NO-synthase n.f.
NO synthase
Système enzymatique catabolisant la biosynthèse du monoxyde d’azote NO à partir de l’azote guanidine terminal de la L-arginine (au cours d’une réaction de dioxygénation qui entraîne la biotransformation de la L-arginine en L-citrulline), du NADPH et de la tétrahydrobioptérine.
Il en existe trois formes distinctes, les deux premières étant calcium dépendantes : la NO synthase I neuronale, flavoprotéine de masse moléculaire 160 kDa; la NO-synthase III endothéliale, de structure proche de la NO-synthase I, de masse 135 kDa, mais possédant un site myristoylé lui permettant d’être attachée à la membrane ; la NO-synthase II de masse 130 kDa, qui est inductible.Dans la vasoplégie du choc septique, la NO- synthase est inhibée.
| Type de NO-synthase | mode d'expression | mode d'action |
| NOS neuronale(NOS - I)calcium dépendante | neuronescentraux et périphériques(nerfs nitergiques) | neurotransmissionrelaxation (fibres musculaires)régulation centrale de la pression artérielle |
| NOS endothélialeNOS - IIIcalcium dépendante | cellules endothélialesplaquettesactivées par stimulus cyclique(acétylcholine, bradykinine)flux pulsatilestress et cisaillement | activation de guanylate-cyclaseélévation du GMP cycliquerégulation du tonus musculaire de la pression artérielle et des flux régionauxdiminution adhésion leucocyteset plaquettes à paroi |
| NOS inductibleNOS IIcalcium indépendante | induction dans les endothéliums et les fibres musculaires lisses sous l'effet d'endotoxines et de cytokines(TNFά IL I interféron γ) | synthèse de novo de protéinesrôle dans l'inflammation et dansle choc |
Sigle : NOS
noyau n.m.
nucleus
En cytologie, partie de la cellule située à l'intérieur de la membrane nucléaire qui la sépare du cytoplasme et contenant la chromatine et le ou les nucléoles.
Étym. lat. nucleus : noyau
NPC1gene sigle angl. pour NPC intracellular cholesterol transporter 1
Gène situé sur le locus chromosomique 18q11.2 codant pour une protéine localisée dans la membrane des lysosomes et des endosome et dont la fonction n’est pas encore définie.
Plus de 370 variétés de mutations sont reconnues dans la maladie de Niemann-Pick pour la variété C.
Syn. Niemann-Pick disease, type C1, NPC
nucléoporine n.f.
nucleoporin
Protéine de la membrane nucléaire qui forme un pore, permettant le passage d'une molécule exogène vers l'intérieur du noyau.
→ porine
oblitération du col utérin l.f.
obliteration of the uterine cervix
Défaut de dilatation du col de l’utérus dont l’orifice reste punctiforme pendant le travail malgré un effacement total.
La perforation de l’orifice cervical avec un perce-membrane permet d’obtenir une dilatation complète presque immédiate.
Syn. agglutination du col utérin
Édit. 2017
complexe OEIS sigle angl. pour Omphalocele, Exstrophy, Imperforate anus, Spinal defects
Malformation congénitale caractérisée par une omphalocèle, une exstrophie cloacale, une imperforation anale et des défauts spinaux, souvent associés à d'autres malformations.
La prévalence à la naissance est estimée à 1/10 000. L'épispadias, l'exstrophie vésicale classique et l'exstrophie cloacale sont reconnues comme des variantes du même spectre, il n'existe donc pas de données épidémiologiques précises. Le ratio homme/femme varie selon les études ; une prédominance masculine ou féminine mais aussi un sex-ratio presque égal ont été rapportés.
Les patients présentent à la naissance deux hémi-vessies exstrophiées séparées par l'intestin court (souvent à deux entrées, créant une imperforation anale). On observe: une omphalocèle dans 88 à 100% des cas et une malrotation/duplication intestinale, et le syndrome de l'intestin court dans 46% des cas, avec une malabsorption chez certains d'entre eux. Il existe un écartement important de la symphyse pubienne et le bassin est souvent asymétrique. Les organes génitaux (par ex. les zones péniennes et clitoridiennes) sont parfois séparés par la plaque vésicale, par le scrotum adjacent, ou par la partie labiale. On rapporte aussi une duplication du vagin et de l'utérus, et une agénésie vaginale. Des malformations urologiques variées (obstruction de la jonction urétéro-pelvienne, rein pelvien ectopique, rein en fer à cheval, hypo-ou agénésie rénale, méga-urètre, ectopie urétrale et urétérocèle) peuvent aussi être présentes. Tous les patients sont porteurs d’anomalies vertébrales allant d'une hémi-vertèbre à un myéloméningocèle, qui peuvent être accompagnées d'anomalies squelettiques et lymphatiques (pied bot, absence de pied, déformations tibiales/fibulaires, dislocation de la hanche).
L'exstrophie cloacale résulte d'une anomalie survenant pendant la phase précoce de développement embryologique associée à une rupture de la membrane cloacale avant la fusion du septum uro-rectal. La cause sous-jacente reste inconnue : les facteurs génétiques et environnementaux jouent probablement un rôle.
Le diagnostic est évident à la naissance, mais l'échographie, les radiographies, l'IRM sont recommandées pour déterminer la nature et l'étendue des malformations, ainsi que des tests de laboratoire pour détecter les pertes électrolytiques de l'iléum terminal.
Le diagnostic prénatal est possible avec les résultats de l'échographie (absence de visualisation de la vessie, défauts de la paroi antérieure, omphalocèle et myéloméningocèle sont les critères majeurs) et devrait être suivi d'un conseil aux parents pour les informer sur la nature de la malformation et l'étendue de la reconstruction chirurgicale nécessaire. Une interruption de la grossesse ne doit pas être automatiquement indiquée.
La mise en place immédiate de soins postnataux multidisciplinaires est requise, suivie par un traitement chirurgical commençant le plus souvent dans la période néonatale avec la fermeture immédiate du méningocèle et de l'omphalocèle, et de l'adaptation des deux parties de la vessie. Plus tard, un traitement en plusieurs étapes est mis en place pour la reconstruction de la vessie et de l'intestin, incluant le recours obligatoire à une ostéotomie du fait de l'asymétrie pelvienne sévère et de l'étendue des anomalies ventrales. Le traitement vise avant tout la fermeture définitive de la paroi abdominale, la prévention du syndrome de l'intestin court, la continence urinaire et fécale, la préservation de la fonction rénale, et la reconstruction esthétique et fonctionnelle des organes génitaux. L'existence d'anomalies multiples associées doit être prise en compte pour le bon succès de la reconstruction chirurgicale.
Les avancées chirurgicales et l'amélioration des soins néonataux ont conduit à une augmentation notable des taux de survie, des taux de continence et donc de la qualité de vie. Mais les patients doivent être suivis pendant toute leur vie par une équipe multidisciplinaire, notamment dans les domaines psychosociaux et psychosexuels.
A. K. Ebert, pédiatre urologue allemande (2010)
Réf. Orphanet, Anne-Karoline Ebert, M. Ludwig, H. Reutter, W. Ösch (2010)
→ omphalocèle, exstrophie cloacale, exstrophie vésicale, imperforation anale, épispadias, agénésie, ectopie, myéloméningocèle, plaque vésicale,
pied bot, exstrophie cloacale
[A4, H1, I2, K1, M2, O1, Q2]
Édit. 2018
ombilic de la membrane du tympan l.m.
umbo membranae tympani
Petite dépression de la face latérale de la membrane du tympan.
Elle correspond à la spatule du manche du malléus et à l’extrémité de la strie malléaire inférieure.
Édit. 2017
oncotique adj.
oncotic
1) Qui concerne les tumeurs.
2) Qualifie la pression osmotique globale exercée par les protéines accompagnées des ions minéraux qui leur sont plus ou moins associés et dont la répartition par rapport à la membrane est dépendante de ces protéines et, par conséquent, de leur degré d'ionisation et du pH.
Étym. gr. ogkos : tumeur
Édit. 2017
onde propagée (théorie de l') l.f.
Théorie visant à expliquer le mode de propagation d’une onde sonore dans l’oreille interne
Cette théorie a été élaborée par György von Békésy en étudiant les déplacements de la membrane basilaire lors d’une stimulation sinusoïdale dans des cochlées post-mortem ou largement disséquées. Il observa que le déplacement des membranes cochléaires possédait les propriétés spatiales et temporelles d’une onde voyageant de la base vers l’apex de la cochlée. L’amplitude du déplacement augmente progressivement à partir de la base pour atteindre un maximum. Plus la fréquence de stimulation est basse, plus l’amplitude maximale du déplacement est apicale : c’est la tonotopie cochléaire. Cette théorie fut complétée par l’introduction de la notion de micromécanique cochléaire où un rôle dominant est attribué aux cellules ciliées externes.
G. von Békésy, biophysicien hongrois, prix Nobel de médecine en 1961
Édit. 2017
OPA1 gene sigle angl. pour OP, mitochondrial dynamin like GTPase
Gène localisé en 3q29 codant pour une protéine qui adapte la morphologie des mitochondries à leurs fonctions.
Cette protéine est située dans la membrane des mitochondries de différents types de cellules, en particulier du cerveau, de la rétine, des muscles squelettiques, du foie et du cœur.
Les mutations du gène OPA1 sont responsables de l’atrophie optique de type Kjer (atrophie optique juvénile), de l’ophtalmoplégie progressive externe, de l’atrophie optique compliquée de Behr.
Syn. FLJ12460, KIAA0567, MGM1, mitochondrial dynamin-like GTPase, NPG, NTG, OPA1 HUMAN, optic atrophy 1 (autosomal dominant)
→ atrophie optique de type Kjer, ophtalmoplégie progressive externe, Behr (atrophie optique compliquée)
[P2]
Édit. 2018
opération de Codivilla l.f.
Codivilla’s procedure
Technique de transfert du muscle jambier postérieur (tibialis posterior) à travers la membrane interosseuse tibiopéronière sur le dos du pied pour restaurer une dorsiflexion active du pied.
A. Codivilla, chirurgien orthopédiste italien (1905)
[I2]
Édit. 2017
opération de Hahn-Huntington l.f.
Hahn-Huntington’s procedure
Traitement d’une pseudarthrose tibiale avec perte de substance étendue.
Implantation dans le segment périphérique du tibia de la portion centrale du péroné avec la membrane interosseuse, des fibres du jambier postérieur et de l’artère nourricière du péroné.
E. Hahn, chirurgien orthopédiste allemand (1884), T. W. Huntington, chirurgien américain (1905)
[I2]
Édit. 2017
oreille moyenne l.f.
auricula media (TA)
middle ear
Organe de transmission des ondes sonores constitué par une cavité contenant de l’air.
L’oreille moyenne est divisée en trois parties : la caisse du tympan, le tube auditif et l’antre mastoïdien. Elle est fermée, au fond du méat auditif externe, par la membrane tympanique sur laquelle s’appuie la chaîne des osselets de l’oreille moyenne, élément de transmission des vibrations sonores vers la cochlée.
Édit. 2017
osmose n.f.
osmosis
Passage d'un solvant à travers une membrane semi-perméable séparant deux solutions de concentrations différentes : le solvant passe de la solution la moins concentrée à l'autre.
Édit. 2017
osmose inverse l.f.
Traitement physico-chimique et antimicrobien visant à extraire par rétention les substances
inorganiques et organiques de l’eau.
Il est le plus souvent mis en œuvre après un adoucissement et une ou plusieurs filtration(s) et
peut constituer le dernier traitement d’une filière d’amélioration de la qualité de l’eau.
L’osmose inverse est réalisée par passage de l’eau à traiter sur une membrane semi-perméable qui laisse passer les molécules d’eau et retient la majorité des composés présents dans l’eau (micro-organismes, particules en suspension, colloïdes, ions contaminants organiques dont les endotoxines bactériennes). Toutefois il ne s’agit pas de traitements stérilisants.
La conductivité d’une eau osmosée est plus faible que celle de l’eau initiale et sa corrosivité importante.
Édit. 2017
osmotique adj.
osmotic
Qui se rapporte à l'osmose.
Qualifie la pression exercée par des molécules non dialysables sur l'équilibre d'un solvant de part et d'autre d'une membrane semi-perméable. Elle est proportionnelle à leur concentration moléculaire, c'est-à-dire, pour une solution de protéine de concentration donnée, inversement proportionnelle à la masse moléculaire de la protéine.
osmotrophie n.f.
osmotrophy
Mode de nutrition, très répandu chez les bactéries, les protistes, divers protozaires et métazoaires, consistant à absorber des substances dissoutes dans un milieu liquide.
La nutrition des organismes osmotrophes se fait par diffusion d’ions ou de petites molécules à travers la membrane cytoplasmique. Elle s’oppose à l’alimentation par phagotrophie dans laquelle les matières organiques sont incorporées par phagocytose à l’aide de pseudopodes ou d’un cytostome.
osselets de l'ouie l.m.p.
ossicula auditus, ossicula auditoria (TA)
auditory ossicles
Chaîne osseuse formée de trois osselets, articulés entre eux, qui traversent la caisse du tympan, de la membrane tympanique à la fenêtre du vestibule.
Ces trois osselets sont, de dehors en dedans, le malléus, l’incus et le stapès.
Syn. anc. chaîne des osselets
Édit. 2017
ossiculoplastie n.f.
ossiculoplasty
Intervention dont le but est la réfection de la chaîne ossiculaire.
Selon les circonstances, l’intervention respecte l’anatomie des éléments résiduels ou insère une pièce intermédiaire entre le stapès et la membrane ou le manche du malléus. Dans ce cas, le montage est appelé « effet columellaire », à l’image de la columelle de certains oiseaux.
Étym. lat. ossiculum : osselet
Édit. 2017
ossification n.f.
ossification
Formation de tissu osseux ; transformation d'un tissu en une structure osseuse.
Les principaux modes de l'ossification sont :
- l'ossification enchondrale à partir d'une ébauche cartilagineuse : c'est le cas des membres ;
- l'ossification de membrane à partir d'ébauches mésenchymateuses : c'est le cas du crâne ;
- l'ossification périostée pour la croissance en épaisseur de l'os ;
- l'ossification du cal fracturaire à partir du tissu néoformé entre les fragments de la fracture ;
- l'ossification hétérotopique dans un tissu qui ne contient pas d'os à l'état normal : peau, muscle ...
Le terme ostéogenèse est parfois utilisé à la place d'ossification ; il a cependant un sens précis de formation du tissu osseux à son origine. Le terme calcification s'applique à la surcharge d'un tissu en sels minéraux sans organisation en os.
En pathologie, un tissu osseux peut apparaître dans un foyer de nécrose, dans une cicatrice (os de seiche), dans des lésions inflammatoires ou dégénératives chroniques, p. ex. artérielles ou musculaires comme dans le cas de la myosite ossifiante, ou dans le stroma de tumeurs malignes. Ces ossifications pathologiques surviennent le plus souvent selon un processus de métaplasie.
→ ostéogenèse, os de seiche, métaplasie
Édit. 2017
ostéopœcilie n.f.
osteopoecilia, osteopoikilosis, chondrodystrophia punctata
Ostéopathie condensante caractérisée radiologiquement par des opacités osseuses lenticulaires localisées surtout dans les épiphyses et les métaphyses des os longs.
Asymptomatique, elle est découverte à l’occasion d’un examen radiologique, parfois d’arthralgies ou de lésions cutanées. Les opacités osseuses lenticulaires, circulaires ou ovalaires, sont habituellement symétriques, parfois disséminées aux vertèbres, au pelvis, aux omoplates, aux os du carpe et du tarse. Elles correspondent à un épaississement des travées spongieuses, sans anomalies cellulaires. L’affection peut être associée à une dermatofibrose lenticulaire disséminée ; l’association à une mélorhéostose a été signalée.
La transmission est autosomique dominante due à la mutation du gène LEMD3 (locus en 12q14) qui code une protéine de la membrane nucléaire.
Le nom d’ostéopœcilie striée a parfois été donné à l’ostéopathie striée ou syndrome de Voorhœve, où les épiphyses sont parcourues par de longues travées osseuses longitudinales denses. Cette anomalie est isolée ou associée à une hypoplasie dermique en aires (Goltz) avec malformations squelettiques.
H. E. Albers-Schönberg, chirurgien et médecin radiologue allemand (1915), R. Ledoux-Lebard, médecin radiologue français (1916) ; G. Ledoux-Lebard, médecin radiologue français (1961)
Étym. gr. osteon : os ; poïkilos : varié
Syn. osteopoïkilose, ostéopathie condensante disséminée, chondrodysplasie ponctuée
→ ostéopathie striée, dermatofibrose lenticulaire disséminée de Schreus, Buschke-Ollendorff (syndrome de), mélorhéostose, ostéopathie striée
[I,Q2]
Édit. 2017
ostium uro-génital l.m.
ostium eurognitale
Orifice constitué par la disparition de la membrane urogénitale, ouvrant le sinus urogénital vers l'extérieur.
Syn. fente uro-génitale
Édit. 2017
otite adhésive l.f.
adhesive otitis media chronica
Atrophie de la membrane tympanique qui devient adhérente à la paroi médiale de la caisse du tympan.
Édit. 2017
otoscope n.m.
otoscope
Instrument permettant d’inspecter le conduit auditif externe et la membrane tympanique.
L’otoscope est constitué d’un spéculum auriculaire et d’une source de lumière permettant d’éclairer le conduit auditif externe.
Étym. gr. ous, ôtos : oreille ; skopein : regarder
Édit. 2017
otoscopie n.f.
Examen clinique de l’oreille externe, de la membrane tympanique et de l’oreille moyenne
Il est réalisé avec un spéculum d’oreille. L’examen du conduit auditif externe et de la membrane tympanique impose un éclairage qui peut être obtenu par un otoscope, un miroir de Clar ou un microscope opératoire. Il s’agit du temps essentiel de l’examen d’une oreille.
Édit. 2017