Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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téléradiographie n.f.

teleradiography

Radiographie pratiquée avec une source de rayons X à grande distance du sujet, au moins 4 mètres, pour rendre négligeables l'agrandissement et la déformation de l'image.
Utilisée surtout pour le crâne, elle permet une mesure directe des différents éléments anatomiques en vraie grandeur sur le cliché. Cette technique est également employée, mais à une moindre distance, pour le thorax, la colonne vertébrale, les membres inférieurs, etc.

→ full-spine, gonométrie, télécrâne, téléthorax

tension superficielle l.f.

surface tension

En physique : force par unité de longueur du bord de la surface qui est étirée.
L'image est celle d'un drap sur lequel on tire : les forces se répartissent le long du bord étiré, et la tension est la force exercée sur une unité de longueur du bord.
Comme pour la pression (force par unité de surface ou énergie par unité de volume), on peut exprimer le tension par l'énergie par unité de surface. La tension superficielle est l'énergie de surface due aux molécules qui la recouvrent.

thermographie n.f.

thermography

Technique d'imagerie qui révèle les différences de vascularisation des tissus sous-jacents, à partir des températures recueillies à la surface cutanée, et permet l’exploration d’un organe, la glande mammaire par exemple, dont l’émission de rayonnement infrarouge est différente selon que les tissus sont normaux ou ne sont pas.
Deux méthodes ont été employées :
- thermographie en plaque : des cristaux liquides, dérivés du cholestérol, répartis sur une bande ou sur une plaque mise au contact d'une région cutanée, changent de couleur (du bleu au rouge) en fonction de la chaleur dégagée aux différents points de la zone examinée (thermographie de contact).
- thermographie par caméra à infrarouge : la caméra spéciale fournit une image en plusieurs couleurs correspondant aux températures des diverses zones d'une région ou du corps entier (téléthermographie).
Certains cancers de la peau (mélanome), du sein, des muscles, des os s'accompagnent d'une vascularisation anormale; mais la détection de cette élévation de température localisée n'est pas spécifique d'une tumeur : diverses causes, comme compression, manipulation ou altération de la vascularisation locale peuvent donner des informations perturbant l'interprétation des images. La mesure de la température cutanée peut être utilisée dans le diagnostic des maladies vasculaires.
En pratique courante, la thermographie est actuellement pratiquement abandonnée du fait de sa faible spécificité.

thoracoabdominal (signe) l.m.

iceberg sign

Sur une radiographie thoracique de face, signe permettant de situer l'origine d'une masse dans le médiastin postéro-inférieur.
Lorsque son contour externe s'écarte du rachis puis s'interrompt nettement au dessous de l'image de la coupole, la masse est à la fois thoracique et abdominale ; si son contour rejoint rapidement le rachis, même au dessous de la coupole, la masse est uniquement thoracique. C'est une application du signe de la silhouette.
Actuellement, la scanographie permet de mieux étudier la lésion dans l'abdomen, (partie immergée de l'iceberg).

Syn. iceberg (signe de l')

thymus volant (signe du) l.m.

flying thymus

Sur une radiographie thoracique de face du nourrisson, visibilité anormale des lobes thymiques qui forment de part et d'autre de la silhouette médiastinale une image triangulaire "en spinnaker".
Il traduit un pneumomédiastin : l'air dessine les contours du thymus, isole et soulève ses lobes qui quittent le médiastin pour arriver, dans certains cas, au contact de la paroi thoracique.

tomographie en cohérence optique l.f.

optical coherent tomography (OCT)

Technique permettant, grâce à l'interférométrie laser, d'obtenir des coupes in vivo de la rétine et de mesurer l'épaisseur du tissu rétinien avec ses différentes couches.
L'OCT représente une méthode non agressive et de haute résolution pouvant fournir p. ex. une vue bidimensionnelle en coupe des structures rétiniennes. Son fonctionnement actuel est basé sur l'émission d'un faisceau laser infra-rouge dit de "basse cohérence" combiné à un interféromètre dans lequel une lame séparatrice permet d'obtenir deux faisceaux, l'un dirigé vers un miroir de référence, l'autre vers les structures oculaires à examiner. La réflexion du second faisceau par les éléments rétiniens est combinée au retour du faisceau de référence pour créer des interférences. Le décodage de ces interférences permet de déterminer la nature des obstacles rencontrés. En déplaçant le faisceau selon une ligne droite, on procède à une reconstruction point par point le long de la ligne explorée. L'image finale correspond à la juxtaposition de toutes les mesures ponctuelles effectuées et fournit sur écran l'équivalent d'une coupe histologique de la rétine, à la définition près qui est pour l'instant de l'ordre de 15 mm. Cependant, des améliorations sont encore théoriquement possibles et peuvent amener à des performances supérieures dans l'avenir, permettant d'envisager la possibilité de visualiser individuellement les composantes de certaines couches cellulaires.

→ ophtalmoscope laser à balayage

torture (victimes de) l.f.p.

torture (victims of)

La torture est l'un des traumatismes dans lesquels la continuité entre les troubles immédiats et séquellaires est la plus grande.
C'est pourquoi, aux symptômes classiques de névrose traumatique vient fréquemment s'ajouter, chez les victimes, ce qui prolonge la destruction des fondements de l'expérience, recherchée et obtenue par la torture : appauvrissement idéo-affectif, apathie, pertes des schémas cognitifs.
Surtout si des renseignements ont été révélés par la victime, une profonde atteinte de l'image de soi alimente des sentiments de culpabilité et de honte, qui sont à l'origine de comportements suicidaires et dont la prise en charge doit tenir le plus grand compte.
Étant donné la complexité des troubles, une approche multimodale flexible, pouvant comporter l'exposition, semble utile. Mais le récit des évènements peut être lui-même traumatogène quand il n'est pas impossible. Des évaluations au long cours sont indispensables.

→ victimologie

traitement en série l.m.

serial processing

Hypothèse d'une transmission et d'un traitement progressif des signaux rétiniens.
Les caractéristiques de l'image seraient extraites les unes après les autres par un traitement séquentiel dans les aires corticales. Cette hypothèse est largement invalidée.

traitement hiérarchique l.m.

hierarchical processing

Hypothèse dun traitement progressif de l'image à partir d'éléments très simples, les champs récepteurs circulaires concentriques, puis les champs récepteurs des cellules simples, puis complexes.
Cette hypothèse a été largement invalidée par la découverte de projections directes du corps géniculé latéral sur les cellules complexes.

traitement moral l.m.

moral therapy

Forme de relation thérapeutique symbolisée en France par l'image de Ph. Pinel rompant les chaines des aliénés pendant la Révolution, et inscrite dans un courant qui situait déjà la maladie mentale au centre du problème posé par les rapports entre "physique" et "moral" au sens le plus large.
Précédé notamment par W. Tuke en Grande-Bretagne, Pinel considérait le patient comme un "aliéné" auquel il suffisait bien souvent de "parler avec douceur", de "compatir à ses maux" et aussi de "donner l'espoir consolant d'un sort plus heureux", mais avec une directivité de type pédagogique et au besoin autoritaire.
Au milieu du XIXème siècle, ce type de relation a cédé au profit de règles concernant l'organisation et le travail dans les asiles où ont afflué les patients. Par la suite, la liberté dans la relation a constitué une dimension majeure de la prise en soins.
Plus récemment, H. Baruk a repris cette qualification, en se fondant sur le recherche de la justice et de la charité dans la relation thérapeutique. Il nommera sa méthode "chitamnie", terme hébreux qui traduit la confiance et la foi.

W. Tuke, philanthrope britannique (1732-1822) ; P. Pinel, médecin aliéniste français (1745-1826) ; H. Baruk, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1945)

transducteur n.m.

transducer

1°) en échographie : élément essentiel de la sonde, constitué en général par une ou plusieurs céramiques piézoélectriques : cet élément transforme une excitation électrique, activée par l'échographe, en onde ultrasonore (émission); puis inversement convertit les échos reçus en signaux électriques qui sont ensuite traités pour former l'image (réception).
2°) en biologie moléculaire : complexe protéique assurant la transmission d’un signal du récepteur membranaire superficiel vers la zone profonde où se situent les amplificateurs qui interviennent dans le métabolisme cellulaire.
La protéine G est le principal agent de cette transmission ; l’énergie de transfert est fournie par la réaction réversible guanosine diphosphate ↔ guanosine triphosphate (GDP-GTP).

M. Rodbell (1969-70) : A.G. Gilman (1980) biochimistes américains, prix Nobel de Physiologie et Médecine 1994

Étym. lat. trans : à travers ; ducere : conduire

Syn. capteur

→ protéine G, transduction

traumatisme médullaire l.m.

spinal cord trauma

Lésion de la moelle épinière par blessure (projectile, arme blanche), fracture, entorse (coup du lapin), luxation ou élongation de la colonne vertébrale.
La lésion médullaire est généralement associé à une fracture avec ou sans luxation vertébrale. Elle peut être isolée ou associée à d'autres lésions, du système neurovégétatif notamment. D'une manière générale les lésions de la substance nerveuse ont une évolution très particulière qui commence à être mieux connue : il en est de la moelle comme de l'encéphale et l'on peut espérer qu'un traitement préventif contre l'extension des lésions initiales pourra bientôt être disponible.
Les signes révélateurs peuvent être discrets (douleur vertébrale spontanée ou provoquée par la pression) ou dramatiques (paraplégie, tétraplégie), déjà sur place ou apparaître brusquement au cours du relevage ou du transport (section possible de la moelle ou des fibres sympathiques sortant de la moelle) : c'est la hantise des services d'urgence lors du ramassage et du transport.
Lors des premiers soins, il importe chez toute victime d'un trauma direct ou indirect du rachis de prendre toutes précautions possibles (collier cervical pour une suspicion d'atteinte du cou, matelas coquille pour immobiliser la tête et transport sur le dos sur un plan dur) avant que la recherche des signes nerveux ait attesté l'absence d'une lésion radiculomédullaire. Si ce n'est pas le cas, il faut en préciser le niveau pour orienter les soins. Il importe aussi de traiter une insuffisance ventilatoire et circulatoire (il y a souvent une vasoplégie des territoires paralysés) et de calmer l'anxiété et les douleurs. La conduite ultérieure dépend du siège et de l'importance des lésions ostéoarticulaires à évaluer par imagerie (radiographies, scanner, IRM). Le blessé doit alors être pris en charge conjointement par les chirurgiens, les réanimateurs et les neurologues.
Exceptionnellement le traumatisme initial, parfois minime, peut entrainer un hématome extradural compressif ou responsable d'une rupture des méninges, cause d'une hernie médullaire, qui se traduit par l'apparition, souvent retardée d'un syndrome de Brown-Séquard (on voit une image «en vilebrequin» au scanner ou en IRM).
Les traumatismes du rachis lèsent souvent les rameaux sympathiques, particulièrement au niveau du cou, il en résulte une vasoplégie intéressant la partie du corps sous-jacente. Cette vasoplégie entraîne une chute de pression artérielle et rend la victime très sensible aux modifications de position. La réanimation doit en tenir compte (pantalon anti-G, pour le transport, perfusions et sympathomimétiques pour contrôler la pression artérielle). Le pronostic fonctionnel est toujours très péjoratif, mais la mortalité a diminué grâce aux progrès de la réanimation, du "nursing" et de la réadaptation fonctionnelle

→ paraplégie, tétraplégie, traumatisme crânien, système nerveux autonome, Brown-Séquard (syndrome de)

trichinellose n.f.

trichinellosis

Helminthose zoonotique cosmopolite, sporadique ou survenant par petites épidémies, causées principalement par le Nématode Trichinella spiralis dont l'adulte vit dans l'intestin grêle et les larves s'enkystent dans les muscles.
La contamination a généralement lieu à la suite d’une ingestion de viande de porc, de sanglier ou de phacochère contenant des larves enkystées et consommée insuffisamment cuite ou simplement fumée ou salée (charcuterie). Certaines contaminations peuvent avoir lieu par ingestion de viande de chien, de phoque ou d'ours. Chez l'Homme, les larves en impasse évoluent le plus souvent vers la calcification.
Après une courte incubation (24 à 48 heures), l’infection peut débuter par des symptômes gastro-intestinaux précoces (diarrhée et vomissements, vives douleurs abdominales) et par une fièvre élevée avec soif intense. Un syndrome inflammatoire avec une urticaire et un œdème de la face et des paupières sont souvent associés ("maladie des grosses têtes"). Vers le 15eme jour, apparaissent des myalgies intenses. L'évolution se fait vers une phase purement musculaire chronique. Les principales complications sont cardiaques (myocardite, œdème aigu du poumon) ou cérébrales (encéphalite). La trichinose s’accompagne d’une hyperéosinophilie très importante et persistante ainsi que d'une élévation des enzymes d'origine musculaire. Les cas d'infestation massives sont particulièrement sévères, parfois rapidement mortels. Le diagnostic est porté par sérologie (immunofluorescence) ou par biopsie musculaire montrant la présence de larves enkystées. A posteriori, les kystes larvaires calcifiés donnent à la radiographie une image caractéristique en "grains de semoule".
Le traitement fait appel à la diéthylcarbamazine et au thiabendazole et, si nécessaire, à des corticoïdes. La prophylaxie repose sur le contrôle vétérinaire des viandes ou produits de charcuterie qui doivent être consommées après cuisson suffisante.
L'espèce parasitaire la plus fréquemment en cause est Trichinella spiralis. Toutefois, d'autres espèces sont parfois responsables, comme T. pseudospiralis ou T. papuae en Asie du sud-est (Thaïlande, Cambodge) et en Nouvelle Guinée. Ces deux dernières espèces ne forment pas de kystes.

Syn. trichinose

→ Trichinella spiralis, Trichinella

[D1]

Édit. 2020

trichothiodystrophie l.f.

trichothiodystrophy

Syndrome caractérisé par une petite taille, une détérioration intellectuelle et une diminution de la fertilité et surtout l’existence de cheveux fragiles, secs, courts et cassants : cette anomalie congénitale des cheveux, de transmission autosomique récessive, est due à une réduction d'environ 50% de la proportion d'acides aminés soufrés, portant sur la fraction des protéines particulièrement riches en soufre, avec des cheveux fragiles.
En microscopie électronique à balayage, les cheveux sont aplatis, irréguliers, parfois repliés sur eux-mêmes et par endroits la cuticule est absente; l'examen en lumière polarisée montre une image caractéristique, avec une alternance de bandes striées obliques claires et foncées.
La trichothiodystrophie s'associe de façon variable à d'autres atteintes neuroectodermiques : retard mental, hypofertilité, nanisme (BIDS syndrome) avec parfois en plus une ichtyose (IBIDS syndrome) voire une photosensibilité (PIBIDS syndrome); le retard mental est léger et les membres de certaines familles présentent une ataxie et des convulsions. On observe également de grandes oreilles, des cheveux épais et grossiers, des sourcils clairsemés, des ongles absents ou hypoplasique, une hypotrichie localisée, une ichtyose, des caries dentaires multiples ; pour les yeux, un nystagmus, des opacités ponctuées du cristallin ou une cataracte.
L’affection est autosomique récessive (MIM 234050).
Symptomatique, le traitement repose sur la suppression du brossage et des agressions physicochimiques du cheveu.

Vera Price, dermatogue américaine (1980), R. J. Allen, neuropédiatre américain (1971) C. E. Jackson, médecin américain (1974)

Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; theion : soufre

Syn. cheveux fragiles d’Amish (syndrome des)

→ BIDS (syndrome), PIBIDS (syndrome), IBIDS (syndrome)

trisymptôme de Gougerot (trisymptôme de) l.m.

trisymptomatic disease, arteriolitis allergica

Ensemble lésionnel atteignant essentiellement l'adulte qui associe trois types de lésions cutanées électivement localisées aux membres inférieurs : un purpura fait de macules de 2 à 5 mm, des taches érythémateuses ou érythémato-œdémateuses de 5 à 10 mm et des nodules dermiques de petite taille, en grains de plomb, évoluant le plus souvent dans un contexte fébrile accompagné d'arthralgies, d'œdème des chevilles et parfois d'un syndrome douloureux abdominal.
L'image histologique des lésions cutanées est celle d'une vasculite leucocytoclasique, auquelles peuvent s'associer des ulcérations nécrotiques ou des bulles.
Ce tableau doit faire rechercher une atteinte rénale manifestée par une protéinurie et/ou une hématurie microscopique, un syndrome inflammatoire non spécifique, des complexes immuns circulants. Le bilan étiologique s'attache à dépister, en dehors de tableaux nosologiques individualisés, une prise médicamenteuse, dont le rôle peut être évoqué sur la chronologie des manifestations, un foyer infectieux, bactérien, viral ou parasitaire, une affection maligne. Le traitement consiste en la suppression de la cause quand celle-ci est identifiée, et repos au lit; la corticothérapie générale, la colchicine, les immunosuppresseurs, la dapsone, les échanges plasmatiques sont à discuter selon les étiologies.

H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1932) ; M. Ruiter, dermatologiste néerlandais (1948)

Syn. maladie trisymptomatique de Gougerot

→ allergide nodulaire, artériolite allergique de Ruiter, purpura, vascularite leucocytoclasique, colchicine, immunosuppresseurs et néphropathies, dapsone, échanges plasmatiques

[J1, M1]

Édit. 2019

artefact de troncature l.m..

truncating artifact

En IRM, artefact qui apparait au niveau des interfaces où existe une transition brusque du signal IRM : graisse-os ; graisse-muscle ; liquide cérébrospinal-moelle... et se traduit par des bandes ou des stries d'intensité alternativement faible et forte, parallèles à la zone de variation brutale du signal.
La distance entre les bandes est liée à la taille de la matrice, donc à la résolution spatiale, cette distance étant d'autant plus faible que le nombre de lignes de la matrice est plus élevé.
Le mécanisme de cet artefact est lié au principe de la reconstruction de l'image par transformation de Fourier dont il traduit l'imperfection : les images de forme complexe sont obtenues par une combinaison d'ondes sinusoïdales).
Fréquents et évidents au niveau de la voûte crânienne, à la limite entre l'os et la graisse sous-cutanée, ces artefacts posent parfois des problèmes difficiles, en particulier au niveau de la moelle épinière où ils peuvent être à l’origine d’une bande centromédullaire mimant une syringomyélie.

J. W. Gibbs, mathématicien américain (1839-1903)

Syn. phénomène de Gibbs

→ transformée de Fourier

[B2,B3]

Édit. 2018

Tropé (centreur de) l.m.

Trope pointer

Centreur projetant deux lignes lumineuses perpendiculaires entre elles qui forment, sur un objet interposé, une image en croix répondant au centre du faisceau de rayons X.

R. Lebouchard et J. Tropé, radiologues français (1954)

→ centreur lumineux

trousse d'urgence du médecin l.f.

doctor's first aid kit

Trousse médicale de conditionnement pratique pour permettre le traitement immédiat des urgences auxquelles le praticien peut avoir à faire face.
Le choix d'un matériel médical simple et des médicaments indispensables constituant la trousse d'urgence, instrument de travail personnel, dépend de l'expérience et des habitudes du praticien et du milieu où il exerce. La liste ci-dessous est donnée à titre indicatif.
Matériel médical simple :
- stéthoscope ;
- tensiomètre pour la pression artérielle ;
- marteau à réflexes ;
- lampe de poche (pour regarder une gorge ou même chercher un numéro d'appartement ou d'escalier) ;
- doigtiers (en emballage stérile) et tube de vaseline ;
- otoscope à pile (éventuellement rhinoscope, ophtalmoscope, etc.) ;
- thermomètre médical ;
- garrot ;
- seringues, aiguilles, embouts pour injections intraveineuses (seringues à usage unique), cathéters courts avec trocart (cathlon) périphé­riques et centraux, le tout en emballage stérile ;
- compresses stériles, pansements, sparadrap, élastoplast→ (le coton et l'alcool se trouvent dans toutes les familles, mais pour les secours d'urgence il faut prévoir de les emporter) ;
On peut en outre prévoir :
- matériel pour suture stérile (fils avec aiguille sertie, aiguilles droites, ciseaux ordinaires)
- gants élastiques stériles,
- clamp ombilical stérile,
- autoadhésif 40/40,
- boîte de petite chirurgie stérile avec bistouri, ciseaux pointus, pinces de Kocher, pince à disséquer, pinces de Halstedt, sonde cannelée.

tuberculome n.m.

tuberculoma

Pseudo-tumeur arrondie d'origine tuberculeuse en relation avec des lésions fibrocaséeuses denses et circonscrites.
C'est une forme rare de la tuberculose pulmonaire, qui se traduit par une opacité radiographique arrondie mesurant de 2 à 5 cm. Ses limites sont plus ou moins régulières. La présence de calcifications périphériques concentriques et stratifiées visibles en tomodensitométrie et/ou de petits nodules satellites fréquents, font suspecter le diagnostic. La recherche de BK est négative.
Le traitement antituberculeux ne modifie pas l'image. Le diagnostic repose sur l'exérèse qui doit être segmentaire, encadrée par le traitement antituberculeux.

tumeur carcinoïde l.f.

carcinoid tumor

Initialement individualisées au niveau digestif pour les distinguer des autres tumeurs intestinales en raison de leur meilleur pronostic et de leurs spécificités anatomopathologiques, les tumeurs carcinoïdes désignent en réalité des tumeurs constituées au dépens des cellules neuroendocrines productrices de sérotonine.  
Les tumeurs carcinoïdes constituent 1% des cancers. Leur localisation est traditionnellement liée à leur origine à partir de l’intestin primitif : foregut ou intestin antérieur (pharynx, trachée, bronche, œsophage, estomac, duodéno-pancréas, jéjunum), midgut ou intestin moyen (iléon, appendice, caecum), hindgut ou intestin postérieur (colon, rectum). Les tumeurs carcinoïdes se révèlent au niveau de la bronche (30% des cas) ou de l’ensemble du tractus digestif (50% des cas) notamment de l’intestin grêle, du côlon, de l’appendice (1% des pièces d’appendicectomie). Elles se développent aussi à partir du pancréas, de l’ovaire. 
Leur révélation précoce est rare (image ronde du poumon, subocclusion intestinale liée à un syndrome de Koenig). Au stade des métastases hépatiques, l’absence de dégradation de la sérotonine par le foie explique la survenue de flushs liés au syndrome carcinoïde, de diarrhée chronique, d’atteintes valvulaires de la tricuspide. 
Leur mise en évidence est permise par les tomodensitométries, la TEP-FDG, les scintigraphies à l’octréoscan.  Les signes cliniques (flushs diarrhée) sont réduits par les analogues retard de la somatotatine. 

Étym. gr. karkinôma : tumeur cancéreuse (de karkinos : crabe, cancer), et suffixe -eide du grec eidos : sorte.

→ carcinoïde, syndrome carcinoïde, tumeurs broncho-pumonaires neuro-endocriniennes.

[F2, K1, L1, O4]

Édit. 2020

tumeur fibreuse solitaire l.f.

solitary fibrous tumor

Tumeur mésenchylmateuse bénigne rare, décrite initialement dans la plèvre puis dans divers viscères et plus exceptionnellement dans la peau et les muqueuses, dont la structure histologique est celle d’un nodule bien délimité généralement constitué de nombreuses cellules fusiformes irrégulièrement réparties dans un stroma richement vascularisé riche en fibres collagènes.
Selon les cas, l’image histologique peut plus ou moins rappeler un dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand ou un hémangiopéricytome.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. mésothéliome fibreux

ulcération calicielle l.m.

calyceal ulceration

Lésion infectieuse ou ischémique altérant la continuité de la paroi du calice rénal, traduite sur l’UIV ou l’uroscanner par une image d’addition du produit de contraste.
Les étiologies principales sont la tuberculose rénale et la nécrose papillaire.

Étym. lat. ulcus : ulcère

→ nécrose papillaire, tuberculose rénale, UIV, uroscanner

U radiologique l.m.

Sur une radiographie de face du bassin, image construite, en forme de U, dont le bras latéral répond à l'arrière fond de l’acetabulum ou fosse acétabulaire (ligne acétabulaire) et le bras médial à la projection de la surface quadrilatère (ligne ilio-ischi

Le rapport précis entre ces deux lignes varie selon les individus et l'incidence radiologique dont l'obliquité peut, suivant le cas fermer les branches du U ou projeter son image en dehors de la ligne ilio-ischiatique. La position de la tête fémorale par rapport au U intervient dans le diagnostic de protrusion acétabulaire.

F. Calot, chirurgien français (1861-1944)

Syn. U radiologique de Calot (ancienne appellation)

urétérogramme n.m.

ureterogram

Image radiologique de l'uretère obtenue par urographie intraveineuse ou urétéropyélographie rétrograde.

→ urographie intraveineuse, urétéropyélographie rétrograde

uréthrocystogramme n.m.

urethrocystogram

Image radiologique de la vessie et de l'urèthre obtenue par urographie intraveineuse ou par opacification rétrograde.

→ urographie intraveineuse, cystographie

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