déhydroacyl-réductase n.f.
dehydroacyl-reductase
Enzyme catalysant l'hydrogénation, à partir de NADPH, d'un déhydroacyl-ACP formant un acyl-ACP au cours de la biosynthèse des acides gras dans les cellules.
déhydroandrostérone n.f.
dehydroandrosterone
D5-androstène-3a-ol-17-one, hormone androgène, utilisée comme anabolisant.
déhydroascorbate n.m.
dehydroascorbate
Forme oxydée, dicétonique, de l'acide ascorbique, résultant de l'action de l'acide ascorbique-oxydase.
C'est donc une lactone n'ayant plus de caractère acide.
déhydrocholique (acide) l.m.
dehydrocholic acid
Acide 3,7,12-trioxocholanique, composé formé par déshydrogénation de l'acide cholique, utilisé pour ses propriétés cholérétiques, activateur de la digestion.
déhydrocorticostérone n.f.
dehydrocorticosterone
Hydroxy-21-prégnène-4-trione-3,11,20, dérivé hormonal voisin de la corticostérone, qui exerce un effet plus faible sur le métabolisme des protéines et des glucides.
E.C. Kendall, chimiste américain, prix Nobel de médecine en 1950
Syn. composé A de Kendall
déhydroépiandrostérone n.f. (DHEA)
dehydroepiandrosterone
17-Cétostéroïde d'origine corticosurrénalienne, qui a pour caractéristique principale d'être sécrété en majeure partie sous forme d'ester sulfate.
Ce dernier représente 85% des 17-cétostéroïdes plasmatiques, de demi-vie plus longue que le stéroïde libre. Son activité androgène est faible.
La DHEA et son sulfate peuvent être dosés par radio-immunologie ou par chimioluminescence. La concentration de DHEA dans le plasma est de l'ordre de 1 mg/L. Dans les urines, on en trouve 1,5 à 2,5 mg/j. Cette quantité augmente au cours de certaines tumeurs des surrénales, des syndromes de Cushing et de certains hirsutismes. La concentration sérique de la DHEA diminue au cours du vieillissement. Administrée en tant que médicament, la DHEA semble avoir un effet favorable sur plusieurs états pathologiques dus au vieillissement.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
déhydroquinase n.f.
dehydroquinase
Enzyme catalysant la déshydratation réversible de l'acide déhydro-5-quinique en acide déhydro-5-shikimique.
Cet enzyme joue un rôle essentiel dans la biosynthèse des noyaux aromatiques.
déitérospinal (syndrome) l.m.
deiterospinal syndrome
Syndrome imputé par Barré à une atteinte du noyau vestibulaire de Deiters, caractérisé par l'association de vertiges, de déséquilibre avec latéropulsion, de chutes brusques et de marche à petits pas.
Son autonomie est d'autant plus discutée qu'il n'y avait pas de contrôle anatomique.
J. A. Barré, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1925)
déjà vu (illusion de) l.f.
iIllusion of already seen
Impression soudaine, parfois intense, d'avoir assisté, contre toute vraisemblance, à une scène actuelle.
Cette forme de paramnésie, qui a fait l'objet de nombreuses discussions, peut se présenter de façon épisodique, sans signification pathologique. Elle est particulièrement fréquente dans la psychasthénie, certains états psychotiques, surtout schizophréniques, et les comitialités temporales : sentiment d'avoir déjà vu, déjà entendu, déjà vécu cela, dans le cadre d'altérations paroxystiques du niveau de conscience à type d'étrangeté, d'état de rêve ou "dreamy state".
W. Penfield, neurologue canadien, membre de l'Académie de médecine (1957)
Déjean (syndrome de) l.m.
Déjean’s syndrome
Ce syndrome associe névralgie sous-orbitaire, anesthésie dans le territoire de la branche terminale du nerf trijumeau et exophtalmie.
Il est révélateur d’une néoplasie du sinus maxillaire.
C. Déjean, ophtalmologiste français (1935)
Syn. Syndrome du plancher de l’orbite
Dejerine-Roussy (syndrome de) l.m.
Dejerine-Roussy's syndrome
Syndrome thalamique du type le plus fréquent, lié à une lésion des noyaux ventral postérieur et ventral postérolatéral.
Il est dominé par des troubles sensitifs : hémianesthésie controlatérale portant sur toutes les modalités de la sensibilité, principalement profonde, avec réactions excessives aux excitations douloureuses et thermiques ; algies spontanées souvent très intenses, du côté anesthésié ; hyperpathie, élément caractéristique du syndrome, avec sensation douloureuse retardée et durable, déclenchée par une stimulation tactile ou mécanique.
Parmi les autres signes, on relèvera : une hémiparésie discrète, rapidement régressive ; une hémichorée majorée au membre supérieur ; des mouvements anormaux de la main, surtout digitaux, instables, incessants, "crampoïdes".
Un infarctus thalamique postérolatéral est généralement en cause. Il porte sur le territoire du pédicule thalamogenouillé qui nait de l'origine de l'artère cérébrale postérieure, juste en aval de la communicante postérieure.
J. J. Dejerine neurologue et G. Roussy, neuropathologiste français, membres de l'Académie de médecine (1906)
Dejerine-Sottas (syndrome de) l.m.
Dejerine-Sottas’s disease
Neuropathie sensitivomotrice héréditaire de type III, rare, de transmission variable, autosomique récessive ou dominante, qui pourrait parfois être l’expression des gènes de la maladie de Charcot-Marie-Tooth.
Le début se situe dans l’enfance par une amyotrophie à majoration distale, lentement progressive. Plus marquée que dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth, la symptomatologie sensitive peut être précocement ataxique, avec parfois des douleurs fulgurantes. De fréquents troubles pupillaires peuvent aboutir à un signe d’Argyll-Robertson. Une hypertrophie nerveuse est visible (plexus cervical notamment) et palpable (nerfs ulnaire et fibulaire commun). Les vitesses de conduction nerveuse sont très ralenties. La biopsie nerveuse permet d’observer de nombreux aspects en bulbe d’oignon et une hypomyélinisation avec des gaines de myéline anormalement fines.
L’évolution est lentement progressive, conduisant à l’invalidité.
La maladie de Dejerine-Sottas est proche de l'acropathie amyotrophiante, de la maladie de Refsum, des hérédodégénérations spinocérébelleuses (amyotrophie péronière de Charcot-Marie-Tooth liée au sexe et dystasie aréflexique héréditaire).
J. Dejerine, membre de l'Académie de médecine et J. Sottas, neurologues français (1893)
Syn. névrite hypertrophique progressive familiale, neuropathie hypertrophique de Dejerine-Sottas, neuropathie sensitivomotrice héréditaire de type III
→ Roussy-Lévy (maladie de), Refsum (maladie de), hérédodégénérations spinocérébelleuses, amyotrophie péronière de Charcot-Marie-Tooth liée au sexe, dystasie aréflexique héréditaire
Dejerine (syndrome interolivaire de) l.m.
Dejerine's interolivary syndrome
→ bulbaire antérieur (syndrome)
Dejerine (syndrome rétro-olivaire de) l.m.
Dejerine's retro-olivary syndrome
A. Wallenberg, médecin interniste allemand (1895)
de la Chapelle (syndrome) l.m.
de la Chapelle’s syndrome
1) Syndrome rare d’hypogonadisme masculin lié à un caryotype féminin 46XX.
L’atrophie testiculaire contraste avec un aspect normal de la verge, une gynécomastie existe dans la moitié des cas ; il n’y a pas de retard scolaire. Le phénotype masculin est expliqué par la présence du gène SRY (testicule determining factor) sur l’un des X.
2) Type 2 de l’atélostéogénèse.
A. de la Chapelle, médecin généticien filandais (1964)
délai de viduité l.m.
deadline of viduity
Délai de 300 jours que devait respecter une femme divorcée ou veuve avant de se remarier afin d’éviter les conflits de filiation paternelle concernant les enfants qui auraient pu être conçus pendant la période au cours de laquelle les époux se trouvaient en instance de divorce ou encore dans la période ayant précédé le décès du mari de la mère.
Cette disposition des articles 228 et 261 du Code civil a été abrogée par la Loi n° 2004-439 du 26 mai 2004 relative au divorce
délai en électrophysiologie l.m.
delay in electrophysiology
Appliqué à l'électrophysiologie, terme qui définit le temps séparant le début du balayage de la trace visible sur l'écran et le début d'un stimulus appliqué.
Il permet aussi l'étude et l'analyse des événements électrophysiologiques survenant avant ou après le stimulus.
délai intercoupe l.m.
interslice time
En scanographie non hélicoïdale, temps qui s'écoule entre l'acquisition de deux coupes successives.
Ce délai est dû, d'une part au temps mort lié à l'accélération et à la décélération du tube, d'autre part, au temps de reconstruction des images.
Delalande (méthode de) l.f.
Delalande’s method
Méthode d'accouchement dirigé abandonnée à cause des risques d'hypercontractilité et d'hypertonie utérines.
Elle associait des injections intramusculaires répétées de dix unités d'ocytocine à une anesthésie au chlorokène.
A. Delalande, accoucheur français
délamination n.f.
delamination
Détachement de lamelles de cartilage d’une surface articulaire, lié habituellement à une cause mécanique.
Il se produit surtout sur une surface articulaire en face d’une prothèse métallique ou autre et au cours de certaines arthroses.
Étym. lat. lamina : par l’intermédiaire du terme anglais laminated : feuilleté
de Lange (syndrome de) l.m.
de Lange’s syndrome, Cornelia de Lange’s syndrome, typus amstelodamensis
Malformations congénitales multiples comportant : nanisme, anomalies de la face, lésions osseuses portant surtout sur les membres supérieurs, anomalies viscérales cardiovasculaires et urogénitales, retard mental et arrêt de développement du corps strié.
Le nez est petit, sa racine aplatie, les narines sont antéversées. Le philtrum est proéminent, les coins de la bouche sont infléchis vers le bas. Les sourcils sont en synophris, la microphtalmie est associée à une ectopie pupillaire (corectopie), à une myopie et à des anomalies de la papille. La langue épaisse et la division palatine gênent l’alimentation. Les défauts des membres sont de type hypoplasique : micromélie, agénésie du rayon radial, hypoplasie de la tête radiale, des métacarpiens, des phalanges et dystrophie de la phalange distale du pouce (type Kirner). Les cheveux ont une implantation basse avec une hypertricose du tronc. L’affection est le plus souvent létale mais il existe des formes modérées ou incomplètes.
Elle est le plus souvent sporadique. Elle peut être de transmission autosomique dominante secondaire, dans la moitié des cas, à une mutation du gène NIPBL en 5q13, codant pour la delangine une des protéines régulatrices de la différenciation cellulaire (voie Notch). La duplication 3q2 entraîne un syndrome malformatif voisin. Le diagnostic prénatal est possible.
Cornelia de Lange, pédiatre hollandaise (1933) ; W. Brachmann, médecin allemand (1916) ; J. Kirner, médecin radiologiste allemand (1927)
Syn. syndrome de Cornelia de Lange, syndrome de Brachmann-de Lange, typus amstelodamensis
delangine n.f.
delangine
Une des protéines régulatrices de la différenciation cellulaire.
Cette protéine est un régulateur majeur de la voie Notch qui intervient dans l’évolution cellulaire pour la différenciation, l’organisation et la prolifération des cellules. Elle est codée par le gène NIPBL (lipped-B like) sur le chromosome 5 (en 5q13). Une mutation de ce gène est responsable de la moitié des cas du syndrome de de Lange.
→ de Lange, (syndrome de), Notch (voie)
delavirdine n.f.
delavirdine
Antirétroviral, inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse, prescrit, par voie orale, au cours du traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine.
Sa prescription doit tenir compte de nombreuses interactions médicamenteuses au niveau hépatique.
Delbanco (kraurosis génital masculin de) l.m.
Delbanco’s kraurosis genital male
E. Delbanco, dermatologiste allemand (1908)
Delbet (appareil de) l.m.
Delbet’s walking cast
Appareil plâtré pour la contention et le traitement ambulatoire de certaines fractures de jambe.
L’appareil est confectionné après réduction sous traction; il est étroitement moulé sur les malléoles et sur les tubérosités tibiales il ne comporte pas d’étrier métallique comme certains autres.
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)