loi du 30 juin 1975 l.f.
30 june 1975 guidance act in favour of handicapped persons
Loi d'orientation en faveur des personnes handicapées, qui fait obligation à l'État de prendre en charge les handicapés physiques, sensoriels ou mentaux, qu'ils soient enfants, adolescents ou adultes, dans des actions de prévention, dépistage, soins, éducation, formation et éducation professionnelle, emploi et garantie d'un minimum de ressources.
Elle instaure dans chaque département deux commissions : la commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) pour les adultes, et la commission départementale de l'éducation spéciale (CDES) pour les enfants et les adolescents.
En dehors des effets positifs de l'assistance financière procurée par l'allocation aux adultes handicapés, l'insertion professionnelle proprement dite des malades mentaux par les institutions existantes (centres d'aide par le travail notamment) paraît peu satisfaisante. Les postes ouverts son rares. L'intégration est difficile avec les autres handicapés. L'attention portée sur le handicap plutôt que sur l'affection mentale, le faible éventail des emplois proposés, la crise économique actuelle, ont pour risque principal de rendre ces filières ou structures moins opérantes que souhaité.
long cône (technique) l.f.
longcone technique
Technique de radiologie dentaire destinée à obtenir en vraie grandeur le cliché d’une ou plusieurs dents et de l’os alvéolaire sous-jacent.
Ce cliché est reproductible dans le temps pour le suivi d'un traitement d'orthodontie.
Le cône localisateur allongeant la distance foyer-film rend négligeable l'agrandissement et augmente la finesse de l'image par diminution du rayonnement diffusé ; au moment du cliché, on superpose parfois une trame millimétrée destinée à une mensuration directe.
Lortat-Jacob (opération de)
Intervention visant à corriger le reflux gastro-œsophagien et associant trois gestes techniques :
1) Fermeture des piliers diaphragmatiques en arrière de l'œsophage abdominal, visant à rétrécir le hiatus œsophagien.
2) Fermeture de l'angle de His en adossant le bord gauche de l'œsophage au bord droit de la grosse tubérosité.
3) Fixation de la grosse tubérosité à la partie gauche du diaphragme.
Ce procédé longtemps considéré comme la technique de base de réparation du reflux gastro-œsophagien, est considéré actuellement comme insuffisant, avec dégradation des résultats à long terme.
J-L. Lortat-Jacob, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1951)
Luque (instrumentation de) l.f.
Luque’s instrumentation
Instrumentation vertébrale plurisegmentaire, comprenant une tige métallique dans chaque gouttière vertébrale, solidarisée par un cerclage métallique à chaque lame vertébrale.
Cette technique est indiquée dans les scolioses neuropathiques et myopathiques essentiellement.
E. R. Luque, chirurgien orthopédiste mexicain (1978)
lymphangioplastie n.f.
lymphangioplasty
Technique thérapeutique consistant à introduire sous la peau de longs fils de soie pour drainer la lymphe en rétention dans le territoire concerné vers l’extérieur.
Cette méthode est utilisée dans le traitement de certains œdèmes chroniques, et des éléphantiasis.
lymphodialyse n.f.
lymph dialysis
Dialyse extracorporelle de la lymphe recueillie par cathétérisme du canal thoracique, suivie de sa réinjection au patient.
Cette technique, proposée avant transplantation rénale, permettant d'associer à l'épuration par dialyse une irradiation extracorporelle de la lymphe susceptible de favoriser la tolérance du transplant, n'est plus utilisée.
lymphographie bipédieuse l.f.
bipedal lymphography
Étude radiographique des réseaux et des ganglions lymphatiques drainant les membres inférieurs après opacification par un produit de contraste iodé liposoluble.
Mis au point en 1955 par J.B. Kinmonth, la technique consistait en un cathétérisme bilatéral d'un lymphatique du dos du pied par dénudation, le repérage étant facilité par injection locale d'un colorant vital à résorption lymphatique. L'opacifiant utilisé était le lipiodol ultrafluide. Les clichés pris de façon précoce c'est-à-dire dans les heures suivant l'injection, permettaient l'étude des troncs collecteurs des membres inférieurs jusqu'à la terminaison du canal thoracique, mais les nœuds eux-mêmes, insuffisamment remplis, étaient peu analysables. L'étude des nœuds (groupes iliaques et lombo-aortiques) se faisait sur les clichés réalisés le lendemain de l'injection.
Cet examen a perdu la plupart de ses indications avec l'apparition de la scanographie et de l'IRM.
J. B. Kinmonth, chirurgien britannique (1955)
Syn. lymphographie des membres inférieurs
lymphographie du membre supérieur l.f.
lymphography of the upper limb
Étude radiographique des réseaux et des nœuds lymphatiques d'un membre supérieur après opacification par un produit de contraste iodé liposoluble.
La technique de cet examen était identique à celle de la lymphographie bi-pédieuse. L'injection, faite à la face dorsale de la main, permettait d'opacifier les nœuds axillaires.
Actuellement obsolète.
McKissock (opération de) l.f.
McKissock's operation
Technique chirurgicale de traitement de l'hypertrophie et de la ptose mammaire inspirée des techniques de Skoog et de Strombeck.
Elle est caractérisée par une absence de clivage cutanéoglandulaire et par une résection glandulaire respectant la zone centrale.
P. K. McKissock, chirurgien américain (1972) ; T. Skoog, chirurgien suédois (1963) ; J. O. Strömbeck, chirurgien plasticien suédois (1960)
Magara (opération de) l.f.
Magara's operation
Technique chirurgicale d'hystérectomie élargie au cours de laquelle la dissection de l'uretère intra-ligamentaire est réalisée après la section des ligaments cardinaux et utérosacrés.
M. Magara, gynécologue japonais (1961)
Magendie (technique de) l.f.
Magendie's procedure
Technique chirurgicale d'hystérectomie élargie proche de l'opération de Meigs où le ligament cardinal est coupé au contact de la paroi pelvienne.
J. Magendie, gynécologue français (1963) ; J. V. Meigs, gynécologue américain (1935)
Magilligan (méthode de) l.f.
Magilligan method
Technique de mesure de l'angle d'antéversion du col fémoral, utilisant une radiographie de la hanche de face et un profil d'Arcelin, incidences exécutées selon des règles précises.
L'angle réel est lu sur une table spéciale à double entrée, à partir des mesures des angles projetés.
D. J. Magilligan, chirurgien américain (1956)
magnétoencéphalographie (MEG) n.f.
Technique de mesure des champs magnétiques induits par l'activité électrique des neurones du cerveau, non encore entrée en routine clinique, utilisée actuellement surtout lors du bilan préopératoire des épilepsies et pour la recherche en neurosciences.
La magnétoencéphalographie s'intéresse aux champs magnétiques infiniment petits émis par le fonctionnement des neurones. Cent à trois-cent capteurs extrêmement sensibles, refroidis à l'hélium à moins 260°C, sont disposés autour de la tête du patient dans une salle isolée magnétiquement. Les signaux sont recueillis par un ordinateur qui traite les informations et dresse des cartes du cerveau avec une précision temporelle d'un millième de seconde. Cette technologie est sans danger.
La MEG, extrêmement sensible, mesure les très faibles champs magnétiques produits par l'activité électromagnétique des neurones. Le système permet aux chercheurs de mesurer l'activité cérébrale dans le temps et d'établir quand, où, et comment le cerveau nous confère la sensation, la perception, la mémoire, le langage, la pensée, les processus de décision, et le contrôle des actions.
Les données MEG peuvent être combinées avec les données anatomiques de l’IRM, l’IRM fonctionnelle et même l’EEG simultanément enregistrées, pour fournir une analyse spatio-temporelle de l'activité cérébrale encore plus complète.
D. Le Bihan, neuroscientifique, membre de l'Académie de médecine (2014)
Réf. . 1 - D. Le Bihan, directeur du NeuroSpin (CEA de Saclay) - Film présenté dans le cadre de l'exposition permanente C3RVE34U, l'expo neuroludique, à la Cité des sciences et de l'industrie - date de diffusion : 29/10/2014 2 Site web du Consortium Magnétoencéphalographie Canada -
Site web du Laboratoire MEG de l'Université de Montréal - mise-à-jour du 11 février, 2011.
→ connectivité fonctionnelle, IRM fonctionnelle? B0 (champ magnétique), électroencéphalogramme
[B2, B3, H1]
Édit. 2018
Mahran (technique de) l.f.
Mahran's technique
Technique chirurgicale de cerclage du col par voie abdominale où l'on place une bandelette à la hauteur de l'isthme utérin.
M. Mahran, gynécologue obstétricien américain (1978)
MAIPA acr. pour Monoclonal Antibody Immobilized Platelet Antigen
Technique consistant à fixer sur un support plastique un antigène plaquettaire grâce à un anticorps monoclonal dans le but d'identifier la spécificité d'un anticorps antiplaquette.
maison départementale des personnes handicapées l.f.
Elle a pour missions d’offrir un accès unique aux droits et prestations, à toutes les possibilités d’appui dans l’accès à la formation et à l’emploi et à l’orientation vers des établissements et services ainsi que de faciliter les démarches des personnes handicapées et de leur famille.
Instaurée par la Loi nº 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, placée sous la responsabilité du Conseil général, elle a remplacé la COTOREP C'est dans cette nouvelle instance que se prennent les décisions de compensation (humaine / technique), de prestations (allocation aux adultes handicapés) et d'orientations des personnes handicapées. En leur sein, c’est la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (instaurée par le chapitre IV du titre V de la Loi n° 2005-102 du 11 février 2005) qui prend les décisions concernant l’application des droits des personnes handicapées (allocations, prestations de compensation, orientations scolaire et professionnelle, accueil en établissements spécialisés).
Elle se base pour cela sur l'évaluation des besoins de compensation du handicap, réalisée par une équipe pluridisciplinaire et tient compte des souhaits exprimés par la personne handicapée ou son représentant légal.
Sigle : MDPH
maladie annuloectasiante de l'aorte l.f.
aortic annuloectasic disease
Maladie de la racine de l’aorte associant une distension progressive de l’anneau aortique, responsable d’une insuffisance valvulaire aortique croissante, à une dilatation en bulbe de la seule portion initiale de l’aorte ascendante.
Trois fois plus fréquente chez l'homme que chez la femme, elle s'observe surtout chez l'adulte. Dans un tiers des cas on note un syndrome de Marfan typique ou incomplet.
Son origine n’est pas entièrement élucidée. Elle tient à une fragilité anormale, probablement héréditaire, des tissus conjonctifs et élastiques qui constituent le squelette de la jonction ventriculoaortique. Son traitement est chirurgical et demande une intervention complexe (opération de Bentall) qui associe le remplacement de la valvule aortique et le remplacement de l’aorte ascendante par une prothèse sur laquelle doivent être réimplantés les ostiums coronaires.
La conservation de la valvule aortique est possible dans certaines formes selon la technique proposée par Yacoub et David.
H. Bentall et A. De Bono, chirurgiens thoraciques britanniques (1968) ; M. H. Yacoub, Sir, chirurgien thoracique britannique (1998) ; T. E. David, chirurgien cardiovasculaire canadien (1992)
Étym. Étym : lat. annulus : anneau ; gr. ektasis : dilatation
→ anévrysme de l'arc de l'aorte, insuffisance aortique, Marfan (maladie de), Bentall (opération de)
[K2, K3]
Édit. 2019
mammographe n.m.
mammograph
Appareil de radiologie destiné à pratiquer exclusivement des mammographies.
La technique de la mammographie nécessite un générateur spécifique à bas kilovoltage (26 à 31 kV), couplé à un tube radiogène approprié (anode et filtre en molybdène) ainsi que l'utilisation de film monocouche avec écrans renforçateurs ou d’écrans radioluminescents à mémoire. L'appareil comporte un système de contention et de compression du sein.
Étym. lat. mamma : mammelle ; gr. graphein : écrire
Syn. mastographe (peu usité)
mammographie n.f.
mammography
Examen radiographique de la glande mammaire sans préparation.
Il nécessite une technique rigoureuse avec un appareillage spécialisé (mammographe). Il a pour but de mettre en évidence le tissu glandulaire, d'éventuelles images de masses pleines ou kystiques et les plus fines calcifications. Le protocole de dépistage du cancer du sein fixe la périodicité et le nombre des clichés, ceux-ci devant être lus en double aveugle. La numérisation apporte un complément d'informations dans certains cas, en particulier pour l'examen des prothèses mammaires. La mammographie se pratique également chez l'homme. L'échographie est souvent un complément utile dans l'examen mammaire.
Étym. lat. mamma : mamelle ; gr. graphein : écrire
Syn. mastographie (peu usité)
manipulation vertébrale l.f.
vertebral manipulation
Technique manuelle de mobilisation accompagnée, mais non brutale, de certaines articulations vertébrales, jusqu’à la limite de leur jeu naturel dans le traitement de certaines lombalgies et radiculites.
Étym. lat. manipulus : poignée, de manus : main
→ médecine manuelle, chiropraxie
Marion (opération de) l.f.
Marion's operation
1) Technique chirurgicale de cloisonnement du cul-de-sac de Douglas par plusieurs bourses superposées de fils non résorbables.
2) Intervention chirurgicale de pexie de l'urèthre et du col vésical par plicature sous uréthrale.
G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1869-1960)
Marion (technique de) l.f.
Marion's procedure
Technique chirurgicale destinée à la cure de l'incontinence féminine par reposition et soutènement du col vésical par les tissus périnéaux.
Cette opération, excécutée par voie vaginale, très utilisée autrefois en raison de sa simplicité et son innocuité, est aujourd'hui abandonnée par suite de ses résultats trop inconstants et non durables.
G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1869-1960)
marquage n.m.
labelling
1) En biologie, introduction de radicaux ou d'atomes reconnaissables, grâce p. par exemple à un isotope radioactif, dans une molécule afin de pouvoir la repérer.
2) En cytologie, technique de mise en évidence des corps cellulaires ou de leurs prolongements ou de groupes cellulaires impliqués dans une activité commune.
Les marqueurs utilisés sont les plus divers. On peut citer le carbone radioactif, plusieurs acides aminés métaboliques marqués par un atome radioactif (radioautographie ou autoradiographie), le 2-désoxyglucose, de très nombreux pigments ou colorants (jaune lucifer), parfois électrosensibles. Plus récemment s'est développée l'utilisation de révélateurs de l'activité enzymatique d'une région (cytochrome oxydase), de la mesure du débit sanguin cérébral, de l'affinité élective de certaines populations cellulaires pour des virus. Ces techniques révèlent des ensembles fonctionnels car elles ne perturbent pas l'activité physiologique. En pratique neurologique, certains marqueurs sont incorporés par tous les neurones d'une catégorie, d'autres sont incorporés en fonction du niveau d'activité neuronale.
Étym. du scandinave merki et du francique markôn : marquer, tracer
→ sonde nucléique, colonne de dominance oculaire, blobule de cytochrome oxydase
Marshall-Marchetti-Krantz (opération de) l.f.
Marshall-Marchetti-Krantz's operation
Technique de traitement de l'incontinence urinaire d'effort réalisant une colpocervicopexie rétropubienne par voie abdominale.
Des fils amarrent la face antérieure du vagin à la face postérieure de la symphyse pubienne ; le col vésical lui-même est amarré par deux points complémentaires.
V. F. Marshall, chirurgien urologue américain, A. A. Marchetti et K. E. Krantz, gynécologues américains (1949); A. A. Marchetti, gynécologue américain (1949)
Syn. opération de Marshall-Marchetti, colpocervicopexie rétropubienne
→ incontinence urinaire d'effort, colpocervicopexie, colpocervicopexie rétropubienne
[M2]
Édit. 2018
marsupialisation intrapéritonéale l.f.
intraperitoneal marsupialization
Abouchement de la cavité d'une collection liquidienne à la grande cavité péritonéale, dans le but de drainer et résorber un écoulement permanent ou prolongé.
Cette technique chirurgicale est utilisée notamment pour la cure des lymphocèles pelviennes après transplantation rénale ou grands curages pelviens carcinologiques. Elle peut être réalisée par chirurgie ouverte ou coelioscopique.
Étym. lat. marsupium, gr. marsipion : bourse, poche