classiquement les vomissements incoercibles de la grossesse. La physiopathologie de ces vomissements n'est pas connue, il n'y a aucun argument scientifique permettant de les qualifier de psychogène. Les vomissements provoqués de l'anorexie mentale en vue d'éliminer les appports caloriques, ou de la boulimie dans sa forme la plus sévère font partie des maladies du comportement alimentaire.  le diagnostic de vomissements provoqués dans le cadre d'un trouble du comportement alimentaire atypique peut être particulièrement difficile en l'absence de troubles psychologiques patents.
Un grand nombre de causes bien identifiées actuellement doivent être éliminées avant de retenir le diagnostic de vomissements fonctionnels ou psychogènes, ainsi doivent être éliminés en particulier les causes plus rares ou moins évidentes de vomissements que sont la gastroparésie, la pseudo-obstruction chronique intestinale, les vomissements secondaires à la prise chronique chronique de cannabis, le syndrome des vomissements cycliques idiopathiques de l'enfant pouvant être également observé chez l'adulte.

→ vomissements de la grossesse, anorexie mentale, boulimie, syndrome des vomissements cycliques idiopathiques, cannabis, gastroparésie

[H3, L1, N1, O3 ]

Édit. 2019

Weinberg (signe de) l.m.

Weinberg’s sign

Signe radiologique historique de la grossesse abdominale : sur un cliché de profil sans préparation de l'abdomen maternel, l'image du vertex de la tête fœtale se projette sur les vertèbres lombaires maternelles.

A. Weinberg, médecin radiologue américain (1956)

→ grossesse abdominale

White (classification de) l.f.

White’s classification

Méthode d'appréciation de la gravité et du pronostic de l'association diabète et grossesse.
Elle comprend six classes de gravité croissante :
A : anomalies de l'épreuve d'hyperglycémie provoquée isolée traitées par le régime seul,
B : diabète évoluant depuis moins de dix ans, apparu après l'âge de vingt ans, sans complications vasculaires,
C : diabète dont l'évolution est inférieure à vingt ans, sans complications vasculaires,
D : diabète évoluant depuis plus de vingt ans, apparu avant l'âge de dix ans et s'accompagnant de complications vasculaires, p. ex.calcification des artères des jambes et rétinopathie,
E : diabète avec calcifications des artères pelviennes,
F : néphropathie diabéitque.
On y a ajouté les classes :
H : cardiopathie associée,
R : rétinopathie proliférative,
T : greffe rénale.

Priscilla White, médecin endocrinologue américaine (1949) ; J. Pedersen, médecin endocrinologue danois (1965)

Étym. gr. diabêtês : qui traverse

→ Pedersen (classification de), diabète gestationnel

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